Epinay Champlatreux le 08-11

Aujourd'hui Jean nous emmene sur un circuit déjà fait un Lundi mais nous le parcourons à l'envers de celui déjà fait

12 personnes, dont 3 nouveaux 2 inscrits et un essai. temps très brumeux au départ, mais le soleil apparait en cours de rando.

Quelques passages boueux et glissant ( abattage et transport d'arbre) c'est aussi le temps des betteraves

Le circuit à été légèrement allongé distance 12.7 km, temps total 3h04, arrêt 20mm moyenne totale 4.1 km arrêt compris.

Je ne vous raconte pas l'historique d'Epinay car il est déjà sur le site

640 betterave

Je vous parlerais de la betterave sucriere

Le sucre,à l'origine est issu d'un roseau, plus connu sous le nom de canne a sucre. Ce sont les chinois, plusieurs millénaires avant JC qui découvrirent le "miel de roseau". Les peuples d occident apprirent son existence vers 325 avant JC. Le prix du sucre de canne etant particulièrement élevé, le chimiste et pharmacien "Andréas Sigismund Marggraf " examina la teneur en sucre des plantes locales. Il découvrit en 1747 que la betterave fourragère produisait un sucre identique à celui de la canne a sucre. Son élève, le physicien et chimiste "Frantz Karl Achard " mena dans son domaine près de Berlin des expériences en vue de sélectionner des betteraves riches en sucre, et parvint ainsi à convaincre le roi Friedrich Wilhelm III de prusse de l'intéret de produire du sucre à partir des ressources nationales. Avec le soutient du roi, la première sucrerie put ouvrir ses portes en Silésie dès 1802.

En France dès 1800 on apprend que des expériences sont en cours sur le possible remplacement du sucre de canne par le sucre de betteraves. Les savants français se penchent donc à leur tour sur cette plante européenne. C'est aussi le temps des guerres Franco-Anglaise... Le 21 novembre 1806, Napoléon institue le blocus continental qui ferme au commerce de l'Angleterre tous les ports du continent, donc plus de sucre de canne puisque les iles françaises sont aux mains des anglais. Il y a fort à parier que sans ce blocus, de nos jours, le sucre proviendrait toujours et uniquement de la canne a sucre, ce qui reviendrait à dire qu'il serait un produit de luxe exclusivement accessible aux plus riches. Plus de sucre donc ne parvient sur le continent, en 1811 Napoléon fait ensemencer 32 mille hectares de betteraves et ouvre des crédits a l'Academie des sciences. La première sucrerie voit le jour en janvier 1812... Son inventeur fut décoré de la propre legion d'honneur de Napoléon.

A la fin de l'empire (1814) plus de 200 sucreries sont en activité et produisent entre 2et 3 miles tonnes de sucre. Cette même anée fut la chute de l'empire et les colonnies inondent le continent de leurs stocks de sucre de canne... C'est la chute de la betterave a sucre, bon nombre de sucreries sont ruinées et ferment leurs portes. Après une période de récession( eh oui déjà à cette époque) l'industrie sucrière poursuit son développement. En 1838, la France compte 585 sucreries réparties sur 44 départements, dont 80% dans le nord du pays. En 1843, à la requête des planteurs coloniaux, le gouvernement dépose un projet de loi visant à interdire la fabrication du sucre de betterave... Cette loi ne verra jamais le jour grâce à l'abollition de l'exclavage qui, de ce fait, fit grimper en flèche le prix du sucre de canne. La betterave retrouve ainsi son essort.

En 1875 la France produit 450 mille tonnes de sucre et est le 1er producteur européen devant l'Allemagne. En 1902, une entente internationale réglemente les productions respectives de la betterave et de la canne afin de mettre un terme a l'anarchie de cette concurrence.

En 1937, puis en 1953, accords internationaux sur les exportations de chaque pays. En 1990, il reste une cinquantaine de sucreries en France dont la production se monte à 3 millions 870 mille tonnes de sucre sur une surface de 417 mille hectares de betteraves. En 2008, moins de 30 sucreries sont presentes, reparties sur 15 départements, pour une production de 4 a 6 millions de tonnes de sucre.

Histoire de la betterave et du sucre

Histoire de la betterave et du sucre
 

Le sucre est un aliment courant de notre alimentation aujourd'hui. Mais cela n'a pas toujours été le cas. Entre le 16ème siècle et aujourd'hui, de nombreux personnages et évènements ont marqué l'histoire du sucre pour le rendre présent dans nos recettes. Retour sur les dates-clés de l'histoire du sucre de betterave.

Les précurseurs du sucre de betterave

Olivier de Serres
A la fin du 16ème siècle,  il observe que la betterave  possède un jus qui, en cuisant  ressemble au sirop de sucre issu de la canne. Mais elle demeure une curiosité botanique et  n’entre dans aucun assolement, ni pour le bétail, ni pour l’alimentation humaine.

Andréas Sigismund Marggraf
En 1747, en Allemagne, il parvient pour la première fois à cristalliser du sucre de betterave, mais il s’agit d’une simple expérience de laboratoire.

François Charles Achard
Il a  consacré sa vie scientifique à appliquer industriellement la découverte de Marggraf.
En 1799, il produit des pains de sucre, comparables à ceux issus de la canne et en 1801, il crée la première fabrique de sucre de betterave du monde, en Silésie.

Le sucre  au début du XIXème siècle

Parallèlement à ce que fait Achard,  une véritable "saccharomanie" s’empare de tout ce que l’Europe compte de chimistes, de pharmaciens et d’agronomes. Tous essayent d’extraire du sucre à partir de la betterave.

Au cours de la première décennie du XIXème siècle, les deux premières fabriques métropolitaines sont établies en région parisienne à Chelles et à Saint-Ouen. D’autres fabriques sont créées dans la Somme, dans l’Aisne et le Pas de Calais. La naissance de la sucrerie de betterave est donc l’aboutissement  d’un long processus de maturation scientifique et intellectuelle, concrétisant une idée qui était "dans l’air" depuis plusieurs années.

Avec le blocus continental instauré en 1806, une guerre économique s’installe et ferme l’Europe au  commerce anglais. Le remplacement des produits coloniaux comme le sucre de canne devient indispensable.

En 1811,  Le Ministre Montalivet  présente à Napoléon 1er des pains de sucre, fabriqués par le chimiste et pharmacien de l’Empereur, Deyeux.

Napoléon 1er, voulant  favoriser le développement de cette production et avec l’influence décisive du chimiste Chaptal, signe le 25 mars 1811 un décret ordonnant la mise en culture de 32 000 hectares de betterave.

Ce jour-là : le 2 janvier 1812

Dans sa  raffinerie de sucre de canne de Passy,  Benjamin Delessert, jeune botaniste  et industriel français,  essayait depuis plusieurs années de fabriquer industriellement du sucre de betterave avec l’aide de l’un de ses ouvriers,  J-B. Quéruel. Leurs  efforts sont enfin récompensés dans les derniers jours de 1811 et le 2 janvier 1812, il en informe Chaptal. Ce dernier avertit aussitôt l’Empereur et Napoléon, ravi, s’écria "il faut aller voir cela, partons".

Après avoir constaté par lui-même  les résultats obtenus, Napoléon 1er s’approcha de Benjamin Delessert  et dans un élan d’enthousiasme et de reconnaissance, il détacha la croix de la Légion d’Honneur, qu’il portait sur la poitrine et la lui remit.

 

L’Empereur  avait raison : la science venait de créer une nouvelle richesse

Pour montrer l’intérêt qu’il accordait à  cette découverte, il fit donner une semaine de paye, en gratification aux ouvriers !

Même si des initiatives nombreuses avaient vu le jour depuis plus d’une décennie, le geste de Napoléon 1er,  ce 2 janvier 1812, constitue le symbole de ce mouvement d’ensemble.

Le 6 janvier 1812, Chaptal fait un rapport à l’Empereur sur la fabrication du sucre de betterave. Pensant détenir avec la  sucrerie métropolitaine une carte maîtresse  dans sa lutte économique contre l’Angleterre, ce-dernier signe, le 15 janvier 1812, un nouveau décret, qui ordonne cette fois la mise en culture de 100 000 hectares de betteraves, prévoit  la création de 5 écoles de sucrerie et accorde 500 licences pour établir de nouvelles fabriques.

Quelques années plus tard, Benjamin Delessert revendra sa fabrique de sucre à la famille Say afin de se consacrer à son autre activité industrielle, la filature de coton.

Voici comment  est né, en ce 2 janvier 1812, le sucre de betterave. 200 ans plus tard, la France est devenue le premier producteur mondial de sucre de betterave.

La betterave

La France est le premier producteur mondial de sucre de betteraves. Cette culture est concentrée dans le nord et l'est du pays ainsi que dans le bassin parisien.

La betterave sucrière est utilisée pour la production de sucre (dont la vergeoise), et secondairement d'alcool et d'éthanol-carburant. Ses sous-produits sont la mélasse qui contient encore 50 % de sucre utilisée comme aliment appétent pour les animaux ; la pulpe de betterave, résidu de l'extraction du sucre est généralement déshydratée pour le même usage ; la mélasse sert aussi à la production de levure de boulangerie ; les collets et les feuilles servent pour l'alimentation du bétail ou sont restitués au sol.

Depuis quelques années, le jus de la betterave à sucre est utilisé comme fondant routier en Amérique du Nord. Utilisé seul ou mélangé avec du chlorure de sodium, le jus de betterave est efficace jusqu'à -32°C et permet de réduire l'impact des agents de déglaçage sur l'environnement et les infrastructures.

Le butane-2,3-diol est dérivé de l'amidon et de la betterave sucrière.

La betterave sucrière est la première culture industrielle en France. Ses producteurs sont rassemblés sous la bannière de la confédération générale des planteurs de betterave, ou CGB.

En France, on sème la betterave à la mi-mars après les gelées d'hiver ; elle a besoin de six mois chauds et ensoleillés pour achever la formation de la racine ; elle aime les terres riches, profondes, bien fumées. Jusque dans les années 1970, après le semis, il était nécessaire de procéder au « démariage », c'est-à-dire à l'élimination des plants excédentaires. Les graines sont naturellement groupées par trois (dans des fruits appelés triakènes). Ce sont des semences multigermes, sauf si elles ont été préparées. Depuis cette époque, grâce à la sélection génétique, les semences sont désormais monogermes (une seule graine par glomérule). Elles sont semées en place, graine par graine, grâce à des semoirs spécifiques

La betterave sucrière est une plante bisannuelle, c’est-à-dire que son cycle dure 2 ans :
- La 1ère année a lieu la phase végétative durant laquelle la plante se développe et constitue son stock de sucre dans sa racine.
- La 2ème année a lieu la phase reproductive où la plante se reproduit : elle puise dans ses réserves pour produire une hampe florale qui évolue en fruits et graines.

La culture de la betterave pour le sucre comporte uniquement la phase végétative, laquelle dure environ  200 jours (de mars-avril à octobre) et suit les étapes suivantes :


- En hiver, la terre est préparée
Le planteur de betteraves mesure la quantité d’azote présente dans le sol et l'ajuste.

- Au printemps (début avril) ont lieu les semis, après les gelées de mi-mars à fin avril.
La betterave sucrière exige des terres très riches, bien préparées en profondeur.
Les graines sont déposées avec des semoirs de précision dans le sol à 2 ou 3 cm de profondeur et régulièrement espacées de 45 cm. 
Un binage doit être effectué quelques semaines après les plantations pour supprimer les mauvaises herbes.
La terre est régulièrement aérée pour permettre une bonne pénétration de l'eau.
Assez fragile, la betterave nécessite des traitements contre les maladies.


- A l’automne ont lieu les récoltes
En France, la récolte commence fin septembre et doit être terminée avant les grands froids.
Principale préoccupation du planteur : livrer aux usines une betterave de qualité avec le moins de terre possible. L’arrachage se fait mécaniquement. Une même machine permet d’effectuer ce travail : elle comporte à l’avant une effeuilleuse, et à l’arrière une arracheuse.
Avant le transport, les déterreuses assurent le nettoyage des betteraves.
Les betteraves arrachées perdent très vite de leur teneur en sucre, elles doivent donc être rapidement transportées à l’usine. Pendant les deux ou trois mois de récolte, les sucreries travaillent jour et nuit. 

La betterave est une plante " nettoyante ", qui favorise le rendement en blé l’année suivante.
On dit que " le sol conserve le souvenir de la betterave ".

La recolte

L'opération de récolte consiste à extraire du sol les racines, en les débarrassant de leurs feuilles et collets et en éliminant le maximum de terre attenante. Ensuite les racines sont chargées pour être, soit livrées directement en usine, soit disposées en tas en bout de champ, appelés silos, avant d'être reprises et transportées à la sucrerie.

Aujourd'hui la récolte est entièrement mécanisée, avec comme objectif prioritaire le nettoyage, tout en assurant des pertes minimales.

La campagne de récolte en France a lieu, en moyenne, de la fin du mois de septembre à la fin du mois de novembre, selon un calendrier qui obéit à des règles précises pour garantir un approvisionnement régulier des sucreries.

Les matériels utilisés sont en grande partie composés de machines travaillant 6 rangs à la fois. Ils réalisent des opérations distinctes, pouvant être effectuées en un ou plusieurs passages. Dans ce dernier cas ils sont communément dénommés chantiers décomposés. Les opérations sont les suivantes :

  • Effeuillage et décolletage avec évacuation latérale des feuilles ou, plus rarement, entre les rangs ;
  • Arrachage des racines et alignement en un andain unique ;
  • Ramassage, chargement et transport des andains.

Dans la plupart des cas, les deux dernières opérations sont réalisées simultanément par une seule machine qui ne constitue pas d'andain, les arracheuses-chargeuses. Les betteraves arrachées sont directement chargées dans les bennes.

 

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Les 10 étapes du process sucrier

LA BETTERAVE

1. RÉCOLTE ET TRANSPORT

En France, la campagne d’extraction du sucre de betterave ne dure que de fin septembre à Noël.

La sucrerie est approvisionnée en betteraves par les cultures implantées dans un rayon d’environ 30 km. Le poids net des racines livrées (hors terre et pierres) et leur teneur en sucre sont évalués par prélèvement lors de la livraison. Le temps de stockage des betteraves est réduit au strict minimum afin de conserver leur richesse en sucre.

2. LAVAGE

Les betteraves sont brassées dans un lavoir où elles circulent à contre-courant d'un flux d'eau pour les séparer de la terre, de l'herbe et des pierres.

3. DÉCOUPAGE

Les betteraves propres sont envoyées dans des coupe-racines qui les débitent en fines lamelles appelées « cossettes ».

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4. DIFFUSION

Le jus sucré est extrait des cossettes par diffusion. Cette opération, basée sur le principe de l'osmose, a pour but de faire passer le sucre contenu dans les cossettes dans de l’eau. La diffusion est réalisée dans un long cylindre : les cossettes y pénètrent par une extrémité, et l'eau tiède qui y circule lentement en sens inverse s’enrichit peu à peu de leur sucre. Le jus sucré est recueilli à une extrémité, tandis que les cossettes épuisées,  appelées «pulpes », sont récupérées à l’autre bout.

5. FILTRATION

Le jus obtenu contient la totalité du sucre présent dans la betterave, mais également des impuretés qu’il faut éliminer (sels minéraux, composés organiques...). L’opération  s'effectue par épuration calco-carbonique : une adjonction successive de lait de chaux (à base de pierres calcaires) puis de gaz carbonique permet de former des sels insolubles et des précipités qui fixent les impuretés. Le mélange est alors envoyé dans des filtres qui retiennent les impuretés et libèrent le jus sucré clair.

6. ÉVAPORATION

À ce stade, le jus filtré contient environ 15% de sucre et 85% d'eau, dont une grande partie sera éliminée par évaporation. Porté à ébullition dans des tuyaux en contact avec de la vapeur, le jus traverse une série de chaudières (les « évaporateurs ») où la température et la pression diminuent progressivement de l'une à l’autre. Au terme du circuit, le jus s'est transformé en sirop contenant 65 à 70 % de saccharose.

7. CRISTALLISATION

Le sirop achève sa concentration dans des chaudières à cuire travaillant sous vide pour éviter la caramélisation. On y introduit de très fins cristaux (sucre glace) qui vont ensemencer le sirop. La cristallisation se généralise et l'on obtient la «masse cuite », formée de multiples petits cristaux en suspension dans un sirop coloré par les impuretés
résiduelles.

8. ESSORAGE

La masse cuite est envoyée dans des turbines, ou essoreuses, rapides et dotées d'un panier en tôle perforée. Sous l'action de la force centrifuge, le sirop est évacué tandis que le sucre blanccristallisé se dépose sur les parois du panier.

9. SÉCHAGE

Encore chaud et humide, le sucre cristallisé blanc est envoyé dans des appareils de séchage à air chaud. Puis il est refroidi et stocké en silo où il achève de se stabiliser.

10. CONDITIONNEMENT

Une fois séché, le sucre est soit conditionné dans différents emballages, soit directement en poudre, soit en morceaux après humidification et moulage, soit expédié en vrac, par camions ou wagons.

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