Pontarmé le 30-03-2015

Aujourd'hui Aimé nous conduit à Pontarmé, 7 courageux au départ, temps incertain mais pas de pluie, temperature environ 10 °C

Un peu d'Histoire sur Pontarmé

 La commune s'est appelée: apud Pontem Hermerii en 1216.

Pontarmé est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Pontarméens et Pontarméennes

Le relief sur la commune est peu varié et essentiellement plat, avec une altitude comprise entre 50 m et 87 m au-dessus du niveau de la mer. Pontarmé bénéficie toutefois d'un cadre paysager de qualité, marqué par la vallée de la Theve et ses pâturages et prés humides, et surtout par les nombreuses forêts. La forêt de Chantilly et plus précisément sa partie appelée forêt de Pontarmé occupe 1 013 ha soit 75 % du territoire communal. S'y ajoutent des bois privés au sud de la commune et la forêt communale de Pontarmé. Outre la Thève, un deuxième cours d'eau est présent à Pontarmé ; il s'agit du ruisseau de la Bâtarde en provenance des étangs au nord de la RD 118, sur la commune de La Chapelle, se déversant dans la Thève dès la sortie du territoire communal de Pontarmé, près de Montgrésin.

Pontarmé ne compte qu'un seul monument Historique sur son territoire.

Le Château de Pontarmé appartient à une série de fortifications de fond de vallées dont on connaît d'autres exemples dans la région de Senlis : sur la vallée de la Thève (en dehors de Pontarmé), Thiers sur Thève, Coye La Forêt, Lamorlaye ; sur les vallées de la Nonette et de la Launette : Chantilly et Ermenonville.

Le principe est toujours le même : un marais infranchissable en dehors des passages aménagés sur le tracé de routes importantes. Qui dit point de passage obligé dit possibilité de contrôle militaire et de prélèvement monétaire ou en nature.

Le Château de Pontarmé a été construit au XIIIe siècle par une puissante famille de Senlis dont certains membres ont occupé la charge de bouteiller de France dont ils tireront leur nom patronymique.

En 1353 le château est vendu avec la seigneurie à Robert de Lorris, chambellan du roi, seigneur d'Ermenonville et de Montépilloy. Contrairement à celui de Thiers sur Thève et d'Ermenonville, le Château de Pontarmé est partiellement épargné lors de la Jacquerie de 1358.

En 1415 le Château est vendu à Maurice de Rully, écuyer du roi puis passe aux mains de la famille Lorfèvre jusqu'à la moitié du XIVe siècle. Bertrand Lorfèvre entreprend alors la restauration du donjon et du corps de logis endommagés par les années précédentes (Guerre de Cent Ans).

En 1545 le château devient la propriété du Connétable de Montmorency qui le transforme en ferme.
Il le restera jusqu'au début du XXe siècle.

Les façades et toitures de la porte fortifiée, le pont sur les douves lui faisant face et l’ensemble des douves entourant le château ont été inscrits aux monuments historiques en 1986.

Les premières mentions d’une seigneurie de Pontarmé datent du XIIe siècle, quand elle appartient à la puissance famille des Bouteillers de Senlis, qui possède également d’autres seigneuries dans les environs : Bray, Chantilly, Coye, Ermenonville, Luzarches, Montépilloy, Montmélian et Thiers-sur-Thève. La seigneurie a comme suzerain l’évêque de Senlis. D’après Philippe Seydoux, les Bouteillers de Senlis auraient fondé le château de Pontarmé au XIIIe siècle, mais elle ne restera en tout cas plus longtemps maîtresse des lieux.

En effet, au cours du même siècle, Thibaud de Beaumont devient seigneur de Pontarmé par mariage avec Jeanne la Bouteillère, fille de Raoul le Bouteiller. A la mort du seigneur en 1278, ses enfants vendent la moitié du village de Pontarmé ainsi que le village voisin de Thiers avec son château à l’évêque de Beauvais. L’autre part du village de Pontarmé devient la propriété d’Anseau ou Ancelin, frère de Jeanne la Bouteillière. Mourant en 1309 sans postérité, son neveu Adam hérite de la seigneurie de Pontarmé, et après son décès en 1328, elle revient à son fils Jean.

Entre 1351 et 1353, différents membres de la famille des Bouteillers vendent la plupart de leurs possessions, rachetées en grande partie par Robert de Lorris, chambellan du roi. Ce dernier devient ainsi seigneur de Pontarmé (aux côtés de l’évêque de Beauvais bien entendu). Accusé avec d’autres conseillers du Roi d’être en partie responsable de la défaite de Poitiers en 1356, de Lorris échappe de peu à la confiscation de ses biens. Lors de la Grande Jacquerie en 1358, le seigneur se trouve dans son château de Thiers qui est pillé et incendié.

Robert de Lorris et sa famille demeurent sains et saufs moyennant des promesses faites aux insurgés, et il paraît que le château de Pontarmé est épargné : en effet, il n’est pas mentionné dans l’action en justice que le seigneur intente aux saccageurs de ses châteaux d’Ermenonville et de Montépilloy.

De Lorris vit encore pendant une vingtaine d’années. Ensuite, Pierre Lorfèvre, avocat au Parlement rachète successivement de sa veuve diverses terres à Pontarmé, et sa famille finit par devenir seigneur du lieu.

En attendant, ce qui reste de la part des Lorris sur la seigneurie de Pontarmé passe à Isabelle ou Ysabeau de Montmorency, veuve de Guérin dit Lancelot, l’un des deux fils de Robert n’ayant guère survécu à son père. Ysabeau et Guérin ont une fille Jehanne de Lorris, qui épouse en premières noces Guy Choisel, seigneur de Chennevières, et en secondes noces, Pierre de Pacy, écuyer. Le couple reste sans postérité, et après la mort de Pierre de Pacy qui suit sa femme dans la tombe, les descendants de Jehanne vendent la seigneurie de Pontarmé à Maurice de Rully, échanson du roi, par acte du 28 mai 1414. Il contient une description succincte du château :

« Un bel hostel notable avec ques toutes ses appartenances tant en maisons, granches, jardins, fossés estant environ ledict hostel… ».

Or, Maurice de Rully meurt dès 1422, et Pontarmé passe entre les mains de son frère Philippe, conseiller du Roi au Parlement de Paris et trésorier de la Sainte-Chapelle. En pleine guerre de Cent Ans. Le château est démantelé en 1431 sur la demande des habitants de la ville de Senlis qui se plaignent qu’il soit devenu un repaire de brigands. Cela indique que Philippe de Rully n’habite apparemment pas le château. Son neveu Pierre de Chauvigny lui succède en 1439.

Avec la désolation qu’apporte la guerre dans les environs de Senlis pendant le second quart du XVe siècle, les propriétaires perdent considérablement en valeur, et c’est peut-être pour cette raison que sur le conseil de son bailli, Pierre de Chauvigny vend Pontarmé par acte du 25 janvier 1452 à Jean de Chalon. Ce fils de Jean III de Chalon-Arlay est chevalier, chambellan du roi, seigneur de Ligny-le-Châtel et accessoirement bâtard de Tonnerre.
Le 24 février 1448, Jean de Chalon a justement pris comme épouse Jeanne Lorfèvre, fille de Pierre Lorfèvre. Les très nombreux biens de ce dernier ne sont partagés entre ses enfants que le 7 mai 1453 en présence de sa veuve, Jeanne de Lallier. L’union de Jean et Jeanne, âgée de quatorze ans seulement au moment du mariage, n’est ni longue ni heureuse, comme l’indique l’action en justice qu’elle intente aux exécuteurs testamentaires de son mari en 1455.

Alors qu’elle apporta l’Hôtel des monnaies à Paris dans le mariage, Jean l’obligea d’habiter avec lui à Valençay, à Tonnerre ou en d’autres lieux éloignés afin de mieux pouvoir l’asservir. Remariée entre temps avec Thomas de La Lande, elle finit par obtenir gain de cause par sentence du 24 janvier 1459, et l’année suivante, les deux époux obtiennent chacun une part de la seigneurie (indivise) de Pontarmé (toujours, bien entendu, sans la part appartenant toujours à l’évêque de Beauvais).

Il reste en suspens si le mariage de Jeanne Lorfèvre et Jean de Chalon fut long et heures ; toujours est-il qu’en 1477, Jeanne est mariée à Pierre de Fresnes depuis une date inconnue. Par ailleurs, la nièce de ce second époux avait épousé le frère de Jeanne, nommé également Pierre tout comme leur père.

Pierre de Fresnes n’ayant pas apporté de biens dans le mariage, la seigneurie de Pontarmé souffre de revenus insuffisants, ce qui entraîne sa vente à Pierre Lorfèvre et Geuffrine Baillet, sa femme, par acte du 11 août 1493. La coupe de seigneurs de Pontarmé s’acquitte ainsi d’une partie de ses dettes encourues envers Pierre Lorfèvre.

Resté sans enfants, il se réserve toutefois l’usufruit du château, mais les deux époux meurent quelques années plus tard, en tout cas avant 1499. Bertrand et Jeanne, les deux enfants de Pierre Lorfèvre et Geuffrine Baillet, sont les cohéritiers. Il paraît que c’est Bertrand qui devient seigneur de Pontarmé. Sa femme Valentine Lhuillier est veuve en 1532.

Etant donné le style du château et le manque de moyens du précédent couple de seigneurs, il est donc fort probable que ce sont Bertrand et Valentine Lorfèvre qui font bâtir le château actuel au premier quart du XVIe siècle sur les débris du premier château démantelé en 1431. Son intérêt principal doit être la chasse dans les forêts environnantes, puisque le centre de la vie de tous les membres de la famille Lorfèvre est Paris, où ils occupent différentes fonctions.

Retiré dans son château de Chantilly, le connétable Anne de Montmorency cherche à racheter l’ensemble de la forêt de Chantilly pour agrandir justement son domaine de chasse à courre. Puisque les quatre enfants de Bertrand et Valentine Lorfèvre sont toutes des filles mariées à des seigneurs habitant loin de Pontarmé, il est facile pour le connétable de négocier séparément avec eux pour racheter leurs parts, après la mort de leurs parents. Ces ventes s’effectuent entre mai 1543 et novembre 1545.

Un état des lieux de 1632 décrit sommairement le château :

« un corps de logis bas, auquel il y a cuisine, chambres hautes, grenier, caves, grange contenant quatre travées, ci-devant fondues et démolies par vieillesse et outrage de vent et à présent refaite de neuf, quatre écuries tant à chevaux qu’à vaches, donjon sur la porte et pont-levis, auquel il y a chambre haute,grenier et colombier à pigeon,le tout tenant ensemble et couvert de tuiles ».

Après la décapitation du duc Henri II de Montmorency le 30 octobre 1632 sur ordre du roi, ce dernier réserve l’usufruit du domaine de Chantilly, mais laisse la nue-propriété à la sœur du duc, Charlotte-Marguerite, épouse de Henri II de Bourbon-Condé. La seigneurie de Pontarmé reste incorporée dans le domaine de Chantilly jusqu’à la Révolution française. Sous les ducs de Montmorency et les princes de Condé, le logis du château sert uniquement de relais de chasse, et les communs du château avec leurs écuries sont exploités en tant que ferme.

A un moment inconnu, sans doute après la Révolution, le logis perd définitivement son caractère résidentiel et est lui aussi transformé en bâtiment d’exploitation. Cette situation dure jusqu’en 1910, quand le château change de propriétaires. Sous ses nouveaux propriétaires, M. et Mme Gattiker, le château est successivement restauré et retrouve sa vocation résidentielle. Les façades et toitures de la porte fortifiée, le pont sur les douves lui faisant face et l’ensemble des douves entourant le château ont été inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 6 octobre 1986.

Description

Le château comporte plusieurs bâtiments ordonnés autour d'une cour rectangulaire. Seulement deux présentent un intérêt archéologique et historique : la porte fortifiée à l'ouest et le logis sur toute la longueur du côté est, avec une partie comportant un étage. Une  aile fermant la cour au nord est encore visible sur le plan de  1764, mais a disparu depuis. Les autres éléments sont dénués de caractère. L' aile basse faisant suite à la porte fortifiée au nord et le bâtiment en retour d'équerre ne datent que du XXe siecle, quand la ferme a été retransformée en château. L'autre aile basse faisant suite à la porte fortifiée au sud et le bâtiment fermant la cour côté sud ont perdu leur identité suite aux remaniements successifs.

Le logis a recouvert ses fenêtres à meneaux caractéristiques de l'époque Renaissance. Sa partie nord doté d'un étage est précédée, côté cour, par une tourelle d'escalier en forme de fer à cheval. C'est le seul élément du château bâti entièrement en pierre de taille, mais uniquement les premières assises sont encore anciennes. Deux des trois grandes lucarnes à fronton triangulaire (dont une côté douves) ont également été entièrement reconstituées. La partie sud du logis est dépourvue d'étage, et côté cour, la façade est dissimulée derrière une galerie récente cadrant peu avec le style du château. Le toit est garni par deux lucarnes en bâtière , et cinq autres s'ouvrent côté douves. La discontinuité de l'appareil avec changement de forme des moellons fait bien ressortir les portions reconstruites et montre à quel point le logis primitif avait été mutilé du temps que le château servait de ferme. À l'intérieur, le rez-de-chaussée et l'étage comportent chacun deux salles chauffées par des cheminées, séparées par un cabinet. Malgré un caractère authentique au premier regard, le logis est avant tout une reconstitution inspirée de l'architecture du XVIe siecle, ce qui explique qu'il n'a pas été retenu pour l'inscription aux monuments historiques.

La porte fortifiée est précédée d'un pont de pierre, ayant remplacé le pont-levis. La porte cochère en anse de panier est surmontée par des mâchicoulis remontant aux origines du château, et flanquée par deux grosses piles s'arrêtant au-dessus des mâchicoulis. Côté cour, le porche s'ouvre sous un arc en tiers-point. L'étage comporte une chambre éclairée depuis l'ouest et l'est par deux grandes fenêtres à meneaux, dont la première au moins remonte à la Renaissance. Côté sud et côté nord, l'on voit deux petites fenêtres rectangulaires séparées par un meneau et s'inscrivant sous des arcs de décharge plein cintre. Un colombier avait été aménagé sous les combles. À l'angle nord-ouest, le mur est percé de deux barbacanes, et un annexe couvert d'un toit en appentis est accolé à l'édifice. Ses petites fenêtres, tantôt rectangulaires, tantôt en arc brisé, sont encadrées par des moulures.

1280px pontarme 60 chateau vue depuis le sud ouest

Domaine pontarme 26

Chateau de pontarme

Si Pontarmé ne possede pas d'autres monuments Historiques, quelques monuments sont quand même a voir

Eglise pontarme

Église paroissiale Saint-Pierre : Édifice composite sans caractère et sans intérêt particulier, l'église de Pontarmé se compose d'une nef accompagnée d'un unique bas coté au nord ; d'un choeur accompagnée d'une chapelle latérale au nord uniquement, dans la suite du bas-côté ; ainsi que d'une abside à pans coupés ajoutée pendant la première moitié du XVIIe siècle. L'église n'est pas voûtée, à l'exception de la chapelle latérale du chœur. Elle sert de base au clocher de deux étages, épaulé par des contreforts peu saillants. Il contient une unique cloche nommée Louise, offerte en 1781 par le prince de Condé. La seconde cloche a été perdue à la Révolution. La façade occidentale avec le portail est aveugle et sans décor aucun. Les grandes arcades faisant communiquer le vaisseau central avec le bas-côté et la chapelle sont en tiers-point et non décorées, et les piliers carré ne possèdent de chapiteaux au niveau du chœur seulement, mais leurs corbeilles ne sont pas sculptées. Les fenêtres sont de formes et dimensions différentes. La plupart sont plein cintre, et le bas-côté n'est éclairé que par deux oculi. La date de 1689 gravée dans le mur du chœur ne semble donc pas correspondre pas à l'année d'achèvement de l'église, bien que la rareté du décor rend son analyse difficile. Bien que le vocable de saint Pierre renvoie à des églises de fondation ancienne, et que l'église de Pontarmé ait été mentionnée dans un document de 1166 , aucun élément ne paraît antérieur à la fin du XVe siècle, quand les dégâts subis pendant la guerre de Cents Ans nécessitent sans doute une reconstruction complète. Le seul élément remarquable de l'église est la fenêtre au sud du chœur, dont le  remplace le gothique flamboyant évoque le milieu du XVIe siècle. Le rachat de la seigneurie de Pontarmé par Anne de Montmorency donne sans doute lieu à une campagne d’embellissement de l'église. La verrière contient deux vitraux de 1525 classés monument historique. Le panneau de gauche représente saint Pierre, et celui de droite saint Paul, modifié en saint Simon lors d'une première restauration et rétabli en saint Paul en 1960. Tous les autres vitraux datent de la fin du XIXe siècle. Les chapiteaux de la première moitié du XIIe siècle exposés dans l'église proviennent de la chapelle Saint-Nicolas de l'ancien hôtel-Dieu de Pontarmé,

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Le Lavoir sur la thève à l'est du pont de la RD 1017 : C'est une plate-forme couverte par un toit en appentis et protégé par des murs au sud et à l'est. Ce lavoir bâti pendant la première moitié du XIXe siècle est le dernier des quatre lavoirs du village qui subsiste

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Calvaire, à l'entrée nord du village sur la RD 1017 : Groupe de crucifixion,avec le Christ sur la croix accompagné de statues de Marie et Marie-Madeleine. La plaque commémorative sur le socle du crucifix rappelle le bombardement de la Table Ronde (en forêt de Chantilly) en 1944, et témoigne de la gratitude des habitants pour avoir épargné le village.

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« Croix de Pontarmé », également appelée « Belle-Croix », à l'extérieur du village au nord, sur la RD 1017 : Cette grande croix pattée a une origine peut-être ancienne, mais la croix actuelle ne remonte qu'à la fin du XIXe siècle et a été posée par l'initiave du duc d'Aumale. Le socle de pierre du calvaire a été posé sur le cimetière de Pontarmé vers la même époque. Le 3 mars 1817, le carrefour de la croix de Pontarmé, où convergent cinq routes forestières outre la RD 1017, fut le théâtre d'un incident dramatique. Sept à huit coups de feu tirés sur la malle-poste ont tué le postillon. Seul le courrier fut sauvé. Les circonstances n'ont jamais été éclairées. Selon la tradition, un attentat contre Henri IV aurait été perpetré au même lieu, en mars1591, par un apprenti orfèvre de Paris.


Un Peu d'Histoire sur Thiers sur Theve

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Les armes de Thiers-sur-Thève se blasonnent ainsi :

Tiercé en pairle : au 1er de gueules au château donjonné ruiné d’argent maçonné de sable, ouvert et ajouré du champ, au 2nd d’or à l’arbre de sinople posé sur une champagne ondée d’azur chargé de trois burelles ondées d’argent, au 3eme d’argent à la cognée de sable semestrée d’une scie passe-partout du même posée en pal

Thiers-sur-Thève est une commune française située dans le departement de l'Oise en region Picardie. Ses habitants sont appelés les Thierois et Thieroises

L'horticulture sous serres appartient désormais au passé à Thiers

Comme son nom l'indique, Thiers est situé sur laTheve, petit affluent de l Oise  qui coule à travers la fôret de Chantilly. Cette forêt et plus précisément sa partie appelée forêt de Pontarme occupe 195 ha soit 31% du territoire communal. S'y ajoute le Bois Bourdon et plusieurs petits bois privés disseminés sur le territoite conférant à Thiers sur Theve le caractere de Village-Clairiere

Le relief est pratiquement plat, exeption faite de la Buttes aux Gens d'Armes au Nord-Est point culminant de la commune à 103 m d'altitude. C'est une butte-temoin sablonneux avec une vegetation de pins et bruyères, proche de la foret d'Ermenonville Le point le plus bas est localisé à l'endroit où la Thève quitte la commune, près des étangs de Saint-André,à 54 m au dessus du du niveau de la mer. Le village lui-même est situé à une altitude inférieure à 54 m.

    L'histoire de Thiers est liée non seulement à son passé seigneurial et au prieuré de Sainte Genevieve du Mont, mais egalement à la seconde guerre mondiale. En effet des troupes allemandes ( une centaine de reservistes) ont occupé le village d'Octobre 1940 à Avril 1941
    Les Allemands exploitaient pour leurs propres besoins des bois d'œuvre en forêt d'Ermenonville.

    Au cours de l'année 1943 le terrain touchant au bois Bourdon (au sud du village) a été homologué par  le BOP                   ( bureau des operations aériennes) de Londres en vue de futurs parachutages d'armes. Sa désignation codé était la suivante " Le cendrier cassé".Un ouvrage destiné à cacher les armes à parachuter a été executé, en fôret cette même année à proximité de Thiers par cinq hommes dont trois forestiers. L'entré souterraine  est encore visible.
    Une vingtaine de soviétiques prisonniers évadés en France et récupérés par une organisation locale de la Résistance  se sont regroupés en un maquis au mois de juillet 1944 dans la zone dite de la Tourbière (au sud du village).

      ORIGINE DU NOM " THIERS SUR THEVE "
      La chaussée gallo-romaine reliant Senlis à Paris passait par Thiers (Tertium). Il est vraisemblable que le nom de Thiers vienne de sa position à la 3° borne ( ou 3ème lieu) de cette chaussée de venant. 

      Une lieue gauloise vaut 2,222 km, soit 6,666 km pour la distance Senlis- Thiers.
      Le nom " Thève est issu d'une racine celtique ou prè-celtique " Tar " ( tranquille). Attesté dès 798, il devint " Tère" en 1146, "Thèva" en 1228, " Téra" en 1317.
      Afin d'éviter toute confusion avec d'autres localités portant la même dénomination, Thiers devint en 1936 Thiers-sur-Thève.


      VESTIGES ARCHÉOLOGIQUES ET HISTORIQUES

      LE CHATEAU :

      C'est une construction féodale du 13° siècle. L'ensemble forme un carré d'environ soixante mètres de côté.  L'enceinte en maçonnerie de grès de 1m80 d'épaisseur est cerné de neufs tours  Le front sur donnant sur la place était réservé aux bâtiments d'habitation et à la chapelle. Des fossés alimentés par la Theve assuraient la défense de la forteresse
      C'est Thibault de Beaumont époux de Jeanne Bouteiller qui le fit construite vers 1240-1250.

      L'évêque de Beauvais Renault de Nanteuil le rachète en 1276. A sa mort il lègue ce fief du comté épiscopal à  l'eveche de Beauvais.En 1307 Philippe IV le Bel lutte contre les Templiers les faits arretés . Treize d'entre eux  sont retenus prisonniers dans le Chateau. Sept non réconciliés seront conduits à Creil pour y être brulés en 1311. Le 29 Mai 1358 à la suite de la révolte dite de la "Jacquerie", le chateau est incendié. En 1431, ce qu'il en restait est  démantelé. N'apparait plus dès lors que ce que l'on voit actuellement ( exeption faite du pignon sud-ouest démoli en 1870).

      Le 10 octobre 1564 le château est vendu au connétable Anne de Montmorency qui fit poser de belles bornes armoriées aux limites de ses propriétés , il en reste dix à Thiers

      En 1624 son petit-fils Henry II de Montmorency accorde les ruines du château en concession à l'un de ses gardes des bois Etienne Chanterelle. Au début du 18 ème siecle le château fut vendu à un habitant de Thiers

      Les ruines de ce château-fort sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques..
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      Certaines maisons sont construites en prenant les murs du chateau comme appui.

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      A l'interieur de celui ci existe un gite de France

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      LA CHAPELLE SAINTE-GENEVIEVE
      La communauté de Sainte- Genevieve du mont de Paris possedait au lieu-dit le BÛ un prieuré. Au fil des années bois, terres et chapelle ont été dispersées
      En 1698 les bois furent cédés à la maison de Condé, en 1732 le patrimoine restant fut acquis par un habitant du village.
      En 1801 la chapelle fut transformée en grange puis arasée en 1838. De nos jours, ne reste visible de cette  chapelle qu'un seul contre-fort nord-Est.
       

      L'EGLISE
      Les paroisses titrées de  Saint Martin sont généralement anterieures au IXè siecle. Est ce le cas de celle de Thiers ?  Le premier curé mentionné est l'abbé André en 1216. Il dessert les deux églises de sa paroisse :  Saint-Martin de Thiers et Saint-Pierre de Pontarmé.
      Le prieuré du Bû existe déjà . Appartenant à la congrégation de  Sante Genvevieve du Mont de Paris, sa gestion est autonome.
      En 1641 l'état de l'église est tel que des travaux sont indispensables. Une pierre d'angle avec inscription toujours visible est scellée à l'angle nord-est.
      Le clerc de l'église tient le rôle de maître d'école jusqu'à la révolution et même un peu après.

      En 1846 on procède à la réfection des cloches. Situé à l'origine à l'aplomb de la partie centrale ( entre la nef et chœur)  comme en temoignent les contreforts lateraux,on construit pour l'installer une tour carré, tour dont la base formera en quelque sorte la narthex de l'eglise. La paroisse de Thiers  celebre la Saint Martin le 11 Novembre: c'est l'affaire des jeunes gens. Tandis qu'est fêtée, début Janvier, la Sainte Gevevieve: c'est l'affaire des jeunes filles

      Eglise de thiers

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      Thiers sur theve eglise

      On trouve sur cette eglise une capsule indiquant l'altitude mais helas elle n'est plus visible

      ALTITUDE - NIVELLEMENT QU'EST
      L'altitude est l'élévation verticale d'un point au dessus du niveau zéro.En France le niveau zéro a été déterminé (au moyen d'un appareil : le maregraphe) installé en 1885 et qui a enregistré pendant plus de 12 ans les variations du niveau de la mer dans le port de Marseille. La cote moyenne déterminée, a defini le point zero

      Chaque pays choisit sa propre référence de niveau zéro.

      En France, l'altitude de 400000 points a été determinée avec précision et matrialisée sur le terrain par les repères de nivellement édifices publics : Mairie, église, pont, sur le bord des routes...
      Sur le terrain, un repère de nivellement est une capsule indiquant l'altitude en mètres, ou comportant un code permettant de connaître l'altitude en emplacement approximatif peut être indiqué par le sigle RN

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      Projet1

      AERODROME
      C'est sur la zone occupée de nos jours par le terrain de sport que fut crée en 1915 un aérodrome.
      A l'origine école de pilotage, il devint base opérationnelle dés 1916. Les principales installations étaient les suivantes :
        · Huit hangars dits " Bessonneau " servant d'abris aux avions et répartis de la " Pislote " au " Trou de sable ".
        · Une dizaine de baraques de service (armement, transmissions, école etc.)
        · Un baraquement pour des prisonniers allemands travaillanr la base.
        · Un groupe électrogène pour fournir le camp en électricité.

      Le lieu dit " Trou de sable " cerné aujourd'hui par la végétation formait en quelque sorte un mur où l'on avait  installé des cibles pour l'entrainement des aviateurs au tir. Une intense activité régna sur l'aérodrome jusqu'au mois de juillet 1918 date à laquelle les escadrilles, suivant l'avance des troupes alliées, se déplacèrent vers des bases à proximité du front.

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      LE CAMPING
      Avant d'être affecté aux sports, ce vaste terrain que l'on nomme aussi " Uzeller " accueillit en 1936, après les aviateurs, des campeurs. Mais à la suite d'incendies de forêt répétés, le camping sera interdit en 1948.


      QUELQUES REPÉRES

      La butte des Gens d'Armes

      C'est le point culminant de la forêt (103m). De tous temps elle a servi de poste d'observation pour les militaires.  La vegetation constituée tout alentour de landes pauvres et de bruyeres ne gênait pas l'observation.

      Les "Bruyères de la Butte des Gens d'Armes " furent, en 1790, le cadeau de la Révolution Française à la commune de Thiers, le duc d'Aumale racheta l'ensemble en 1784 et l'integra à son vaste domaine forestier. Par testament daté de 1884 il ceda à l'institut de France la totalité de ses biens ( chateau, collections, forets)

      Du printemps à l’été, la sablonneuse Butte aux Gens d’Armes offre aux promeneurs toute sa panoplie d’odeurs qui rappelle tantôt la Provence, tantôt la garrigue ou les Pinedes

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      Le chemin pour y acceder

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      La Fontaine du Gué
      Elle est située en bordure de la rue du Gué. Le ru qui en est issu se jette rive gauche de la Thève.
        
       
      La Fontaine Sainte-Geneviève
      Située à quatre vingt mètres environ en amont du pont Chanterelle, le petit ru qu'elle alimente se jette dans la rive droite de la riviere.

      Le Lavoir

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      Le lavoir communal de Thiers-sur-Thève, rue de Senlis. Ce lavoir est fermé par des murs des quatre côtés, et n'est éclairé que par l'ouverture du toit au-dessus du bassin. Le bassin fut alimenté par une source, aujourd'hui tarie. L'eau s'évacuait dans la Thève, directement à côté.

      Une petite photo des participants

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      Et notre circuit comme toujours, nous avons eu quelques soucis vers le kilometre 4 le pont surplonbant l'autoroute du Nord est grillagé, nous rebroussons chemin pour modifier un peu notre itineraire et traversons peu après le kilometre 6 en direction du golf de Mortefontaine que nous allons longer quelques temps pour retraverser l'autoroute vers le kilometre 9 et nous diriger vers la buttes des gens d'armes ensuite retour sur Thiers sur Theves et Pontarmé, notre ami Aimé avait une extinction de voix et a demandé à Robert de nous lire quelques info sur la butte aux gens d'armes, l'eglise et le Chateau de Thiers sur theve ainsi que sur le Chateau de Pontarmé

      Notre Circuit

      Distance 14.805 km

      Denivellé positif 87 m

      Temps total 3h50

      Arret 17 mm

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