Meudon le 21-06-2015

Aujourd'hui Patrick nous emmene en Forêt de Meudon. 4 participants que je vais cité Catherine, Olivier, Monique et moi mème à cette randonnée d'environ 20 km dont vous retrouverez le tracé comme d'habitude en fin de billet ( dommage cette rando était diversifiée forêt ,quelques incursions en ville avec des pavillons sympa,quelques parties découvertes,des étangs et quelques dénivellés assez conséquents, quelques ginguettes qui paraissaient bien sympathiques)

Temps agréable legerement brumeux

Tout d'abord un peu d'histoire sur la forêt et les communes que nous allons traverser

La Forêt domaniale de Meudon

Foret

Un massif forestier préservé

Plus vaste forêt des Hauts-de-Seine, remarquable par son relief escarpé, la forêt domaniale de Meudon s'étend sur près de 1 100 hectares, répartis sur cinq communes (Meudon, Clamart, Chaville, Vélizy et Viroflay). 

L’altitude varie entre 99 et 178 m. Ses sommets dominent la Seine (située à 20 m d'altitude) de plus de 150 m, végétation exclue : 171 m d'altitude à l'Étoile du Pavé de Meudon, à la porte Dauphine, au carrefour des Cloîtres, 172 m au carrefour du Réservoir, 173 à 178 m en bordure de Vélizy-Villacoublay, ce qui signifie que certaines cimes d'arbres s'élèvent à plus de 180 m au-dessus du fleuve, constituant une barrière naturelle à l'ouest de la capitale française. La tour hertzienne de Meudon utilisée comme relais de télécommunications, dessert toute la banlieue Ouest et culmine à près de 270 m d'altitude (c'est le point le plus haut de la région parisienne après la tour Eiffel). Elle est visible de Montmartre à Saint-Quentin-en-Yvelines, mais aussi de la forêt de l'Hautil et de certains points de la vallée de Chevreuse.

La forêt constitue une importante réserve d'oxygène pour la capitale.

Elle comprend plusieurs étangs : Écrevisses et Trou-aux-Gants (entre Chaville et Vélizy-Villacoublay ; respectivement 0,7 et 1,5 à 6 hectares) ; Ursine (Chaville, 2 ha) ; et entre Meudon, Meudon-la-Forêt et Clamart : Villebon (1,92 ha), Meudon (1,62 ha), Chalais (4 ha), Trivaux (0,90 ha) et la Garenne (1,25 ha). Il existait également une vaste pièce d'eau appelée « étang des Fonceaux » à proximité du carrefour de l'Observatoire à Meudon, étang signalé comme asséché dès avant-guerre, à l'emplacement actuel d'un stade. Les étangs, alimentés par des eaux pluviales et des eaux de drainage, sont typiques de pleine forêt avec queue peu profonde et roselière d’un côté, digue de l’autre. Entourés d'une végétation de roseaux et de nénuphars, ils sont peuplés de gardons, perches, carpes, tanches, brèmes, sandres et quelques black bass. L'étang de Chalais est classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Aujourd'hui inaccessible au public, il était autrefois un élément de la Grande Perspective du château de Meudon.

Le massif est traversé par la route historique créée par Louvois dite du pavé des Gardes, ou pavé de Meudon, véritable « route de montagne » (pentes de 14 %) qui relie la vallée du ru de Marivel à celle de la Seine et constitue l'itinéraire le plus rapide de Paris à Versailles. Il était emprunté par les armées royales pour relier les deux capitales de la France de l'Ancien Régime, d'où son nom. La famille royale, quant à elle, suivait le fond de la vallée de Marivel.

Aujourd'hui, la forêt de Meudon est protégée par l’Office national des forêts, chargé de son entretien. C'est un lieu de loisirs et de flânerie. Elle abrite de nombreux équipements sportifs, comme le Standard Athletic Club dit Club anglais ou le stade Renault, et plusieurs parcours de santé.

Histoire

Au début de notre ère, la forêt faisait partie d'un vaste massif boisé, la forêt du Rouvray, qui recouvrait toute l'actuelle banlieue ouest de Paris, et dont les forêts de Verrières, Versailles, Fausses-Reposes, Malmaison, Marly, Saint-Germain, ainsi que le parc de Saint-Cloud et le bois de Boulogne constituent les restes. Cette zone forestière a été démembrée au cours des siècles et transformée en partie en terre agricole. Au XVe siècle elle est la propriété de l’Hôtel-Dieu de Paris, puis au XVIIe siècle, elle est partagée entre les seigneurs de Chaville (Le Tellier) et de Meudon (Abel Servien).

À partir du XVIIe siècle, sous l'impulsion du roi et de grands du royaume comme les Louvois (dont le château se trouvait à Chaville), le massif est reboisé afin de servir de réserve de chasse royale. En 1654, Servien achète au duc de Guise le château de Meudon dans lequel il réalise de grands travaux d’embellissement. Servien, puis à sa suite Louvois, aménagent dans la forêt un gigantesque système hydraulique pour alimenter les jardins du château. La création de nombreux étangs (Trivaux, Villebon) date de cette période, ainsi que celle de deux moulins à vent qui ont aujourd’hui disparu. Le domaine revient ensuite au Grand Dauphin. Louis XVI fait combler de nombreux étangs en 1773, et fait abattre les murailles en 1780. La forêt devient domaniale durant la Révolution et la ferme de Villebon est vendue comme bien national. Les propriétaires feront construire une guinguette, qui existe toujours ainsi que son cèdre, mais le manoir de Villebon et sa tour ont été démolis en 1962 pour faire place à un lycée professionnel.

Il faut attendre le XIXe siècle pour que l’on prenne conscience du caractère patrimonial de ce poumon forestier. Avec la vague romantique, la forêt accueille de très nombreux visiteurs. Elle devient un lieu de loisirs, de promenade et de rêverie, mais aussi d'étude de la botanique avec Adrien de Jussieu par exemple. À la fin des années 1960, un culte druidique se tenait encore une fois par an dans la forêt.

Ce précieux patrimoine a souffert des outrages de l'urbanisation. Des lotissements ont réduit sa surface. La forêt est aujourd'hui séparée en deux par la voie rapide N118. L'avenue Claude-Trébignaud à Clamart (départementale D2 ; 2 x 2 voies séparées par un muret central) constitue une autre coupure quasi infranchissable.

Curiosités et sites remarquables

1280px lapierreauxmoinesFontaine ste marie

Le menhir de la Pierre de Chalais (ou Pierre aux Moines, monument historique) et la fontaine Sainte-Marie

640px menhir et faux dolmens en foret de meudon

 

 

 

 

 

  • Le chêne des Missions (l'un des arbres les plus vieux de la forêt) et ses mégalithes (érigés en 1895 par des missionnaires de Meudon, d'origine bretonne)

 

 

 

 

 

 

  • Les cèdres de Villebon, désormais en bordure de la RN118

Tapis vert

 

 

  • Le « Tapis Vert  » créé par le Nôtre entre Meudon-la-Forêt, et l'étang de Chalais (point de vue)

 

 

 

 

  • Le « pavé de Meudon », ancienne route royale, remise en état en 1936 par des chantiers organisés pour lutter contre le chômage

Tour hertzienne du pave de meudon

 

 

 

 

  • La tour hertzienne de Meudon (1952), au rond-point dit « Étoile du Pavé de Meudon » la première tour hertzienne construite en France, haute de 70 m. Le pylône qui la surmonte mesure 25 m.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le monument à la mémoire des préposés des Eaux et Forêts morts pour la France (1914-1918), à proximité de la place du Garde à Clamart

Chene de la vierge viroflay

 

 

 

 

Le chêne de la Vierge à Viroflay, lieu de pèlerinage depuis une épidémie de choléra au XIXe siècle

À l'orée du bois, un magnifique chêne a été l'objet jusqu'en 1960 de la vénération des anciens. En 1832, puis en 1849 une épidémie de choléra décime Viroflay. La première fait, en quelques semaines, 52 morts et cesse le jour de l'Assomption de la Vierge. En 1859, nouvelle épidémie frappe les enfants. Le curé implore Notre-Dame du Chêne, promettant qu'une procession aura lieu au chêne chaque année, et le fléau cesse. On y célébrait aussi le 1er mai la fête du travail. Une nouvelle église, construite par les Compagnons du Devoir dans les années 1960, a été consacrée à Notre-Dame du Chêne

 

 

 

 

 

  • L'oratoire et la fontaine du Doisu à Chaville : en ce lieu s'élevait le chêne du Doisu, abattu à la fin du XXe siècle alors qu'il avait environ 6 siècles et 30 m de haut, et l'oratoire de Notre-Dame du Bon-Repos (1869, détruit en 1975), où se déroulaient des processions

Oratoire chavilleChene de la vierge du doisu chaville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Considéré comme le plus vieil arbre de la forêt de Chaville, ce chêne, qui daterait du XIVe siècle, mesure une trentaine de mètres de hauteur, avec un tronc de près de six mètres de diamètre. Un oratoire du XVIIe siècle, voué à la Vierge et aujourd'hui disparu, était adossé au tronc de l'arbre. Une célébration qui remonte à des temps immémoriaux, dont seule la tradition orale peut rapporter l'existence, fait de cet oratoire le lieu d'un pèlerinage populaire annuel. Pour la fête du 15 août, qui dans la tradition catholique célèbre l'Assomption, une procession se rend à l'oratoire où sont déposées des fleurs blanches. Les fidèles fêtent Marie, Vierge et mère de Dieu. L'assomption, qui inspira les plus grands peintres, est l'enlèvement miraculeux par les anges et l'élévation dans les cieux de Marie après sa mort. En France, la fête de l'Assomption a un caractère national depuis son institution par le roi Louis XIII consacrant le pays à la Vierge. Pie XI, pape de 1922 à 1939, a donné la sainte Vierge dans son assomption comme patronne de la France.

  • Le belvédère de la Sablière, à Viroflay, est situé au sommet d'une ancienne carrière de sable, terrain de jeu et de promenade jusque dans les années 1930. Un affaissement de terrain ayant provoqué la mort d'enfants,le site fut reboisé. Du belvédère aménagé, on a une vue étendue sur la ville de Versailles : Saint-Symphorien, la butte Montbauron, le château dominé par la chapelle de Mansart, la cathédrale Saint-Louis, le bois de Satory. Au loin, on aperçoit Le Chesnay, les forêts de Fausses-Reposes et de Marly.

Comme toutes les forêts domaniales, elle est gérée par l’ONF : protection environnementale et paysagère, gestion forestière et accueil du public... les enjeux liés à cette forêt sont multiples ! 
Elle attire chaque année 15 000 visiteurs dominicaux. 

Les randonneurs y trouveront 16,5 km de sentiers (PR et GR) et les marcheurs feront le tour complet de ce beau massif forestier au relief escarpé en cinq heures environ. 

Les étangs, avec des roseaux et des nénuphars, peuplés de gardons, perches, carpes...  sont fort appréciés des pêcheurs. 

La forêt en chiffres

1086 hectares, 99 parcelles numérotées ,99 à 178 mètres d’altitude ,55 km de pistes forestières ,32 km de pistes cavalières ,19 km de routes forestières ,16 km de sentiers balisés ,15 km de routes fermées aux voitures mais ouvertes aux promeneurs ,7 étangs ,5 communes ,5 parcs forestiers ,2 parcours sportifs

Principales essences

Châtaignier : 50% ,chênes : 35% ,autres feuillus (hêtre, merisier, frêne...) : 14% ,résineux : 1% 

Faune variée 

Renards, fouines, martres, belettes, écureuils, sangliers... ainsi que des batraciens et de nombreuses espèces d'oiseaux (dont des hérons). On peut voir de temps en temps des hôtes plus insolites : ragondins et cormorans autour de l'étang de Meudon.

Meudon

L'histoire de Meudon remonte à la nuit des temps et est jalonnée d'épisodes royaux et impériaux. Du roi Henri IV à Auguste Rodin, en passant par Jules Janssen, Meudon est aussi une ville d'illustres personnages, qui ont marqué de leur empreinte la ville et l'histoire de France.

Des premières traces de vie dès la Préhistoire

Des ossements fossiles, trouvés dans les carrières de craie des Montalets, témoignent d’une présence animale sur les terres meudonnaises il y a 55 millions d’années. Les premières traces de peuplement remontant à l’époque néolithique. Quelques mégalithes sont encore visibles sur la Terrasse de l’Observatoire et dans les bois.

B ab01e15589

 

 

La famille de Meudon donna à Meudon son blason gironné d'or et de gueules de douze pièces, au lambel de trois pendants d'argent.

 

 

Un petit bourg au Moyen Age

Au XIIe siècle, Meudon est un petit bourg avec son église, celle dédiée à Saint-Martin.

Église Saint-Martin de Meudon

L'église Saint-Martin est l'ancienne église paroissiale de la commune de Meudon.1280px meudon eglise saint martin

Cette église (ses deux sacristies incluses) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .

Mentionnée dès le XIIIe siècle, l'église paroissiale de Meudon a toujours été dédiée à Saint Martin. Un dessin de La Pointe nous donne un aperçu de l'aspect de l'église vers 1585. Le chœur, soutenu par des arcs-boutants, a été reconstruit entre 1540 et 1580. La nef, plus basse que le chœur, comporte alors deux bas-côtés, un petit clocher pointu, et un porche en charpente où se réunissent les habitants en assemblée. Elle est reconstruite en 1682, contrairement aux chœur et aux deux chapelles contiguës à gauche, dont les fenêtres en anse de panier ont été privées de leurs remplages ; l'une d'elles ayant été aveuglée. Toujours plus basse que le chœur, la nef compte désormais quatre travées. Une façade d'ordonnance classique remplace l'ancien porche de bois, sur le côté occidental. Cette façade est modifiée au XIXe siècle, puis restaurée en 1985. Le clocher est édifié sous sa forme actuelle en 1709. Durant la seconde moitié du XXe siècle, puis début XXIe siècle, des restaurations importantes sont menées tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de l'édifice. En 2013 l'orgue installé en 1864 par les établissements Barker et Verschneider a été restauré par la commune et par les paroissiens.
L'église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, en 1969, puis classée monument historique en 1996.

Au XIVe siècle, c'est une famille qui marque l'histoire de la Ville, celle des de Meudon. Il s'agit de l'une des plus anciennes de la noblesse française avec un panetier du Roi Philippe le Bel, Robert de Meudon en 1305 ; deux maîtres de la vénerie du Roi, Henri de Meudon en 1313-1325, et Jean de Meudon en 1346 ; deux maîtres enquêteurs des Eaux et Forêts de France, Henri de Meudon en 1335 et Jean de Meudon en 1355. La famille de Meudon s'éteignit avec Marguerite de Meudon, la femme de Jean de Gaillonet au début du XVe siècle.

Au cours du XIVe siècle, on trouve aussi la trace de Claude Sanguin, seigneur de Meudon, dans un hommage de Gilles Mallet au roi Charles VI de France daté de 1385. Parmi les autres personnalités du Moyen-Âge, il y a Jean le Bâcle dit de Meudon, chevalier et prévôt de Paris en 1359. Il s'agissait d'une fonction éminemment importante, cumulant des fonctions de représentation du Roi à Paris, de justice et de surveillance du respect des coutumes entre autres.

La ville s'étoffe de la Renaissance au Grand Siècle

Au XVe siècle, un manoir est bâti sur la colline, qui appartiendra à la maîtresse de François 1er, en 1527. Après la mort de celui-ci, Anne de Pisseleu vend le domaine à Charles de Guise, qui fait construire « La Grotte » un ensemble de pavillons ornés de fontaines. À la même époque, François Rabelais est curé de l’église Saint-Martin. Le chirurgien Ambroise Paré acquiert une maison, actuel musée d’art et d’histoire, qui appartiendra en 1674, à Armande Béjart, veuve de Molière.

L'émergence des domaines au siècle des Lumières

Le domaine de Meudon

En 1654, le domaine passe des mains de la famille de Guise à celles d’Abel Servien, surintendant des Finances de Louis XIV. Celui-ci construit la terrasse et entreprend le boisement de ce qui sera la forêt de Meudon. Puis Louvois, nouveau propriétaire agrandit les jardins et les fait remodeler par André Le Nôtre. Louis XIV prend possession du domaine pour y installer son fils le Grand Dauphin et fait construire par Mansart, à la place de la Grotte, un second château : le château neuf. A la mort du Grand Dauphin, en 1711, la famille royale se désintéresse des lieux et à la Révolution, le château vieux est transformé en « Établissement national pour les épreuves d’artillerie ». En 1791 le château vieux brûle suite à une expérience de tir. Il est démoli par Bonaparte, qui restaure en revanche le château neuf pour y installer le roi de Rome. Il disparaît à son tour dans un incendie pendant la guerre de 1870 et ses ruines seront cédées à l’astronome Jules Janssen qui en fait un observatoire.

M e72fdad3e4

 

 

Marquise de Pompadour par Jean-Marc Nattier (1746, Huile sur toile, Musée du château de Versailles)

 

 

Le château de Bellevue

Vers 1750, Madame de Pompadour créée une nouvelle propriété, à Bellevue afin de profiter des vues sur la Seine. À la mort de Louis XV, la propriété est affectée à ses filles qui font dessiner des jardins à l’anglaise. Sous la terrasse du Château est percée une route conduisant à Brimborion. Les bâtiments du Château sont démolis en 1823 pour lotir le domaine.

Une ville prospère à l'ère industrielle

L’avènement du chemin de fer

En 1840 est inaugurée la ligne de chemin de fer qui va de Paris-Orsay à Versailles. Meudon est desservie par deux gares : Meudon et Bellevue. Cette ligne est l’occasion de construire le viaduc de Val Fleury, dit pont Hélène, qui enjambe la vallée du rû d’Arthelon. L’ouvrage d’art fait 145 m de long et 45 de haut. Une autre ligne de chemin de fer ouvre en 1887, dans la perspective de l’exposition universelle, avec deux stations : Bas Meudon et Bellevue funiculaire. Elle accompagne le développement industriel, tandis que le funiculaire relie la station de bateaux mouche parisiens à Bellevue. L’actuelle ligne C du RER est achevée en 1901 avec un tunnel de 3350 m sous le parc de Chalais.

L’industrialisation

Le XIXe siècle est pour Meudon le temps du changement. Les activités artisanales se développent au détriment de l’agriculture et des vignobles : l’exploitation des carrières de calcaire pour la pierre à bâtir et la craie pour la fabrication du blanc de Meudon ; la blanchisserie sur le rû d’Arthelon, la verrerie du Bas Meudon, les champignonnières dans les carrières désaffectées. Renault, depuis les ateliers de Boulogne, en 1898, s’étend sur le Bas Meudon. L’industrie aéronautique puis aérospatiale s’installe naturellement à Chalais, là où préexistait un établissement aérostatique créé par Napoléon III. Plusieurs expériences s’y sont déroulées, vol de ballon captif et de dirigeables, comme en témoigne le hangar Y. D’autres activités de recherche se développent : l’Observatoire de Paris-Meudon, la station de chimie végétale de Marcellin Berthelot, plusieurs laboratoires du CNRS.

2 8b4ae06d3b

 

 

Auguste Rodin est enterré à Meudon sous le Penseur avec son épouse, Rose Beuret.

 

 

Les hôtes célèbres

Meudon devient une ville prospère que les artistes éclairent parfois de leurs présences. Auguste Rodin fait naître la beauté de la matière, Isadora Duncan danse, Richard Wagner compose le Vaisseau Fantôme. Les peintres peignent inlassablement les paysages bucoliques de la Seine. Jean Arp invente l’art abstrait, Alberto Magnelli assemble les couleurs et les formes, Marcel Dupré improvise, Céline crie son désespoir tandis que François Stahly sculpte des fontaines monumentales. Les grands architectes ne sont pas en reste et font de Meudon un laboratoire : Prouvé, André Bloc, Van Doesburg.

Du changement encore au XXe siècle

Meudon-la-Forêt

Au XXe siècle, l’ambition du jeune architecte Fernand Pouillon permet à Meudon-la-Forêt de surgir des champs de blé. Renault colonise l’île Seguin avant que les technologies de pointe ne remplacent les chaînes de montage sur les rives de la Seine.

L'observatoire

280px meudon observatoireEn 1667, les ruines du Château Neuf sont transformées, par l'astronome Jules Janssen, en une annexe de l'Observatoire de Paris. Il est aujourd’hui le plus grand pôle national de recherche en astronomie et en astrophysique. C’est aussi l’un des plus actifs et des plus productifs au monde. Implanté sur trois sites, Paris, Meudon et Nançay, il fait partie des Grands établissements relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Environ 800 personnes y travaillent, dont 400 à Meudon.

L’étude du soleil, des planètes, des systèmes planétaires, de la formation des étoiles, de l'évolution des galaxies, de la cosmologie, de la métrologie de l'espace et du temps… Les recherches menées par les chercheurs et ingénieurs de l'Observatoire de Paris couvrent tous les champs de l'astronomie et de l'astrophysique contemporaines. Elles sont le fruit de collaborations nationales, européennes et plus généralement internationales. Ce que le public sait moins, c’est qu’une importante partie de l'activité de l'Observatoire est dévolue à la réalisation d'instruments d'observation pour les télescopes géants au sol et pour les sondes spatiales.

Spectromètres, imageurs, sondeurs de physique des plasmas… C'est ici qu'ont été construits certains instruments embarqués à bord des satellites Corot et Cassini-Huygens, ou des missions d'exploration comme Mars Express et Venus Express, souligne Thérèse Encrenaz, vice-présidente du Conseil scientifique de l'Observatoire, également astronome spécialisée dans la planétologie. Des instruments qui permettent, notamment de sonder des étoiles, et d’étudier leur atmosphère, et de découvrir des exoplanètes. »

Les données d'observations four nies par ces sondes spatiales et par ces satellites en orbite sont traitées, analysées et exploitées par les théoriciens, les observateurs et les instrumentalistes de l'Observatoire, qui élaborent également des logiciels, des bases de données et des simulations numériques pour modéliser les phénomènes astrophysiques et en faire une interprétation théorique. À ce titre, l’Observatoire de Paris contribue à la préparation de la mission du satellite européen Gaïa qui, à compter de 2012, va cartographier un milliard d’étoiles de notre Galaxie, la Voie lactée.

Après la tempête de 1999 et un violent coup de vent en décembre 2006, la grande coupole est enfin remise en état.C’est maintenant au télescope et à la salle d’être restaurés. Réalisée par les anciens établissements Cail de 1889 à 1894 à la demande de Jules Janssen, la grande coupole de 18,80mde diamètre intérieur est un chef-d’œuvre de charpente en fer mobile. Elle s’inscrit dans le contexte des premières grandes coupoles d'observation de la fin du XIXe siècle, comme celles de Nice, de Strasbourg et de Greenwich. Le revêtement en tôles d’acier a été remplacé en 1924 par des plaques de cuivre.
La grande lunette est la plus grande d’Europe et la 3e au monde par son diamètre. Un même tube contient une lunette d’observation avec un objectif de 83 cm de diamètre et une lunette photographique de 62 cm de diamètre. L’une et l’autre ont une longueur focale d’environ 16m. Les lentilles sont les oeuvres des frères Henry, opticiens et astronomes à l’Observatoire de Paris. Le tube et la monture équatoriale, essentiellement en fer, fournis par les établissements Gautier, ont été assemblés en 1893. Depuis cette date, l’instrument n’a subi pratiquement aucune modification. Un mécanisme d’horlogerie à poids, stabilisé par un régulateur de Foucault à ailettes, déplace lentement la lunette pour compenser la rotation de la Terre.

L'Orangerie du domaine national de Meudon

Orangerie exterieur 25

 

Le Domaine national de Meudon, propriété de l’État, est géré par la Ville de Meudon depuis 2006. D’octobre à mai, les orangers des domaines de Meudon, de Saint-Cloud et des Tuileries passent l’hiver dans l’orangerie. Après plusieurs mois de travaux de 2012 à 2013, l’Orangerie et le bastion peuvent accueillir à nouveau des concerts et expositions

 

 

Le Hangar Y

C'est un vestige toujours visible de la contribution de Meudon au développement de l'aéronautique, par la création dès 1877 de l'Établissement central de l'aérostation militaire au parc de Chalais. Ce fut le premier laboratoire d'essais et de recherche aéronautiques au monde. Le Hangar Y, construit avec les charpentes d'un pavillon de l'Exposition universelle de Paris de 1878, fut le premier hangar à dirigeables au Monde. Le site est maintenant occupé par l'Onera, et il comporte une soufflerie.

Ce spectaculaire monument est le premier Hangar à dirigeables et l’uns des seuls debouts encore à ce jour. Ses dimensions sont de 70 mètres de long pour 24 mètres de large et 20 mètres de haut. Pour l’anecdote, Marc Chagall investit les lieux en 1964, pour y peindre le plafond de l’Opéra Garnier.

En 1982, ce même Hangar Y a été classé monument historique. Les travaux actuels de restauration du Hangar Y sont conduits par la Conservation Régionale des Monuments Historiques d’Ile de France. Réaménagé, il pourra offrir quelques 4 000 m2 d’expositions et de services au public. « Nous le conservons à l’identique », assure Daniel Lefèvre, architecte aux Monuments historiques, chargé de suivre le chantier de rénovation. « On utilise les techniques de l’époque pour le restaurer. » Un point reste en suspens cependant : à quoi servira le hangar Y une fois retapé ? Des pistes ont été évoquées comme un centre équestre, un lieu dédié à l’art ou au théâtre, un musée de l’aérostation… Aux yeux de Francis Villadier, un mélange de tout cela serait possible, voire souhaitable.

La soufflerie du bois de Meudon

La création de la grande soufflerie du bois de Meudon accompagne les débuts de l’expérimentation industrielle des aéronefs. Intégré à l’ONERA au sortir de la seconde guerre mondiale, il fait progresser l’aviation et s’engage dans la course aux grandes vitesses, avec le passage du mur du son, le supersonique Concorde, les lanceurs Ariane et les sondes planétaires. Avec ses diverses souffleries de recherche permettant d’explorer le domaine de vol du subsonique à l’hypersonique, il reste aujourd’hui à l’avant-garde en France de l’aventure aéronautique et spatiale.

 

 

 

 

 

 

 

Jusque dans les années 1970, ce sont surtout des avions (dont la Caravelle et le Concorde) mais aussi des voitures (la 4 CV et la Coccinelle), des trains, des éléments architecturaux, qui sont passés par la chambre d’expérimentation. Le site est classé au titre des Monuments Historiques.

Chaville

Chaville et son histoire

Les origines de Chaville remonte au IXe siècle. Au fil des siècles, l’histoire de Chaville a été marquée par l’empreinte de ses seigneurs.

Le blason

Chaville

Avant d’être repris par la ville, le blason aux trois lézards était celui de la famille Le Tellier, seigneur de Chaville au XVIIe siècle.

La description héraldique du blason des ministres de Louis XIV s’énonce comme suit « d’azur à trois lézards d’argent posés en pal, rangés en fasce, au chef de gueules chargé de trois étoiles d’or ». Selon L. Foulques-Delanos dans son Manuel héraldique ou clef de l’art du blason (1816), les trois étoiles d’or symbolisent la finesse d’esprit. Quant aux lézards, qu’ils soient un ou plusieurs, ils symbolisent une amitié fidèle et protectrice. Définition proche de ce que fut Michel Le Tellier et sa famille : des serviteurs zélés et fidèles de la Couronne.

829 : les origines

Alors qu’un petit peuplement est attesté aux Ursines dès le VIe siècle, ce n’est qu’au IXe siècle que Chaville apparaît.

Vers 829, l’évêque de Paris, Inchadus, décide de fonder un domaine rural pour y soigner les convalescents de l’Hôtel-Dieu de Paris. Il choisit pour cela une vallée verdoyante où coulent de nombreuses sources en bordure de la route joignant Paris à la Normandie. L’exploitation agricole qui entoure la maison de convalescence permet à la communauté de subvenir à ses besoins. A une époque où les routes sont dangereuses et l’habitat précaire, la fondation de domaines agricoles par l’Eglise assure une relative protection aux paysans, si bien que des maisons se groupent peu à peu autour de cette propriété et forment un hameau. Chaville est née !

Le village se situe à l’origine dans le quartier de la Mare-Adam. Son nom vient d’une déformation progressive du latin Inchadi villa qui signifie domaine d’Inchadus.

XVIIe siècle : splendeur au temps des Le Tellier

Des différents seigneurs de Chaville qui se succédèrent au fil des siècles, la famille Le Tellier est celle qui a marqué le plus profondément l’histoire de la ville. Les Le Tellier possédent la seigneurie de Chaville de 1596 à 1695. Michel Le Tellier (1603-1685), marquis de Louvois, secrétaire d’Etat à la guerre de Louis XIV puis chancelier de France, y fait ériger un château (aujourd’hui disparu, il se situait à l‘emplacement de l’actuel groupe scolaire Anatole-France) et donne à Chaville un rayonnement particulier.

Chaville est alors un village d’environ 200 habitants, essentiellement des vignerons et des laboureurs mais les modifications qu’il connaît à cette époque marquent profondément et durablement le village.

Michel Le Tellier fait raser le vieux village d’Ursine en 1674 pour créer un réseau d’étangs dans son parc.

A l’instigation de Louis XIV, une nouvelle route est ouverte pour relier Paris à Versailles où il vient de s’installer avec la cour. C’est ainsi que la Grande route de Paris à Versailles  par le Pont de Sèvres -notre actuelle avenue Roger Salengro- est ouverte en 1686.

Elle donne un nouvel élan au dynamisme de Chaville. Des maisons sont construites et l’habitat se densifie peu à peu le long de ce nouvel axe. Progressivement, le centre ville se déplace de la Mare Adam vers cette nouvelle route, que l’on appelle encore la Voie royale ou la Grande rue, modifiant profondément le visage de Chaville.

XIXe siècle : L’essor

Le XIXe siècle voit l’essor démographique et économique de Chaville et la transformation du village avec l’arrivée du chemin de fer.

A l’aube du siècle, Chaville compte un peu plus de 500 habitants. Un siècle plus tard, on dénombre 3633 Chavillois (recensement de 1901). Des lotissements sont créés dès la seconde moitié du siècle et les constructions se densifient le long de la route de Paris à Versailles. Un certain nombre d’édifices comme le groupe scolaire Paul-Bert (1886), la mairie (qui occupe ses locaux actuels depuis 1909), l’église ou le marché sont implantés le long de cet axe.

Quelques industries prennent un certain essor, encouragées par l’abondance de l’eau. Citons notamment des brasseries, des tanneries, des fours à chaux et surtout des carrières de calcaire. Cependant, la blanchisserie est l’activité la plus répandue et, en 1900, un tiers des Chavillois, essentiellement regroupés dans le quartier du Doisu, est occupé à laver, sécher et repasser le linge.

La bonne desserte de Chaville par le chemin de fer dès les années 1840 favorise l’essor de nouvelles activités liées au tourisme dominical. De nombreux parisiens viennent se promener dans les forêts de Meudon et de Fausses Reposes, pêcher dans les étangs d’Ursine, de Brisemiche ou des Ecrevisses et se détendre dans les restaurants, les guinguettes et les cafés.

Ses forêts donnent à Chaville une certaine renommée. Dans les années 1950, le bois et son muguet sont rendus célèbres par la chanson de Pierre Destailles « Tout çà parc’ qu’au bois d’Chaville ». Chaque 1er mai, de 1956 à 1968, les fêtes du muguet, qui se déroulent sur une quinzaine de jours, sont l’occasion de réjouissances qui culminent avec le défilé de chars fleuris mené par la reine du muguet.

Les deux églises catholiques actuelles, Notre-Dame-de-Lourdes et Sainte-Bernadette, ont été précédées d’autres églises.

 

Plusieurs églises ont alors été édifiées pour assurer le culte catholique.

L’église Saint-Denis d’Ursine (1084-1674).

C’est en 1084 que les villageois du village d’Ursine édifient l’église Saint-Denis qui est érigée alors en paroisse dépendant de l’évêché de Paris.

Suite à l’achat, par Louvois, de la seigneurie d’Ursine pour agrandir son domaine, un accord fut conclu en 1674 pour translater cette Eglise sur Vélizy, où elle se trouve aujourd’hui, désaffectée : c’est l’église Saint-Denis de Vélizy.

La première église Notre-Dame (1197-1626).

Selon des recoupements de textes, c’est vers 1200 qu’une paroisse fut érigée sur Chaville à l’aide du territoire détaché d’Ursine, où existait l’église Saint-Denis.

Tour à tour indépendante ou rattachée à la cure de Montreuil (près de Versailles), elle devient autonome en 1603 lorsque le père du futur Louvois en assure, par une fondation, les revenus nécessaires.

La seconde église Notre-Dame (1626-1966).

290px chaville eglise notre dame de lourdes 3

 

Une nouvelle église, dédiée à Notre-Dame, est bâtie en 1626 sur l’emplacement de l’ancienne et dans la même orientation : elle subsistera et sera utilisée pour le culte jusqu’à sa démolition en 1966, après bien des remaniements.

Elle a été, d’une certaine manière, remplacée par l’église Notre-Dame-de-Lourdes, bénie le 24 mai 1926, lundi de la Pentecôte, bien que, à partir de 1957, elle ait été rattachée à la zone apostolique d’Ursine.

Cette église a été construite de 1911 à 1926 par l'architecte Alphonse Augustin Richardière, le projet initial voulait imiter la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes. Elle a été achevée en 1935 par l'érection du clocher. Le presbytère qui lui est accolé a été construit en 1952 et les salles paroissiales datent quant à elles de 1983. Cette église contient de jolis vitraux dus à Albert Gsell

La chapelle Saint-Joseph (1945-1962).

En 1945, des chrétiens de Chaville (quartiers de l’Ursine et Saint-Hubert), de Vélizy (quartier du Bas-Vélizy) et de Viroflay (quartier du Louvre) constuisirent une chappelle, dédiée à saint Joseph. Ils l’agrandirent eux-mêmes en 1951-1952.

Cette zone apostolique d’Ursine a été érigée en paroisse en 1959, sous le patronage de sainte Bernadette ; la nouvelle église Sainte-Bernadette fut consacrée le 17 juin 1962 par Monseigneur Renard, évêque de Versailles dont dépendaient alors les trois communes et remplaça alors la chapelle Saint-Joseph.

Autres chapelles disparues.

  • la chapelle du château Saint-Paul (1844-1901), lors de la présence des frères de Saint-Vincent-de-Paul dans ce lieu ;
  • la chapelle de la Vierge et de Saint-Joseph à Saint-Thomas-de-Villeneuve (bénie le 10 mai 1864), remplacée par la chapelle actuelle en 1981et démolie en 1993 ;
  • la chapelle Saint-Vincent-de-Paul, située un peu avant l’école Ferdinand Buisson sur la rue Roger Salengro, démolie au milieu des années 1990, où s’étaient installées les soeurs de Saint-Vincent-de-Paul.

Viroflay

Bienvenue à Viroflay. Avec 148 hectares de forêt sur son territoire, la ville, située à 6,5 km de Paris, bénéficie d'un cadre naturel exceptionnel. Entourée par la forêt domaniale de Fausses-Reposes au nord et par celle de Meudon au sud, elle dispose de trois gares sur son territoire qui lui permettent de relier la capitale en un quart d'heure. Cette excellente desserte sera complétée début 2015 par le tramway T6 Chatillon-Viroflay.

Si Viroflay est riche de son patrimoine avec l'église Saint-Eustache (XVIe siècle), l'hôtel seigneurial - actuel conservatoire de musique (XVIIe siècle), le pavillon Saint-Vigor classé à l'inventaire des monuments historiques (XVIIIe siècle), ou encore le pavillon du duc de Morny - actuelle mairie - et le viaduc des Arcades (XIXe siècle), elle est également dotée d'équipements contemporains de qualité (une bibliothèque et un auditorium de 200 places, une galerie d'expositions, une piscine, deux gymnases, six cours de tennis...). Et afin que ses habitants jouissent, fin 2013, d'un cœur de ville plus dynamique et convivial, elle vient d'entreprendre l'aménagement de son centre ville au niveau de l'avenue du Général Leclerc. 

Finalement, Viroflay tout en étant de son temps mérite bien sa réputation de « ville où il fait bon vivre ».

Viroflay à travers l'Histoire  

Jusqu'au XIVe siècle, Viroflay est propriété de l'Hôtel Dieu puis successivement cédé en fief à Jehan Lane, écuyer et Jean Bureau, grand Maître de l'Artillerie. Dès le début du XVIe siècle, la famille Aymery achète cette terre qu'elle ne quittera plus jusqu'à la Révolution. Toutefois, elle la partage en 1661 avec Michel Le Tellier, Chancelier de France qui prend le titre de Seigneur de Chaville où il construit son château (parc Fourchon actuel). A la mort du Chancelier, sa veuve, Elizabeth Turpin, estimant son domaine trop dispendieux, le vend à Louis XIV par acte des 8 et 11 décembre 1695. Viroflay et Chaville font partie du Domaine Royal jusqu'à la Révolution. La proximité de la Cour assure de nombreux emplois.

A l'époque révolutionnaire, le 5 octobre 1789, les femmes de Paris, qui réclament du pain, marchent en armes sur Versailles et ramènent le lendemain la famille royale qui passe devant l'Ecu de France.  

Au XIXe siècle, la paisible existence de Viroflay est troublée par l'occupation des Alliés en 1815, les épidémies de choléra en 1852 et 1859 et l'occupation des Prussiens en 1870-1871. 

En 1839 L'installation d'une première ligne de chemin de fer, direction Paris-Saint-Lazare, sur la rive droite (Virolfay compte aujourd'hui 3 lignes) transforme le village. Les cultures de céréales et de vignes diminuent au profit de l'élevage et des cultures de légumes. Ces exploitations et les blanchisseries travaillent pour la clientèle parisienne.   

Attirées par le charme du lieu, de nombreuses personnalités de la politique, de la presse et des arts installent leur maison de campagne à Viroflay, comme le duc de Morny, également propriétaire du très réputé Haras. Au début des années 1900 et surtout après la Première Guerre mondiale, les terres agricoles et les parcs des grandes propriétés sont lotis en une multitude de parcelles (44 lotissements en 50 ans). Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Viroflay subit quelques bombardements et voit passer le 24 août 1944 une partie de la division Leclerc en route pour la libération de Paris. Viroflay évolue, mais toujours entourée de verdure, elle reste une ville à taille humaine qui garde l'essentiel de son charme et de son harmonie.

Quelques beaux bâtiments, témoins du passé ou contemporains  

Mairie viroflay

 

 

 

L’Hôtel de Ville
Le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, président du Corps législatif, dont les enfants sont  en nourrice à Viroflay, fait construire en 1857, à côté du haras qu’il possède, une maison de campagne, le Grand Chalet, l’Hôtel de Ville actuel.

     

 

 

 

 

 

 

 

Eglise viroflay new 1024x678

 

Rue Jean Rey
L’église St-Eustache a été construite en 1543, puis plusieurs fois remaniée et restaurée. Au n°17, le Conservatoire de musique et de danse est installé dans l’ancien hôtel seigneurial du XVIIe siècle de la famille Aymery, possesseur du fief jusqu’à la Révolution. Au n° 34, la propriété de St-Vigor est construite en 1770 par un élève de Gabriel pour Louis Mercier de St-Vigor, fils de la nourrice du duc de Bretagne et du duc d’Anjou, futur Louis XV.

 


Avenue de Versailles
Au n°2, la villa Les Cèdres a été construite pour Denis Ravenel, conseiller de Louis XV. La Chaumière, ancien rendez-vous de chasse construit au début du XIXe siècle, a reçu la visite du roi Charles X. Bon Repos, construit vers 1715, a accueilli Julie Charles, (immortalisée par Lamartine, sous le nom d’Elvire), Monseigneur Dupanloup, évèque d’Orléans, qui y séjourne lors des sessions à l’Assemblée Nationale à Versailles entre 1871 et 1878, Hippolyte Taine, historien, critique littéraire et philosophe (1828-1893) et Catulle-Mendès, membre de l’Institut et du Collège de France.  

 

Rue Gabriel Péri
Les Ormes, propriété de Jules Claretie (1840-1913), journaliste, auteur dramatique académicien et administrateur de la Comédie Française. Au bas de la rue, on aperçoit encore un séchoir, l’un des derniers témoins des nombreuses blanchisseries du village.

     Ecu-de-france

 

 

Avenue du Général Leclerc
L’Ecu de France est un ancien relais de poste construit au XVIIIe siècle qui abrite maintenant la Maison des Arts et des Loisirs.

 

 

Long de 1407 m, le viaduc des Arcades est construit en 1851-52 pour raccorder le cheminde fer de la rive droite avec la ligne de l’ouest.

 

ancienne-poste


Avenue des Combattants

L’ancienne poste est caractéristique des années 1925 (elle abrite aujourd’hui la Protection Infantile), ainsi que l’ancienne “Maison des Enfants” devenue la salle Dunoyer de Segonzac.

 

 

 

 

 

    notredameduchene exterieur-47

 

Rue Rieussec
Notre-Dame du Chêne, église construite entre1960 et 1966, dont le vaste vaisseau intérieur en bois, est d’une grande élégance.

 

 

 

 

 
D'ou vient le nom de Viroflay
 

La Villa Offleni autrefois située en lieu et place de la seigneurie qui deviendra plus tard le conservatoire, serait à l'origine du nom de Viroflay. La Villa Offleni était une villa Gallo-Romaine ayant appartenu à un certain Offlenus. A partir du XIIIe siècle, les deux mots ne sont plus séparés dans le nom d'Herbtus de Villoflein, seigneur du Lieu. Sûrement par phonétisme le « L » de Villoflein fut remplacé par un « R » pour former Viroflein, puis Virofle et enfin Viroflay.

Il est virflaysien, il est celebre et il est "monstrueux"

Viroflay n'a ni calisson, ni bêtises, mais elle a son Monstrueux. Une variété d'épinard aux feuilles larges et charnues, d'un vert soutenu. L'épinard, plus scientifiquement nommé le spinaciaoleraceade de la famille des chénopodiacées, est résistant aux chaleurs estivales. C'est aussi un excellent légume d'hiver, riche en vitamines A, C, B1, B2 et en minéraux divers : calcium, iode, phosphore... On retrouve la première trace de l'épinard au XIIe siècle en Asie septentrionale. Il est introduit en France au début de ce même siècle avant d'être popularisé par Catherine de Médecis à la Renaissance. Quant au Monstrueux, on apprend qu'il a été commercialisé pour la première fois à Viroflay en 1880 par la maison Vilmorin. Son nom lui aurait été attribué par Mme Vilmorin, épouse de l'entrepreneur. Il était cultivé sur la Rive droite, le long de la voie royale, au temps où il s'agissait encore de terrains maraîchers couverts de prairies, de pépinières, de vergers et de marais. A noter qu'à la même période, les Anglais mettaient au point une variété d'épinard quasi identique, nommée plus classiquement Epinard Victoria en l'honneur de leur reine. Aujourd'hui, le Monstrueux, est toujours bien présent en France comme à l'étranger. Et à Viroflay, même si les plaines maraîchères ont disparu, la Ville compte bien relancer la culture de son célèbre résident.

Viroflay

 

Les armoiries de Viroflay se blasonnent : parti: au premier, d'azur à trois lézards d'argent rangés en pal; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d'or; au deuxième, de gueules à un chêne d'or; au chef cousu d'azur chargé d'une fleur de lys d'or. L'écu est timbré d'une couronne murale d'or et est entouré de branches de chêne.

 

 

 

Velisy Villacoublay

Blason velizy villacoublay svgD’azur à deux vols d’argent en forme de V posés l’un au-dessus de l’autre accompagnés en chef d’une étoile et en pointe de deux quintefeuilles ; entre chacun des vols de deux épis tigés et feuillés posés l’un en bande en barre, le tout d’or.

L’écu timbré de la couronne aérienne d’or et d’argent des villes bases aériennes et aéroport. L’écu soutenu par deux gerbes de roseaux d’or fruités de sable, issant de quatre burelles ondées d’argent posées en pointe. La Croix de Guerre 1939-1945, étoile d’argent appendue en pointe de l’écu brochant sur les burelles ondées.

Les deux V concrétisent les initiales de Vélizy et de Villacoublay et rappellent l’aviation. L’étoile est celle des pilotes et rappelle les astres guides, étoiles polaire et de Bethléem. 
Les deux épis de blé renvoient aux cultures qui occupaient le plateau jusqu’à l’avènement de la ville. Les deux quintefeuilles rappellent la flore forestière des massifs qui bordent la commune. 
La couronne aérienne est celle des villes aéroportuaires civiles et militaires. 
Les roseaux et l’onde nous ramènent aux pièces d’eau qui baignent le territoire communal, Les Ursines, les Ecrevisses et le trou aux Gants. 
La Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile d’argent vient rendre un hommage national aux habitants de Vélizy-Villacoublay pour leur courage et le patriotisme dont ils ont fait preuve durant l’occupation.

Vélizy-Villacoublay est une commune française située  à trois kilomètres à l'est de Versailles.

Ville industrielle, accueillant de nombreux sièges sociaux d'entreprises, elle constitue la partie nord du pôle scientifique et technologique Paris-Saclay, en cours d'aménagement depuis 2010.

A compter du 1er janvier 2016, elle fera partie de Versailles Grand Parc (VGP). Ses habitants sont appelés les Véliziens.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 893 hectares ; l'altitude varie entre 102 et 179 mètres.

La commune est située sur un plateau dominant Paris et bénéficie donc d’une altitude privilégiée, ce qui lui permet de ne pas ou peu souffrir des possibles inondations lors des fortes pluies, l’eau se déversant en aval dans la cuvette de Chaville.

Environ 313 hectares de forêt domaniale (domaine forestier de Meudon) couvrent une partie du territoire de la commune et offrent aux Véliziens de grands espaces de verdure naturels. De plus Vélizy possède plus de 65 hectares d’espaces verts.

Toponymie

Pour Vélizy

Vileriacum en 829, Villesoblen en 1169, Vilesi en 1226, Vilisiacum en 1238, Villesis en 1241, Velisi en 1276.

Nom possible d’un domaine gallo-romain appelé *Vilitiacum qui aurait donné Vélizy.

Un lieu-dit : Urcines, rappelle une paroisse disparue, s'étendant sur le plateau.

Pour Villacoublay

Villes-Coble, Villa Escoblen au XIIe siècle, Villa Escobleu au XIIe siècle, Villescoublain au XIVe siècle, Villacoublai au XVe.

Villa Escoblen, cité au XIIesiècle, était une ferme sans importance. Ledesmallus, chevalier de Vilescoblen, aurait vendu à l’évêque de Paris une propriété sise à l’emplacement de l’actuel Villacoublay.

Histoire

Les dates importantes de l’histoire de Vélizy-Villacoublay

Le hameau de Vélizy et l'étang de Villacoublay sur la planche de l'Atlas de Trudaine consacrée à Versailles, XVIIIe siècle (Archives nationales)

Le territoire était formé de trois seigneuries distinctes, Vélizy, Villacoublay et Ursine, mentionnées à partir du XIe siècle, qui, au Moyen Âge, étaient les propriétés de l'Hôtel-Dieu de Notre-Dame de Paris. C'est ensuite la famille Louvois, déjà propriétaire des seigneuries de Chaville et de Meudon, qui acquiert progressivement ces territoires. Ces domaines sont entrés dans le domaine royal progressivement à partir du XVIIe siècle et à la fin du XVIIIe siècle pour celui de Vélizy.

C’est à Vélizy, le 1er juillet 1815, que le général Exelmans à la tête des dragons culbute deux régiments de hussards prussiens qu'il chassa jusqu'à Rocquencourt ou ils furent complètement détruits par des détachements de l’armée Française. A la suite de ce combat, les gardes nationaux de la contrée ayant pris les armes et tirés sur les cavaliers Prussiens, le lendemain les troupes prussiennes, en représailles, brulèrent presque complètement le village et le pillèrent, ce qui lui fit donner le surnom de Petit Moscou

Durant la guerre de 1870, les Prussiens utilisent la cour de la ferme Rabourdin comme parc d'artillerie. C'est également à proximité de cette ferme qu'eut lieu, le 19 septembre 1870, le combat de Châtillon et l'épisode sanglant de la Grange Dame Rose ou quelques zouaves ont lutté contre une nombreuse troupe ennemie et ont été massacrés après une résistance opiniâtre.

1910 : création de l'aérodrome de Vélizy-Villacoublay. Il est devenu par la suite (1936) la base militaire aérienne 107 de Villacoublay.

1937 : L’aérodrome de Villacoublay a pris une telle importance au niveau international que le Conseil municipal de Vélizy décide, le 29 mai de la même année, que le nom de Villacoublay soit réuni à celui de Vélizy et que la Commune prenne le nom de « Vélizy-Villacoublay ».

1940 : Le 3 juin, la base militaire est lourdement bombardée par la Luftwaffe allemande. 200 bombes sont larguées par vagues successives en 35 minutes. On dénombre 9 morts, 26 blessés et 17 avions endommagés ou détruits. De plus, quelques maisons du village, qui pâtit alors pour la première fois de sa proximité avec la base militaire, sont touchées, mais les fermes restent intactes. Le 13 juin les Allemands s’emparent de la base. Le 14 juin les Allemands entrent à Vélizy-Villacoublay et réquisitionnent les bâtiments publics, la mairie, les groupes scolaires Ferdinand Buisson et Jean Macé ainsi que les fermes de la commune. Ils exigent aussi la collaboration des habitants sans pour autant l’obtenir. Les rapports entre les habitants et les occupants seront froids voire inexistants jusqu’à la libération de la ville en 1944.

1943-1944 : La base militaire aérienne, devenu une base d’opérations aérienne allemande, devient une cible d’importance pour les alliés. Les américains se donnent pour objectif de détruire la piste et les hangars de la base.

Le 24 août 1943 une centaine de B17 américains largues 1100 bombes et neutralisent la piste mais Le Clos et Vélizy-Village sont grièvement touchés, bilan : 34 morts, 106 blessés dont 46 graves et plus de 200 maisons endommagées ou détruites. Le 5 février et le 20 mai 1944 les américains bombardent le champ d’aviation de la base avec plus de succès, mais touchent aussi la grande ferme de Villacoublay, principale réserve de vivres du village. Le 22 août, les allemands évacuent la base. Le 24 août, la colonne Langlade-Massu, appartenant à la 2e division blindée du général Leclerc met en déroute les allemands embusqués dans la côte de Jouy, sur le plateau des Metz et devant Vélizy et le Clos. Ces derniers sont obligés de se replier vers Viroflay, Versailles ou Chaville et Vélizy est libérée par les forces alliées.

Le 23 août 1944, au soir, la Deuxième Division Blindée du Général Leclerc, venant de Jouy-en-Josas, s’arrête avec ses chars sur le terrain de Villacoublay. Elle y passe la nuit et repart le 24 à l’aube pour faire son entrée à Paris.

1952 : la Ville est récompensée de sa loyauté pendant la seconde guerre mondiale par une citation à l’ordre de la Nation, assortie de l’attribution de la Croix de Guerre avec étoile d’argent.

1962 : Sous l’impulsion de Robert Wagner (Maire de Vélizy-Villacoublay de 1953-1988 et qui avait déjà initié la construction d’une centaine de pavillons entre 1957 et 1958) la construction d’une première tranche de 2000 logements d’un grand ensemble immobilier est lancée, elle annonce une véritable ville nouvelle.

1965 : Construction d’une caserne des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), elle héberge aujourd’hui en tant que direction zonale Paris - Île-de-France les groupements no 1 et no 61 de CRS.

1972 : ouverture du centre commercial régional Vélizy 2.

1974 : achèvement des grands ensembles immobilier de la ville et inauguration de la nouvelle Mairie en Présence de Jacques Chirac, premier ministre.

1991 : création de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Vélizy, composante de l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il propose des formations professionnelles qui délivrent un diplôme universitaire et technologique (DUT) et des Licences professionnelles. Ces formations sont dispensées dans les domaines des technologies industrielles et tertiaires (industrie, commerce, services).

2002 : livraison du centre culturel de Vélizy-Villacoublay : « l’Onde » conçue par l’architecte Claude Vasconi. Ce centre compte notamment en son sein une école de musique, une école de danse et une salle de spectacle et un théâtre de 670 places.

2011 : Implantation de l’Institut des Sciences et Techniques des Yvelines (ISTY), délivrant deux diplômes reconnus par la commission des Titres d’ingénieurs (CTI) en informatique et mécatronique.

13 décembre 2014 : Date de mise en service du tramway T6, nouvelle ligne allant de Châtillon à Viroflay en passant par Vélizy-Villacoublay.

Vélizy-Villacoublay et l’aviation : de l’aérodrome à la Base aérienne 107

1908 : Koechlin et Pischoff réussissent des vols de trois cents à cinq cents mètres à Villacoublay.

1910 : en février le comte de Lambert découvre le site de Villacoublay où rapidement s'installent une école de pilotage et une usine de montage d'avion. En mai 1910, la société qui gère les brevets Wright s'installe à Villacoublay et y ouvre son école de pilotage.

1911 : Morane-Saulnier s'installe à Villacoublay.

1913 : l’aérodrome de Vélizy-Villacoublay est le théâtre de la victoire du jeune Brindejonc des Moulinais à la prestigieuse Coupe de Pommery (compétition d’aviation) et de son retour triomphant après son circuit des capitales d’Europe à bord de son Morane-Saulnier H.

1928 : Alfred Fronval se tue dans un accident d’avion à Villacoublay à la suite d’une collision.

1936 : L’aérodrome devient la base aérienne 107 Villacoublay. Prise par les Allemands en 1940, elle est libérée par les alliés en 1944. En 2013, cette base abrite plusieurs unités de Forces armées françaises p. ex Commandement des opérations spéciales et d'autres.

Découverte de la ville / Histoire de la ville

Les origines

Le nom de Villacoublay serait dérivé du mot latin villa. Villacoublay est formé du mot latin villa et d'un patronyme gallo-romain, Escoblenus.


L'actuelle ville est la réunion des seigneuries de Vélizy-Villacoublay et d'Ursine qui, au Moyen-âge, étaient les propriétés de l'Hôtel-Dieu de Notre-Dame de Paris. C'est ensuite la famille Louvois, déjà propriétaire des seigneuries de Chaville et de Meudon, qui acquiert progressivement ces territoires. Louis XIV achète en 1695 les seigneuries d'Ursine et de Villacoublay agrandissant ainsi son domaine de chasses royales. Vélizy, elle, entre dans ce territoire de chasses seulement sous Louis XVI.

L'empreinte laissée par Louvois est aujourd'hui visible avec l'église Saint-Denis. Aujourd'hui encore, le tympan du portail (qui n'est pas d'origine) présente les armes de Louvois, les trois salamandres.


Elles sont portées par deux lions majestueux, le tout est coiffé de la couronne royale.


Au XIXème siècle, Vélizy est le théâtre de luttes contre l'invasion des Prussiens : en 1815 tout d'abord, la ville brûle presque totalement (ce qui lui valu le surnom de « Petit Moscou »), puis en 1870-1871. Au début du XXème siècle, Vélizy et le hameau de Villacoublay comptent 270 habitants. La commune est l'une des plus importantes du point de vue agricole du département de Seine-et-Oise : 3 grandes fermes se partagent l'exploitation des fermes.

Le développement Urbain

Dans les années 30, les lotissements se développent : ce sont les actuels quartiers pavillonnaires du Clos et de Vélizy-Bas. Les pavillons de la cité Breguet voient également le jour.

La ville de Vélizy-Villacoublay est occupée par les troupes allemandes entre 1940 et 1944. La base aérienne est l'objectif des bombardements alliés à 6 reprises. Celui du 24 août 1943 fut particulièrement meurtrier pour la commune, les bombes ayant touché les quartiers d'habitations.

Après la seconde guerre mondiale, Vélizy-Villacoublay est déclarée « ville sinistrée » le 3 septembre 1945, puis en 1952, le secrétaire d'état à la guerre attribue à la ville la Croix de Guerre, hommage national rendu aux habitants de la commune. En 1958, la ville est déclarée Zone à urbaniser par Priorité. Dans les années 60, Vélizy-Villacoublay connaît donc de profonds changements.

Sous l'impulsion de Robert Wagner (Maire de Vélizy-Villacoublay de 1953 à 1988) la ville est chargée de construire un plan d'urbanisme complet en accord avec le ministère. Le plan est dressé par l'urbaniste Robert Auzelle en collaboration avec l'architecte Alain Gillot. Le Grand ensemble de Vélizy-Villacoublay voit alors le jour. En trois grandes phases, la ville prend sa physionomie actuelle : le quartier central, (le quartier du Mail) sort de la terre entre 1963  et 1966, puis à l'ouest (le quartier Mozart) de 1966 à 1970 et enfin à l'est (le quartier Louvois) de 1969 à 1975 doublé d'une zone d'activité (la zone d'emplois) et d'un pôle économique (Centre commercial régional Vélizy 2 et deux « satellites » art de vivre et Usine Center).

Histoire de la ville / L'ancien Vélizy-Villacoublay jusqu'en 1953

Implantée sur un plateau dominant Paris, en bordure de la forêt domaniale de Meudon, Vélizy-Villacoublay est une commune urbanisée de 900 hectares abritant une population de 20 000 habitants. Mais tel n'a pas été toujours le cas.

Pendant longtemps, la situation géographique de la ville, alliée à la qualité de sa terre, a fait d'elle une petite commune prospère sur le plan agricole. A partir de 1913, Vélizy accueille une population ouvrière grâce à l'installation d'industries aéronautiques.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la commune de 5 000 habitants est ravagée par les bombardements alliés. Le pilonnage a pour cible la base aérienne, occupée par les forces allemandes.

Au lendemain de la guerre, Vélizy-Villacoublay est déclarée « ville sinistrée » puis Zone à Urbaniser en Priorité (ZUP) en 1958. Les projets urbains qui vont suivre vont définitivement transformer le visage de la petite ville rurale et industrielle.

Eglise Saint-Denis (XVIIe), dite Ancienne église, aujourd'hui salle des Fêtes.

V lizy 18 16c4488L'actuelle commune de Vélizy est composée de trois entités distinctes : Ursine, Villacoublay et Vélizy. Ursine est la première à être mentionnée, en 1084, sur le cartulaire du prieuré de Notre-Dame-des-Champs. Sur cette première paroisse se trouve une chapelle consacrée à saint Denis. Au Moyen Âge, l'Hôtel-Dieu de Notre-Dame de Paris acquiert progressivement une grande partie de ces trois seigneuries : au XIIIe siècle, il est propriétaire des terres de Vélizy, puis partage avec l'abbaye Saint-Magloire celle d'Ursine et, au XVe siècle, devient copropriétaire de la seigneurie de Villacoublay.

Le 15 avril 1674, le transfert de la paroisse d'Ursine à Vélizy est approuvé. Charles Charmoy, architecte des Bâtiments du roi, est chargé d'édifier la nouvelle église sur les terres de Vélizy. Pour la nef, il réutilise des matériaux, provenant de l'église d'Ursine. Les sépultures de l'ancien cimetière sont transférées, aux frais des habitants, à proximité du nouveau bâtiment. Un étang est aménagé sur l'emplacement de l'église démolie. Depuis 1971, les offices religieux se déroulent dans l'église Saint-Jean-Baptiste. L'église Saint-Denis est utilisée pour des expositions et des activités associatives. Le tympan est orné des armoiries de la famille Louvois, propriétaire des terres d'Ursine et de Vélizy.


V lizy 14 16c44dfLa cloche de l'église Saint-Denis porte l'inscription suivante : « L'an de grâce 1862, sous le régime de l'empereur Napoléon III, j'ai été baptisée par l'abbé Marie Charles Eugène Bresson, curé de Viroflay, desservant l'église de Vélizy. J'ai eu pour parrain Henri Antoine Rabourdin, chevalier de l'ordre impérial de Légion d'Honneur, maire de la commune, et pour marraine Marie-Florentine Désirée Gauthier, son épouse. J'ai été nommée Marie ». Déposée en 1973, elle est transférée au centre de secours de Vélizy-Villacoublay, lors de son inauguration le 25 mai 1987. Elle a été de nouveau suspendue dehors près de l'église en 2000.

En 1815 et 1870-1871, Vélizy connait des épisodes douloureux lors de l'invasion des troupes prussiennes. La ville est, en partie, détruite. À partir de 1885 se développe l'histoire aéronautique de Villacoublay. Dès 1911, l'armée occupe la base aérienne de Villacoublay qui deviendra un véritable centre d'essais. Occupée par les troupes allemandes de 1940 à 1944, elle subit 6 bombardements américains. Aujourd'hui, cette base aérienne militaire est toujours en fonction. Dans les années 1960, Vélizy connait une profonde mutation. Sous l'impulsion du maire, Robert Wagner, le plateau est aménagé pour accueillir de nombreux logements et une importante zone d'activités. L'ensemble, ou presque, de la ville, est occupé par des logements verticalisés denses (tours et barres)... mais il y a tout de même, derrière l'église Saint-Denis, un champ où paissent les chevaux du poney-club adjacent, au milieu de la ville...

Au départ était la Paroisse d’Ursine, rattachée à la seigneurie de Viroflay ; l’église Saint-Denis d’Ursine appartenait au 13ème siècle aux moines de Saint-Magloire. Elle se trouvait à « demi-lieue de celle de Chaville vers le Midi », soit au lieu actuel de Vélizy-bas. Sur le plateau, Vélizy était un hameau sans église ; ses paroissiens descendaient pour le culte en l’église de Saint-Denis d’Ursine.

A la fin du 17ème siècle, l’église ancienne menaçait ruine, et les habitants obtinrent la translation de la paroisse et du service divin le 15 avril 1674. Le marquis de Louvois fit construire une autre église dans le hameau de Vélizy et, parallèlement, conçut le dessein de former des étangs à la place de l’ancienne église. Le premier rôle des décimes faisant apparaître la cure de Vélizy date de 1741 ; on peut donc estimer que la chapelle Saint-Denis actuelle fut construite dans cette période fin 17ème –début 18ème siècle.

Eglise Saint-Jean-Baptiste (1971)

V lizy 10 16c457c

Avec l’arrivée de l’aviation à Villacoublay, le village se transforma. Le 20ème siècle vit cette population exploser : 2.240 habitants en 1930, 6.000 en 1954, 14.000 en 1966. L’église Saint-Denis était devenue trop petite. Des solutions provisoires furent trouvées, au Clos, à Ste Bernadette de Chaville, ou dans une salle polyvalente. Puis la construction de l’église Saint Jean-Baptiste fut entreprise en février 1970. Le 24 janvier 1971, l’église fut consacrée par Monseigneur Simmoneaux, évêque de Versailles. C’est une vaste et belle construction, orientée est/ouest. Elle peut accueillir 700 à 800 fidèles, se répartissant en deux nefs de part et d’autre d’un autel central surélevé, recevant l’éclairage direct et naturel de l’extérieur par un vitrage situé à son aplomb. Elle est flanquée d’un clocher sur la face sud d’environ 25 mètres de haut et abritant une cloche ; ce clocher, constitué de deux lames de béton, se dresse en forme d’obélisque symbolisant l’Eternité. Les vitraux de l'église, dus au Maître-Verrier François CHAPUIS

Histoire de la ville / Les aviateurs

Les aviateurs célèbres de Vélizy-Villacoublay

Ils ont écrit l'histoire de notre ville. Ils ont accompli des exploits après s'être formés à Vélizy-Villacoublay.

  • Brindejonc des Moulinais
  • Hélène Boucher
  • Marcel Doret
  • Georges Guynemer
  • Maryse Hilsz
  • Jean Mermoz
  • Antoine de Saint Exupéry
  • Jules Vedrines

Hélène Boucher

Photographie d'Hélène BoucherHélène Antoinette Eugénie Boucher est la fille de Léon Boucher, architecte parisien, et de Élisabeth Hélène Dureau. Dès son enfance, elle reçut le surnom de Léno qu'elle gardera à jamais. À 22 ans, Hélène Boucher décide de devenir aviatrice et deviendra l'élève de Henri Farbos, pilote français (fondateur de l'aéroclub des Landes de Mont-de-Marsan en 1928). Elle passe son baptême de l'air le 4 juillet 1930.

Elle est formée au pilotage de vitesse par Delmotte et à l'acrobatie aérienne par Détroyat.

Le 8 octobre 1933, à Villacoublay, une mémorable compétition l'oppose à la virtuose allemande Véra Von Bissing. Devant 100 000 spectateurs, la démonstration de ces deux femmes fut merveilleuse, écrit un témoin : " Hélène Boucher sur son avion bleu et noir, avait volé très bas, exécuté à portée des yeux de tous, trois tours de vrille à gauche, puis à droite, deux loopings, un immelmann, deux tonneaux rapides, un autre tonneau plus lent, enfin un long vol sur le dos " tandis que l'Allemande avait évolué très haut.

Le classement ne devait pas départager ces deux championnes, et consacre le succès d'Hélène Boucher et, derrière lui, son long et persévérant travail.

Le 8 août 1934, aux commandes d'un Caudron-Renault, Hélène Boucher enlève d'une part le record de vitesse sur 100 km à 412 km/heure et d'autre part le record des 1 000 km à la moyenne de 409 km/heure (Maurice Arnoux détenait l'ancien record avec 393 km/h). Le 11 août elle s'adjuge le record du monde féminin à 445 km/heure.
Le 30 novembre 1934, Hélène Boucher se tue lors d'un vol d'entraînement sur l'aérodrome de Guyancourt aux commandes d'un Caudron C.460 Rafale. Ce sont les pilotes Raymond Delmotte, Fouquet et Goury, témoins de l'accident qui arrivent les premiers sur les lieux. Hélène Boucher gravement blessée est évacuée vers l'hôpital de Versailles, elle décède dans l'ambulance dans la côte menant de Satory à Guyancourt.
Ses obsèques eurent lieu, fait très rare, à la chapelle des Invalides.

Jean Mermoz

Photographie de Jean Mermoz

Pilote Français né à Aubenton dans l'Aisne le 9 novembre 1901.

Figure légendaire de l'aéropostale, il consacra toute sa carrière à ouvrir de nouvelles voies à la navigation aérienne. A l'âge de 19 ans, il s'engagea dans l'aviation et obtient en janvier 1921 son brevet de pilote.

Mermoz sera affecté en Syrie où il donnera libre court à sa soif d'une vie large et aventureuse.

Durant les 18 mois qu'il passa à Palmyre, Mermoz fit le dur apprentissage du métier: un incendie de moteur en plein désert le laisse 2 jours et 2 nuits, seul dans une région difficile, sans eau ni aliment au milieu des rebelles, jusqu'à qu'une patrouille de Méharistes le recueille.

Il fut rapatrié en février 1923. Il ne tarde pas à se faire démobiliser pour partir à la conquête de l'aviation civile. En septembre 1924, il rentre à la Compagnie des Lignes Latécoère où on lui confie la ligne Toulouse-Casablanca puis Barcelone-Malaga comme pilote.

En 1927, le réseau Avions Français est prolongé en Amérique du Sud. Mermoz, chargé de la mise sur pied du nouveau réseau, s'établit à Buenos-Aires.

Il rentre en France en 1930, il obtient son brevet de pilote d'hydravion à Marignane. Quelques temps après, il réalisa la première traversée postale transocéanique et battit le record de distance en ligne droite pour hydravion.

Entre 1930 et 1936, Mermoz aura effectué 2' traversées de l 'Atlantique sud.

Le 7 décembre 1936, de nouveau, il quitta Dakar à bord de l'hydravion quadrimoteurs « Croix- du-Sud » mais, à 10h47, le poste d'écoute de Dakar captait le message: « Coupons moteur arrière droit... ». Puis ce fut le silence angoissant, définitif. La Croix-du-Sud a disparu sans laisser de traces, en trainant  avec elle l'un des plus grands pionniers de nos lignes aériennes formé à Villacoublay dont toute la vie fut axée sur la traversée de cette Atlantique qui devait être sa dernière demeure. Les pilotes d'Air France on longtemps porté la cravate noire (elle est aujourd'hui bleue) pour rappeler le deuil de Mermoz (et de Guynemer).

Maryse Hilsz

Photographie de Maryse HilszNée à Levallois Perret le 7 mars 1903. Pionnière de l'aviation française, elle se spécialise dans le parachutisme. De 1922 à 1929, elle effectua 112 descentes dont 20 en double, au cours de 61 meetings, tant en France qu'en Belgique et en Allemagne.

En 1930, elle relia Paris-Saïgon et retour seule à bord de son Moth-Morane. En 1932, accompagnée de son mécanicien, elle ajoute a son palmarès Paris-Madagascar et retour.

Le 19 aout 1932, elle bat le record féminin de l'altitude sur Morane « Jockey » par 9781 mètres à Villacoublay. Après cette performance, elle présenta nos meilleurs prototypes dans les capitales d'Europe et porta son record d'altitude à 11265 mètres le 17 juin 1935 sur Morane « Saulnier ».

Elle remporta 2 fois la coupe Hélène-Boucher: en 1935, sur Paris-Cannes, à 277, 263 km de moyenne puis en 1936 sur un Caudron Rafale à 366,760 km. En tête de liste des femmes pilotes admises dans l'armée de l'air, Maryse Hislz fut nommée sous-lieutenant et affectée au Groupe de liaisons aériennes ministérielles « GLAM » à Villacoublay. Le 30 janvier 1946, victime d'une mauvaise météo, son Sibel 204 du GLAM s'écrasa dans la région de Bourg-en-Bresse au dessus de Moulin-Le-Pont (Ain), son appareil s'étant brisé en vol. Maryse Hilsz périt dans l'accident.

Officier de la Légion d'Honneur dès 1937, Maryse Hilsz fut décorée à titre « posthume » de la Médaille de l'Aéronautique pour ses brillants services rendus tant à l'aviation civile que militaire.

Antoine de Saint Exupéry

Photographie d'Antoine de Saint Exupéry

 

Écrivain, poète et aviateur français, couramment surnommé Saint-Ex est né le 29 juin 1900 à Lyon. Il fut formé à Villacoublay.

De 1923 à 1926, il fut de la grande lignée des défricheurs de l'Aéropostale: France-Amérique du Sud, aux cotés de Mermoz, Guillaumet, Serre et Collenot. On lui doit les noms devenus célèbres de Villa-Cisneros et Cap-Juby.

Il fut l'un des plus grands écrivains de son temps : « Vol de Nuit, Courrie Sud, Terre des Hommes ». Il estimait que lorsqu'on écrit certains livres, on se doit de les mettre en action. Il eut la mort qu'il espérait. Il fut porté disparu pendant la guerre 1939-1945 durant un vol de reconnaissance entre la Corse et l'Italie. Fut-il abattu par un avion Allemand, fut-ce une défaillance du matériel ? Personne ne le saura jamais.

 

 

 

Quelques photos prises sur le chemins

Imgp1735Imgp1736

Un endroit sympa pour " le tiré du sac"

Imgp1738

Au carrefour du fond de la chapelle

Imgp1739Imgp1742

 Le chêne des missions et ses pseudo dolmen

Imgp1737

L'etang du trou aux Gants

Imgp1744Imgp1743

L'etang de Meudon et le petit pont pour passer d'une rive a l'autre car l'etang de Villebon peut se deverser dans celui ci

Imgp1745

Imgp1746

A côté de l'étang de la Garenne, la Pierre aux moines avec encore un panneau indiquant que cette partie de la forêt était sur la commune de Clamart

 

Imgp1748Imgp1750

L'orangerie et le dôme de l'Observatoire

Imgp1749

Imgp1751

Et pour finir une voiture ancienne du Rotary club de Meudon

Notre circuit

Distance : 21.4 Km

Denivellé Total : 386 m ( certains passages à près de 15 %)

Temps total: 6h00

Temps d'arret: 53 mm

Un petit souci entre le Km 10 et 11 des travaux nous ont obligés à un petit contournement ( le GR à aussi été déplacé)

 

1243676536947.jpg

 

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau