La Chaussée Jules Cesar Départ de US

Aujourd'hui Patrick nous emmene sur La Chaussée Jules Cesar au Départ de US circuit Balisé en PR  JC3, temps frais le matin 6° Après midi 18°C, 16 Participants dont trois récupérés de justesse, nous avions commencé la Rando

Chaussée Jules César

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Un peu d'histoire sur la Chaussée Jules César ( Un livret du vexin français en fin de paragraphe que vous pouvez télécharger)

La Chaussée Jules César est une voie romaine qui reliait Lutèce (Paris) à Rotomagus ( Rouen) et à Juliobona ( Lillebonne). Elle fait partie, sous la forme d’un embranchement de la Via Agrippa de l'Océan, des quatre Via Agrippa construites par Marcus Vipsanius Agrippa du temps de l'empereur Auguste. On pouvait y trouver un relais tous les 15 km. Le courrier pouvait ainsi être acheminé de Paris à Rouen en une journée.

L'essentiel de son tracé dans le département du Val d'Oise est repris depuis 1824 par la route nationale 14, renumérotée D 6014. Dans le Val-d'Oise qu'elle traverse de façon rectiligne, le tracé dans le Vexin français est pour l'essentiel de son parcours un chemin de randonnée. Dans les zones urbaines de Cergy-Pontoise et de la vallée de Montmorency, son tracé est en majeure partie utilisé comme voie de desserte locale.

La "colonne vertébrale" du Vexin français

Comme un témoignage de l’influence de Rome sur le paysage du Vexin, la chaussée Jules César marque le territoire depuis plus de 2 000 ans. Elle s’inscrit dans un vaste réseau de routes militaires mises en place en Gaule entre le Ier siècle avant et le Ier siècle après Jésus-Christ. La chaussée Jules César fait partie des itinéraires stratégiques reliant Rome et les centres politiques et militaires de la province.

Cet axe structurant fait l’objet d’une attention et d’une intervention toute particulière du Parc, qui l’a inscrit parmi les 10 grands projets de sa Charte. La chaussée a été réhabilitée en chemin de randonnée en 2000 avec la réouverture des 21 km entre Puiseux-Pontoise et le hameau de Arthieul à Magny-en-Vexin. L’enjeu porte aujourd’hui sur la valorisation et la réalisation d’un schéma directeur de la chaussée. Chaque année, le Parc organise une manifestation permettant de faire connaître la chaussée Jules César au plus grand nombre.

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Nous trouvons sur la chaussée une borne reconstituée

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Imgp1586LE VILLAGE DE US

Us, autrefois écrit « Ws », est une commune du Vexin français bordant la  Viosne au cœur du Parc naturel régional du Vexin français dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France

Le village d'Us est bâti dans la vallée de la Viosne, à 40 km au nord-ouest de Paris.

La commune est desservie par une gare (Us) de la ligne Paris-Saint-Lazare - Gisors

Quoique le village manifeste une activité principalement agricole, il a été le siège d'une fonderie de métaux non ferreux de 1951 à 1998 et comprend toujours une unité de production d'Alcoa Fastening Systems spécialisée dans les fixations pour l'industrie aéronautique.

Histoire

Us tire très probablement son nom du latin Vicus, le village, ou peut-être de l'anthroponyme latin Uccius.

Le site d'Us fut habité à époque préhistorique, comme en témoigne l'existence d'une allée couverte. La Chaussée Jules-César traverse la commune. Le village semble s'être construit à la fin du XIIIe siècle autour du château de Dampont, commandant tous les fiefs alentour. Les plus vieux éléments architecturaux de l'église peuvent en effet être datés de cette période.

Etymologie

IS – Le mot US évidemment celtique est une forme de IS, qui signifie : ville fermée, endroit habité entouré de murailles ou de retranchements.

Avec l’article « al », il est devenu « al-us » ou « al-is » dénomination ordinaire des forteresses gauloises à l’époque de la conquête romaine.

Uus – On trouve la forme Uus dans plusieurs chartes du Val conservées au archives nationales (abbaye du Val près de Pontoise). On trouve aussi parfois écrit VVS, car dans l'ancienne orthographe : deux u équivalent à deux v.

Hus – Sur une dalle funéraire de la fin du XVIe siècle servant de marche à l’église d’Us, on lit presque effacée une inscription relative à un sire de Dampont, seigneur d’Hus.

WS – Au milieu du XVIIIe siècle, le h et le u se transforment en w. Sur le registre des baptêmes, mariages et décès de 1738 – 1739 – 1743 le nom de la commune est ainsi écrit nettement "Hus".

Cette forme si étrange, unique dans notre langue prise par le nom de la commune d’Us, Ws pourrait aussi provenir de la substitution fautive d’un v double aux deux u employés au Moyen Age pour en fixer la prononciation.

US – Le changement de WS en US a été effectué en 1885 au Conseil Général de Seine et Oise, après demande des Chemins de Fer qui avaient un peu de mal à le prononcer.... Cité en 1306 sous l’appellation d’US dans un cartulaire de l’Hôtel-Dieu de PONTOISE, on trouve la forme UUS dans plusieurs chartes du Val conservées aux archives nationales. 


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Emprunté à la famille Dampont, les armes de la ville se blasonnent comme suit : "D’or à la fasce de sable surmontée d’un lion léopardé du même."
Ce qui, en langage courant, explique juste que l’on y voit un lion léopardé noir (sable) passant sur fond jaune (or), le tout imageant la puissance et la richesse

Us à travers l'Histoire

    Tout commence par la découverte, au hameau de Dampont, d’un Dolmen (allée couverte), où l’on trouve 50 silex, 2 haches, 1 couteau et de nombreux vases gaulois. Ce monument de l’ère néolithique marque la naissance de Us.

    Antiquité

      Les premières traces du village remontent à l’époque gallo-romaine. Le village est situé à l’intersection des chaussées Jules-César (artère reliant Paris à Rouen) et Brunehaut, et est mentionné pour la première fois en 1066 sous le nom de "Ws". Les sires de Dampont, seigneurs du lieu, sont cités comme vassaux de l’abbaye de Saint-Denis dès l’époque carolingienne.

      Moyen Âge

      Le bourg d’Us et un bourg nouveau, il date du XIIe siècle environ, du moins comme village.
       Les premiers pas du village au niveau communautaire se trouvent au XIIe siècle, dans la foulée de la construction d’un monastère dédié à Saint Blaise et à Saint Laurent au lieu-dit "Le Cornouiller". Il devait alors y avoir dans ce lieu quelques fermes isolées, en témoignent aujourd’hui les fermes de Bouard et de l’Alleu (ferme du château). Les fondateurs du village sont certainement les sires de Dampont
      L’importance de "Ws" est ensuite confortée par la construction de l’église gothique Notre-Dame à la fin du XIIe siècle.

      Cependant, le village semble surtout s’être construit à la fin du XIIIe siècle autour du château-fort de Dampont (dit aussi "château du Héron"), qui commandait tous les fiefs alentour. En 1728, Us comptait 76 feux et 205 habitants, dont 16 feux pour Dampont avec un fermier, un berger, un cordonnier, un maçon et un tisserand.

      Temps modernes

      En 1870, l’arrivée du chemin de fer et la construction d’une sucrerie marquent un tournant décisif dans l’histoire de la bourgade.
      En 1885, le village change son nom en Us, globalement plus esthétique.
      En 1919, la grotte Notre-Dame est inaugurée, respectant ainsi la promesse faite par les Ussois si leur village était épargné par la Première Guerre Mondiale.
      En 1935, un recensement établit la population de Us à 600 individus, et les commerces sont nombreux : 13 cafés, 1 hôtel, 1 boulanger, 1 boucher, 1 crémier, 1 marchand de cycle et de chaussures... En 1935, on trouve à Us un cinéma, et une caserne de pompiers.
      Las, la guerre de 39-45 fait payer un lourd tribut à la bourgade, notamment à cause de la proximité d’une ligne ferroviaire, du terrain d’aviation de Cormeilles-en-Vexin et d’ateliers de construction aérienne à Nucourt.
      Principalement agricole, la commune voit naître après-guerre un début d’activité industrielle. En 1951, une fonderie de matériaux non ferreux est construite. Elle sera active jusqu’en 1998.

      L'église Notre-Dame

      Construite au XIII° siècle, Notre-Dame d’Us, est le plus vieux monument du village.

      Le bâtiment

      L'église Notre-Dame de Us remplace un édifice roman, probablement de la fin du XIe siècle dont il ne resterait apparent que le haut d’une absidiole à l’angle du chœur et du croisillon nord, servant de passage entre les deux. Des fouilles effectuées dans les années 1950 sous le sol de ce croisillon ont dégagé une série d’arcades en plein-cintre reposant sur de courtes colonnettes.
      Le chœur actuel a été édifié au XIIIe siècle, avec un transept dont il ne reste que le croisillon nord. Le chœur, éclairé par des lancettes, comprend une travée droite et une abside à sept pans, épaulée de hauts contreforts. Une frise à modillons cubiques courts au hait des murs extérieurs. Les nervures de la voûtes sont mono-toriques, il n’y a pas de formerets. Le doubleau est composé d’un étroit méplat séparant deux tores. Tous les chapiteaux sont décorés de longs bourgeons formant crochets.

      Dans la travée droite s’ouvre, à gauche et très bas le passage vers l’absidiole, et à droite une arcade en tiers-point vers la chapelle-croisillons sud. Son gros boudin repose sur de courtes colonnes engagées portant des chapiteaux de bourgeons. L’arc triomphal, formé d’un large méplat bordé de deux petits tores, repose sur de hautes colonnes à chapiteaux de bourgeons ; leur tailloir se poursuit vers l’orient sur le pilier jusqu’à rejoindre celui d’un formeret et celui qui supporte la nervure de la voute du chœur.
      Les piliers de la croisée sont revêtus de hautes colonnes et colonnettes. Les chapiteaux de celles qui portent l’arcade ouvrant sur le croisillon sud, et son formeret, sont placés à des niveaux différents des autres. Les nervures de la travée sous clocher se croisent sur un oculus. Le croisillon nord est contemporain du chœur. Il ne possède de fenêtre qu’à son pignon.

      La chapelle édifiée au sud de la travée droite du chœur et de la croisée (formant là un faux croisillon), comprend deux grandes travées barlongue disposées du nord au sud.

       Par la suite, chaque siècle, ou presque, verra son lot d’aménagements :

      • au XIVe siècle, sont ajoutés le croisillon nord, la nef est modernisé, un clocher carré est élevé sur le transept, et une vierge en pierre est amenée dans l’église.
      • au XVIe siècle, une statue de Saint Roch en pierre et boiseries est érigée dans le chœur. On ajoute aussi une plaque commémorant une fondation de messes par Jehan de Trossy, seigneur du lieu en 1532. Celui-ci est figuré agenouillé aux pieds du Christ, auquel il est présenté par son patron saint Jean Baptiste.
      • au XVIIe siècle, c’est une statue de Saint Sébastien qui achève le mobilier de l’église. Une sacristie est également construite.
      • à la fin du XIXe siècle, elle a été complètement refaite : ses larges fenêtres en tiers-points ont été munies d’un remplage fantaisiste. La nef a été totalement reconstruite à l’époque moderne (elle est exclue de l’inscription à l’inventaire). Elle comporte quatre travées sans bas-côté. Il semble que quelques fragments de l’ancien édifice gothique aient été réutilisés par endroits, notamment au portail et dans certains support de la voute.
        En 1899, le 2 juillet, l’Abbé Lefèvre Célestin, curé du village, a inauguré dans l’église une plaque commémorative des curés de la paroisse depuis 1530. Cette plaque en marbre noir, où sont inscrits en lettre d’or les noms de 29 curés, avait été offerte par la Famille Alfred Mézières, locataire du Château de Dampont.

      Tous ces ajouts permettront à cette construction remarquable d’être inscrite aux Monuments Historiques le 12 Juin 1926.

      Le clocher

      Le clocher est une simple tour d’un étage, percé de quelques petites baies, et couvert d’une pyramide d’ardoise. Il est constitué de quatre cloches, nommées Marie, Anne, José-Louise et Elisabeth, et qui ont été fondues en 1934 par la fonderie PACCARD, près d’Annecy.
      Installées au mois de mai 1934, elles sont gravées de la date de leur baptême, leur nom et leur poids :

      • Marie, pèse 1050 kg et donne le son « mi ». Elle sonne les heures et les demi-heures.
      • Anne pèse 530 kg, donne un « sol dièse » et sonne à la volée pour les mariages et les baptêmes.
      • José-Louise, pèse 325 kg, émet un « si » et sonne l’Angélus.
      • Elisabeth, enfin fait 225 kg ; et sonne le tocsin, avec un « do dièse ».

      Eglise notre dame us

      La Maison de Dampont

       La presque totalité de l’histoire d’Us est contenue dans celle de la seigneurie de la Maison de Dampont. D’après ceux qui ont inventorié les quelques titres anciens de l’abbaye de Saint-Denis, à l’époque franque, c’est-à-dire jusqu’aux IX e et Xe siècles, les sires de Dampont sont les vassaux de cette abbaye.

      On ne trouve pas les noms de ces seigneurs dans les expéditions guerrières, leur rôle fut surtout un rôle religieux.
      On suppose qu’ils ont été suzerains de toute la petite région qui s’étend entre Dampont et Courcelles mais ils sont en tout cas dès le XIIIe siècle officiellement inscrits comme seigneurs de Dampont, de Us, de Bouard et d’un tiers environ de la terre d’Ableiges (titre de Gomerfontaine, de Saint-Denis, de Saint-Victor et du Val-Notre-Dame).

      Mais les clercs sires de Dampont, qui s’appelaient « Hués » - nom qui est sans doute à l’origine d’Us -ne pouvaient être des religieux à cause de l’ordonnance du Pape Innocent IIIe qui empêche alors les laïques mariés d’exercer un sacerdoce.
      Quand l’église d’Us fut fondée, on a la certitude (cf le Fonds Pihon de la Forest) que les curés d’Us furent seigneurs du village jusqu’à la Guerre de Cent ans. On lit en effet sur les titres d’alors les noms de Hue, de Hus et de Tassin de Hus, prêtres et seigneurs. Comme les sires de Dampont nommaient les curés à la cure, il est certain que ces prêtres étaient des gens de leur famille, d’autant qu’on ne voit aucune intervention d’abbaye et de prieuré dans ces nominations.
      Un aveu confirme leur situation de nobles religieux, de prêtres et curés du village : c’est un hommage daté de l’an 1380 d’Hue de Dampont dit « l’Abbé » au seigneur de Marines, pour le fief du Vau-de-Vert situé entre Marine et Us.
      Vers 1450, après la mort de Jean de Dampont dit le Gentil, la terre de Dampont fût partagée entre ses neufs enfants.
      Après la Guerre de Cent ans, la maison de Dampont, qui a essaimé jusqu’au point d’avoir fourni des seigneurs à Cormeilles, à Frémécourt, à Bréançon et à Haravilliers, verra splendeur diminuer d’intensité. Ils vont disparaître, et au XVIIIe siècle, la ruine de cette maison va même s’agrandir : ils vont perdre leur fief fondamental, celui de Dampont, qui fut vendu en 1720.

      Que sont devenus les Dampont ? L’un d’eux, Charles de Dampont, racheta ce qui restait des biens de la famille auprès d’Us. Il détient la seigneurie de Bouart et les tiers environ de la terre d’Ableiges et une petite ferme à Us. C’est lui qui fut dans notre contrée le dernier des Dampont.
      Maintenant éteinte, la famille de Dampont a légué à la commune d’Us leurs  armes

      Le château de Dampont

      L’ancien manoir de la famille de Dampont fut démoli au XIXème siècle et remplacé par le château du Héron, dit "Château de Dampont", qui fut construit de 1852 à 1870 pour le comte de Kersaint.                

       Chateau de dampont us val d oise france


      Dampont est une demeure éclectique, interprétation romantique des modèles de la première Renaissance du Val de Loire. Trois pavillons massifs quadrangulaires, disposés en biais, sont reliés par de courtes ailes qui donnent à l’édifice un plan angulaire légèrement ouvert en V. Toute l’importance est donnée au développement du pavillon central auquel le confort du XIXème siècle imposa un somptueux escalier extérieur.

      En 1920, Edouard Redon dessina le parc qui entoure le château. Autour d’un étang aux contours irréguliers, l’architecte a déployé de vastes étendues d’herbe et d’essences variées. Des "fabriques", motifs d’ornement très en vogue au XVIIIème siècle, surgissent ici et là : un rustique embarcadère posé au bord de l’étang, une fausse ruine se mirant dans le bras d’une rivière, auxquels s’ajoutent un pont rustique en faux bois et un petit "Temple de l’amour" à colonnes corinthiennes.

      Le château et son vaste parc, sont classés depuis le 24 Octobre 2002

      Autres éléments du patrimoine

      • Allée couverte dite de Dampont : Elle a été découverte en 1885 au lieu-dit la Remise du vieux cimetière par M. Tavet-Delacour, qui la fait dislocer en 1893 vers le jardin de son hôtel d'Estouteville de Pontoise, l'actuel musée Tavet-Delacour. Elle s'y trouve toujours. Les dalles sont en calcaire et grès. Fait rare, le bouchon de pierre ayant fermé l'ouverture carrée de la chambre sépulcrale a été retrouvé sur place. Le mobilier funéraire retrouvé lors des fouilles est conservé au musée archéologique départemental du Val-d'Oise.

      Allee couverte de dampont

      • Ancien prieuré Saint-Blaise - ferme du Cornouillet : Après son désaffection, l'ancien prieuré bénédictin est transformé en ferme. Subsistent l'ancienne chapelle au chevet en hémicycle du XIIe siècle, le logis avec tour octogonale, la grange dîmière du XIIIe siècle et une cave du XIVe siècle

      Nous trouvons auss quelques pigeonniers

      Pigeonier

      Le hameau du Cornouiller

      Le hameau du Cornouiller, qui dépend de la commune d’Us, présente un intérêt particulier quant à son passé et aux établissements qui s’y élevaient autrefois.

      « Cornouiller » est issu du mot celte « corn », qui signifie la pointe ou la corne des chemins, ainsi dénommée au regard des deux carrefours entre lesquels le hameau était bâti et des nombreuses voies qui se croisaient sur son territoire.

      Au début du XIe siècle, le fief du Cornouiller forme un hameau de 10 à 12 feux. Au XIIe siècle, il est appelé Cornelaie, puis au début du XIIIe siècle, Cornelin, Cornelernin en 1251 et Corneleir en 1270 et 1457. En 1639, il prend le nom de Cornouillié, la Cornouillé en 1650, la Cornouillère en 1654 et enfin, le Cornouiller au siècle dernier.

      Fondation du Prieuré

      En l’an 1098, le roi d’Angleterre, Guillaume le Roux, avait ravagé tout le payes de Gisors à Pontoise. Le Cornouiller, situé sur une grande voie de communication, était désigné à la faveur des envahisseurs qui emmenèrent avec eux un énorme butin et une multitude de captifs.
      En 1117, le propriétaire, Thierry de Luzarches, qui était noble et devint chevalier par la suite, tenta de ramener la vie dans le hameau détruit en y fondant un monastère. Il appela dans le sauvage vallon de la Viosne les religieux de l’abbaye de Josaphat, diocèse de Chartres.
      La vallée où est érigé le monastère ressemble étrangement à la vallée de Jérusalem où Thierry de Luzarches était parti en croisade avec Godefroi de Bouillon. Par la suite, de nombreux croisés de la noblesse française viendront en pèlerinage au Cornouiller et certains s’y feront même enterrer.
      Le prieuré fût construit par 6 moines, l’archevêque de Rouen leur accorda les dîmes et les mêmes droits qu’à une paroisse.
      Thierry de Luzarches mourut en 1133, sans laisser d’enfants, et fut enterré dans l’église du prieuré.

      La vie monastique du Cornouiller

      Les Bénédictins du XIIe siècle cultivaient les terres entourant leur couvent en blé, orge et avoine. Ils n’observaient pas les jeûnes et mangeaient de la viande. Le couvent était riche. Jusqu’au XVIe siècle, la vie monastique est en plein essor. Les moines fêtent la Saint Laurent et la Saint Blaise. Les reliques de ce dernier ont été déposées sur les terres du Cornouiller, près d’une fontaine connue à l’époque sous le nom de « la Fontaine aux Reliques ».

      La vie monastique prend fin en 1654, et le 26 juillet 1792, le prieuré fût vendu avec tous ses biens. Il consistait, outre la ferme et ses dépendances, en 176 arpents de terres labourables, prés, pâturages et bois/friches, le tout sur les territoires d’Us, Théméricourt, Avernes, Gouzangrès et du Perchay.

      Le domaine fut adjugé à 80.000 livres par Etienne Lalouette, notaire à Pontoise.

      Il est de nos jours reconverti en « Gite de France ».

      LE VILLAGE D'ABLEIGES

      Ableiges est une commune française située dans le département du Val-d'Oise Ses habitants sont appelés les Ableigeois.

      Le village se situe dans la vallée de la Viosne, petite rivière du Vexin français, formant les Marais d'Ableiges

       Toponymie

      Ablegum, Ablinguae, Ableges.

      L'étymologie du village d'Ableiges (ou Ablege) proviendrait du celtique Ab Leg, pierre.

      600px blason ville fr ableiges val d oise svgLes armes de la Ville d'Ableiges se blasonnent ainsi : D'or, au porc-épic de sable, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent.

      Celles de la Maison de Maupeou d'Ableiges, famille seigneuriale du lieu depuis Gilles I°, anobli en 1587, 1° seigneur d'Ableiges en 1614 [après l'Abbaye de St-Denis qui la détenait depuis 1071], sont : D'argent, au porc-épic de sable

      Histoire

      Peuplée dès l'époque antique, la commune conserve des traces de la voie romaine Lutèce-Lillebonne dite chaussée Jules-César au hameau de La Villeneuve-Saint-Martin. Une importante nécropole mérovingienne a été découverte au lieu-dit des Buis ; une stèle funéraire découverte sur le site est visible au musée archéologique de Guiry-en-Vexin.

      Le hameau de La Villeneuve-Saint-Martin a été rattaché à la commune en 1843.

      EGLISE ST MARTIN800px ableiges 95 eglise saint martin vue depuis l ouest 3

      Église Saint-Martin (chœur classé monument historique par arrêté du 23 décembre 1931) : Cette église d'orientation nord-ouest - sud-est se compose d'une nef-grange non voûtée, d'un transept avec clocher central au-dessus de la croisée du transept, d'un chœur au chevet plat d'une travée barlongue, et de deux chapelles latérales du chœur des mêmes dimensions. Seulement l'ensemble chœur et chapelles latérales, datant de la seconde moitié du XII e siècle ou du début du XIII e siècle, est classé au titre des monuments historiques. Comme particularité, deux courtes galeries en quart de cercle relient les chapelles latérales à la nef, faisant saillie de l'extérieur. Sur la façade orientale, le chœur et la chapelle latérale nord ont un pignon commun, nettement plus grand que le pignon voisin de la chapelle latérale sud. Le transept sud dispose d'un pignon vers le sud, alors que le transept nord est couvert d'un toit en appentis s'appuyant contre le clocher. La base et le premier étage de ce dernier sont de style roman et proviennent de l'église précédente ; deux baies plein cintre ornées par des cordons subsistent face à la nef, mais sont en grande partie obturées. Le portail au nord-ouest est précédé d'un porche au toit à la Mansart, avec une niche à statue dans le pignon et deux pilastres doriques encadrant l'ouverture. L'église conserve la pierre tombale du comte d'Ableiges, Gilles V de Maupeou (1680-1745), remontée le long d'un mur latéral

      EGLISE NOTRE DAME

      Eglise notre dame de l assomption ableigesÉglise Notre-Dame-de-l'Assomption de La Villeneuve-Saint-Martin (inscrite monument historique par arrêté du 20 novembre 1931) : L'église de La Villeneuve, commune rattachée à Ableiges en 1834, a longtemps menacé ruine et faillit être abandonnée malgré son inscription. C'est une petite église rustique des XIIIe et XIVe siècles sans style bien marqué, avec une nef plafonnée de deux travées ; un clocher en bâtière central au-dessus du carré du transept voûté d'ogives ; un chœur d'une travée au chevet à pans coupés également voûté ; et un croisillon nord du transept non voûté. Il est dépourvu de contreforts, et son mur du chevet possède un pignon en colombages. Au sud, la sacristie occupe l'emplacement du croisillon sud, dont subsiste l'arcade ogivale bouchée. Au nord, restent les traces de l'unique bas-côté aujourd'hui disparu. Le clocher à la silhouette trapue présente une vaste baie ogivale bouchée côté sud, et une baie ogivale plus étroite côté chœur, également bouchée. Les fenêtres sont des lancettes simples, sauf les baies du chevet, qui sont plein cintre. Celle du milieu est bouchée. Le portail occidental se compose d'une porte carrée sous un  archivolte  ogival, au tympan  nu gravé du monogramme MM, ainsi que d'un  oculus en haut. Jusqu'à sa restauration récente, l'église a bien failli disparaître faute d'entretien.

      Autres éléments du patrimoine

      • Colombier de la ferme du château : De cette ancienne ferme seigneuriale subsistent des bâtiments dont certaines parties datent du  XVe siècle, mais le colombier n'est pas antérieur au XVIIe siècle. Il est de forme cylindrique et comporte deux niveaux, séparés par un larmier. Les murs sont en moellons, avec des chaînages en pierre de taille. Depuis longtemps désaffecté, le colombier a été reconverti en habitation, ce qui a entraîné le percement d'ouvertures supplémentaires.

      Ableiges 95 colombier

      • Vestiges du château : Le fief d'Ableiges, dépendant de l'abbaye de Saint-Denis depuis 1071, devient la seigneurie des Maupeou, est érigé en châtellenie en 1671, puis en comté en 1691. Le château du XIVe siècle, acheté en 1614 par Gilles de Maupeou, fut vendu comme bien national à la Révolution puis finalement démoli en 1886. Il n'en subsiste qu'un pan de mur, le colombier mentionné ci-dessus ainsi que deux caves voûtées en plein cintre : une sous le grand salon et l'autre sous la salle à manger. Dans l'une d'elles, un escalier mène à une salle médiévale souterraine voûtée sur croisée d'ogives. Par ailleurs, le musée Tavet-Delacour de Pontoise conserve sept toiles peintes à la colle (XVIIe siècle) qui ont décoré le château des Maupeou.
      • Lavoir, RD 28 : Il est aménagé dans le mur de clôture d'une propriété privée et s'ouvre sur un bras de la Viosne.
      • Le golf longé au nord/est par la  Viosne, charmante petite rivière qui alimente l'étang des Aulnes.NOTRE CIRCUIT

      NOTRE CIRCUIT

      Distance 18.260 Km

      Denivellé positif 191 m

      Temps Total 5h09

      Temps d'arret 1h03

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