Jouy le conte le 22-03-2015 avec Jean

Aujourd'hui Jean nous emmene a Jouy le Conte pour une petite rando d'environ 12 Km 6 courageux, peut etre le temps frais ou les elections n'ont pas permis à d'autres randonneurs de venir. Dommage si le temps est frais 4°C le soleil apparait rapidement et réchauffe tout le monde

Un peu d'Histoire

La ville a été occupée depuis les époques paléolithique et néolithique ainsi qu'en attestent de nombreux outils conservés au musée. Ces vestiges trouvés en nombre témoignent de la présence de populations préhistoriques, gallo-romaines et mérovingiennes (6ème et 7ème siècles).
Au 12ème siècle commence la construction de l'église romane de Jouy-le-Comte. La paroisse dépendait à la fois des comtes de Beaumont et de l'abbaye de Saint Denis. Deux petites croix gravées sur une dalle du choeur témoigneraient du passage de Jeanne d'Arc en 1429 ou 1430.
Fin 17ème siècle, les princes de Conti, qui résidaient dans leur château de l'île du Prieuré à l'Isle-Adam, développèrent leur territoire et créèrent sur la rive droite de l'Oise un parc, un potager et un petit château sur le site où s'élève aujourd'hui la poste.
A la veille de la Révolution, la paroisse de Jouy-le-Comte (640 habitants) comprenait un bourg rassemblé autour de l'église, et un hameau appelé 'Parmin'; au débouché des ponts de l'Oise, encadré au nord par le parc du château et au sud par son immense potager. Le développement de ce hameau va être autorisé par le morcellement du domaine des princes de Conti après la Révolution. Mais c'est seulement à partir du 19ème siècle que la ville actuelle va se dessiner.
En 1846 est ouverte la ligne de chemin de fer avec la gare de Parmain - l'Isle-Adam. En 1893, la commune prend le nom de Parmain.

Un peu d'histoire sur Jouy le conte sous les Conti

L’histoire de Jouy-le-Comte et de Parmain, ces deux voisines, tantôt distinctes, tantôt englobées dans une entité administrative, fait parfois songer à celle de jeunes amants séparés ou réunis selon l’humeur ou la volonté de parents autoritaires et égoïstes.

Dans les siècles passés, c’était le roi, ou des seigneurs, au gré de leur politique, ou, pour dire plus crûment, de leurs intérêts que dépendaient ces changements de statuts : tantôt Jouy - le- Comte, rattaché à Champagne, s’insérait dans le bailliage de Beauvais, tandis que Parmain, très modeste hameau, demeurait dans celui de Pontoise, tantôt elles se trouvaient ressoudées. Encore demeurèrent-elles toujours pendant les trois siècles qui précédèrent la révolution français, la propreté d’une seule famille, celles des Montmorency à partir du XVIème siècle, puis celle des Montmorency et des Boubon-Condé au début du XVIIème siècle, enfin celle des Bourbon-Conti, au milieu du XVIIème siècle jusqu’à la Révolution.

Pour n’évoquer que l’avatar le plus récent, sous la IIIème république, c’est le 5 janvier 1893 que parut "le journal officiel" le décret condamnant à mort - à la mort administrative s’entend!- la commune de Jouy- le -comte, en conférant ce titre de commune au ci-devant hameau  de Parmain.

La loi du nombre avait joué : Jouy, 642 habitants en 1789, à peine plus de 300 un siècle plus tard, sous le règne du Président Sadi Carnot ; Parmain, hameau insignifiant, jusqu’à la construction au milieu du XIX ème siècle du chemin de fer, et plus encore grâce à l’édification, sur son territoire, de la gare, devenant comme jadis les relais de diligences, centre et point de rencontre des activités humaines, 662 habitants.
Qu’était donc, avant cette petite révolution ferroviaire et économique, qui succédait à la grande, qu’était avant sa confiscation et son lotissement comme bien national en conséquence des lois de 89, l’immense domaine des Bourbons-Conti?

Bornons-nous ici à l’examen rapide de la partie de ce domaine qui occupa la rive droite de l’Oise, celle du Parmain d’aujourd’hui. Négligeons  le château princier, détruit pierre par pierre pendant ces années dramatiques  où la nouvelle société se cherchait un régime politique en conformité avec ses idées égalitaires. Bâti sur la partie nord de l’île du Prieuré, il était relié "au petit château" situé sur la rive droite ( à l’emplacement de l’hôtel de style pseudo-normand qui abrite notre bureau de poste) grâce à une passerelle en bois joliment appelée "Pont vert".

En ce "Petit château" logeaient les intendants, et, souvent, les invités du prince qui n’avaient pu être accueillis, faute de place, au château même

Mairie de parmain

La mairie de Parmain ou petit château Ducamp.

Les Origines de la Paroisse

Les origines de la paroisse de Jouy-le-Comte ne sont pas connues. Les parties les plus anciennes de l'église remontent à la première moitié du XIIe siècle. Le plus ancien texte permettant de déduire l'existence d'une église à Jouy-le-Comte date de 1159. Il s'agit d'une charte qui précise que le prieuré Notre-Dame de l'Isle Adam devait un grand muid de vin à un prêtre de Jouy. Le fait qu'il y a un prêtre sur place donne à penser que l'église est déjà paroissiale, et non seulement une chapelle desservie depuis un autre village. Le saint patron de la paroisse est St Denis Sous l' Ancien Regime, elle dépend du doyenné de Beaumont du diocèse de Beauvais. Louis Régnier a trouvé, dans une charte de Philippe de Beaumont datée de 1290, la mention d'un doyen de Jouy, et n'exclut pas que Jouy-le-Comte a été dans le passé le siège d'un doyenné. Or, sachant que les doyens étaient désignés parmi les différents curés du doyenné, ils pouvaient résider dans n'importe quel autre lieu du doyenné de Beaumont, et la mention peut aussi être interprétée dans ce sens. Le curé est à la nomination directe de l'eveque de Beauvais. La grosse dîme appartient au prieuré Saint-Martin de Boran sur Oise, qui dépend de l abbaye du Paraclet ; puis à l' abbaye de Fontevraud. Après la Révolution française, toutes les paroisses du nouveau département du Val-d'Oise sont intégrées dans le nouveau diosece de Versailles. Au cimetière, on voit toujours la pierre tombale de Jacques Philippe de Beauval, curé de Champagne sur Oise et de Jouy-le-Comte, mort le 20 décembre 1830 à l'âge de soixante-seize ans : le village ne forme donc plus une paroisse indépendante à cette époque. En 1899, sous le curé Prosper-Joseph Gaillard, et grâce aux dons de deux paroissiennes, la chapelle du Sacré coeur est édifiée à Parmain dans le style néogothique : depuis, Parmain dispose de deux lieux de culte catholiques. Aujourd'hui, la ville entre dans le périmètre de la paroisse de l'Isle Adam, qui, depuis 1966, fait partie du nouveau diosece de Pontoise, correspondant aux limites du département du Val-d'Oise.

Eglise de Jouy le Comte

L'église romane au centre de l'ancien village de Jouy-le-Comte. La construction de la nef fut entreprise au 12ème siècle. Des adjonctions se sont poursuivies jusqu'à la Renaissance, comme en témoigne l'élégante façade sud.
Jouy-le-Comte s'est développé autour de l'église et a conservé jusqu'à aujourd'hui un agréable aspect de village. On peut y voir deux anciens lavoirs près du ru de Jouy. Le charmant presbytère, aujourd'hui école primaire, fut construit au 17ème siècle par une princesse de Conti, nièce de Mazarin.

Une succession des remaniements jusqu’au XVIIème siècle donne au plan de l’édifice, cruciforme à l’origine, un caractère irrégulier. Les parties les plus anciennes remontent probablement à la fin du XIème siècle. Un clocher gothique, de forme carrée et ouvert sur chacune de ses faces par de larges baies géminées, s’élève au-dessus du transept. Le toit en bâtière semble daté du XIVème siècle, le collatéral droit et le portail latéral, attribués au Pontoisien Nicolas Le Mercier, sont érigés vers 1550. La nef couverte d’un berceau de bois, est en grande partie reconstruite au XVIIème siècle.

La restauration de l’église et la construction du presbytère sont financées par la nièce du Cardinal Mazarin, Anne-Marie Martinizzi, princesse de Conti, laquelle doit se retirer à Jouy-le-Comte dans un pavillon situé près du chevet de l’église, après l’incendie du grand château de L’Isle-Adam, survenu dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1669. Les travaux entrepris à Jouy-le-Comte sont évoqués en 1672, dans l’oraison funèbre de la princesse.

 Cette belle église orientée d’est en ouest comme il se faisait à l’époque, appartenait au diocèse de Beauvais, et fut placée sous la vocation de Saint-Denis, qui a été le premier évêque de Paris, à l’époque nommé Lutèce. L’église de Jouy fut remaniée au XIIIe et s’orna d’une jolie porte de style renaissance, percée dans le mur sud. Le coeur, la croisée du transept, et la nef en sont les parties les plus anciennes, leur construction remonterait aux années 1150 à 1190. Jeanne d’Arc serait peut être venue prier en l’église de Jouy, d’après les villageois. Deux petites croix sur une dalle du coeur marquent l’endroit où elle se serait agenouillée. L’éventuel passage de Jeanne d’Arc pourrait se situer juste après le sacre de Charles VII à Reims. Au mois d’août, Jeanne se trouvant avec le roi à Compiègne, serait montée à Paris. Un vitrail posé le 11 mai 1958 éclaire le souvenir de la jeune guerrière

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Le colombier de Boulonville aux deux mille logettes, qui fait partie de l'ancienne propriété de l'intendant des Princes de Conti, date de la même époque

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école (ancien presbytère) de Jouy-le-Comte et ancienne mairie

Au court de notre randonnée nous avons découvert pour certains un petit sentier très agréable qui demarre au bois de Champagne et rejoint la route qui meme au grand rond dont voici quelques photos

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Nous avons aussi découvert un polissoir

En 1969 une grande table de grès en partie enterrée dans le sol est mise à jour dans les bois de la Tour du Lay, au lieu-dit le Bois Brûlé, est  la propriété d'une société privée. Ce monument préhistorique est un polissoir, le seul connu dans le département du Val d'Oise, présentant notamment des restes de cuvettes de polissage, elle mesure 9m sur 6m. Elle date de l'époque néolithique qui se situe entre 2500 et 1500 ans avant notre ère, et a été classée monument historique en 1976.

En archéologie, un polissoir est un bloc de roche dure ( grès, quartzite, granit,silex) ayant servi, au Neolithique, à polir les haches de silex ou d'autres roches dures.

Le polissoir est un bloc rocheux apparenté aux megalithes portant les traces laissées par l'activité industrieuse des hommes préhistoriques : le polissage d'outils en pierre. Toutefois, la différence entre un menhir ou un dolmen et un polissoir est que ce dernier ne semble pas être associé à la pratique d'un culte. Des croyances populaires ultérieures à leur fonctionnement peuvent être liées à ces monuments.

Fonction d'un polissoir

Les stries souvent parallèles observées à la surface de ces monuments sont les résultats du polissage répété de bords d'outils. Les cuvettes souvent ovales, sont quant à elles, le fruit de l'affûtage des tranchants.

Le polissage rend les tranchants plus résistants. Avant cette opération, l'objet à polir est d'abord taillé. L'ébauche est ensuite soumise à une action d'abrasion sur un bloc de pierre humidifié. Une pression de plusieurs dizaines de kilos est nécessaire pour être efficace et le polissage d'une pièce exigeait de nombreuses heures d'un travail pénible.

Cultes et légendes associés aux polissoirs

Les groupes humains qui ont succédé aux bâtisseurs de megalithes et aux ouvriers des polissoirs ont été intrigués par ces blocs de pierres et ont voulu se les approprier. En témoigne cette gravure réalisée à l'aide d'un objet métallique, relevée sur le polissoir d Ossey les Trois Maisons. Il représente deux rectangles enchâssés barrés de deux traits. Un dessin semblable a été trouvé sur un faux dolmen à Suevres dans le Loir et Cher. Il représente trois rectangles enchâssés barrés de quatre traits : il s'agit peut-être une représentation d'un fanum ou bien d'une représentation archaïque évoquant un mandala, symbole dit de la double ou triple enceinte, probablement d'origine gauloise

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On apprend que la couverture de du dolmen de la pierre plate a Presles est un polissoir réemployé

Nous avons aussi découvert le trous aux morts

Au milieu du XIXe siècle une sépulture est découverte sur la commune de Parmain sur les coteaux de Jouy, vidée de son contenu et transformée en abri en 1903, le Maire de l'époque M. Denise décide de réhabiliter cet hypogée mégalithique unique en région parisienne. Cette sépulture collective, appelée "Trou-à-morts" s'articule autour d'une chambre funéraire de forme ovulaire creusée dans le banc rocheux calcaire ( environ 4,50 m sur 2m de large) et murée de pierres sèches.. La tombe contenait à l'origine des ossements, des outils et des silex, parmi lesquels des haches polies. Aujourd'hui deux pièces ont été conservées, un vase ainsi qu'un crâne trépané

En archéologie, un hypogée est une tombe creusée dans le sol.

En égyptologie, cette tombe désigne plus précisément une tombe souterraine (comme dans la vallée des rois) par opposition aux tombes aériennes comme les mastabas

Hélas l'accès à cette tombe n'est pas entretenue, il faut vraiment chercher pour la découvrir ( Patrick la connaissait et nous à permis de la découvrir)

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Voici comme d'habitude notre petit parcours

Circuit de 12 Km

Temps total 3h22

Arret 26 mm ( deux arrets techniques et ravitaillement de 10 mm au total environ et arret au polissoir et au trous aux morts)

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