Chaumontel

 Aujourd'hui 11 Janvier Jean nous propose un circuit dans les environs de Chaumontel,

Le temps est frais mais agréable 4°C au départ et la température remonte doucement même le soleil apparait

Chemins quand même boueux, quelques passages glissants

22 participants

Un petit peu d'histoire de Chaumontel

Chaumontel, petite bourgade du Val d’Oise, située à l’extrémité nord du département, s’étend sur une superficie de

423 ha et compte 3281 habitants (population totale - recensement de 1999).

 La ville est traversée d’est en ouest par la rivière Ysieux dont la vallée a été classée en 2002.  Implantée aux confins 

de la Plaine de France, son altitude varie entre 37m au niveau de l’Ysieux, et 122m en haut des Côtes d’Orléans. 

Au Nord, elle jouxte le département de l’Oise, en Picardie, et le grand massif forestier de la Forêt de Chantilly. 

Elle est traversée par la D316 (auparavant N16), ancienne route de Paris à Amiens puis Londres, jalonnée

de Relais de Poste aux chevaux : St - Denis, Ecouen, Luzarches, Chantilly.

La commune fait partie du Parc Naturel Régional Oise - Pays de France créé par décret le 13 janvier 2004.

Son nom provient de calvo monticulo, le mont chauve. Ses habitants sont appelés les Chaumontellois.

A priori, très peu de traces tangibles de l’occupation du sol peuvent être mises en évidence avant 1004, date à

laquelle il existe un acte de donation de Robert – le - Pieux relatif à une propriété outre - ville (hors Chaumontel)

La période préhistorique, l’avènement celtique, la romanisation, l’époque franque et la période mérovingienne ont

laissé peu de vestiges attestés sur le territoire actuel. A ce jour, un seul site a été mis au jour. Il s’agit de tombes

mérovingiennes, route de Baillon. Le terrain a été rendu à la culture.

 A partir du XIe siècle, l’étude des seigneuries, des fiefs, et de la vie religieuse permet d’avoir une connaissance plus

précise de l’histoire locale, basée sur les rares documents conservés dans différents centres d’archives .

Au XIIe siècle, en 1147, une Bulle d’Eugène III désigne parmi les biens appartenant à l’Abbaye de Montmartre

le fief de Chaumontel – les - Nonains qui est cédé à la Comtesse de Toulouse ; une chapelle y sera consacrée en 

1180 : « Capellam unam in Calvo Monticulo ».

Ferme des nonnains luzarches

450px file luzarches 95 ferme des nonnains ancienne chapelle de chaumontel

 l'ancienne chapelle de Chaumontel, construite en 1147, est consacrée par l'évêque de Senlis en 1180. Autour de

cette chapelle est édifié un couvent qui prend le nom des Nonnains. Il se transforme en ferme au XVIe siècle ;

les vestiges de la petite église sont ensuite transformés en grange. Subsistent les restes d'une travée du chœur,

dont la lumière entre par une baie en arc brisé, et, sur les murs, les voussures des arcs en plein cintre.

En 1204, la chapelle existant à Chaumontel –  la - Ville, est détachée   de  Luzarches. Elle est érigée en église

paroissiale en 1233 en tant que « succursale de Luzarches ».

Agrandie et restaurée, elle est dédicacée « solennellement sous l’invocation de Notre – Dame-de-la-Nativité 

en 1528».

L’histoire du Château de Chaumont remonte au 14è siècle. Au fil du temps, il s’est successivement appelé manoir,

maison, hostel seigneurial.

Le document le plus ancien attestant de l’existence du fief est de 1351.

à Chaumont, le Pralet est un domaine féodal dont le possesseur se dit seigneur de la ville disposant de haute,

moyenne et basse justices sur tout le territoire de la seigneurie. Cette autorité de justice lui confère le droit de juger

les actes de vol, de rapt, d’incendie, de meurtre et de larcin, d’imposer une amende ou la confiscation des biens du

condamné. Les moyenne et basse justices reconnaissent au seigneur toute compétence, dans les environs de

Paris, pour juger des affaires impliquant des sommes jusqu’à 60 sols.

En 1381, le fief comprend une maison avec tous les jardins et fossé. C’est en 1389 qu’un autre acte mentionne

l’hostel du Pralet. La propriété se compose alors de jardins, fosses à poissons, terres, prés et 70 arpents de bois

en une pièce.

Au 16è siècle, le seigneur du Preslay, vend l’hôtel seigneurial du Pralet et les dépendances du fief, le moulin à eau,

les terres et les prés. Autour de la maison seigneuriale se trouvaient des jardins. De l’autre côté du chemin, un

jardin appelé le jardin Madame servait de potager.

Une nouvelle fois, le bâtiment est en partie en ruine, les fossés comblés et les murs de clôture abattus.

Le 31 décembre 1707, le fief est acquis, par Henri III Jules de Bourbon, Prince de Condé, fils du Grand Condé,

Louis II de Bourbon.

Le bien se compose alors du château et enclos, des arrière-fiefs, des Déruchis et des Commissions.

L’acte de vente mentionne le château, les jardins, les fossés remplis d’eau, les viviers, la fontaine, le parc, la maison

et le jardin, une petite place avec jardin, une ferme située près du pont du château, une volière à pigeons, des étables

, une grange, une écurie.

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Rappelons qu’aux alentours de 1750, le jardinier du Château obtient, pour la première

fois, une poire par greffe, la célèbre Poire Baisi. L’obtention de ce fruit est le résultat

d’un lent travail commencé vers 1650, lorsque Agathe Peinapporte du nord de la France

une poirée. Au château, elle met en terre quelquespépins. Un sauvageon épineux croît

et l’arbre porte plus tard des poires classées, en 1675, parmi les meilleures.

Le poirier aurait disparu en 1789.

Cette  poire de grande renommée aussi appelée beurré de Chaumontel Il existe aussi

une poire dénommée Seigneur de Chaumontel .Les deux variétés sont cultivées au château de St Loup

dans les Deux Sèvres 

En 1776, le Prince de Condé vend le moulin de Chaumontel, dit le moulin de Glume ou moulin de Glanne,

à Bouillard du Belair. Ce moulin existait en 1238, encadré par les moulins de Bécherel et de Bertinval, situés sur le

territoire de Luzarches. Il faisait partie des huit moulins à eau de la vallée de l’Ysieux, implantés de Fosses à Royaumont. 

Le moulin est plusieurs fois revendu et est finalement remplacé par une usine de perles métalliques 

La Seigneurie disparaît avec la Révolution. Les premiers maires sont Da Louis- Charlemagne, Lemaire Rémy,

Goret Jean François, Polly Philippe, et Pluyette, Procureur de la commune.

Chaumontel comptait 67 feux (environ 280 habitants) en 1709, environ 45 feux en 1750, 75 en 1787, 325 habitants

en 1806, 412 en 1881, 509 en 1911, 471 en 1921, 584 en 1936, 646 en 1954, 869 en 1968, 1463 en 1975, 2347

en 1982, 2933 en 1990, 3250 (population municipale) en 1999, soit plus de 122 % depuis 1975.

Au XIXe siècle, l’agriculture tenait encore une place importante dans l’économie du village mais on trouvait également

des ateliers de dentelle dite de Chantilly, de passementeries, quatre ateliers de tabletterie  . A la fin du siècle, ces

activités sont remplacées par la fabrication de feuillages artificiels, d’enfilage de perles

métalliques. Les perles, employées en passementerie, sont vendues à Paris, en Angleterre et aux Etats-Unis.

Au milieu du XXe siècle, on commence à travailler des matériaux nouveaux comme le plastique Aujourd’hui, des

entreprises d’industries métalliques se sont implantées à Chaumontel : Il existe également de nombreux commerces

et une ferme datant du XVIIIe siècle.

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Ferme dequidt chaumontel

Car cette ferme a une histoire qui remonte au 17è siècle,comme en témoignent les ventes successives réalisées avant 1707, et au 18è siècle.

En 1623, il est fait mention de la ferme de Chaumontel, rue du Tertre, située vis à vis de l’église et du cimetière,

tenant à la ferme louée à Carton, avec 86 arpents et 5 perches et demi de terre et 5 arpents et 3 perches et demi de

prés, louée à Guillaume Guénot et à Jeanne Camus, sa femme.

Aujourd’hui, la ferme Dequidt est la seule qui reste en activité. Elle s’est recentrée sur des activités de polyculture

après avoir abandonné celles liées à l’élevage et à la production de produits laitiers.

 L'église de Chaumontel : Notre Dame de la Nativité 

Dès le XIème siècle, une chapelle existait à l’emplacement de l’actuelle église, faisant partie des quelque quarante

écarts que comptait alors la paroisse de Luzarches. En 1204, la chapelle est détachée de la paroisse de Luzarches

par Eudes de Sully, évêque de Paris. En 1233, par lettre spéciale, l’église de Chaumontel est érigée en Eglise paroissiale.

« () Sachez vous tous, que de l’assentiment du Vénérable Guillaume, notre Père, par la grâce de Dieu, Evêque de Paris,

et de Clément, Prêtre de l’Eglise paroissiale de Luzarches, nous avons concédé aux habitants de Chaumontel qu’il y ait

dans Chaumontel, une Eglise paroissiale () Donné l’an du Seigneur 1233, au mois de juin. »

La cure de l’église ND de Chaumontel dépend alors du Chapitre de St Cosme de Luzarches, qui nomme

ordinairement aux fonctions curiales de cette paroisse, l’un de ses chanoines.

D’une enquête réalisée en 1489 auprès de l’Officialité de Paris contre Philippe Certain, Curé de Chaumontel, il ressort

que, l’église de Chaumontel étant alors en ruines, les habitants vivant dans le village pendant les guerres contre

l’Angleterre, sous le règne du Roi Charles VI, n’assistaient plus qu’en petit nombre, aux offices en l’église St Damien

de Luzarches.

 Au début du XVIe siècle, l’église est réparée et la dédicace solennelle prononcée le 11 octobre 1528 par François de

Poucher, évêque de Paris, sous l’invocation de la Sainte Vierge, dont la fête était célébrée le 8 septembre.

Tout au long du XVIIe siècle, l’église est reconstruite en partie ou réparée : clocher, toiture et charpente et coq sont tour

à tour remis en état. Les artisans de la région sont présents sur le chantier et les carrières situées aux Brûlis sont

exploitées pour fournir la pierre nécessaire aux restaurations du clocher.

Le Pouillé de 1767 de l’église Notre-Dame de Paris confirme les renseignements sur l’église de Chaumontel.

 La paroisse de Chaumontel compte alors quelque deux cents fidèles.

En 1793, l’église de Chaumontel est de nouveau fermée.

En 1809, la paroisse de Chaumontel est réunie à celle de Luzarches pour le culte.

En 1830, il est proposé de détruire l’église, le curé de Luzarches n’y venant plus que rarement.

Jusqu’en 1844, les deux paroisses vont célébrer ensemble en l’église St Damien de Luzarches les offices religieux.

Cette année là, le conseil municipal de Luzarches demande que l’église de Chaumontel soit à nouveau érigée en

succursale, prenant en considération le fait que les communes de Luzarches et de Chaumontel ont des administrations

différentes, qu’étant séparées sous le rapport temporel, elles peuvent également l’être spirituellement.

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Le 25 avril 1845, une ordonnance royale érige de nouveau

l’église de Chaumontel en succursale. L’église est « pourvue de tout

ce qui est nécessaire à l’exercice du culte catholique, apostolique et

romain », grâce aux dons de M. Philippe Auguste Seydoux, maire de

Chaumontel de 1843 à 1852, et de sa famille.

Le presbytère, qui a abrité les curés de Chaumontel, se trouvait dans

la rue des Deux Ponts. Il fait, aujourd’hui, partie intégrante de la mairie.

Outre ses murs, reste encore visible, l’escalier en bois donnant accès aux

niveaux supérieurs.

 Le clocher abrite quatre cloches. En 1638-1640, les cloches sont fondues et le métal permet d’en fondre quatre 

nouvelles. En 1653, trois cordes de chanvre sont acquises pour la cloche moyenne et les deux petites. En 1672-1673,

 quatre nouvelles cordes sont achetées. L’église reçoit au cours des XVIIe et XVIIIe siècles de nombreux dons :

Une croix d’argent offerte par Mme Claude Fichepin, veuve de Messire Jean Tronçon, avocat au Parlement et Seigneur 

de Chaumontel la Ville et du Prélay (voir autrefois Chaumontel n°2) ; un parement d’autel garni de broderies et de 

dessins à fleurs, avec les outils de la Passion du Christ par Claude Tronçon, procureur au Parlement de Paris ; un don 

pour l’achat d’ornements Mme de Lamoignon. Mme Geneviève Besnier, veuve de M. Jules Charles Touron d’Arsilly, 

lègue à l’église de Chaumontel une croix de diamant dans laquelle se trouvait un morceau de la vraie Croix.

En 1789, Claude Honoré Girardière, orfèvre à Luzarches, fabrique un cœur enrichi de trophées et accompagné de 

deux anges. Il s’engage à nettoyer les chandeliers et le Christ argenté, ainsi qu’à restaurer la grande Croix, pour

 Noël 1789 !

Au XIXe siècle, l’abbé Lebeuf a vu dans le chœur les tombes de deux écuyers portant les inscriptions 

« Cy-gist Oudart de Bercheires escuyer qui trespassa l’an de grâce M.CCC.LXIX, le XXVIII jour l’avril. priez Dieu pour

 l’âme de lui. » ( 28 avril 13 69) et « Cy-gist Jean de Bercheires fils dudit Oudart qui trespassa l’an MCCCC et douze,

 le vendredi après la Toussaint. Priez Dieu pour l’âme de lui. » (1412). Deux oiseaux figurent de chaque côté de leur 

silhouette. Sur une autre tombe, une épitaphe « Cy-gist Bonaventure de la Chaussée Sieur du Boucheau » qui décéda

 le 7 mars 1613. Du côté septentrional du chœur, dans la chapelle de Saint Claude, une autre tombe sur laquelle on lit :

 « Cy-gisent Maistre Jehan Tronçon en son vivant Seigneur de Chaumontel et Claude de Fichepain sa femme » morts 

en 1590 et 1612.

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Aujourd’hui, une partie des tombes reste visible grâce au retrait du 

carrelage qui les recouvrait. Malheureusement, 

seules les inscriptions relatives à Jean Tronçon sont encore 

déchiffrables. La totalité de la dalle a été piquée au 

marteau pour les besoins du carrelage, faisant disparaître

 tout autre ornement.

Le cimetière

Le cimetière primitif de Chaumontel, aujourd’hui disparu, se trouvait à côté de l’église. Une enquête réalisée en 1489

 auprès de l’officialité de Paris, révèle que les inhumations des gens de Chaumontel, durant la guerre de Cent Ans, 

se faisaient, non plus à Chaumontel, mais dans le cimetière de Luzarches.

Au XIXème siècle,  on prévoit des travaux à l’église :

« L’adjudicataire et ses ouvriers devront n’endommager en rien que ce soit les tombeaux, pierres, croix, épitaphes,

 et autres insignes qui se trouvent dans le cimetière entourant l’église, et que la nécessité exigeant quelques 

déplacements instantanés, ils ne le feraient qu’en présence du Maire et ils seraient obligés de remettre à leurs frais

 dans l’état primitif les objets déplacés. Les matériaux iront dans le Chemin de Bertinval ».

La plupart des seigneurs de Chaumontel ont été inhumés dans ce cimetière. Un postillon, en 1648, et le garde du 

moulin de Chaumontel, en 1716, ont également été inhumés dans ce cimetière. De l’ancien cimetière, il ne subsiste, 

aujourd’hui, que l’ossuaire adossé au mur de l’ensemble scolaire.

L’église aujourd’hui

L’œuvre de l’abbé Corriger est présente encore aujourd’hui en l’église de Chaumontel qui fait partie du groupement 

paroissial des 10 clochers, appartenant au doyenné de Luzarches. La zone pastorale du Pays de France regroupe

 quatre doyennés dont celui de Luzarches. Le diocèse de Pontoise exerce son autorité sur les zones pastorales. 

Le père Dominique Pissot, arrivé en 2005,  est responsable du groupement paroissial des 10 clochers.

 Le père Nicolas Guiollot, vicaire épiscopal, a en charge la zone pastorale du Pays de France et Mgr Riocreux est 

l’évêque résidant au diocèse de Pontoise.

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Chaumontel 5

Bref descriptif:

L’Eglise actuelle comporte encore des éléments du 13ème

siècle. Le plan comporte 3 vaisseaux de 4 travées

achevées par un chevet plat. Le clocher s’élève sur

le côté sud du chœur. Le chevet présente encore

les 3 baies en ogive de l’église du 13ème siècle.

La nef primitive ne comportait sans doute pas de

bas côtés : ils ont été ajoutés au 17ème siècle.

Le mur nord de la nef a ainsi été percé d’arcades irrégulières.

A l’intérieur de nombreuses statues sulpiciennes peuplent les bas côtés. Des vitraux garnissent les baies,

représentant les effigies de St Augustin et de Pie X.

L’église reçoit la lumière diffusée par des verrières composées de douze vitraux figuratifs, dont un ensemble

ornant trois baies, dans le chœur, et un vitrail moderne, dans le bas côté situé au sud. De facture contemporaine

, puisqu’ils ont été posés au début des années 30, ils n’en sont pas moins remarquables et méritent de la part

des visiteurs un regard attentif.

Ils ont été restaurés en 1995, déposés et remis en plomb. Le vitrail de la Vierge, au sud, est une donation de la

municipalité de Chaumontel en mars 1995. ( les photos de ces vitraux sont visibles sur la 2ème page "lire la suite")

Qui était l'Abbé Corriger?

L'abbé Antoine Corriger est né en Lorraine en 1884, dans le village de Sarraltroff.

Le jeune Antoine fut éduqué dans une atmosphère de grande piété et fit ses études

de séminariste dans le diocèse de Versailles. Devenu prêtre, il fut, pendant quarante

ans, curé du village de Chaumontel (Val-d'Oise), qui dépendait du diocèse de

Versailles avant la création du diocèse de Pontoise.

L’abbé Corriger a caché, pendant quatre ans, sous l'occupation nazie, quinze Juifs, dont neuf enfants, de la famille

Picovschi, immigrés originaires de Roumanie, dans les locaux paroissiaux. Le secret de son action est connu

seulement de sa sœur Lise et de sa gouvernante.

Il a également oeuvré pour la restauration des églises de Chaumontel et Seugy. L’abbé Corriger multiplie ses

interventions pour voir ses églises « animées et chantantes » et donner aux « paroisses des œuvres durables ».

Les bois de Chaumontel 

Dans son ouvrage La Forêt de Chantilly, Gustave Macon déclare qu'il est difficile de présenter une étude des bois de

Chaumontel en raison de l'étendue de ces bois, des défrichements successifs et des reboisements, de la division

des bois en plusieurs fiefs, de leur réunification, voire de leur nouveau découpage à la suite d'héritages, enfin de la

mouvance des fiefs et des arrière-fiefs.

Il serait vain, en effet, de chercher sur une carte ou sur un plan cadastral l'appellation de « bois de Chaumontel ». 

Les bois situés au nord du territoire se nomment bois de Coye, compris dans le domaine de Chantilly. Ils incluent 

le bois de Chaumontel dont Gustave Macon nous dit, pour clarifier ce point, qu'il comprend le fief de la Charbonnière, 

le fief Vitel, le fief de Saux, le fief des Tournelles, le fief du Pralet, le fief Boulie-Maillard, le fief des Trois-Frères, 

le fief Brandin, les Coutumes, le Verpignon (ou Vert-Pignon), les Déruchis 

Les bois Vitel, des Tournelles et Brandin sont cités dès le XIVesiècle. C'est ainsi que le 18 août 1351 Pierre de 

Landes, changeur et bourgeois de Paris, acquiert de Robert Guy, chevalier, et Isabelle de Béthancourt, sa femme, et 

de Nicolas Morle, frère de Robert Guy, 92 arpentsde bois dont 55 sur le bois Brandin et 25 sur le bois Vitel, les 12 arpents

 supplémentaires se trouvant en dehors de la forêt actuelle. Le bois des Tournelles de 14 arpents passe également à 

Pierre de Landes, le 13 février 1354, lors d'une transaction avec Jean de Chaumontel, écuyer, fils de feu Mahiet deChaumontel 

À la fin du XIVe siècle, Robert le Tirant possède le bois Vitel.

Le fief des Tournelles, qui est aux mains d’Agnès de Goussainville, femme de Philippe de Trie, relève d'Attainville 

Le bois Brandin appartient vers 1350 à Pierre Brandin.

Les biens de Robert le Tirant sont vendus, après sa mort (vers 1420). Ils appartiennent successivement à Jean Piau,

 , puis à Hugues Bailly, , par donation de Jean Piau, à Quentin Tuleu,  avant d'être mis en possession de Nicolas du Ru

Le fief du Pralet comprend une pièce de bois de 70 arpents au Buisson de Chaumontel.

Le fief de Saux, d'une contenance de 20 à 22 arpents est détenu par Jean de Chaumontel en 1353 ; il devient 

propriété de Pierre de Chaumontel en 1381, puis de Jean de Berchères en 1403, enfin de Nicolas du Ru en 1459.

Le bois de la Charbonnière couvre 52 arpents. Louis de Chaumontel en devient propriétaire en 1391 ;

Le bois de la Charbonnière ne conserve pas longtemps sa contenance de 52 arpents. La mise en culture des terres

 et le défrichement ont raison d'une trentaine d'arpents. Les « Deffriches » ou « Desieuruchiz » font leur apparition.

Le Buisson de Chaumontel se compose des bois des fiefs de la Charbonnière, Vitel, de Saux, des Tournelles et 

du Pralet. Il appartient en totalité, ainsi que le bois Brandin, à Guillaume du Souchay puis à ses enfants.

. En raison des dettes de Guillaume du Souchay, les bois Vitel et Brandin sont saisis et vendus en août 1530 à 

Jean Buzennier, bourgeois de Paris, qui les transmet dès leur acquisition à Nicolas Avrillot, seigneur de 

Champlâtreux.

Jehan Tronçon récupère l'héritage de Louis du Souchay, sauf 8 arpents du fief du Pralet, les bois Vitel et Brandin ; 

il y adjoint le fief Boulie-Maillard, le fief des Trois-Frères, et une partie du fief du Verpignon ou Vert-Pignon

Le fief Boulie-Maillard relève du fief du Pralet. En 1367, il est tenu par Nicolas Quinement, bourgeois de Paris, en

raison de sa femme Guillemette, . Il se composede 10 arpents de bois tenant d'une part à Oudard de Berchères,

Le fief des Trois-Frères, propriété des seigneurs de Luzarches, est baillé entre 1507 et 1520 à Pierre Moreau, qui le

défriche et le met en culture. À la suite de Guillaume Brisart et Pierre Moreau, Marc de la Fontaine, 

se rend acquéreur du fief Boulie-Maillard et du fief des Trois-Frères. Ces fiefs sont vendus en 1536 à Martin et

Jean de Blandureau

En 1536, Jehan Tronçon acquiert de Jean de Blandureau « un fief noble nommé le fief Maillard, qui consiste en

12 arpents tant terres labourables que buissons en une pièce, au lieu-dit le Buisson de Chaumontel, tenant d'un

côté au bois Brandin, d'autre aux Usages de Chaumontel, d'un bout aux terres des Trois-Frères, et d'autre bout

aux hoirs de défunt Philippe de Suze; une pièce de terre et bois de 12 arpents et demi au terroir de Luzarches,

au lieu-dit les Trois-Frères, tenant d'un côté au bois de Luzarches, d'autre aux hoirs de Robert Devouges et autres

, d'un bout aux bois de Luzarches, d'autre bout au bois Brandin et au fief Maillard, tenue et mouvant de Luzarches ».

Le fief du Verpignon ou Vert-Pignon relève du fief du Pralet. En 1358, il appartient à Guillaume de Rocquemont ;

en 1389, à Étienne Braque. Jean Bureau,  en est propriétaireau milieu du XVesiècle. Son fils, Simon, en hérite en 1463. En 1475, Simon Bureau dit tenir de Guillaume du Souchay

seigneur de Chaumontel, le fief qui comprend 22 arpents de bois au Buisson de Chaumontel, tenant, d'une part, au

grand chemin de Senlis et au bois des Coutumes de Chaumontel, d'autre part, aux bois de Guillaume du Souchay.

Maintenant quelques photos de notre randonnée

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Notre Circuit

Localité de départ Chaumontel
Localité d'arrivéeChaumontel
Distance 10.998km
Altitude min.46m
Altitude max.137m
Dénivelé Tot. +186m
Temps total : 2h55 mm
Temps d'arret 15 mm

Crayon 2

Apres cette petite randonnée certains ont été à Luzarches rendre hommage au victimes des attentats de cette semaine

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L' eglise, ses vitraux, ses statues

L’église reçoit la lumière diffusée par des verrières composées de douze vitraux figuratifs, dont un ensemble ornant

trois baies, dans le chœur, et un vitrail moderne, dans le bas côté situé au sud. De facture contemporaine, puisqu’ils

ont été posés au début des années 30, ilsn’en sont pas moins remarquables et méritent de la part des visiteurs

un regard attentif.

Ils ont été restaurés en 1995, déposés et remis en plomb. Le vitrail de la Vierge, au sud, est une donation de la

municipalité de Chaumontel en mars 1995.

Les vitraux des bas côtés sont composés de deux scènes, l’une située dans la partie supérieure et l’autre dans la

partie inférieure. Chaque scène comporte une maxime proposant les règles de vie en accord avec les préceptes

chrétiens. Ils ont été conçus à la gloire de l’Eucharistie durant la mission de l’abbé Corriger à Chaumontel, dans le

cadre de son action en faveur de « la résurrection des petits clochers de France ». Ces vitraux ont été réalisés, en

1932, par l’entreprise Houille, spécialisée dans les vitraux d’art pour édifices civils et religieux, installée à Beauvais

dans l’Oise.

carte postales - vitrauxA cette occasion l’abbé Corriger fait confectionner une série de cartes

postales qu’il offre aux Œuvres sociales de Chaumontel. Nous avons

pu reconstituer cette collection de cartes – numérotées de 1 à 14 -

grâce à la famille de Paul Ozaneaux, pharmacien à Chaumontel

jusqu’en 2005, qui en possédait la quasi-totalité, les cartes manquantes

ayant été retrouvées dans les archives paroissiales de Luzarches

aimablement communiquées par le Père Dominique Pissot. L’une des cartes postales de la série porte sur la

statuaire de l’église, dont «  trois vierges en bois classées des XIVe et XVIe siècles » et les « statues des Douze

Apôtres en terre cuite », ainsi que « quatre cloches » .

Chacune des cartes situe géographiquement Chaumontel :« Ile-de-FranceChaumontel (par Luzarches) S.-et-O.

600h., 30km de Paris, sur la route de Chantilly (8km).

Naguère village de bûcherons ; aujourd’hui, usines de perles, nacre, galalith. »

Suit une rapide description de l’église :

« Eglise N.D. de la Nativité , commencée au XIIe s., malheureusement inachevée et déformée par des maçonneries

sans art. Restaurée en 1928, 1929, 1930. Trois vierges en bois classées XIV-XVI s. Quatre cloches. Statues des Douze

Apôtres en terre cuite. »

Enfin la scène du vitrail, accompagnée de son commentaire, complète la reproduction.

En présentant cette série de cartes postales, reflet fidèle des vitraux qu’il a fait installer dans l’église, l’Abbé Corriger

a sans doute souhaité montrer aux Chaumontellois le chemin d’une vie menée dans le respect de son prochain.

A l’instar des bas-reliefs des cathédrales, il invite tout un chacun à regarder et lire les maximes afin de les méditer.

Le dimanche 19 juin 1932,  l’abbé organise la bénédiction des vitraux et invite Monseigneur Mério. La cérémonie est 

animée par la fanfare et les choeurs des Petits Infirmes de St Jean-de-Dieu, les chœurs de Luzarches, Coye, Belloy,

Chaumontel, des Œuvres de Coye-la-Forêt et des Scouts de France.

Chaque vitrail illustre un événement miraculeux qu’il nous a paru intéressant de commenter au fur et à mesure des

stations.

En se retournant, au-dessus du maître autel, le chœur reçoit la lumière diffusée par une verrière composée de trois

vitraux.  Elle est signée par deux peintres verriers de la fin du 19è siècle, demeurant à Paris : Hubert et Martineau.

Au centre, le Christ en gloire, avec une dédicace à la mémoire de Mr. E. Eugène Goupil décédé à Chaumontel le

24 octobre 1895 (Eugène Goupil a été maire de Chaumontel de 1892 à 1895). A sa droite, un évêque,

reconnaissable à sa mitre et à sa crosse, et à sa gauche, Ste Augustine.

3vitraux

Sainte Augustine ou Olivia (surnommée Livia) Pietrantoni naît près de Tivoli (Latium) en 1864, dans une famille

de petits agriculteurs à la foi et aux vertus solides. Après une enfance et une adolescence consacrées à ses

proches et aux travaux des champs, elle assume une responsabilité religieuse et morale auprès de ses jeunes

compagnes avant de décider de vouer son amour au Christ.

A 22 ans, elle entre à Rome chez les sœurs de la Charité, ordre fondé par Ste Jeanne-Anthide Thouret. Devenue

Sœur Agostina, elle soigne d’abord les enfants à l’hôpital du Saint-Esprit, puis les malades gravement atteints de

tuberculose. Elle contracte elle-même la maladie mais en guérit miraculeusement. Soutenue par la Sainte Vierge,

elle parvient à accomplir sa mission humaine et religieuse, dans un milieu hostile : les Pères ont été chassés et les

crucifix et autres signes religieux, interdits. Certains malades se montrent violents. Elle répond par la charité et la prière

. Le pire de tous, Joseph Romanelli s’en prend à Sœur Agostina et menace à plusieurs reprises de la tuer.

Le 13 novembre 1894, il la frappe. Elle meurt et lui pardonne en priant la Vierge.

Arrivé dans la nef et étant face au chœur et au maîtreautel,on peut voir, au-dessus du portail, la vierge, saintepatronne

de l'eglise

Vitrailvierge

Dans l’église et  vers le bas-côté nord, dont le mur extérieur fait face à l’ossuaire. Observons les quatre baies qui se font suite.

Miraclebolsena miracledela

Miracle de Bolsena

La messe de communion est plus que tout.

Survenu dans la basilique Sainte-Christine de Bolsena,

au nord de Romeen 1263. En proie au doute, Pierre de

Prague, prêtre de Bohême, demanda à Sainte Christine

d’intercéder en sa faveur pour que sa foi se fortifie.

Au moment où il célébrait l’Eucharistie, l’hostie, qu’il

tenait au-dessus du calice, prit une teinte rosée et des

gouttes de sang tombèrent. Le miracle fut constaté par

le pape Urbain IV qui instaura la Fête Dieu en 1264. Le

miracle est relaté par les fresques de la cathédrale d’Orvieto.

Miracle de la mule  (Benignitas 16,6-17).

L’Eucharistie est le plus sanctifiant des sacrements.

Dans la région de Toulouse, Saint Antoine ayant discuté

avec véhémence du sacrement salvateur de l’Eucharistie

avec un hérétique et l’ayant presque convaincu, ce dernier

tente de se dérober en proposant de se soumettre si sa mule, privée d’avoine pendant trois jours, néglige sa

nourriture pour lui préférer le sacrement divin. A la fin du jeûne,l’animal s’incline, s’approche et s’agenouille

devant l’hostie offerte.

Parabole robenuptiale

Parabole de la robe nuptiale (Matthieu 22,1-14)

L’eucharistie nous préserve des péchés mortels

Concile de Trente.
Parmi tous les invités conviés aux noces du fils du

roi, un seul ne porte pas la robe nuptiale. Le roi

l’interroge, mais il ne trouve pas utile d’expliquer son

apparence singulière. Il refuse d’accepter les rites et

par là s’exclut de la communauté.

Parabole des invités au Banquet

Pie X déclare requis pour la communion : 1 l’état de

grâce 2 l’intention droite.

Un roi donna un grand dîner pour célébrer les noces

de son fils. Il invita beaucoup de monde. A l’heure

du dîner il envoya ses serviteurs dire que le repas

était prêt mais les invités s’excusèrent pour de

raison futiles.Par deux fois, le maître ordonna aux

serviteurs d’aller chercher d’autres convives, même

les plus humbles.

 L’Eucharistie est pareille à un festin d’alliance. Le dessein de Dieuest de rassembler. Celui qui choisit de refuser

d’y participer devra en assumer les conséquences.

Nocesdecana

Incrédulité de Saint-Thomas 

(Evangile selon saint Jean. 20:24-29)

Vous êtes mon Seigneur et mon Dieu St Thomas.

Thomas refuse de croire à la résurrection de Jésus :

"Si je ne vois pas dans ses mains la marque des

clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des

clous, si je ne mets pas la main dans son côté,

non, je ne croirai pas !" LeChrist répond alors :

"Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance

ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être

incrédule, sois croyant." Il guide la main de

Thomas vers la plaie ouverte en écartant le

pan de son habit pour découvrir son côté.

Thomas s’exclame : "Mon Seigneur et mon

Dieu !", donnant pour la première fois à Jésus

son véritable titre.

  Noces de Cana

Qui mange ma chair a la vie éternelle NSJC

L’Evangile selon Saint Jean (2,1-11) dit que« Le troisième jour, il y eut une noce à Cana de Galilée. La mère de

Jésus était là. Jésus aussi fut invité à la noce ainsi que ses disciples. Le vin venant à manquer, la mère de Jésus lui

dit" Ils n’ont pas de vin". Elle dit alors aux serviteurs : "Faites ce qu’il vous dira". Il y avait six jarres de pierre destinées

aux purifications des Juifs. Jésus dit : "Remplissez d’eau ces jarres". Quand l’ordonnateur  eut goûté l’eau elle était

devenue vin. La présence de Jésus est source de bénédiction.

Multiplicatiopains

La multiplication des pains (Jean.6 :1-15):

Les premiers chrétiens accourraient chaque jour au

banquet de vie et de force. Pie X
Les douze disciples demandent à Jésus de

disperser la foule, afin qu’elle aille dans les

villages et dans les campagnes des environs, pour

se loger et trouver des vivres. Jésus leur demande

alors de leur donner à manger ; mais il ne reste

que cinq pains et deux poissons, et il y a environ

cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples de

les faire asseoir par rangées de cinquante. Alors,

il prend les pains, les bénit, les rompt et les

donne aux disciples, afin de les distribuer à la

foule. « Ils mangèrent tous et tous furent rassasiés. »

Cette multiplication des pains se retrouve dans les

quatre évangiles.

La manne dans le désert ( Jean.6 :30-35)


Qu’à chaque messe les fidèles communient. Concile de Trente 1545

Le peuple de Dieu, esclave du Pharaon d’Égypte, sort d’Egypte avec Moïse. Après avoir traversé la mer, il marche

longtemps dans le désert vers la Terre Promise. La nourriture se met à manquer et tous ont faim. Ils disent à

Moïse que Dieu aurait dû les laisser en Égypte. Ainsi ils ne mourraient pas de faim. Dieu dit à Moïse que le

peuple ne croyait pas en lui et qu’il allait envoyer du pain et de la viande du haut du ciel. Le soir venu, un vol de

cailles s’abat sur le camp des Hébreux.  Tous mangent de la viande.  Le lendemain, le sol du désert est couvert

de petits grains blancs au goût de miel : la manne. La marche dans le désert dure 40 années et chaque jour,

Dieu envoie la manne.

Le bas coté sud , nous trouvons un vitrail moderne don de la municipalité en 1995 representant la vierge et ensuite

trois vitraux

Vitrailmoderne

Miracledegargam

Miracle de Gargam

Dieu riche infiniment n’a pas pu nous enrichir

plus. Saint Augustin

Guérison miraculeuse de Gabriel Gargam en

1899, à Lourdes.

Employé des postes il est victime d’un accident

de chemin de fer sur la ligne Paris Bordeaux.

Il est très grièvement blessé. Atteint de

gangrène il mène une vie misérable, assisté

par 2 infirmières et nourri par sondes. Les

docteurs attestent qu’il restera grand invalide

à vie. Deux ans plus tard, sa mère réussit à le

convaincre d’aller à Lourdes. Il n’avait alors

jamais pu quitter son lit. Après une visite à la

grotte miraculeuse, il s’évanouit et sa famille

croit qu’il était décédé. Le prêtre portant

l’Hostie passe devant cette famille éplorée et

les bénit. Gargam, réanimé, se redresse et fait quelques pas. En 1901, il est déclaré complètement rétabli. Un peu

plus tard, ilentreprend un voyage en France pour faire connaître ce miracle. Il fut d’ailleurs reçu à Luzarches ou il

donna une conférence.

Résurrection de Lazare (Jean 11 :1-46)

Dieu tout savant n’a pas su donner plus;

L’épisode occupe une place centrale dans l’évangile selon Saint-Jean à la fois par sa situation et son importance.

Lazare étant mort, Jésus arrive devant son tombeau. Il demande qu’on enlève la pierre. Marthe intervient alors, en

disant que Lazare est là depuis quatre jours. Mais une parole de Jésus suffit à le libérer de la mort.

Stfrancoisregis

St François Régis adorant l’Eucharistie

Dieu tout puissant n’a pas su donner plus.

Saint Augustin

Saint François Régis (1597_1640),

missionnaire de la Compagnie de Jésus,

apôtre du Vivarais où il crée des ateliers de

dentellières pour aider les jeunes filles

pauvres, puise la force de mener ses

missions exténuantes en passant des

heures devant le Saint Sacrement.

Conscient de la permanence de Jésus

dans les tabernacles des églises, il reste

de longues heures en prière.

Mort de St Tarcisius

Nous avons cru à l’amour de Dieu pour

nous. Saint Jean

St Tarcisius, patron des enfants de chœur,

qui portait aux chrétiens emprisonnés l’Eucharistie est mort assassiné pour avoir refusé de la céder lorsqu’il fut

saisi par la foule païenne. Un soldat romain converti apporta le corps de l’enfant à l’évêque : les mains de l’enfant

s’ouvrirent pour offrir l’Eucharistie qu’il avait protégée.

Hostie faverney

Hostie de Faverney

Que la coutume de recevoir l’Eucharistie tous

les jours grandisse et se répande partout. Pie X

Le 25 mai 1608, jour de la Pentecôte , à

Faverney, proche de Vesoul, le Saint Sacrement

est exposé. Pendant la nuit, un incendie brûle

la table-reposoir sur laquelle était posé

l'ostensoir. Le lundi matin on découvre avec

stupéfaction que l'ostensoir se trouve

suspendu dans le vide au dessus des restes

carbonisés. Pendant 33 heures le miracle

dure et des milliers de personnes en sont

témoins.

Miracle de la rue des Billettes

Que les enfants, vers 7 ans, s’approchent

de Jésus et vivent de sa vie ! Pie X

En 1290, une femme ayant emprunté un

demi-marc accepte en échange de sa dette de donner une hostie consacrée à son créancier. Le jour de Pâques,

la femme se rend à l'église, reçoit l'hostie et lui porte. Sitôt en sa possession, il perce l’hostie de plusieurs coups

de couteau et l’hostie se met à saigner. Il prend alors un clou, la transperce et le sang coule de plus en plus, puis

il la jette au feu : elle en ressort et voltige dans la chambre ;  il la plonge ensuite dans une chaudière d'eau

bouillante qui devient rouge du sang de l’hostie. Une femme ayant entendu parler du prodige, recueille l’hostie et la

place dans un vase de bois. L’évêque de Paris est averti de l’événement miraculeux. Une chapelle est érigée pour

commémorer ce miracle

Les statues des apôtres

L’église est ornée des statues des Douze apôtres qui représentent symboliquement les Douze tribus d’Israël. Leur

identification par le profane peut se révéler difficile. Il nous a paru utile de les décrire en évoquant les détails qui les

caractérisent : attributs dont ils sont gratifiés, physique ou moyen utilisé pour leur martyr, caractéristiques fixées à

partir du XIème siècle.


Réalisées « en terre cuite », selon l’abbé Corriger, elles sont posées sur des supports installés en 1930 par

G. Letellier, entrepreneur à Chaumontel. Il manque deux statues d’apôtres : Simon et Matthias.

Pierre
Pierre tient une clef et a, à ses pieds, le coq symbolisant le reniement.
  André

André (frère de Pierre) présente deux bâtons en forme de croix.

  Jean
Jean tient la coupe empoisonnée par laquelle on voulut le faire périr. Seul apôtre imberbe.
Jacques le Majeur
Jacques le Majeur (frère de Jean) tient le bourdon des pèlerins de Galice.
 

Thomas
Thomas est muni de l’équerre, allusion à son métier d’architecte. La lance symbolise son martyre.

  Jacques le Mineur
Jacques le Mineur (cousin du Christ) tient le bâton de foulon dont on l’assomma à Jérusalem.
Philippe
Philippe tient une longue hampe – aujourd’hui disparue - par laquelle il exorcisa un dragon.
  Barthélémy
Barthélemy (ou Bartholomé) brandit le couteau avec lequel il fut écorché vif.
  Matthieu
Matthieu tient un parchemin roulé en souvenir de son état de percepteur.
Jude
Jude (surnommé Thaddée ou Lebbée, frère de Jacques le Mineur) s’appuie sur la scie qui a servi à son supplice.
       
Le curé d'Ars
Le curé Ars Tout ce qui peut caractériser le curé d’Ars se retrouve dans le curé de Chaumontel : homme de prière  ; homme de l’Eucharistie ; homme hanté par le salut de son prochain ; homme social, au cœur de sa paroisse, Le curé d’Ars, M. Vianney, est resté à Ars pendant 41 ans. L’abbé Corriger a oeuvré à Chaumontel durant 40 ans !
Jeanne d'Arc
Jeanne d'Arc Attaché à l’assiduité et à l’exactitude, l’abbé Corriger est d’une exigence qui reste dans la mémoire de ceux qui l’ont connu. Il estime que ses offices doivent être respectés de tous en particulier des enfants ; il fait sienne la devise de Jeanne d’Arc : Messire Dieu premier servi.
Saint Vincent de Paul
Saint Vincent de Paul L’œuvre de Saint Vincent de Paul s’adresse à tous, malades, handicapés, enfants abandonnés ou défavorisés, démunis et exclus de la société.
L’abbé Corriger en fait son modèle. Il se dévoue pour les enfants infirmes, anime patronages et colonies de vacances, consacre ses ressources personnelles à la construction d’un foyer pour développer un « climat de paix et de charité ». Son engagement quotidien, au-delà de ses paroissiens, l’amène à faire de son Foyer un « refuge clandestin de juifs traqués » durant l’occupation

Les statues en bois

Vierge debout avec l’enfant Jésus
Vierge tenant l’enfant Jésus Placée dans une niche au-dessus de l’autel de la Vierge, dans le bas-côté nord, cette statue est une œuvre du quatrième quart du XIVè siècle. D’une hauteur de 100 cm, la sculpture présente la vierge tenant l’enfant Jésus porté sur son côté droit. La main gauche de la vierge est manquante. La statue est classée au titre objet par les Monuments historiques depuis le 13 octobre 1931.
Groupe sculpté de la Vierge de Pitié
Groupe sculpté de  la Vierge de Pitié  D’une hauteur de 80 cm, ce groupe sculpté est adossé à l’un des piliers de la nef. C’est une œuvre du XVIè siècle. La vierge soutient le corps du Christ de son bras droit et lui tient la main gauche dans sa main droite. Le bas des jambes du Christ manque. Le groupe est classé au titre objet par les Monuments historiques depuis le 13 octobre 1931.
3ème sculpture en bois
3ème statue en bois Une troisième sculpture en bois dont la seule représentation qui nous soit aujourd’hui accessible figure sur la carte postale réalisée par l’abbé Corriger en 1932 est celle d’une vierge assise à l’enfant du XIVè siècle, d’une hauteur à peu près identique à celle du groupe de la vierge de Pitié. Soutenu du bras gauche de la vierge, l’enfant Jésus ne présentait alors plus qu’une partie de son corps, la tête et une moitié du buste avaient disparu. Classée au titre objet par les Monuments historiques depuis le 13 octobre 1931, la sculpture est dérobée le 26 janvier 1934.

Le chemin de croix

Le Chemin de croix est une suite de petits tableaux peints sur cuivre avec cadre en chêne vernis.

Chemin de croix - 1ère station
Jésus est condamné à mort
Chemin de croix - 2ème station
Jésus est chargé de sa croix

Jésus tombe pour la première fois
Chemin de croix - 4ème station
Jésus rencontre sa mère
Chemin de croix - 5ème station
Simon de Cyrène aide Jésus à
porter sa croix.

Chemin de croix - 6ème station
Véronique essuie le visage de Jésus

Chemin de croix - 7ème station
Jésus tombe une 2ème fois
 
Chemin de croix - 8ème station
Jésus rencontre des femmes de
Jérusalem
Chemin de croix - 9ème station
Jésus tombe une troisième fois
 
Chemin de croix - 10ème station
Jésus est dépouillé de ses
vêtements
Chemin de croix - 11ème station
Jésus est mis en croix
 
Chemin de croix - 12ème station
 Jésus meurt sur la croix
 
Chemin de croix - 13ème station
Jésus est descendu de la croix
Chemin de croix - 14ème station
Jésus est mis au tombeau
 

Ainsi se termine mon petit billet sur chaumontel. J'ai voulu vous parlez de cette église car c'est malgré son apparence un véritable joyau du val d'oise

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