Saison 2014-2015

Meudon le 21-06-2015

Aujourd'hui Patrick nous emmene en Forêt de Meudon. 4 participants que je vais cité Catherine, Olivier, Monique et moi mème à cette randonnée d'environ 20 km dont vous retrouverez le tracé comme d'habitude en fin de billet ( dommage cette rando était diversifiée forêt ,quelques incursions en ville avec des pavillons sympa,quelques parties découvertes,des étangs et quelques dénivellés assez conséquents, quelques ginguettes qui paraissaient bien sympathiques)

Temps agréable legerement brumeux

Tout d'abord un peu d'histoire sur la forêt et les communes que nous allons traverser

La Forêt domaniale de Meudon

Foret

Un massif forestier préservé

Plus vaste forêt des Hauts-de-Seine, remarquable par son relief escarpé, la forêt domaniale de Meudon s'étend sur près de 1 100 hectares, répartis sur cinq communes (Meudon, Clamart, Chaville, Vélizy et Viroflay). 

L’altitude varie entre 99 et 178 m. Ses sommets dominent la Seine (située à 20 m d'altitude) de plus de 150 m, végétation exclue : 171 m d'altitude à l'Étoile du Pavé de Meudon, à la porte Dauphine, au carrefour des Cloîtres, 172 m au carrefour du Réservoir, 173 à 178 m en bordure de Vélizy-Villacoublay, ce qui signifie que certaines cimes d'arbres s'élèvent à plus de 180 m au-dessus du fleuve, constituant une barrière naturelle à l'ouest de la capitale française. La tour hertzienne de Meudon utilisée comme relais de télécommunications, dessert toute la banlieue Ouest et culmine à près de 270 m d'altitude (c'est le point le plus haut de la région parisienne après la tour Eiffel). Elle est visible de Montmartre à Saint-Quentin-en-Yvelines, mais aussi de la forêt de l'Hautil et de certains points de la vallée de Chevreuse.

La forêt constitue une importante réserve d'oxygène pour la capitale.

Elle comprend plusieurs étangs : Écrevisses et Trou-aux-Gants (entre Chaville et Vélizy-Villacoublay ; respectivement 0,7 et 1,5 à 6 hectares) ; Ursine (Chaville, 2 ha) ; et entre Meudon, Meudon-la-Forêt et Clamart : Villebon (1,92 ha), Meudon (1,62 ha), Chalais (4 ha), Trivaux (0,90 ha) et la Garenne (1,25 ha). Il existait également une vaste pièce d'eau appelée « étang des Fonceaux » à proximité du carrefour de l'Observatoire à Meudon, étang signalé comme asséché dès avant-guerre, à l'emplacement actuel d'un stade. Les étangs, alimentés par des eaux pluviales et des eaux de drainage, sont typiques de pleine forêt avec queue peu profonde et roselière d’un côté, digue de l’autre. Entourés d'une végétation de roseaux et de nénuphars, ils sont peuplés de gardons, perches, carpes, tanches, brèmes, sandres et quelques black bass. L'étang de Chalais est classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Aujourd'hui inaccessible au public, il était autrefois un élément de la Grande Perspective du château de Meudon.

Le massif est traversé par la route historique créée par Louvois dite du pavé des Gardes, ou pavé de Meudon, véritable « route de montagne » (pentes de 14 %) qui relie la vallée du ru de Marivel à celle de la Seine et constitue l'itinéraire le plus rapide de Paris à Versailles. Il était emprunté par les armées royales pour relier les deux capitales de la France de l'Ancien Régime, d'où son nom. La famille royale, quant à elle, suivait le fond de la vallée de Marivel.

Aujourd'hui, la forêt de Meudon est protégée par l’Office national des forêts, chargé de son entretien. C'est un lieu de loisirs et de flânerie. Elle abrite de nombreux équipements sportifs, comme le Standard Athletic Club dit Club anglais ou le stade Renault, et plusieurs parcours de santé.

Histoire

Au début de notre ère, la forêt faisait partie d'un vaste massif boisé, la forêt du Rouvray, qui recouvrait toute l'actuelle banlieue ouest de Paris, et dont les forêts de Verrières, Versailles, Fausses-Reposes, Malmaison, Marly, Saint-Germain, ainsi que le parc de Saint-Cloud et le bois de Boulogne constituent les restes. Cette zone forestière a été démembrée au cours des siècles et transformée en partie en terre agricole. Au XVe siècle elle est la propriété de l’Hôtel-Dieu de Paris, puis au XVIIe siècle, elle est partagée entre les seigneurs de Chaville (Le Tellier) et de Meudon (Abel Servien).

À partir du XVIIe siècle, sous l'impulsion du roi et de grands du royaume comme les Louvois (dont le château se trouvait à Chaville), le massif est reboisé afin de servir de réserve de chasse royale. En 1654, Servien achète au duc de Guise le château de Meudon dans lequel il réalise de grands travaux d’embellissement. Servien, puis à sa suite Louvois, aménagent dans la forêt un gigantesque système hydraulique pour alimenter les jardins du château. La création de nombreux étangs (Trivaux, Villebon) date de cette période, ainsi que celle de deux moulins à vent qui ont aujourd’hui disparu. Le domaine revient ensuite au Grand Dauphin. Louis XVI fait combler de nombreux étangs en 1773, et fait abattre les murailles en 1780. La forêt devient domaniale durant la Révolution et la ferme de Villebon est vendue comme bien national. Les propriétaires feront construire une guinguette, qui existe toujours ainsi que son cèdre, mais le manoir de Villebon et sa tour ont été démolis en 1962 pour faire place à un lycée professionnel.

Il faut attendre le XIXe siècle pour que l’on prenne conscience du caractère patrimonial de ce poumon forestier. Avec la vague romantique, la forêt accueille de très nombreux visiteurs. Elle devient un lieu de loisirs, de promenade et de rêverie, mais aussi d'étude de la botanique avec Adrien de Jussieu par exemple. À la fin des années 1960, un culte druidique se tenait encore une fois par an dans la forêt.

Ce précieux patrimoine a souffert des outrages de l'urbanisation. Des lotissements ont réduit sa surface. La forêt est aujourd'hui séparée en deux par la voie rapide N118. L'avenue Claude-Trébignaud à Clamart (départementale D2 ; 2 x 2 voies séparées par un muret central) constitue une autre coupure quasi infranchissable.

Curiosités et sites remarquables

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Le menhir de la Pierre de Chalais (ou Pierre aux Moines, monument historique) et la fontaine Sainte-Marie

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  • Le chêne des Missions (l'un des arbres les plus vieux de la forêt) et ses mégalithes (érigés en 1895 par des missionnaires de Meudon, d'origine bretonne)

 

 

 

 

 

 

  • Les cèdres de Villebon, désormais en bordure de la RN118

Tapis vert

 

 

  • Le « Tapis Vert  » créé par le Nôtre entre Meudon-la-Forêt, et l'étang de Chalais (point de vue)

 

 

 

 

  • Le « pavé de Meudon », ancienne route royale, remise en état en 1936 par des chantiers organisés pour lutter contre le chômage

Tour hertzienne du pave de meudon

 

 

 

 

  • La tour hertzienne de Meudon (1952), au rond-point dit « Étoile du Pavé de Meudon » la première tour hertzienne construite en France, haute de 70 m. Le pylône qui la surmonte mesure 25 m.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le monument à la mémoire des préposés des Eaux et Forêts morts pour la France (1914-1918), à proximité de la place du Garde à Clamart

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Le chêne de la Vierge à Viroflay, lieu de pèlerinage depuis une épidémie de choléra au XIXe siècle

À l'orée du bois, un magnifique chêne a été l'objet jusqu'en 1960 de la vénération des anciens. En 1832, puis en 1849 une épidémie de choléra décime Viroflay. La première fait, en quelques semaines, 52 morts et cesse le jour de l'Assomption de la Vierge. En 1859, nouvelle épidémie frappe les enfants. Le curé implore Notre-Dame du Chêne, promettant qu'une procession aura lieu au chêne chaque année, et le fléau cesse. On y célébrait aussi le 1er mai la fête du travail. Une nouvelle église, construite par les Compagnons du Devoir dans les années 1960, a été consacrée à Notre-Dame du Chêne

 

 

 

 

 

  • L'oratoire et la fontaine du Doisu à Chaville : en ce lieu s'élevait le chêne du Doisu, abattu à la fin du XXe siècle alors qu'il avait environ 6 siècles et 30 m de haut, et l'oratoire de Notre-Dame du Bon-Repos (1869, détruit en 1975), où se déroulaient des processions

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Considéré comme le plus vieil arbre de la forêt de Chaville, ce chêne, qui daterait du XIVe siècle, mesure une trentaine de mètres de hauteur, avec un tronc de près de six mètres de diamètre. Un oratoire du XVIIe siècle, voué à la Vierge et aujourd'hui disparu, était adossé au tronc de l'arbre. Une célébration qui remonte à des temps immémoriaux, dont seule la tradition orale peut rapporter l'existence, fait de cet oratoire le lieu d'un pèlerinage populaire annuel. Pour la fête du 15 août, qui dans la tradition catholique célèbre l'Assomption, une procession se rend à l'oratoire où sont déposées des fleurs blanches. Les fidèles fêtent Marie, Vierge et mère de Dieu. L'assomption, qui inspira les plus grands peintres, est l'enlèvement miraculeux par les anges et l'élévation dans les cieux de Marie après sa mort. En France, la fête de l'Assomption a un caractère national depuis son institution par le roi Louis XIII consacrant le pays à la Vierge. Pie XI, pape de 1922 à 1939, a donné la sainte Vierge dans son assomption comme patronne de la France.

  • Le belvédère de la Sablière, à Viroflay, est situé au sommet d'une ancienne carrière de sable, terrain de jeu et de promenade jusque dans les années 1930. Un affaissement de terrain ayant provoqué la mort d'enfants,le site fut reboisé. Du belvédère aménagé, on a une vue étendue sur la ville de Versailles : Saint-Symphorien, la butte Montbauron, le château dominé par la chapelle de Mansart, la cathédrale Saint-Louis, le bois de Satory. Au loin, on aperçoit Le Chesnay, les forêts de Fausses-Reposes et de Marly.

Comme toutes les forêts domaniales, elle est gérée par l’ONF : protection environnementale et paysagère, gestion forestière et accueil du public... les enjeux liés à cette forêt sont multiples ! 
Elle attire chaque année 15 000 visiteurs dominicaux. 

Les randonneurs y trouveront 16,5 km de sentiers (PR et GR) et les marcheurs feront le tour complet de ce beau massif forestier au relief escarpé en cinq heures environ. 

Les étangs, avec des roseaux et des nénuphars, peuplés de gardons, perches, carpes...  sont fort appréciés des pêcheurs. 

La forêt en chiffres

1086 hectares, 99 parcelles numérotées ,99 à 178 mètres d’altitude ,55 km de pistes forestières ,32 km de pistes cavalières ,19 km de routes forestières ,16 km de sentiers balisés ,15 km de routes fermées aux voitures mais ouvertes aux promeneurs ,7 étangs ,5 communes ,5 parcs forestiers ,2 parcours sportifs

Principales essences

Châtaignier : 50% ,chênes : 35% ,autres feuillus (hêtre, merisier, frêne...) : 14% ,résineux : 1% 

Faune variée 

Renards, fouines, martres, belettes, écureuils, sangliers... ainsi que des batraciens et de nombreuses espèces d'oiseaux (dont des hérons). On peut voir de temps en temps des hôtes plus insolites : ragondins et cormorans autour de l'étang de Meudon.

Meudon

L'histoire de Meudon remonte à la nuit des temps et est jalonnée d'épisodes royaux et impériaux. Du roi Henri IV à Auguste Rodin, en passant par Jules Janssen, Meudon est aussi une ville d'illustres personnages, qui ont marqué de leur empreinte la ville et l'histoire de France.

Des premières traces de vie dès la Préhistoire

Des ossements fossiles, trouvés dans les carrières de craie des Montalets, témoignent d’une présence animale sur les terres meudonnaises il y a 55 millions d’années. Les premières traces de peuplement remontant à l’époque néolithique. Quelques mégalithes sont encore visibles sur la Terrasse de l’Observatoire et dans les bois.

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La famille de Meudon donna à Meudon son blason gironné d'or et de gueules de douze pièces, au lambel de trois pendants d'argent.

 

 

Un petit bourg au Moyen Age

Au XIIe siècle, Meudon est un petit bourg avec son église, celle dédiée à Saint-Martin.

Église Saint-Martin de Meudon

L'église Saint-Martin est l'ancienne église paroissiale de la commune de Meudon.1280px meudon eglise saint martin

Cette église (ses deux sacristies incluses) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .

Mentionnée dès le XIIIe siècle, l'église paroissiale de Meudon a toujours été dédiée à Saint Martin. Un dessin de La Pointe nous donne un aperçu de l'aspect de l'église vers 1585. Le chœur, soutenu par des arcs-boutants, a été reconstruit entre 1540 et 1580. La nef, plus basse que le chœur, comporte alors deux bas-côtés, un petit clocher pointu, et un porche en charpente où se réunissent les habitants en assemblée. Elle est reconstruite en 1682, contrairement aux chœur et aux deux chapelles contiguës à gauche, dont les fenêtres en anse de panier ont été privées de leurs remplages ; l'une d'elles ayant été aveuglée. Toujours plus basse que le chœur, la nef compte désormais quatre travées. Une façade d'ordonnance classique remplace l'ancien porche de bois, sur le côté occidental. Cette façade est modifiée au XIXe siècle, puis restaurée en 1985. Le clocher est édifié sous sa forme actuelle en 1709. Durant la seconde moitié du XXe siècle, puis début XXIe siècle, des restaurations importantes sont menées tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de l'édifice. En 2013 l'orgue installé en 1864 par les établissements Barker et Verschneider a été restauré par la commune et par les paroissiens.
L'église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, en 1969, puis classée monument historique en 1996.

Au XIVe siècle, c'est une famille qui marque l'histoire de la Ville, celle des de Meudon. Il s'agit de l'une des plus anciennes de la noblesse française avec un panetier du Roi Philippe le Bel, Robert de Meudon en 1305 ; deux maîtres de la vénerie du Roi, Henri de Meudon en 1313-1325, et Jean de Meudon en 1346 ; deux maîtres enquêteurs des Eaux et Forêts de France, Henri de Meudon en 1335 et Jean de Meudon en 1355. La famille de Meudon s'éteignit avec Marguerite de Meudon, la femme de Jean de Gaillonet au début du XVe siècle.

Au cours du XIVe siècle, on trouve aussi la trace de Claude Sanguin, seigneur de Meudon, dans un hommage de Gilles Mallet au roi Charles VI de France daté de 1385. Parmi les autres personnalités du Moyen-Âge, il y a Jean le Bâcle dit de Meudon, chevalier et prévôt de Paris en 1359. Il s'agissait d'une fonction éminemment importante, cumulant des fonctions de représentation du Roi à Paris, de justice et de surveillance du respect des coutumes entre autres.

La ville s'étoffe de la Renaissance au Grand Siècle

Au XVe siècle, un manoir est bâti sur la colline, qui appartiendra à la maîtresse de François 1er, en 1527. Après la mort de celui-ci, Anne de Pisseleu vend le domaine à Charles de Guise, qui fait construire « La Grotte » un ensemble de pavillons ornés de fontaines. À la même époque, François Rabelais est curé de l’église Saint-Martin. Le chirurgien Ambroise Paré acquiert une maison, actuel musée d’art et d’histoire, qui appartiendra en 1674, à Armande Béjart, veuve de Molière.

L'émergence des domaines au siècle des Lumières

Le domaine de Meudon

En 1654, le domaine passe des mains de la famille de Guise à celles d’Abel Servien, surintendant des Finances de Louis XIV. Celui-ci construit la terrasse et entreprend le boisement de ce qui sera la forêt de Meudon. Puis Louvois, nouveau propriétaire agrandit les jardins et les fait remodeler par André Le Nôtre. Louis XIV prend possession du domaine pour y installer son fils le Grand Dauphin et fait construire par Mansart, à la place de la Grotte, un second château : le château neuf. A la mort du Grand Dauphin, en 1711, la famille royale se désintéresse des lieux et à la Révolution, le château vieux est transformé en « Établissement national pour les épreuves d’artillerie ». En 1791 le château vieux brûle suite à une expérience de tir. Il est démoli par Bonaparte, qui restaure en revanche le château neuf pour y installer le roi de Rome. Il disparaît à son tour dans un incendie pendant la guerre de 1870 et ses ruines seront cédées à l’astronome Jules Janssen qui en fait un observatoire.

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Marquise de Pompadour par Jean-Marc Nattier (1746, Huile sur toile, Musée du château de Versailles)

 

 

Le château de Bellevue

Vers 1750, Madame de Pompadour créée une nouvelle propriété, à Bellevue afin de profiter des vues sur la Seine. À la mort de Louis XV, la propriété est affectée à ses filles qui font dessiner des jardins à l’anglaise. Sous la terrasse du Château est percée une route conduisant à Brimborion. Les bâtiments du Château sont démolis en 1823 pour lotir le domaine.

Une ville prospère à l'ère industrielle

L’avènement du chemin de fer

En 1840 est inaugurée la ligne de chemin de fer qui va de Paris-Orsay à Versailles. Meudon est desservie par deux gares : Meudon et Bellevue. Cette ligne est l’occasion de construire le viaduc de Val Fleury, dit pont Hélène, qui enjambe la vallée du rû d’Arthelon. L’ouvrage d’art fait 145 m de long et 45 de haut. Une autre ligne de chemin de fer ouvre en 1887, dans la perspective de l’exposition universelle, avec deux stations : Bas Meudon et Bellevue funiculaire. Elle accompagne le développement industriel, tandis que le funiculaire relie la station de bateaux mouche parisiens à Bellevue. L’actuelle ligne C du RER est achevée en 1901 avec un tunnel de 3350 m sous le parc de Chalais.

L’industrialisation

Le XIXe siècle est pour Meudon le temps du changement. Les activités artisanales se développent au détriment de l’agriculture et des vignobles : l’exploitation des carrières de calcaire pour la pierre à bâtir et la craie pour la fabrication du blanc de Meudon ; la blanchisserie sur le rû d’Arthelon, la verrerie du Bas Meudon, les champignonnières dans les carrières désaffectées. Renault, depuis les ateliers de Boulogne, en 1898, s’étend sur le Bas Meudon. L’industrie aéronautique puis aérospatiale s’installe naturellement à Chalais, là où préexistait un établissement aérostatique créé par Napoléon III. Plusieurs expériences s’y sont déroulées, vol de ballon captif et de dirigeables, comme en témoigne le hangar Y. D’autres activités de recherche se développent : l’Observatoire de Paris-Meudon, la station de chimie végétale de Marcellin Berthelot, plusieurs laboratoires du CNRS.

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Auguste Rodin est enterré à Meudon sous le Penseur avec son épouse, Rose Beuret.

 

 

Les hôtes célèbres

Meudon devient une ville prospère que les artistes éclairent parfois de leurs présences. Auguste Rodin fait naître la beauté de la matière, Isadora Duncan danse, Richard Wagner compose le Vaisseau Fantôme. Les peintres peignent inlassablement les paysages bucoliques de la Seine. Jean Arp invente l’art abstrait, Alberto Magnelli assemble les couleurs et les formes, Marcel Dupré improvise, Céline crie son désespoir tandis que François Stahly sculpte des fontaines monumentales. Les grands architectes ne sont pas en reste et font de Meudon un laboratoire : Prouvé, André Bloc, Van Doesburg.

Du changement encore au XXe siècle

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Au XXe siècle, l’ambition du jeune architecte Fernand Pouillon permet à Meudon-la-Forêt de surgir des champs de blé. Renault colonise l’île Seguin avant que les technologies de pointe ne remplacent les chaînes de montage sur les rives de la Seine.

L'observatoire

280px meudon observatoireEn 1667, les ruines du Château Neuf sont transformées, par l'astronome Jules Janssen, en une annexe de l'Observatoire de Paris. Il est aujourd’hui le plus grand pôle national de recherche en astronomie et en astrophysique. C’est aussi l’un des plus actifs et des plus productifs au monde. Implanté sur trois sites, Paris, Meudon et Nançay, il fait partie des Grands établissements relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Environ 800 personnes y travaillent, dont 400 à Meudon.

L’étude du soleil, des planètes, des systèmes planétaires, de la formation des étoiles, de l'évolution des galaxies, de la cosmologie, de la métrologie de l'espace et du temps… Les recherches menées par les chercheurs et ingénieurs de l'Observatoire de Paris couvrent tous les champs de l'astronomie et de l'astrophysique contemporaines. Elles sont le fruit de collaborations nationales, européennes et plus généralement internationales. Ce que le public sait moins, c’est qu’une importante partie de l'activité de l'Observatoire est dévolue à la réalisation d'instruments d'observation pour les télescopes géants au sol et pour les sondes spatiales.

Spectromètres, imageurs, sondeurs de physique des plasmas… C'est ici qu'ont été construits certains instruments embarqués à bord des satellites Corot et Cassini-Huygens, ou des missions d'exploration comme Mars Express et Venus Express, souligne Thérèse Encrenaz, vice-présidente du Conseil scientifique de l'Observatoire, également astronome spécialisée dans la planétologie. Des instruments qui permettent, notamment de sonder des étoiles, et d’étudier leur atmosphère, et de découvrir des exoplanètes. »

Les données d'observations four nies par ces sondes spatiales et par ces satellites en orbite sont traitées, analysées et exploitées par les théoriciens, les observateurs et les instrumentalistes de l'Observatoire, qui élaborent également des logiciels, des bases de données et des simulations numériques pour modéliser les phénomènes astrophysiques et en faire une interprétation théorique. À ce titre, l’Observatoire de Paris contribue à la préparation de la mission du satellite européen Gaïa qui, à compter de 2012, va cartographier un milliard d’étoiles de notre Galaxie, la Voie lactée.

Après la tempête de 1999 et un violent coup de vent en décembre 2006, la grande coupole est enfin remise en état.C’est maintenant au télescope et à la salle d’être restaurés. Réalisée par les anciens établissements Cail de 1889 à 1894 à la demande de Jules Janssen, la grande coupole de 18,80mde diamètre intérieur est un chef-d’œuvre de charpente en fer mobile. Elle s’inscrit dans le contexte des premières grandes coupoles d'observation de la fin du XIXe siècle, comme celles de Nice, de Strasbourg et de Greenwich. Le revêtement en tôles d’acier a été remplacé en 1924 par des plaques de cuivre.
La grande lunette est la plus grande d’Europe et la 3e au monde par son diamètre. Un même tube contient une lunette d’observation avec un objectif de 83 cm de diamètre et une lunette photographique de 62 cm de diamètre. L’une et l’autre ont une longueur focale d’environ 16m. Les lentilles sont les oeuvres des frères Henry, opticiens et astronomes à l’Observatoire de Paris. Le tube et la monture équatoriale, essentiellement en fer, fournis par les établissements Gautier, ont été assemblés en 1893. Depuis cette date, l’instrument n’a subi pratiquement aucune modification. Un mécanisme d’horlogerie à poids, stabilisé par un régulateur de Foucault à ailettes, déplace lentement la lunette pour compenser la rotation de la Terre.

L'Orangerie du domaine national de Meudon

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Le Domaine national de Meudon, propriété de l’État, est géré par la Ville de Meudon depuis 2006. D’octobre à mai, les orangers des domaines de Meudon, de Saint-Cloud et des Tuileries passent l’hiver dans l’orangerie. Après plusieurs mois de travaux de 2012 à 2013, l’Orangerie et le bastion peuvent accueillir à nouveau des concerts et expositions

 

 

Le Hangar Y

C'est un vestige toujours visible de la contribution de Meudon au développement de l'aéronautique, par la création dès 1877 de l'Établissement central de l'aérostation militaire au parc de Chalais. Ce fut le premier laboratoire d'essais et de recherche aéronautiques au monde. Le Hangar Y, construit avec les charpentes d'un pavillon de l'Exposition universelle de Paris de 1878, fut le premier hangar à dirigeables au Monde. Le site est maintenant occupé par l'Onera, et il comporte une soufflerie.

Ce spectaculaire monument est le premier Hangar à dirigeables et l’uns des seuls debouts encore à ce jour. Ses dimensions sont de 70 mètres de long pour 24 mètres de large et 20 mètres de haut. Pour l’anecdote, Marc Chagall investit les lieux en 1964, pour y peindre le plafond de l’Opéra Garnier.

En 1982, ce même Hangar Y a été classé monument historique. Les travaux actuels de restauration du Hangar Y sont conduits par la Conservation Régionale des Monuments Historiques d’Ile de France. Réaménagé, il pourra offrir quelques 4 000 m2 d’expositions et de services au public. « Nous le conservons à l’identique », assure Daniel Lefèvre, architecte aux Monuments historiques, chargé de suivre le chantier de rénovation. « On utilise les techniques de l’époque pour le restaurer. » Un point reste en suspens cependant : à quoi servira le hangar Y une fois retapé ? Des pistes ont été évoquées comme un centre équestre, un lieu dédié à l’art ou au théâtre, un musée de l’aérostation… Aux yeux de Francis Villadier, un mélange de tout cela serait possible, voire souhaitable.

La soufflerie du bois de Meudon

La création de la grande soufflerie du bois de Meudon accompagne les débuts de l’expérimentation industrielle des aéronefs. Intégré à l’ONERA au sortir de la seconde guerre mondiale, il fait progresser l’aviation et s’engage dans la course aux grandes vitesses, avec le passage du mur du son, le supersonique Concorde, les lanceurs Ariane et les sondes planétaires. Avec ses diverses souffleries de recherche permettant d’explorer le domaine de vol du subsonique à l’hypersonique, il reste aujourd’hui à l’avant-garde en France de l’aventure aéronautique et spatiale.

 

 

 

 

 

 

 

Jusque dans les années 1970, ce sont surtout des avions (dont la Caravelle et le Concorde) mais aussi des voitures (la 4 CV et la Coccinelle), des trains, des éléments architecturaux, qui sont passés par la chambre d’expérimentation. Le site est classé au titre des Monuments Historiques.

Chaville

Chaville et son histoire

Les origines de Chaville remonte au IXe siècle. Au fil des siècles, l’histoire de Chaville a été marquée par l’empreinte de ses seigneurs.

Le blason

Chaville

Avant d’être repris par la ville, le blason aux trois lézards était celui de la famille Le Tellier, seigneur de Chaville au XVIIe siècle.

La description héraldique du blason des ministres de Louis XIV s’énonce comme suit « d’azur à trois lézards d’argent posés en pal, rangés en fasce, au chef de gueules chargé de trois étoiles d’or ». Selon L. Foulques-Delanos dans son Manuel héraldique ou clef de l’art du blason (1816), les trois étoiles d’or symbolisent la finesse d’esprit. Quant aux lézards, qu’ils soient un ou plusieurs, ils symbolisent une amitié fidèle et protectrice. Définition proche de ce que fut Michel Le Tellier et sa famille : des serviteurs zélés et fidèles de la Couronne.

829 : les origines

Alors qu’un petit peuplement est attesté aux Ursines dès le VIe siècle, ce n’est qu’au IXe siècle que Chaville apparaît.

Vers 829, l’évêque de Paris, Inchadus, décide de fonder un domaine rural pour y soigner les convalescents de l’Hôtel-Dieu de Paris. Il choisit pour cela une vallée verdoyante où coulent de nombreuses sources en bordure de la route joignant Paris à la Normandie. L’exploitation agricole qui entoure la maison de convalescence permet à la communauté de subvenir à ses besoins. A une époque où les routes sont dangereuses et l’habitat précaire, la fondation de domaines agricoles par l’Eglise assure une relative protection aux paysans, si bien que des maisons se groupent peu à peu autour de cette propriété et forment un hameau. Chaville est née !

Le village se situe à l’origine dans le quartier de la Mare-Adam. Son nom vient d’une déformation progressive du latin Inchadi villa qui signifie domaine d’Inchadus.

XVIIe siècle : splendeur au temps des Le Tellier

Des différents seigneurs de Chaville qui se succédèrent au fil des siècles, la famille Le Tellier est celle qui a marqué le plus profondément l’histoire de la ville. Les Le Tellier possédent la seigneurie de Chaville de 1596 à 1695. Michel Le Tellier (1603-1685), marquis de Louvois, secrétaire d’Etat à la guerre de Louis XIV puis chancelier de France, y fait ériger un château (aujourd’hui disparu, il se situait à l‘emplacement de l’actuel groupe scolaire Anatole-France) et donne à Chaville un rayonnement particulier.

Chaville est alors un village d’environ 200 habitants, essentiellement des vignerons et des laboureurs mais les modifications qu’il connaît à cette époque marquent profondément et durablement le village.

Michel Le Tellier fait raser le vieux village d’Ursine en 1674 pour créer un réseau d’étangs dans son parc.

A l’instigation de Louis XIV, une nouvelle route est ouverte pour relier Paris à Versailles où il vient de s’installer avec la cour. C’est ainsi que la Grande route de Paris à Versailles  par le Pont de Sèvres -notre actuelle avenue Roger Salengro- est ouverte en 1686.

Elle donne un nouvel élan au dynamisme de Chaville. Des maisons sont construites et l’habitat se densifie peu à peu le long de ce nouvel axe. Progressivement, le centre ville se déplace de la Mare Adam vers cette nouvelle route, que l’on appelle encore la Voie royale ou la Grande rue, modifiant profondément le visage de Chaville.

XIXe siècle : L’essor

Le XIXe siècle voit l’essor démographique et économique de Chaville et la transformation du village avec l’arrivée du chemin de fer.

A l’aube du siècle, Chaville compte un peu plus de 500 habitants. Un siècle plus tard, on dénombre 3633 Chavillois (recensement de 1901). Des lotissements sont créés dès la seconde moitié du siècle et les constructions se densifient le long de la route de Paris à Versailles. Un certain nombre d’édifices comme le groupe scolaire Paul-Bert (1886), la mairie (qui occupe ses locaux actuels depuis 1909), l’église ou le marché sont implantés le long de cet axe.

Quelques industries prennent un certain essor, encouragées par l’abondance de l’eau. Citons notamment des brasseries, des tanneries, des fours à chaux et surtout des carrières de calcaire. Cependant, la blanchisserie est l’activité la plus répandue et, en 1900, un tiers des Chavillois, essentiellement regroupés dans le quartier du Doisu, est occupé à laver, sécher et repasser le linge.

La bonne desserte de Chaville par le chemin de fer dès les années 1840 favorise l’essor de nouvelles activités liées au tourisme dominical. De nombreux parisiens viennent se promener dans les forêts de Meudon et de Fausses Reposes, pêcher dans les étangs d’Ursine, de Brisemiche ou des Ecrevisses et se détendre dans les restaurants, les guinguettes et les cafés.

Ses forêts donnent à Chaville une certaine renommée. Dans les années 1950, le bois et son muguet sont rendus célèbres par la chanson de Pierre Destailles « Tout çà parc’ qu’au bois d’Chaville ». Chaque 1er mai, de 1956 à 1968, les fêtes du muguet, qui se déroulent sur une quinzaine de jours, sont l’occasion de réjouissances qui culminent avec le défilé de chars fleuris mené par la reine du muguet.

Les deux églises catholiques actuelles, Notre-Dame-de-Lourdes et Sainte-Bernadette, ont été précédées d’autres églises.

 

Plusieurs églises ont alors été édifiées pour assurer le culte catholique.

L’église Saint-Denis d’Ursine (1084-1674).

C’est en 1084 que les villageois du village d’Ursine édifient l’église Saint-Denis qui est érigée alors en paroisse dépendant de l’évêché de Paris.

Suite à l’achat, par Louvois, de la seigneurie d’Ursine pour agrandir son domaine, un accord fut conclu en 1674 pour translater cette Eglise sur Vélizy, où elle se trouve aujourd’hui, désaffectée : c’est l’église Saint-Denis de Vélizy.

La première église Notre-Dame (1197-1626).

Selon des recoupements de textes, c’est vers 1200 qu’une paroisse fut érigée sur Chaville à l’aide du territoire détaché d’Ursine, où existait l’église Saint-Denis.

Tour à tour indépendante ou rattachée à la cure de Montreuil (près de Versailles), elle devient autonome en 1603 lorsque le père du futur Louvois en assure, par une fondation, les revenus nécessaires.

La seconde église Notre-Dame (1626-1966).

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Une nouvelle église, dédiée à Notre-Dame, est bâtie en 1626 sur l’emplacement de l’ancienne et dans la même orientation : elle subsistera et sera utilisée pour le culte jusqu’à sa démolition en 1966, après bien des remaniements.

Elle a été, d’une certaine manière, remplacée par l’église Notre-Dame-de-Lourdes, bénie le 24 mai 1926, lundi de la Pentecôte, bien que, à partir de 1957, elle ait été rattachée à la zone apostolique d’Ursine.

Cette église a été construite de 1911 à 1926 par l'architecte Alphonse Augustin Richardière, le projet initial voulait imiter la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes. Elle a été achevée en 1935 par l'érection du clocher. Le presbytère qui lui est accolé a été construit en 1952 et les salles paroissiales datent quant à elles de 1983. Cette église contient de jolis vitraux dus à Albert Gsell

La chapelle Saint-Joseph (1945-1962).

En 1945, des chrétiens de Chaville (quartiers de l’Ursine et Saint-Hubert), de Vélizy (quartier du Bas-Vélizy) et de Viroflay (quartier du Louvre) constuisirent une chappelle, dédiée à saint Joseph. Ils l’agrandirent eux-mêmes en 1951-1952.

Cette zone apostolique d’Ursine a été érigée en paroisse en 1959, sous le patronage de sainte Bernadette ; la nouvelle église Sainte-Bernadette fut consacrée le 17 juin 1962 par Monseigneur Renard, évêque de Versailles dont dépendaient alors les trois communes et remplaça alors la chapelle Saint-Joseph.

Autres chapelles disparues.

  • la chapelle du château Saint-Paul (1844-1901), lors de la présence des frères de Saint-Vincent-de-Paul dans ce lieu ;
  • la chapelle de la Vierge et de Saint-Joseph à Saint-Thomas-de-Villeneuve (bénie le 10 mai 1864), remplacée par la chapelle actuelle en 1981et démolie en 1993 ;
  • la chapelle Saint-Vincent-de-Paul, située un peu avant l’école Ferdinand Buisson sur la rue Roger Salengro, démolie au milieu des années 1990, où s’étaient installées les soeurs de Saint-Vincent-de-Paul.

Viroflay

Bienvenue à Viroflay. Avec 148 hectares de forêt sur son territoire, la ville, située à 6,5 km de Paris, bénéficie d'un cadre naturel exceptionnel. Entourée par la forêt domaniale de Fausses-Reposes au nord et par celle de Meudon au sud, elle dispose de trois gares sur son territoire qui lui permettent de relier la capitale en un quart d'heure. Cette excellente desserte sera complétée début 2015 par le tramway T6 Chatillon-Viroflay.

Si Viroflay est riche de son patrimoine avec l'église Saint-Eustache (XVIe siècle), l'hôtel seigneurial - actuel conservatoire de musique (XVIIe siècle), le pavillon Saint-Vigor classé à l'inventaire des monuments historiques (XVIIIe siècle), ou encore le pavillon du duc de Morny - actuelle mairie - et le viaduc des Arcades (XIXe siècle), elle est également dotée d'équipements contemporains de qualité (une bibliothèque et un auditorium de 200 places, une galerie d'expositions, une piscine, deux gymnases, six cours de tennis...). Et afin que ses habitants jouissent, fin 2013, d'un cœur de ville plus dynamique et convivial, elle vient d'entreprendre l'aménagement de son centre ville au niveau de l'avenue du Général Leclerc. 

Finalement, Viroflay tout en étant de son temps mérite bien sa réputation de « ville où il fait bon vivre ».

Viroflay à travers l'Histoire  

Jusqu'au XIVe siècle, Viroflay est propriété de l'Hôtel Dieu puis successivement cédé en fief à Jehan Lane, écuyer et Jean Bureau, grand Maître de l'Artillerie. Dès le début du XVIe siècle, la famille Aymery achète cette terre qu'elle ne quittera plus jusqu'à la Révolution. Toutefois, elle la partage en 1661 avec Michel Le Tellier, Chancelier de France qui prend le titre de Seigneur de Chaville où il construit son château (parc Fourchon actuel). A la mort du Chancelier, sa veuve, Elizabeth Turpin, estimant son domaine trop dispendieux, le vend à Louis XIV par acte des 8 et 11 décembre 1695. Viroflay et Chaville font partie du Domaine Royal jusqu'à la Révolution. La proximité de la Cour assure de nombreux emplois.

A l'époque révolutionnaire, le 5 octobre 1789, les femmes de Paris, qui réclament du pain, marchent en armes sur Versailles et ramènent le lendemain la famille royale qui passe devant l'Ecu de France.  

Au XIXe siècle, la paisible existence de Viroflay est troublée par l'occupation des Alliés en 1815, les épidémies de choléra en 1852 et 1859 et l'occupation des Prussiens en 1870-1871. 

En 1839 L'installation d'une première ligne de chemin de fer, direction Paris-Saint-Lazare, sur la rive droite (Virolfay compte aujourd'hui 3 lignes) transforme le village. Les cultures de céréales et de vignes diminuent au profit de l'élevage et des cultures de légumes. Ces exploitations et les blanchisseries travaillent pour la clientèle parisienne.   

Attirées par le charme du lieu, de nombreuses personnalités de la politique, de la presse et des arts installent leur maison de campagne à Viroflay, comme le duc de Morny, également propriétaire du très réputé Haras. Au début des années 1900 et surtout après la Première Guerre mondiale, les terres agricoles et les parcs des grandes propriétés sont lotis en une multitude de parcelles (44 lotissements en 50 ans). Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Viroflay subit quelques bombardements et voit passer le 24 août 1944 une partie de la division Leclerc en route pour la libération de Paris. Viroflay évolue, mais toujours entourée de verdure, elle reste une ville à taille humaine qui garde l'essentiel de son charme et de son harmonie.

Quelques beaux bâtiments, témoins du passé ou contemporains  

Mairie viroflay

 

 

 

L’Hôtel de Ville
Le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, président du Corps législatif, dont les enfants sont  en nourrice à Viroflay, fait construire en 1857, à côté du haras qu’il possède, une maison de campagne, le Grand Chalet, l’Hôtel de Ville actuel.

     

 

 

 

 

 

 

 

Eglise viroflay new 1024x678

 

Rue Jean Rey
L’église St-Eustache a été construite en 1543, puis plusieurs fois remaniée et restaurée. Au n°17, le Conservatoire de musique et de danse est installé dans l’ancien hôtel seigneurial du XVIIe siècle de la famille Aymery, possesseur du fief jusqu’à la Révolution. Au n° 34, la propriété de St-Vigor est construite en 1770 par un élève de Gabriel pour Louis Mercier de St-Vigor, fils de la nourrice du duc de Bretagne et du duc d’Anjou, futur Louis XV.

 


Avenue de Versailles
Au n°2, la villa Les Cèdres a été construite pour Denis Ravenel, conseiller de Louis XV. La Chaumière, ancien rendez-vous de chasse construit au début du XIXe siècle, a reçu la visite du roi Charles X. Bon Repos, construit vers 1715, a accueilli Julie Charles, (immortalisée par Lamartine, sous le nom d’Elvire), Monseigneur Dupanloup, évèque d’Orléans, qui y séjourne lors des sessions à l’Assemblée Nationale à Versailles entre 1871 et 1878, Hippolyte Taine, historien, critique littéraire et philosophe (1828-1893) et Catulle-Mendès, membre de l’Institut et du Collège de France.  

 

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Auvers le 7-6 avec Jean

 

Aujourd'hui Jean nous emmene à Auvers , nous sommes 13 au départ temps frais mais qui devient rapidement chaud

Je ne vous parlerais pas d'Auvers, nous en avons déjà un petit historique sur le site

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                Les piles du GPS sont faibles

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Attention Chasseurs

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Une vieille voie de chemin de fer avec les reservoirs pour les locomotives a vapeur

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Une drole de maison sur le bord de l'oise

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Les statues ne sont pas communes non plus

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Un motard qui a vu l'oise de très près

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Sous les arbres au bord de l'oise

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Et bien entendu notre circuit

Distance :13.4 Km

Temps déplacement :3h05

Temps d'arret :22 mm

Dénivellé positif : 128m

 

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Versailles ( rando Paris)

Aujourd'hui Claudine nous emmene visité les Jardins de Versailles

Le jardin de Versailles, également appelé jardin du château de Versailles, ou au pluriel les jardins de Versailles, ou jardins du château de Versailles, est situé à l'ouest du château de Versailles.

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Au cours de l’Ancien Régime, le domaine de Versailles était constitué du Grand Parc – la vaste région boisée aux abords du château et du village de Versailles (en partie murée) – et du Petit Parc – la partie entourée d’un mur qui fut développée en jardins à la française près du château.

Aujourd'hui, la différence entre Grand Parc et Petit Parc persiste, à travers d'autres appellations. Le Grand Parc est aujourd'hui désigné sous le terme Parc de Versailles et comprend l'ensemble des espaces verts appartenant au Domaine de Versailles (bois, champs, jardins des châteaux de Trianon, jardins du château de Versailles). Le Petit Parc, aujourd'hui désigné sous le terme Jardin de Versailles, est la partie de ce Parc de Versailles située entre à l'est le château de Versailles, à l'ouest le bassin du char d'Apollon, au Nord le bassin de Neptune et au Sud l'Orangerie et qui comprend les jardins à la française proches du château.

Cet article traite du Petit Parc, aujourd'hui appelé Jardin de Versailles, et de son évolution.

Depuis l’époque de Louis XIII jusqu’à nos jours, les jardins ont subi de nombreuses évolutions. Certains bosquets ont également évolué et changé de nom. Les replantations ont été nombreuses. Les problèmes d’alimentation en eau des jardins sont toujours d'actualité.

Parmi les 386 œuvres d'art qui enrichissent les jardins, dont 221 statues, Apollon occupe une place majeure. Il est représenté sept fois à divers endroits du parc. L'image idéalisée du Roi-Soleil est la plus éblouissante dans le bassin portant son nom, donnant sur le Grand Canal.

Historique

Louis XIII

Avec le dernier achat de terre de la famille Gondi et l’avènement de Louis XIII comme seigneur de Versailles, les premières traces des jardins s’établirent aux années 1664 dans l’espace à l’ouest du château. Des documents indiquent qu’à la fin de la décennie, Claude Mollet et Hilaire Masson conçurent les jardins qui sont restés probablement intacts jusqu'aux expansions commandées par Louis XIV lors des premières années de son règne. Ce plan primitif, ce qu’on peut voir aujourd’hui sur le plan « Du Bus » (vers 1662), établit le dispositif sur lequel les jardins de Louis XIV évoluèrent – surtout, la définition claire des axes principaux qui forment les lignes essentielles de l’aménagement des jardins.

En 1662, après la disgrâce de Nicolas Fouquet et l’appropriation de son château de Vaux-le-Vicomte, Louis XIV se concentra sur Versailles. Avec la participation de l’équipe de Vaux-le-Vicomte – Louis Le Vau, Charles Le Brun et André Le Nôtre, Louis XIV entama un programme d’embellissement et expansion à Versailles dont s’occupa le roi jusqu’à la fin de sa vie.

Dorénavant, l’expansion des jardins de Versailles suivirent les expansions du château. Par conséquent, les agrandissements de Louis XIV s’appliquèrent également aux jardins.

Louis XIV : le premier agrandissement

1661 vit des moindres changements au château ; pourtant, plus d’attention se consacra au développement des jardins. Des bosquets et des parterres existants furent agrandis et des nouveaux furent créés. Plus important parmi les créations à cette époque furent l’Orangerie et la Grotte de Téthys.

L’Orangerie, le chef-d’œuvre de Louis Le Vau, se situait au sud du château sur un emplacement qui profitait de la pente naturelle de la colline. L’Orangerie fournissait un abri et entreposage pour les orangers lors de l’hiver.

La grotte de Thétys, qui se trouvait au nord du château, constituait une partie intégrale du symbolisme du château et des jardins qui alignait le Roi Soleil avec la métaphore solaire. La grotte s’acheva lors de la deuxième campagne d’agrandissement.

En 1664, les jardins évoluèrent au point que Louis XIV les inaugura avec une fête galante dite Les Plaisirs de l’Isle Enchantée. L'événement, qui dut officiellement fêter sa mère Anne d'Autriche et son épouse Marie-Thérèse d’Autriche, fêta en réalité Louise de La Vallière, la maîtresse du roi, et eut lieu en mai de cette année. Les invités se régalèrent des divertissements fabuleux dans les jardins au cours d’une semaine. En raison de cette fête – et en particulier le manque de logements pour les invités (la plupart des invités furent obligés de dormir dans leurs carrosses), Louis se rendit compte des imperfections de Versailles et commença de nouveau à agrandir le château et les jardins.

Louis XIV : deuxième agrandissement

De 1665 à 1678, il y eut une fureur d’activité dans les jardins, surtout en ce qui concerne les fontaines et les nouveaux bosquets ; à cette époque la symbolique d’Apollon et du soleil s’exploitèrent consciemment et systématiquement comme métaphores pour Louis XIV. L’enveloppe du vieux château par Louis Le Vau fournit un moyen par lequel – à travers la décoration de la façade du jardin – la symbolique des grands appartements formèrent une symbiose avec la symbolique des jardins.

Avec cette 2e phase d’agrandissement nouvelle, les jardins adoptèrent le vocabulaire de conception topographique et symbolique qui resterait paradigmatique jusqu’au XVIIIe siècle. Comme le précisa André Félibien dans sa description de Versailles, une symbolique consacrée aux thèmes solaires et apolloniens prédominait avec les projets de construction à cette époque.

Trois additions datant de cette époque contribuèrent au réseau topographique et symbolique des jardins : l’achèvement de la grotte de Thétys, le parterre de Latone, et le bassin d’Apollon.

Grotte de Téthys

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Commencée en 1664 et achevée en 1670, avec l’installation de statues par Girardon et Regnaudin, Gilles Guérin et les frères Marsy, la grotte forma un élément principal des jardins en raison de la symbolique et du rôle technique du bâtiment.

Symboliquement, la grotte de Téthys faisait allusion au mythe d’Apollon comme, selon les Grecs, étant l’endroit où le dieu se reposait après avoir conduit son chariot afin d’illuminer le ciel. La grotte était un bâtiment isolé situé au nord du château. L’intérieur, décoré avec des motifs en coquillage afin de créer une grotte marine, comprenait un ensemble de statues par Girardon et Regnaudin, Gilles Guérin et les frères Marsy qui représentait le dieu Soleil soigné par des Néréides (groupe central) et ses chevaux soignés par des gardiens de Téthys (les deux groupes auxiliaires). À l'origine, les statues étaient situées en trois niches dans la grotte et entourées par des fontaines et jets d’eau.

Techniquement, la grotte de Téthys joua un rôle crucial dans le système hydraulique qui fournissait l’eau aux jardins. Le toit de la grotte soutenait un réservoir qui gardait l’eau pompée de l'étang de Clagny afin d’alimenter par gravitation les fontaines dans les jardins.

Bassin de Latone

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Situé sur l’axe est-ouest, un peu à l'ouest et sous le parterre d’Eau, se trouvait le premier bassin de Latone. Conçu par André Le Nôtre et construit entre 1668 et 1670, la fontaine représentait un épisode tiré des « Métamorphoses » d’Ovide. Latone et ses enfants : Apollon et Diane, situés en haut du bassin, étaient tourmentés par des jets de boue lancés par des paysans Lyciens qui refusaient de leur permettre de boire à leur étang. Elle fit appel à Zeus qui répondit en transformant les Lyciens en grenouilles. On choisit cet épisode mythologique en raison de l'allusion aux révolutions de la Fronde qui se produisirent pendant la minorité de Louis XIV.

 

Bassin d’Apollon

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Un peu plus loin sur l’axe est-ouest se trouvait le bassin d’Apollon (bassin des chars d'Apollon émergeant des eaux). Occupant l’ancien emplacement du Rondeau (également dit bassin des Cygnes) de Louis XIII, la fontaine d’Apollon, qui fut construite entre 1668-1671, représentait le dieu conduisant son chariot afin d’illuminer le ciel. Le bassin et la fontaine formaient un point de convergence dans les jardins et servaient d'élément transitionnel entre les jardins du Petit Parc et le Grand Canal.

 

Le Grand Canal

Avec une longueur de 1 500 mètres et une largeur de 62 mètres, le Grand Canal, qui fut construit entre 1668 et 1671, prolonge physiquement et visuellement l’axe est-ouest jusqu'à l'enceinte du Petit Parc. Sous l’Ancien Régime, le Grand Canal était utilisé pour des divertissements en bateaux. En 1674, à la suite des résultats d’une série de négociations diplomatiques dont il profita, Louis XIV commanda la construction de la « Petite Venise ». Située à la jonction du bras transversal septentrional du Grand Canal, celle-ci abritait les yachts et les Caravelles reçus des Pays-Bas et hébergeait les gondoliers et leurs gondoles reçus comme cadeaux de la part du doge de Venise, d'où l’origine du nom.

Au-delà des exigences décoratives et ludiques de l'aspect du jardin, le Grand Canal jouait également un rôle pratique. En effet, situé à un point bas dans les jardins, le Grand Canal recevait l’eau qui s’écoulait des fontaines dans les jardins en amont. Cette eau était alors pompée grâce à un réseau de pompes actionnées par des moulins à vent et des moulins à chevaux, puis renvoyée au réservoir placé sur le toit de la grotte de Thétis afin de réalimenter les fontaines. Le système hydraulique fonctionnait alors en circuit fermé.

Parterre d’Eau

Les réservoirs sous le parterre, vides à l'occasion de leur visite de contrôle.

Au-dessus de la fontaine de Latone se trouvait la terrasse du château, dite le parterre d’Eau. Formant un élément transitionnel sur l’axe est-ouest entre le château et les jardins en contrebas, le parterre d’eau se manifestait comme lieu où la symbolique des grands appartements se synthétisait avec celui des jardins. Sous le parterre, des réservoirs de stockage permettent l'alimentation des bassins et fontaines.

En 1674, Louis XIV commanda un ensemble de statues à l'origine prévu comme éléments décoratifs pour les fontaines du parterre d’Eau. La « Grande Commande » se composait de 24 statues représentant les quaternités classiques. Conçue par Charles Le Brun et exécutée par les meilleurs sculpteurs de l’époque, la Grande Commande comprenait :

  • les quatre éléments : la Terre, l’Air, l’Eau, le Feu ;
  • les quatre parties du monde : l’Europe, l’Afrique, l’Asie, l’Amérique ;
  • les quatre saisons : le Printemps, l’Été, l’Automne, l’Hiver ;

Le parterre d'eau, devant la façade ouest du château.

  • les quatre heures du Jour : le Point du Jour, l'Heure de Midi, le Soir, la Nuit ;
  • les quatre tempéraments de l'homme : Le Mélancolique, Le Colérique, Le Flegmatique, Le Sanguin ;
  • les quatre genres poétiques : le Poème pastoral (réalisé par Pierre Granier), le Poème satyrique, le Poème héroïque, le Poème Lyrique ;

Huit statues supplémentaires étaient prévues, mais seules trois groupes d'enlèvements furent réalisés :

  • l'Enlèvement d'Orithye par Borée de Gaspard Marsy et Anselme Flamen, allégorie de l'Air ;
  • l'Enlèvement de Cybèle par Saturne de Thomas Regnaudin, allégorie de la Terre ;
  • l'Enlèvement de Proserpine par Pluton de François Girardon, allégorie du Feu ;

Finalement, l’ensemble de ces statues fut dispersé dans le jardin et le parterre d'eau agrémenté de statues représentant les quatre grands fleuves français et leur principal affluent, ainsi que des groupes de figures.

En 1676, le bassin des Sapins, qui se situait au nord du château sous le parterre du Nord et l'allée des Marmousets fut conçue sur l’axe nord-sud comme un pendant à la pièce d’eau des Suisses, située au pied de la colline de Satory au sud du château. Plus tard, des changements transformèrent le bassin des Sapins au bassin de Neptune.

En 1679 est creusée le bassin et, en 1682, les premiers vases sont mis en place. Les eaux jouent pour la première fois en mai 1685. Ce n'est que sous Louis XV, que seront installés les deux dragons ainsi que les groupes sculptés de Neptune et Amphitrite.

Pour dix minutes de spectacles, la consommation d'eau est de 2 000 m3.

Pièce d’eau des Suisses

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Creusée en 1678, la Pièce d’eau des Suisses – nommée en raison des Gardes suisses qui construisirent la pièce – se situait dans une région marécageuse au sud du château. Cet élément d’eau, d'une superficie supérieure à 15 hectares, est la plus vaste à Versailles après le Grand Canal.

 

 

 

Louis XIV : troisième agrandissement

À peine fut aménagé le deuxième agrandissement que Louis XIV commanda des nouveaux agrandissements du château et des jardins. Comme le deuxième agrandissement se caractérisait par un foisonnement des bosquets, le troisième se signala par un changement stylistique de l’esthétique naturelle d’André Le Nôtre à l’esthétique architectonique de Jules Hardouin-Mansart.

Les changements topologiques qui se produisirent à cette époque furent :

  • 1680

Tapis vert – la superficie étendue de pelouse entre le bassin de Latone et le bassin d’Apollon atteint sa définition finale à cette époque sous la direction d’André Le Nôtre.

  • 16841280px orangerie

Le parterre d’Eau – sous la direction de Jules Hardouin-Mansart, le parterre d’eau fut remanié. Les statues de la Grande Commande furent déplacées à d'autres endroits dans les jardins. Les deux bassins octogonaux qu’on y trouve aujourd’hui furent construits et décorés à cette époque avec des statues en bronze représentant les fleuves de France.

L’Orangerie – Au sud du parterre d’Eau, l’orangerie de Louis Le Vau fut détruite afin d’adapter l’endroit pour une nouvelle structure conçue par Hardouin-Mansart. Outre l’Orangerie, l’Escalier de Cent Marches qui facilitait l'accès aux jardins du sud et de la Pièce d’eau des Suisses et le parterre du Midi furent conçus et construits à cette époque, donnant aux jardins au sud du château leur configuration et leur décoration actuelles.

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Cette même année, la grotte de Thétys fut détruite préalablement à la construction de l’Aile des Nobles.

  • 1685-86

Avec la construction de l’aile nord du château, le parterre du Nord fut remanié afin de répondre à la nouvelle architecture de cette partie du château. Pour compenser la perte du réservoir de la grotte de Thétys et satisfaire les demandes accrues en eau, Jules Hardouin-Mansart conçut de nouveaux et plus grands réservoirs droit vers le nord de l’aile des Nobles.

  • 1686-87

Sous la direction de Jules Hardouin-Mansart, le bassin de Latone fut remanié. C’est cette œuvre qu’on voit aujourd’hui.

Bosquets du troisième agrandissement

Lors du troisième agrandissement, trois bosquets conséquents furent conçus ou remaniés.

  • 1680

La Galerie des Antiques fut conçu à l’endroit du bosquet antérieur et de courte durée, la Galerie d’Eau (1678). Le bosquet fut conçu comme un genre de galerie à ciel ouvert dans laquelle étaient exposées des statues antiques et des copies acquises par l’Académie de Rome.

  • 1681-83

La salle de Bal fut construite dans une partie isolée des jardins dans laquelle une cascade – l’unique exemplaire survivant à Versailles – formait le décor de ce bosquet servant aux divertissements consacrés à la danse.

  • 1684-85

La Colonnade de Jules Hardouin-Mansart fut construite sur l’ancien emplacement du Bosquet des Sources d’André Le Nôtre. Ce péristyle circulaire formé de 32 arcs avec 28 fontaines était l’expression la plus architectonique d’Hardouin-Mansart à Versailles.

Louis XIV : quatrième agrandissement

Peu après la promulgation des traités de Ryswick en 1697 qui mirent fin à la guerre de la Ligue d'Augsbourg, Louis XIV et la France furent mêlés de nouveau à la guerre. Effectivement, la guerre de Succession d’Espagne diminua l’attention de Louis XIV pour Versailles : jusqu’en 1704, aucune modification importante dans les jardins ne fut faite. Entre 1704 et 1709, des bosquets furent remaniés – certains assez radicalement, parfois même renommés, suggérant la nouvelle austérité qui caractérisait les dernières années du règne de Louis XIV.

Le 1er septembre 1715, Louis XIV mourut à Versailles et son arrière-petit-fils de 5 ans lui succéda sous le nom de Louis XV. Une fois la dépouille mortelle du Roi Soleil enlevée pour son enterrement à Saint-Denis, Louis XV, sous la protection du régent Philippe II d’Orléans, et la cour se retirèrent à Vincennes ; l’avenir de Versailles entra dans une ère d’incertitude.

Louis XV

En 1722, Louis XV et la cour retournèrent à Versailles. Semblant prêter attention à l’admonestation de son arrière-grand-père de ne pas s’engager dans des campagnes de construction coûteuse, Louis XV évita les projets à Versailles tels qu'en avait fait Louis XIV. Les seuls projets importants de Louis XV dans le château furent l’achèvement du salon d’Hercule (1736), l’Opéra (1770) et la redécoration des Petits Appartements du Roi. Aux jardins, le seul agrandissement notable fut l’achèvement du bassin de Neptune avec l’addition des statues (1738-1741).

Plutôt que de dépenser des ressources à la modification des jardins à Versailles, Louis XV – un botaniste avide – consacra ses efforts à Trianon. Dans le secteur maintenant occupé par le Hameau de la reine, Louis XV fit construire et entretenir des jardins botaniques. En 1750, l’année où les jardins botaniques furent créés, Claude Richard (1705-1784) – le Jardinier-Fleuriste – assuma l’administration de ces jardins.

En 1761, Louis XV passa une commande à Ange-Jacques Gabriel pour construire le Petit Trianon comme résidence qui lui permettrait de passer plus de temps près de ses jardins botaniques. Ce fut au Petit Trianon que Louis XV tomba malade de petite vérole. Le 10 mai 1774, Louis XV mourut à Versailles et le château et ses jardins entrèrent dans une nouvelle ère de changement.

Louis XVI

Avec l’avènement de Louis XVI, les jardins subirent des transformations évoquant le quatrième agrandissement de Louis XIV. Engendré par les Philosophes – et surtout les rationalisations de Jean-Jacques Rousseau – l’hiver de 1774-1775 vit une replantation totale des jardins. Des arbres et des arbustes datant du règne de Louis XIV furent abattus ou déracinés avec l’intention de transformer les jardins français de Le Nôtre et Hardouin-Mansart en jardins à l'anglaise.

La tentative de Le Nôtre de convertir à l’anglaise le chef-d’œuvre précédent n'atteignit pas son but. En raison de la topologie du domaine, le style anglais des jardins – caractérisés par une topologie et formes irrégulières formant une antithèse aux jardins français – fut abandonné et les jardins furent replantés à la française. Pourtant, Louis XVI, en gardant un œil sur les dépenses à Versailles, fit supprimer les palissades qui formaient les « murs » des salles vertes des bosquets et les fit remplacer avec soit des tilleuls soit des marronniers. En plus, certains des bosquets datant de l’époque du Roi Soleil furent modifiés radicalement ou détruits définitivement. La contribution aux jardins la plus importante pendant le règne de Louis XVI fut la création de la grotte des Bains d’Apollon. La grotte en rocaille, qui était placée dans un bosquet à l’anglaise et qui hébergeait les statues provenant de la grotte de Thétys, fut le chef-d’œuvre de Hubert Robert.

Avec le départ de la famille royale de Versailles le 7 octobre 1789, le sort du château et des jardins fut loin d'être certain.

La Révolution

En 1792, par ordre de la Convention nationale, certains arbres des jardins furent abattus alors que certaines parties du Grand Parc étaient vendues. Percevant une menace potentielle sur les jardins de Versailles, Louis Claude Marie Richard (1754-1821) – directeur des jardins botaniques et petit-fils de Claude Richard – fit pression sur le gouvernement révolutionnaire afin de sauvegarder les jardins. Il y réussit en empêchant des morcellements plus poussés du Grand Parc, et les menaces de destruction du Petit Parc furent levées par des recommandations pour que les parterres puissent être plantés de potagers et les vergers transformés en espaces publics des jardins. Heureusement, ces plans ne virent jamais le jour mais, cependant, les jardins s’ouvrirent à tous. Il ne fut pas rare alors de voir des gens occupés à faire leur lessive dans les fontaines et le linge étalé sur des arbustes pour sécher.

Napoléon Ier

L’ère napoléonienne globalement ignora Versailles. Dans le château, un appartement fut aménagé pour l’impératrice Marie-Louise ; dans les jardins, seul l’abattage catastrophique des arbres au bosquet de l’Arc de Triomphe et au bosquet des Trois-Fontaines fut notable. À la suite de l’érosion massive de la terre, il fallut replanter de nouveaux arbres.

La Restauration

Avec la chute du Premier Empire et la Restauration des Bourbons en 1814, les jardins de Versailles virent les premières modifications importantes depuis la Révolution. En 1817, Louis XVIII ordonna que deux bosquets – le bosquet de l’Île du Roi et le Miroir d’Eau – fussent transformés en jardin à l’anglaise pour former Le Jardin du Roi.

La Monarchie de Juillet et le Second Empire

Comme beaucoup des intérieurs du château furent irrémédiablement remaniés afin d’installer le musée de l’Histoire de France de Louis-Philippe, les jardins, par contraste, restèrent quasiment inaltérés. Pour la visite d’État de la reine Victoria et du prince Albert en 1855, les jardins furent transformés pour une fête qui évoquait celles de Louis XIV. Napoléon III abandonna Versailles, préférant plutôt le château de Compiègne.

Pierre de Nolhac

Avec l’avènement de Pierre de Nolhac comme directeur du musée, une nouvelle ère de recherches historiques démarra à Versailles. Nolhac, archiviste avide et homme de lettres, commença à reconstituer l’histoire de Versailles et, subséquemment, établit les critères pour les projets de restauration et préservation du château de des jardins. Ces critères sont toujours actuels.

Les bosquets et « l’affaire de l’Apollon Perigrinator »

L’étude des bosquets de Versailles pose des problèmes en raison des maints remaniements des jardins entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle. « L’Affaire de l’Apollon Prigrinator » sert comme preuve aux changements – parfois radicaux – des bosquets

L’affaire de l’Apollon Perigrinator

En 1664, au nord du château, la grotte de Téthys fut construite comme un élément symbolique et technologique des jardins. Techniquement, la grotte avec son réservoir fournissait une portion de l’eau exigée par les fontaines des jardins ; symboliquement, la grotte faisait un rapport entre le mythe d’Apollon et l'image publique de Louis XIV. La caractéristique principale de la décoration de la grotte était les groupes des statues d’Apollon et celles de ses chevaux, qui furent installés en 1672. Lorsqu’en 1684 la grotte fut détruite en prévision de la construction de l’aile des Nobles, les groupes sculptés furent déplacés au « bosquet de la Renommée ».

Construit en 1675, le bosquet de la Renommée comprenait une fontaine sous la forme d’une statue de la Renommée – d'où son nom d’origine.
En 1684, ce bosquet fut remanié afin d'accueillir les statues provenant de la grotte de Téthys. La statue de la Renommée en fut enlevée, celles d'Apollon et de ses chevaux furent placées sur des socles dont jaillissait de l’eau ; chaque groupe de statues était protégé par un baldaquin doré et finement ouvré. L'endroit ainsi réaménagé prit le nom de « bosquet des Bains d’Apollon » (à ne pas confondre avec l'actuel bosquet des Bains d'Apollon postérieurement nommé).

Le dernier déplacement du groupement d’Apollon date de 1778.
Au début de son règne, Louis XVI ordonne un remaniement des jardins. Le bosquet du Marais, situé près du parterre de Latone, est entièrement remanié pour accueillir ces statues de prestige ; Hubert Robert conçoit pour elles une grotte artificielle au milieu un paysage verdoyant parsemé de cascades et petits bassins d’eau, dans le style anglo-chinois alors à la mode. Le bosquet du Marais devient alors le bosquet des Bains d’Apollon.
C'est dans ce chef-d’œuvre d’Hubert Robert qu'Apollon Perigrinator arriva en 1778, et c’est toujours son emplacement d'aujourd’hui.

Les bosquets

Certains bosquets furent perdus en raison des remaniements successifs dans les jardins.

Deux bosquets

  • 1663

Situé au nord et au sud de l’axe est-ouest, ces deux bosquets furent à l’origine conçus comme un réseau de chemins autour de quatre « salles de verdure » qui convergeait sur une salle centrale qui comprenait une fontaine.

  • 1682

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Le bosquet au sud devint le bosquet de la Girandole, ainsi nommé en raison de la fontaine centrale avec des jets d'eau qui jaillissaient en rayonnant.

 

 

 

  • 1696

Le bosquet au nord le bosquet du Dauphin en raison de la fontaine centrale en forme d’un dauphin.

  • 1775

Les deux bosquets furent détruits et replantés avec des tilleuls. À cette époque, ils furent rebaptisés le quinconce du Nord et le quinconce du Midi.

Bosquet des Dômes

  • 1675

Conçu par André Le Nôtre et caractérisé par une statue de la renommée d’où le nom du bosquet : bosquet de la Renommée.

  • 1684

Réaménagement du bosquet avec l’installation des statues provenant de la grotte de Thétys. Le bosquet fut consacré de nouveau comme bosquet des Bains d’Apollon

  • 1700Bosquet des domes

Au début du XVIIIe siècle, les statues du Bosquet des Bains d’Apollon furent réaménagées une fois de plus sur l’emplacement de l’ancien Bosquet du Marais (actuellement la Grotte des Bains d’Apollon). L’ancien Bosquet des Bains d’Apollon fut réaménagé complètement avec deux pavillons en calotte du dôme, qui donnèrent naissance du nom : Bosquet des Dômes

 

Bosquet du Labyrinthe

  • 1665

André Le Nôtre conçut, au sud du parterre de Latone et près de l’orangerie, un labyrinthe composé d’un réseau de chemins simples

  • 1672-1677

Charles Perrault, auteur des Contes de ma mère l’Oye, conseilla à Louis XIV de remanier le Labyrinthe de manière à servir à l’éducation du dauphin. Par conséquent, le nouveau Labyrinthe comprit plusieurs fontaines qui présentaient des textes tirés des fables d'Ésope. Une plaque de cuivre sur laquelle fut gravée une des fables de La Fontaine fut présentée avec La Fontaine ; ce fut avec ces plaques que le fils de Louis XIV apprit à lire. Une fois achevé en 1677, le Labyrinthe comprenait 39 fontaines avec 333 sculptures animalières en plomb peintes en polychrome.

  • 1778

En raison de frais de réparation et d’entretien, Louis XVI commanda la destruction du Labyrinthe. Sur l’endroit, un arboretum avec des exemplaires exotiques fut installé dans un jardin à l'anglaise. Rebaptisé « bosquet de la Reine », ce serait dans cette partie des jardins qu’en 1785, un épisode de l’affaire du collier eut lieu, un évènement qui compromit Marie-Antoinette.

Bosquet de l'Étoile

  • 1666

À l’origine, André Le Nôtre conçut ce bosquet comme une salle de verdure avec un chemin qui entourait un espace octogonal au milieu du bosquet.

  • 1671

Un chemin plus complexe fut développé afin de rehausser la nouvelle fontaine du milieu ; il fallut un changement de nom au bosquet de la Montagne d’Eau.

  • 1704

Le bosquet de la Montagne d’Eau fut remanié et rebaptisé bosquet de l’Étoile.

Bosquet du Marais

  • 1670

Au début, le bosquet comprenait un bassin rectangulaire avec une bordure en gazon. Au bord du bassin, des roseaux en métal cachaient bon nombre de jets d’eau ; un cygne avec un jet d’eau jaillissant de son bec se trouvait à chaque coin. Au milieu du bassin se trouvait un arbre en fer avec des feuilles en étain peintes en vert. À cause de cet arbre, le bosquet était également connu sous le nom du bosquet du Chêne-Vert.

  • 1705

La fontaine fut détruite et le bosquet fut remanié comme le bosquet des Bains d’Apollon.

  • 1774

Hubert Robert remania le bosquet, qui fut rebaptisé La grotte des Bains d’Apollon

Île du Roi - Miroir d’Eau

  • 1671

Au début conçu comme deux éléments du jardin, le grand – L'île du Roi – comprenait une île qui formait le point de convergence d’un système complexe de fontaines. L’île du Roi était isolée du miroir d’eau par une chaussée qui comprenait 24 jets d’eau.

  • 1684

L’île fut supprimée et le nombre de jets d’eau dans le bosquet fut radicalement réduit.

  • 1704

La chaussée fut remaniée et un grand nombre des jets d’eau furent supprimés.

  • 1817

Les deux – l’île du Roi et le Miroir d’Eau – furent complètement remaniés comme un jardin à l'anglaise. À cette époque le bosquet fut rebaptisé jardin du Roi.

Salle des Festins (salle du Conseil) – bosquet de l’Obélisque

  • 1671

    Bosquet de l obelisque

 

Conçu par Le Nôtre comme une île à quatre lobes entourée d'un canal qui comprenait 50 jets d’eau. Une simple fontaine occupait chaque lobe de l’île ; l’accès à l’île était obtenu par deux petits ponts tournants. Aux quatre points cardinaux il y avait quatre autres fontaines.

 

  • 1706

Sous la direction de Jules Hardouin-Mansart, le bosquet fut remanié complètement. L’île centrale fut remplacée par un grand bassin élevé sur une base à cinq gradins entourée d'un canal. La fontaine centrale se composait de 230 jets d’eau qui, lors du jeu de la fontaine, formait un obélisque qui donna son nouveau nom au bosquet : bosquet de l’Obélisque.

Bosquet du Théâtre d'eau

  • 1671-1674

L’aspect central de ce bosquet était un théâtre en forme d’amphithéâtre avec des rangs de bancs à trois gradins en gazon pour les spectateurs. La scène était décorée de trois fontaines alternant avec trois cascades.

  • 1680-1715

Les statues du bosquet furent remaniées à maintes reprises. En 1709, le bosquet fut remanié de nouveau avec l’installation de la fontaine de l’Île aux Enfants.

  • 1774-1775

Lors de la replantation des jardins que Louis XVI commanda, le bosquet du Théâtre d'eau fut détruit et remplacé par le bosquet simple, le bosquet du Rond-Vert

Bosquet des Trois-Fontaines (Berceau d’Eau)

  • 1677-1678

Situé à l’ouest de l’allée des Marmousets, le bosquet des Trois-Fontaines remplaça le bosquet de courte durée Le Berceau d’Eau (datant de 1671 ; le Berceau d’Eau était un bosquet long et étroit qui comprenait bon nombre de jets d’eau formant une charmille d’eau). Le nouveau bosquet fut transformé par Le Nôtre qui conçut un bosquet à trois salles. Chaque salle comprenait un nombre de fontaines jaillissant avec des effets spéciaux. Le bosquet survécut aux modifications que Louis XIV commanda au début du XVIIIe siècle et subséquemment évita les replantations de 1774-1775.

  • 1830

Le bosquet fut replanté mais les fontaines furent supprimées.

  • 2004

En raison des dégâts causés par des tempêtes de 1990 et de 1999, le bosquet des Trois-Fontaines fut restauré et inauguré de nouveau le 12 juin 2004.

Bosquet de l’Arc de Triomphe

  • 1672

Bosquet de l arc de triompheAu début, le bosquet était conçu comme un simple pavillon d’eau – un espace ouvert avec une fontaine carrée au milieu.

  • 1676

Situé à l’est de l’allée des Marmousets et conçu comme pendeloque au bosquet de Trois-Fontaines, le bosquet fut remanié avec un décor qui faisait allusion aux victoires militaires sur l’Espagne et l’Empire. À cette époque, l’arc de triomphe fut installé, donnant son nom du bosquet. Comme avec le bosquet des Trois-Fontaines, le bosquet de l’Arc de Triomphe survécut aux modifications du XVIIIe siècle.

 

 

  • 1830

À l'époque de la replantation de 1830, les fontaines furent supprimées (comme pour le bosquet des Trois-Fontaines).

  • À présent, le bosquet est en cours de restauration

Bosquet d'Encelade

Gaspard marsy fontaine de l encelade musee national des chateaux de versailles et de trianon versailles france 1675 1676 20080506

  • 1675

Avec une telle évolution du bosquet de la Renommée, la fontaine du bosquet représentait un Titan tombé – Encélade – qui fut condamné à vivre sous le volcan de l’Etna, consumé par la lave.

  • 1678

Un anneau octogonal en gazon et huit fontaines en rocaille furent installées autour de la fontaine centrale. Ces additions furent supprimées en 1708. La fontaine, avec le jet d’eau le plus haut de toutes les fontaines à Versailles (25 m), fut conçue comme une allégorie qui faisait allusion à la victoire de Louis XIV sur la Fronde.

Bosquet des Sources - La Colonnade

  • 1678

Conçu comme une simple salle de verdure, Le Nôtre rehaussa et incorpora un ruisseau existant afin de créer un bosquet aux ruisselets serpentant parmi neuf petites îles. À cette époque, le bosquet prit le nom de bosquet des Sources.

  • 1684

Jules Hardouin-Mansart remania complètement le bosquet en créant un double péristyle aux arcs. La Colonnade – le nom adopté pour la construction – comprenait à l’origine 32 arcs et 31 fontaines – un simple jet d’eau jaillissait dans une vasque placée sous chaque arc (un arc était réservé à l’entrée du bosquet).

  • 1696

La statue « Enlèvement de Proserpine », un des « enlèvements » de la Grande Commande de 1664, est installée au milieu de la Colonnade en 1696.

  • 1704

Trois entrées supplémentaires furent ajoutées, ce qui réduisit le nombre de fontaines à 28.

Galerie des Antiques

  • 1680

Occupant l’emplacement du bosquet de la Galerie d’Eau (1678), le bosquet de la Galerie des Antiques fut conçu pour héberger la collection des statues antiques et des copies acquises par l’Académie de France à Rome. Un petit canal, qui encerclait l’espace central pavé avec des cailloux polychromes, était décoré de 20 statues sur socles, chacune séparée par trois jets d’eau.

  • 1704

La galerie fut complètement remaniée lorsque les statues furent transférées à Marly. Le bosquet subit une replantation totale avec des marronniers

Salle de Bal

  • 1681-1683

Situé à l’ouest du parterre du Midi et au sud du parterre de Latone, ce bosquet présentait une cascade en hémicycle qui formait le décor de cette salle de verdure. Parsemé de vases et torchères en plomb doré qui servaient d'appui pour des girandoles, le bosquet de la Salle de Bal fut inauguré en 1683 avec un divertissement de danse par le Grand Dauphin.

  • 1707

Le bosquet fut remanié lorsque l’île située au milieu fut supprimée ; une entrée supplémentaire fut alors ajoutée

 

Quelques Photos

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Maffliers le 31-05

 

Aujourd'hui nous sommes 20 à partir avec Olivier vers Maffliers pour une rando d'environ 18.5 Km. La pluie est prévue pour 14h00 mais hélas la météo c'est encore trompée et c'est vers 10h00 que celle ci apparait, nous continuons après avoir relis soit les vestes ,soit les capes ou les parapluies

Comme toujours un peu d'histoire sur Maffliers

Le lieu est mentionné dans une charte de 832 comme propriété de l ' abbaye de St Denis sous la forme Maflare puis attestée sous le nom Maflers en 1150, Mafflers en 1208.

Le second élément -fliers est sans doute le germanique *hlar > ancien français laris, larris « lande, friche », dont le h initial [χ] est passé à [f] dans certains cas en ancien français (cf. *hrôk « corbeau » > freux, flouer) et qui explique les finales -flier(s), -fler(s) (Moufflers, Somme), voire -lers (Meulers, Seine-Maritime), et les différents Flers du nord de la France.

Le premier élément Ma(f)- est inexpliqué

Histoire

Bouchard V de Montmorency y fonde en 1163 le prieuré Grandmontain de Merret-les-Maffliers qui connut la décadence et fut supprimé en 1772, puis, vendu et transformé. En 1602, la terre devient la propriété de Jean Forget, président du parlement de Paris, et la seigneurie est érigée en baronnie. Depuis les années 1960, le village devient progressivement urbain, mais conserve des exploitations agricoles. Le village fut illustré par le peintre Madeleine Luka qui y naquit.

Maffliers ne compte qu'un seul  monument historique sur son territoire.

Blason maffliers

 

Les armes de Maffliers se  blasonnent ainsi :"D'azur au chevron d'or accompagné de trois coquilles du même." Ce sont les armes de Jean Forget, baron de Maffliers en 1602.

 

 

  • Eglise Notre Dame des Champs

Rue de la Mairie (inscrite monument historique par arrêté du 2 février 1931) : Elle remplace probablement une ancienne chapelle dédiée à Saint Blaise. L'église paroissiale primitive était la chapelle Notre-Dame-des-Champs, qui se situait rue de Beaumont, et qui a été démolie en 1793. Seule une statue en bois de la Vierge à l'enfant du début du XIVe siècle en subsiste. Restaurée en 1875, elle est installée dans l'église, et connue désormais comme Notre-Dame-des-Champs, ce qui explique le vocable d'usage de l'église. Celle-ci se compose d'un clocher de 1574 ; d'une haute nef unique bâtie dans un délai de neuf mois en 1859 ; et d'un choeur Renaissance avec deux chapelles latérales et abside pentagonale des années 1554-1556 . C'est parties orientales sont remarquables, et d'une facture élégante, et se caractérisent par les hautes colonnes engagées supportant la voûte de l'abside, et ses chapiteaux d' ordre dorique et corinthien , surmontés de sections d' entablement. L'extérieur est également soigné. L'église est restaurée entre 1980 et 1993 Aujourd'hui, le chœur est encombré par des étais.

Maffliers 95 eglise notre dame rue de la mairie 02

 

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Autres éléments du patrimoine

  •  Chateau de maffliers

Url

Allée des Marronniers : Ce château, qui abrite aujourd'hui un hôtel, s'élève à l'emplacement d'un ancien chateau fort féodal. Ce dernier est reconstruit par Claude de La Fayette en 1550, mais seulement la partie sud de cet édifice subsiste. Une nouvelle reconstruction intervient sous le marquis de Briqueville entre 1780 et 1785. En 1813, le château devient la propriété d 'Augustin de Talleyrand-Périgord, qui possedera également celui de Montsoult. Georges Provost qui rachète le domaine en 1906 ne juge pas le château digne d'intérêt, et le fait presque entièrement raser. Il fait construire à la place un pavillon de forme cubique, de modestes dimensions. La plupart des bâtiments aujourd'hui présents sur le domaine ne datent que de l'époque que le château accueillait déjà un hôtel, et ont été construits entre 1964 et 1989. Les anciens communs, transformés en ferme au début du XXe siècle, sont utilisés comme centre équestre. Le bâtiment n'est pas visible depuis le domaine public et l'accès au domaine strictement réservé aux clients.

  • Manoir de Montbrun

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rue du Richebourg : C'est une grande maison d'un étage avec une façade de cinq travées et un toit à deux croupes, datant de 1836. Le nom vient d'un ancienfief, situé près de la limite avec la commune de Montsoult. Les communs, dans un style complètement différent, sont construites en meuliere et s'alignent sur la rue, alors que le manoir se cache dans un écrin de verdure au fond de son parc.

 

 

  • Manoir Notre-Dame

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Rue du Richebourg : Son nom actuel lui vient des soeurs de Saint Joseph de l'Apparition, qui rachètent ce grand manoir cossu en 1952 pour y installer une maison de convalescence. Le manoir a été édifié en 1905 pour Germain Fourcade à l'emplacement d'une maison plus ancienne préalablement démoli. M. Fourcade opte pour un mélange entre le style régional de l'époque, qui fait surtout appel à la meuliere en réunion avec la brique ou la pierre de taille, et le style néo-normand, s'exprimant par des façades en pans de bois. On les trouve sur le second étage et les pignons. Les toitures, à forte pente, ont une forme complexe et sont garnies de nombreuses lucarnes. Pour un annexe construit en 1960, les religieuses adoptent également le style néo-normand pour obtenir une parfaite harmonie avec l'édifice du début du siècle En 2010, la municipalité en fit l'acquisition afin d'y transférer la mairie et d'ouvrir le magnifique parc à tous

  • Ancien relais de poste

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 rue de la Ferme : Appelé également la Grande Ferme, c'est un grand complexe de bâtiments agricoles avec corps de logis, construits pour la plupart en 1815 pour Augustin de Talleyrand-Périgord, propriétaire du château de Maffliers. La ferme passe entre les mains de Georges Provost en même temps avec le château. Le colombier porche donnant accès à la cour date de 1610

 

 

  • Le Prieuré

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10 rue de la Ferme : Cette maison du XVIe siecle n'a jamais été un prieuré, mais tient son appellation du fait des visites fréquentes que reçut sa propriétaire en 1600, Marie Mottier de La Fayette, de la part des freres Capucins : son fils François Leclerc du Tremblay est en effet entré dans cet ordre. Sous son nom en religion père Joseph, il entre dans l'histoire pour avoir fondé l'ordre des filles du Calvaire et pour avoir servi de conseiller au cardinal de Richelieu. Le père Joseph fait aménager au sous-sol une petite chapelle pour recueillir la déppouille de son père, devenu calviniste et ne pouvant être enterré sur le cimetière paroissial. Après la Revolution Française, la maison sert pendant quelque temps d'école

  • Manoir de la Delphinière

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 rue de la Mairie : Cette grande maison bourgeoise de style classique avec son toit à la Mansart a accueilli Madame de Stael pendant trois mois en 1803, connue alors surtout pour avoir écrit Delphine un an auparavant. AuXXe siecle, le manoir a abrité le Centre européen de recherches médicales et biologiques. Il est aujourd'hui subdivisé en appartements, mais conserve la grille d'entrée sur la cour et les deux pavillons de garde.

 

 

  • Croix de Maffliers, rue de Beaumont

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La petite croix en bois d'une facture simple se dresse au sommet d'unfut monlithique d'une longueur remarquable

 

 

 

Quelques photos de la randonnée

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Il ne pleut pas encore

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Le tiré du sac sous la pluie

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Une jolie petite bête

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Dans le parc du chateau de jolis buissons de Rhododindron

Histoire du Rhododindron

À l'époque médiévale, le rhododendron était appelé « Rosage », terme qui a été conservé jusqu'au XVIIIe siècle, puisque joseph Pitton de Tournefort introduisit en 1702 le « Rosage de la mer Noire », à la suite d'un voyage en Asie Mineure. C'est au naturaliste Carl von Linné que l'on doit la dénomination de Rhododendron.

Le rhododendron n'a commencé à être réellement cultivé comme espèce horticole qu'en 1656, quand John Tradescant rapporta un Rhododendron hirsutum endémique des Alpes. Cependant, le véritable succès du rhododendron a commencé avec les espèces d'origines himalayenne et chinoise (Rhododendron auriculatum et seroticum), au milieu du XIXe siècle.

Les rhododendrons sont généralement des plantes formant des arbustes étalés ou arrondis, parfois des arbres pouvant atteindre jusqu'à quinze mètres de hauteur, notamment dans l'Himalaya. Ils sont généralement sempervirents, bien que les azalées aient parfois des feuilles caduques. Leur feuillage est vert foncé.

Ce sont des plantes extrêmement acidophiles, que l'on regroupe parfois sous le terme générique de plantes de terre de bruyere. Cependant, certains rhododendrons acceptent d'être cultivés en sols neutres, voire légèrement calcaires (Rhododindron hirsutum).

Les fleurs, en forme de trompette évasée, peuvent être roses, blanches, rose lilas, mouchetées de pourpre, rose saumoné, carmin. Les fleurs peuvent s'épanouir depuis septembre, pour les formes hâtives d'appartement, mais plus généralement de janvier - février jusqu'à la fin juillet, pour les formes les plus tardives. Les fleurs les plus grosses ont environ 10 cm de longueur et de largeur, et sont groupées en grosses inflorescences terminales coniques, et en grand nombre.

La majorité des rhododendrons et azalées ne dégage aucun parfum. Cependant, quelques formes botaniques (Rhododendron auriculatum, R. bullatum, R. crassum, R. decorum, R. fortunei, R. grifithianum, R. polyandrum, R. luteum, etc.) sont parfumées.

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C 'est très tentant mais on repart ( certaines sont cherchent quand meme un rejet)

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Le Chateau vu pendant la randonnée

Et maintenant notre circuit

Distance : 19.257 Km

Temps total : 5h22

temps d'arret : 50 mm

Denivellé total +302 m

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La Chaussée Jules Cesar Départ de US

Aujourd'hui Patrick nous emmene sur La Chaussée Jules Cesar au Départ de US circuit Balisé en PR  JC3, temps frais le matin 6° Après midi 18°C, 16 Participants dont trois récupérés de justesse, nous avions commencé la Rando

Chaussée Jules César

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Un peu d'histoire sur la Chaussée Jules César ( Un livret du vexin français en fin de paragraphe que vous pouvez télécharger)

La Chaussée Jules César est une voie romaine qui reliait Lutèce (Paris) à Rotomagus ( Rouen) et à Juliobona ( Lillebonne). Elle fait partie, sous la forme d’un embranchement de la Via Agrippa de l'Océan, des quatre Via Agrippa construites par Marcus Vipsanius Agrippa du temps de l'empereur Auguste. On pouvait y trouver un relais tous les 15 km. Le courrier pouvait ainsi être acheminé de Paris à Rouen en une journée.

L'essentiel de son tracé dans le département du Val d'Oise est repris depuis 1824 par la route nationale 14, renumérotée D 6014. Dans le Val-d'Oise qu'elle traverse de façon rectiligne, le tracé dans le Vexin français est pour l'essentiel de son parcours un chemin de randonnée. Dans les zones urbaines de Cergy-Pontoise et de la vallée de Montmorency, son tracé est en majeure partie utilisé comme voie de desserte locale.

La "colonne vertébrale" du Vexin français

Comme un témoignage de l’influence de Rome sur le paysage du Vexin, la chaussée Jules César marque le territoire depuis plus de 2 000 ans. Elle s’inscrit dans un vaste réseau de routes militaires mises en place en Gaule entre le Ier siècle avant et le Ier siècle après Jésus-Christ. La chaussée Jules César fait partie des itinéraires stratégiques reliant Rome et les centres politiques et militaires de la province.

Cet axe structurant fait l’objet d’une attention et d’une intervention toute particulière du Parc, qui l’a inscrit parmi les 10 grands projets de sa Charte. La chaussée a été réhabilitée en chemin de randonnée en 2000 avec la réouverture des 21 km entre Puiseux-Pontoise et le hameau de Arthieul à Magny-en-Vexin. L’enjeu porte aujourd’hui sur la valorisation et la réalisation d’un schéma directeur de la chaussée. Chaque année, le Parc organise une manifestation permettant de faire connaître la chaussée Jules César au plus grand nombre.

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Nous trouvons sur la chaussée une borne reconstituée

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Imgp1586LE VILLAGE DE US

Us, autrefois écrit « Ws », est une commune du Vexin français bordant la  Viosne au cœur du Parc naturel régional du Vexin français dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France

Le village d'Us est bâti dans la vallée de la Viosne, à 40 km au nord-ouest de Paris.

La commune est desservie par une gare (Us) de la ligne Paris-Saint-Lazare - Gisors

Quoique le village manifeste une activité principalement agricole, il a été le siège d'une fonderie de métaux non ferreux de 1951 à 1998 et comprend toujours une unité de production d'Alcoa Fastening Systems spécialisée dans les fixations pour l'industrie aéronautique.

Histoire

Us tire très probablement son nom du latin Vicus, le village, ou peut-être de l'anthroponyme latin Uccius.

Le site d'Us fut habité à époque préhistorique, comme en témoigne l'existence d'une allée couverte. La Chaussée Jules-César traverse la commune. Le village semble s'être construit à la fin du XIIIe siècle autour du château de Dampont, commandant tous les fiefs alentour. Les plus vieux éléments architecturaux de l'église peuvent en effet être datés de cette période.

Etymologie

IS – Le mot US évidemment celtique est une forme de IS, qui signifie : ville fermée, endroit habité entouré de murailles ou de retranchements.

Avec l’article « al », il est devenu « al-us » ou « al-is » dénomination ordinaire des forteresses gauloises à l’époque de la conquête romaine.

Uus – On trouve la forme Uus dans plusieurs chartes du Val conservées au archives nationales (abbaye du Val près de Pontoise). On trouve aussi parfois écrit VVS, car dans l'ancienne orthographe : deux u équivalent à deux v.

Hus – Sur une dalle funéraire de la fin du XVIe siècle servant de marche à l’église d’Us, on lit presque effacée une inscription relative à un sire de Dampont, seigneur d’Hus.

WS – Au milieu du XVIIIe siècle, le h et le u se transforment en w. Sur le registre des baptêmes, mariages et décès de 1738 – 1739 – 1743 le nom de la commune est ainsi écrit nettement "Hus".

Cette forme si étrange, unique dans notre langue prise par le nom de la commune d’Us, Ws pourrait aussi provenir de la substitution fautive d’un v double aux deux u employés au Moyen Age pour en fixer la prononciation.

US – Le changement de WS en US a été effectué en 1885 au Conseil Général de Seine et Oise, après demande des Chemins de Fer qui avaient un peu de mal à le prononcer.... Cité en 1306 sous l’appellation d’US dans un cartulaire de l’Hôtel-Dieu de PONTOISE, on trouve la forme UUS dans plusieurs chartes du Val conservées aux archives nationales. 


Blason ville fr us val d oise svg

Emprunté à la famille Dampont, les armes de la ville se blasonnent comme suit : "D’or à la fasce de sable surmontée d’un lion léopardé du même."
Ce qui, en langage courant, explique juste que l’on y voit un lion léopardé noir (sable) passant sur fond jaune (or), le tout imageant la puissance et la richesse

Us à travers l'Histoire

    Tout commence par la découverte, au hameau de Dampont, d’un Dolmen (allée couverte), où l’on trouve 50 silex, 2 haches, 1 couteau et de nombreux vases gaulois. Ce monument de l’ère néolithique marque la naissance de Us.

    Antiquité

      Les premières traces du village remontent à l’époque gallo-romaine. Le village est situé à l’intersection des chaussées Jules-César (artère reliant Paris à Rouen) et Brunehaut, et est mentionné pour la première fois en 1066 sous le nom de "Ws". Les sires de Dampont, seigneurs du lieu, sont cités comme vassaux de l’abbaye de Saint-Denis dès l’époque carolingienne.

      Moyen Âge

      Le bourg d’Us et un bourg nouveau, il date du XIIe siècle environ, du moins comme village.
       Les premiers pas du village au niveau communautaire se trouvent au XIIe siècle, dans la foulée de la construction d’un monastère dédié à Saint Blaise et à Saint Laurent au lieu-dit "Le Cornouiller". Il devait alors y avoir dans ce lieu quelques fermes isolées, en témoignent aujourd’hui les fermes de Bouard et de l’Alleu (ferme du château). Les fondateurs du village sont certainement les sires de Dampont
      L’importance de "Ws" est ensuite confortée par la construction de l’église gothique Notre-Dame à la fin du XIIe siècle.

      Cependant, le village semble surtout s’être construit à la fin du XIIIe siècle autour du château-fort de Dampont (dit aussi "château du Héron"), qui commandait tous les fiefs alentour. En 1728, Us comptait 76 feux et 205 habitants, dont 16 feux pour Dampont avec un fermier, un berger, un cordonnier, un maçon et un tisserand.

      Temps modernes

      En 1870, l’arrivée du chemin de fer et la construction d’une sucrerie marquent un tournant décisif dans l’histoire de la bourgade.
      En 1885, le village change son nom en Us, globalement plus esthétique.
      En 1919, la grotte Notre-Dame est inaugurée, respectant ainsi la promesse faite par les Ussois si leur village était épargné par la Première Guerre Mondiale.
      En 1935, un recensement établit la population de Us à 600 individus, et les commerces sont nombreux : 13 cafés, 1 hôtel, 1 boulanger, 1 boucher, 1 crémier, 1 marchand de cycle et de chaussures... En 1935, on trouve à Us un cinéma, et une caserne de pompiers.
      Las, la guerre de 39-45 fait payer un lourd tribut à la bourgade, notamment à cause de la proximité d’une ligne ferroviaire, du terrain d’aviation de Cormeilles-en-Vexin et d’ateliers de construction aérienne à Nucourt.
      Principalement agricole, la commune voit naître après-guerre un début d’activité industrielle. En 1951, une fonderie de matériaux non ferreux est construite. Elle sera active jusqu’en 1998.

      L'église Notre-Dame

      Construite au XIII° siècle, Notre-Dame d’Us, est le plus vieux monument du village.

      Le bâtiment

      L'église Notre-Dame de Us remplace un édifice roman, probablement de la fin du XIe siècle dont il ne resterait apparent que le haut d’une absidiole à l’angle du chœur et du croisillon nord, servant de passage entre les deux. Des fouilles effectuées dans les années 1950 sous le sol de ce croisillon ont dégagé une série d’arcades en plein-cintre reposant sur de courtes colonnettes.
      Le chœur actuel a été édifié au XIIIe siècle, avec un transept dont il ne reste que le croisillon nord. Le chœur, éclairé par des lancettes, comprend une travée droite et une abside à sept pans, épaulée de hauts contreforts. Une frise à modillons cubiques courts au hait des murs extérieurs. Les nervures de la voûtes sont mono-toriques, il n’y a pas de formerets. Le doubleau est composé d’un étroit méplat séparant deux tores. Tous les chapiteaux sont décorés de longs bourgeons formant crochets.

      Dans la travée droite s’ouvre, à gauche et très bas le passage vers l’absidiole, et à droite une arcade en tiers-point vers la chapelle-croisillons sud. Son gros boudin repose sur de courtes colonnes engagées portant des chapiteaux de bourgeons. L’arc triomphal, formé d’un large méplat bordé de deux petits tores, repose sur de hautes colonnes à chapiteaux de bourgeons ; leur tailloir se poursuit vers l’orient sur le pilier jusqu’à rejoindre celui d’un formeret et celui qui supporte la nervure de la voute du chœur.
      Les piliers de la croisée sont revêtus de hautes colonnes et colonnettes. Les chapiteaux de celles qui portent l’arcade ouvrant sur le croisillon sud, et son formeret, sont placés à des niveaux différents des autres. Les nervures de la travée sous clocher se croisent sur un oculus. Le croisillon nord est contemporain du chœur. Il ne possède de fenêtre qu’à son pignon.

      La chapelle édifiée au sud de la travée droite du chœur et de la croisée (formant là un faux croisillon), comprend deux grandes travées barlongue disposées du nord au sud.

       Par la suite, chaque siècle, ou presque, verra son lot d’aménagements :

      • au XIVe siècle, sont ajoutés le croisillon nord, la nef est modernisé, un clocher carré est élevé sur le transept, et une vierge en pierre est amenée dans l’église.
      • au XVIe siècle, une statue de Saint Roch en pierre et boiseries est érigée dans le chœur. On ajoute aussi une plaque commémorant une fondation de messes par Jehan de Trossy, seigneur du lieu en 1532. Celui-ci est figuré agenouillé aux pieds du Christ, auquel il est présenté par son patron saint Jean Baptiste.
      • au XVIIe siècle, c’est une statue de Saint Sébastien qui achève le mobilier de l’église. Une sacristie est également construite.
      • à la fin du XIXe siècle, elle a été complètement refaite : ses larges fenêtres en tiers-points ont été munies d’un remplage fantaisiste. La nef a été totalement reconstruite à l’époque moderne (elle est exclue de l’inscription à l’inventaire). Elle comporte quatre travées sans bas-côté. Il semble que quelques fragments de l’ancien édifice gothique aient été réutilisés par endroits, notamment au portail et dans certains support de la voute.
        En 1899, le 2 juillet, l’Abbé Lefèvre Célestin, curé du village, a inauguré dans l’église une plaque commémorative des curés de la paroisse depuis 1530. Cette plaque en marbre noir, où sont inscrits en lettre d’or les noms de 29 curés, avait été offerte par la Famille Alfred Mézières, locataire du Château de Dampont.

      Tous ces ajouts permettront à cette construction remarquable d’être inscrite aux Monuments Historiques le 12 Juin 1926.

      Le clocher

      Le clocher est une simple tour d’un étage, percé de quelques petites baies, et couvert d’une pyramide d’ardoise. Il est constitué de quatre cloches, nommées Marie, Anne, José-Louise et Elisabeth, et qui ont été fondues en 1934 par la fonderie PACCARD, près d’Annecy.
      Installées au mois de mai 1934, elles sont gravées de la date de leur baptême, leur nom et leur poids :

      • Marie, pèse 1050 kg et donne le son « mi ». Elle sonne les heures et les demi-heures.
      • Anne pèse 530 kg, donne un « sol dièse » et sonne à la volée pour les mariages et les baptêmes.
      • José-Louise, pèse 325 kg, émet un « si » et sonne l’Angélus.
      • Elisabeth, enfin fait 225 kg ; et sonne le tocsin, avec un « do dièse ».

      Eglise notre dame us

      La Maison de Dampont

       La presque totalité de l’histoire d’Us est contenue dans celle de la seigneurie de la Maison de Dampont. D’après ceux qui ont inventorié les quelques titres anciens de l’abbaye de Saint-Denis, à l’époque franque, c’est-à-dire jusqu’aux IX e et Xe siècles, les sires de Dampont sont les vassaux de cette abbaye.

      On ne trouve pas les noms de ces seigneurs dans les expéditions guerrières, leur rôle fut surtout un rôle religieux.
      On suppose qu’ils ont été suzerains de toute la petite région qui s’étend entre Dampont et Courcelles mais ils sont en tout cas dès le XIIIe siècle officiellement inscrits comme seigneurs de Dampont, de Us, de Bouard et d’un tiers environ de la terre d’Ableiges (titre de Gomerfontaine, de Saint-Denis, de Saint-Victor et du Val-Notre-Dame).

      Mais les clercs sires de Dampont, qui s’appelaient « Hués » - nom qui est sans doute à l’origine d’Us -ne pouvaient être des religieux à cause de l’ordonnance du Pape Innocent IIIe qui empêche alors les laïques mariés d’exercer un sacerdoce.
      Quand l’église d’Us fut fondée, on a la certitude (cf le Fonds Pihon de la Forest) que les curés d’Us furent seigneurs du village jusqu’à la Guerre de Cent ans. On lit en effet sur les titres d’alors les noms de Hue, de Hus et de Tassin de Hus, prêtres et seigneurs. Comme les sires de Dampont nommaient les curés à la cure, il est certain que ces prêtres étaient des gens de leur famille, d’autant qu’on ne voit aucune intervention d’abbaye et de prieuré dans ces nominations.
      Un aveu confirme leur situation de nobles religieux, de prêtres et curés du village : c’est un hommage daté de l’an 1380 d’Hue de Dampont dit « l’Abbé » au seigneur de Marines, pour le fief du Vau-de-Vert situé entre Marine et Us.
      Vers 1450, après la mort de Jean de Dampont dit le Gentil, la terre de Dampont fût partagée entre ses neufs enfants.
      Après la Guerre de Cent ans, la maison de Dampont, qui a essaimé jusqu’au point d’avoir fourni des seigneurs à Cormeilles, à Frémécourt, à Bréançon et à Haravilliers, verra splendeur diminuer d’intensité. Ils vont disparaître, et au XVIIIe siècle, la ruine de cette maison va même s’agrandir : ils vont perdre leur fief fondamental, celui de Dampont, qui fut vendu en 1720.

      Que sont devenus les Dampont ? L’un d’eux, Charles de Dampont, racheta ce qui restait des biens de la famille auprès d’Us. Il détient la seigneurie de Bouart et les tiers environ de la terre d’Ableiges et une petite ferme à Us. C’est lui qui fut dans notre contrée le dernier des Dampont.
      Maintenant éteinte, la famille de Dampont a légué à la commune d’Us leurs  armes

      Le château de Dampont

      L’ancien manoir de la famille de Dampont fut démoli au XIXème siècle et remplacé par le château du Héron, dit "Château de Dampont", qui fut construit de 1852 à 1870 pour le comte de Kersaint.                

       Chateau de dampont us val d oise france


      Dampont est une demeure éclectique, interprétation romantique des modèles de la première Renaissance du Val de Loire. Trois pavillons massifs quadrangulaires, disposés en biais, sont reliés par de courtes ailes qui donnent à l’édifice un plan angulaire légèrement ouvert en V. Toute l’importance est donnée au développement du pavillon central auquel le confort du XIXème siècle imposa un somptueux escalier extérieur.

      En 1920, Edouard Redon dessina le parc qui entoure le château. Autour d’un étang aux contours irréguliers, l’architecte a déployé de vastes étendues d’herbe et d’essences variées. Des "fabriques", motifs d’ornement très en vogue au XVIIIème siècle, surgissent ici et là : un rustique embarcadère posé au bord de l’étang, une fausse ruine se mirant dans le bras d’une rivière, auxquels s’ajoutent un pont rustique en faux bois et un petit "Temple de l’amour" à colonnes corinthiennes.

      Le château et son vaste parc, sont classés depuis le 24 Octobre 2002

      Autres éléments du patrimoine

      • Allée couverte dite de Dampont : Elle a été découverte en 1885 au lieu-dit la Remise du vieux cimetière par M. Tavet-Delacour, qui la fait dislocer en 1893 vers le jardin de son hôtel d'Estouteville de Pontoise, l'actuel musée Tavet-Delacour. Elle s'y trouve toujours. Les dalles sont en calcaire et grès. Fait rare, le bouchon de pierre ayant fermé l'ouverture carrée de la chambre sépulcrale a été retrouvé sur place. Le mobilier funéraire retrouvé lors des fouilles est conservé au musée archéologique départemental du Val-d'Oise.

      Allee couverte de dampont

      • Ancien prieuré Saint-Blaise - ferme du Cornouillet : Après son désaffection, l'ancien prieuré bénédictin est transformé en ferme. Subsistent l'ancienne chapelle au chevet en hémicycle du XIIe siècle, le logis avec tour octogonale, la grange dîmière du XIIIe siècle et une cave du XIVe siècle

      Nous trouvons auss quelques pigeonniers

      Pigeonier

      Le hameau du Cornouiller

      Le hameau du Cornouiller, qui dépend de la commune d’Us, présente un intérêt particulier quant à son passé et aux établissements qui s’y élevaient autrefois.

      « Cornouiller » est issu du mot celte « corn », qui signifie la pointe ou la corne des chemins, ainsi dénommée au regard des deux carrefours entre lesquels le hameau était bâti et des nombreuses voies qui se croisaient sur son territoire.

      Au début du XIe siècle, le fief du Cornouiller forme un hameau de 10 à 12 feux. Au XIIe siècle, il est appelé Cornelaie, puis au début du XIIIe siècle, Cornelin, Cornelernin en 1251 et Corneleir en 1270 et 1457. En 1639, il prend le nom de Cornouillié, la Cornouillé en 1650, la Cornouillère en 1654 et enfin, le Cornouiller au siècle dernier.

      Fondation du Prieuré

      En l’an 1098, le roi d’Angleterre, Guillaume le Roux, avait ravagé tout le payes de Gisors à Pontoise. Le Cornouiller, situé sur une grande voie de communication, était désigné à la faveur des envahisseurs qui emmenèrent avec eux un énorme butin et une multitude de captifs.
      En 1117, le propriétaire, Thierry de Luzarches, qui était noble et devint chevalier par la suite, tenta de ramener la vie dans le hameau détruit en y fondant un monastère. Il appela dans le sauvage vallon de la Viosne les religieux de l’abbaye de Josaphat, diocèse de Chartres.
      La vallée où est érigé le monastère ressemble étrangement à la vallée de Jérusalem où Thierry de Luzarches était parti en croisade avec Godefroi de Bouillon. Par la suite, de nombreux croisés de la noblesse française viendront en pèlerinage au Cornouiller et certains s’y feront même enterrer.
      Le prieuré fût construit par 6 moines, l’archevêque de Rouen leur accorda les dîmes et les mêmes droits qu’à une paroisse.
      Thierry de Luzarches mourut en 1133, sans laisser d’enfants, et fut enterré dans l’église du prieuré.

      La vie monastique du Cornouiller

      Les Bénédictins du XIIe siècle cultivaient les terres entourant leur couvent en blé, orge et avoine. Ils n’observaient pas les jeûnes et mangeaient de la viande. Le couvent était riche. Jusqu’au XVIe siècle, la vie monastique est en plein essor. Les moines fêtent la Saint Laurent et la Saint Blaise. Les reliques de ce dernier ont été déposées sur les terres du Cornouiller, près d’une fontaine connue à l’époque sous le nom de « la Fontaine aux Reliques ».

      La vie monastique prend fin en 1654, et le 26 juillet 1792, le prieuré fût vendu avec tous ses biens. Il consistait, outre la ferme et ses dépendances, en 176 arpents de terres labourables, prés, pâturages et bois/friches, le tout sur les territoires d’Us, Théméricourt, Avernes, Gouzangrès et du Perchay.

      Le domaine fut adjugé à 80.000 livres par Etienne Lalouette, notaire à Pontoise.

      Il est de nos jours reconverti en « Gite de France ».

      LE VILLAGE D'ABLEIGES

      Ableiges est une commune française située dans le département du Val-d'Oise Ses habitants sont appelés les Ableigeois.

      Le village se situe dans la vallée de la Viosne, petite rivière du Vexin français, formant les Marais d'Ableiges

       Toponymie

      Ablegum, Ablinguae, Ableges.

      L'étymologie du village d'Ableiges (ou Ablege) proviendrait du celtique Ab Leg, pierre.

      600px blason ville fr ableiges val d oise svgLes armes de la Ville d'Ableiges se blasonnent ainsi : D'or, au porc-épic de sable, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent.

      Celles de la Maison de Maupeou d'Ableiges, famille seigneuriale du lieu depuis Gilles I°, anobli en 1587, 1° seigneur d'Ableiges en 1614 [après l'Abbaye de St-Denis qui la détenait depuis 1071], sont : D'argent, au porc-épic de sable

      Histoire

      Peuplée dès l'époque antique, la commune conserve des traces de la voie romaine Lutèce-Lillebonne dite chaussée Jules-César au hameau de La Villeneuve-Saint-Martin. Une importante nécropole mérovingienne a été découverte au lieu-dit des Buis ; une stèle funéraire découverte sur le site est visible au musée archéologique de Guiry-en-Vexin.

      Le hameau de La Villeneuve-Saint-Martin a été rattaché à la commune en 1843.

      EGLISE ST MARTIN800px ableiges 95 eglise saint martin vue depuis l ouest 3

      Église Saint-Martin (chœur classé monument historique par arrêté du 23 décembre 1931) : Cette église d'orientation nord-ouest - sud-est se compose d'une nef-grange non voûtée, d'un transept avec clocher central au-dessus de la croisée du transept, d'un chœur au chevet plat d'une travée barlongue, et de deux chapelles latérales du chœur des mêmes dimensions. Seulement l'ensemble chœur et chapelles latérales, datant de la seconde moitié du XII e siècle ou du début du XIII e siècle, est classé au titre des monuments historiques. Comme particularité, deux courtes galeries en quart de cercle relient les chapelles latérales à la nef, faisant saillie de l'extérieur. Sur la façade orientale, le chœur et la chapelle latérale nord ont un pignon commun, nettement plus grand que le pignon voisin de la chapelle latérale sud. Le transept sud dispose d'un pignon vers le sud, alors que le transept nord est couvert d'un toit en appentis s'appuyant contre le clocher. La base et le premier étage de ce dernier sont de style roman et proviennent de l'église précédente ; deux baies plein cintre ornées par des cordons subsistent face à la nef, mais sont en grande partie obturées. Le portail au nord-ouest est précédé d'un porche au toit à la Mansart, avec une niche à statue dans le pignon et deux pilastres doriques encadrant l'ouverture. L'église conserve la pierre tombale du comte d'Ableiges, Gilles V de Maupeou (1680-1745), remontée le long d'un mur latéral

      EGLISE NOTRE DAME

      Eglise notre dame de l assomption ableigesÉglise Notre-Dame-de-l'Assomption de La Villeneuve-Saint-Martin (inscrite monument historique par arrêté du 20 novembre 1931) : L'église de La Villeneuve, commune rattachée à Ableiges en 1834, a longtemps menacé ruine et faillit être abandonnée malgré son inscription. C'est une petite église rustique des XIIIe et XIVe siècles sans style bien marqué, avec une nef plafonnée de deux travées ; un clocher en bâtière central au-dessus du carré du transept voûté d'ogives ; un chœur d'une travée au chevet à pans coupés également voûté ; et un croisillon nord du transept non voûté. Il est dépourvu de contreforts, et son mur du chevet possède un pignon en colombages. Au sud, la sacristie occupe l'emplacement du croisillon sud, dont subsiste l'arcade ogivale bouchée. Au nord, restent les traces de l'unique bas-côté aujourd'hui disparu. Le clocher à la silhouette trapue présente une vaste baie ogivale bouchée côté sud, et une baie ogivale plus étroite côté chœur, également bouchée. Les fenêtres sont des lancettes simples, sauf les baies du chevet, qui sont plein cintre. Celle du milieu est bouchée. Le portail occidental se compose d'une porte carrée sous un  archivolte  ogival, au tympan  nu gravé du monogramme MM, ainsi que d'un  oculus en haut. Jusqu'à sa restauration récente, l'église a bien failli disparaître faute d'entretien.

      Autres éléments du patrimoine

      • Colombier de la ferme du château : De cette ancienne ferme seigneuriale subsistent des bâtiments dont certaines parties datent du  XVe siècle, mais le colombier n'est pas antérieur au XVIIe siècle. Il est de forme cylindrique et comporte deux niveaux, séparés par un larmier. Les murs sont en moellons, avec des chaînages en pierre de taille. Depuis longtemps désaffecté, le colombier a été reconverti en habitation, ce qui a entraîné le percement d'ouvertures supplémentaires.

      Ableiges 95 colombier

      • Vestiges du château : Le fief d'Ableiges, dépendant de l'abbaye de Saint-Denis depuis 1071, devient la seigneurie des Maupeou, est érigé en châtellenie en 1671, puis en comté en 1691. Le château du XIVe siècle, acheté en 1614 par Gilles de Maupeou, fut vendu comme bien national à la Révolution puis finalement démoli en 1886. Il n'en subsiste qu'un pan de mur, le colombier mentionné ci-dessus ainsi que deux caves voûtées en plein cintre : une sous le grand salon et l'autre sous la salle à manger. Dans l'une d'elles, un escalier mène à une salle médiévale souterraine voûtée sur croisée d'ogives. Par ailleurs, le musée Tavet-Delacour de Pontoise conserve sept toiles peintes à la colle (XVIIe siècle) qui ont décoré le château des Maupeou.
      • Lavoir, RD 28 : Il est aménagé dans le mur de clôture d'une propriété privée et s'ouvre sur un bras de la Viosne.
      • Le golf longé au nord/est par la  Viosne, charmante petite rivière qui alimente l'étang des Aulnes.NOTRE CIRCUIT

      NOTRE CIRCUIT

      Distance 18.260 Km

      Denivellé positif 191 m

      Temps Total 5h09

      Temps d'arret 1h03

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      Pontarmé le 30-03-2015

      Aujourd'hui Aimé nous conduit à Pontarmé, 7 courageux au départ, temps incertain mais pas de pluie, temperature environ 10 °C

      Un peu d'Histoire sur Pontarmé

       La commune s'est appelée: apud Pontem Hermerii en 1216.

      Pontarmé est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Pontarméens et Pontarméennes

      Le relief sur la commune est peu varié et essentiellement plat, avec une altitude comprise entre 50 m et 87 m au-dessus du niveau de la mer. Pontarmé bénéficie toutefois d'un cadre paysager de qualité, marqué par la vallée de la Theve et ses pâturages et prés humides, et surtout par les nombreuses forêts. La forêt de Chantilly et plus précisément sa partie appelée forêt de Pontarmé occupe 1 013 ha soit 75 % du territoire communal. S'y ajoutent des bois privés au sud de la commune et la forêt communale de Pontarmé. Outre la Thève, un deuxième cours d'eau est présent à Pontarmé ; il s'agit du ruisseau de la Bâtarde en provenance des étangs au nord de la RD 118, sur la commune de La Chapelle, se déversant dans la Thève dès la sortie du territoire communal de Pontarmé, près de Montgrésin.

      Pontarmé ne compte qu'un seul monument Historique sur son territoire.

      Le Château de Pontarmé appartient à une série de fortifications de fond de vallées dont on connaît d'autres exemples dans la région de Senlis : sur la vallée de la Thève (en dehors de Pontarmé), Thiers sur Thève, Coye La Forêt, Lamorlaye ; sur les vallées de la Nonette et de la Launette : Chantilly et Ermenonville.

      Le principe est toujours le même : un marais infranchissable en dehors des passages aménagés sur le tracé de routes importantes. Qui dit point de passage obligé dit possibilité de contrôle militaire et de prélèvement monétaire ou en nature.

      Le Château de Pontarmé a été construit au XIIIe siècle par une puissante famille de Senlis dont certains membres ont occupé la charge de bouteiller de France dont ils tireront leur nom patronymique.

      En 1353 le château est vendu avec la seigneurie à Robert de Lorris, chambellan du roi, seigneur d'Ermenonville et de Montépilloy. Contrairement à celui de Thiers sur Thève et d'Ermenonville, le Château de Pontarmé est partiellement épargné lors de la Jacquerie de 1358.

      En 1415 le Château est vendu à Maurice de Rully, écuyer du roi puis passe aux mains de la famille Lorfèvre jusqu'à la moitié du XIVe siècle. Bertrand Lorfèvre entreprend alors la restauration du donjon et du corps de logis endommagés par les années précédentes (Guerre de Cent Ans).

      En 1545 le château devient la propriété du Connétable de Montmorency qui le transforme en ferme.
      Il le restera jusqu'au début du XXe siècle.

      Les façades et toitures de la porte fortifiée, le pont sur les douves lui faisant face et l’ensemble des douves entourant le château ont été inscrits aux monuments historiques en 1986.

      Les premières mentions d’une seigneurie de Pontarmé datent du XIIe siècle, quand elle appartient à la puissance famille des Bouteillers de Senlis, qui possède également d’autres seigneuries dans les environs : Bray, Chantilly, Coye, Ermenonville, Luzarches, Montépilloy, Montmélian et Thiers-sur-Thève. La seigneurie a comme suzerain l’évêque de Senlis. D’après Philippe Seydoux, les Bouteillers de Senlis auraient fondé le château de Pontarmé au XIIIe siècle, mais elle ne restera en tout cas plus longtemps maîtresse des lieux.

      En effet, au cours du même siècle, Thibaud de Beaumont devient seigneur de Pontarmé par mariage avec Jeanne la Bouteillère, fille de Raoul le Bouteiller. A la mort du seigneur en 1278, ses enfants vendent la moitié du village de Pontarmé ainsi que le village voisin de Thiers avec son château à l’évêque de Beauvais. L’autre part du village de Pontarmé devient la propriété d’Anseau ou Ancelin, frère de Jeanne la Bouteillière. Mourant en 1309 sans postérité, son neveu Adam hérite de la seigneurie de Pontarmé, et après son décès en 1328, elle revient à son fils Jean.

      Entre 1351 et 1353, différents membres de la famille des Bouteillers vendent la plupart de leurs possessions, rachetées en grande partie par Robert de Lorris, chambellan du roi. Ce dernier devient ainsi seigneur de Pontarmé (aux côtés de l’évêque de Beauvais bien entendu). Accusé avec d’autres conseillers du Roi d’être en partie responsable de la défaite de Poitiers en 1356, de Lorris échappe de peu à la confiscation de ses biens. Lors de la Grande Jacquerie en 1358, le seigneur se trouve dans son château de Thiers qui est pillé et incendié.

      Robert de Lorris et sa famille demeurent sains et saufs moyennant des promesses faites aux insurgés, et il paraît que le château de Pontarmé est épargné : en effet, il n’est pas mentionné dans l’action en justice que le seigneur intente aux saccageurs de ses châteaux d’Ermenonville et de Montépilloy.

      De Lorris vit encore pendant une vingtaine d’années. Ensuite, Pierre Lorfèvre, avocat au Parlement rachète successivement de sa veuve diverses terres à Pontarmé, et sa famille finit par devenir seigneur du lieu.

      En attendant, ce qui reste de la part des Lorris sur la seigneurie de Pontarmé passe à Isabelle ou Ysabeau de Montmorency, veuve de Guérin dit Lancelot, l’un des deux fils de Robert n’ayant guère survécu à son père. Ysabeau et Guérin ont une fille Jehanne de Lorris, qui épouse en premières noces Guy Choisel, seigneur de Chennevières, et en secondes noces, Pierre de Pacy, écuyer. Le couple reste sans postérité, et après la mort de Pierre de Pacy qui suit sa femme dans la tombe, les descendants de Jehanne vendent la seigneurie de Pontarmé à Maurice de Rully, échanson du roi, par acte du 28 mai 1414. Il contient une description succincte du château :

      « Un bel hostel notable avec ques toutes ses appartenances tant en maisons, granches, jardins, fossés estant environ ledict hostel… ».

      Or, Maurice de Rully meurt dès 1422, et Pontarmé passe entre les mains de son frère Philippe, conseiller du Roi au Parlement de Paris et trésorier de la Sainte-Chapelle. En pleine guerre de Cent Ans. Le château est démantelé en 1431 sur la demande des habitants de la ville de Senlis qui se plaignent qu’il soit devenu un repaire de brigands. Cela indique que Philippe de Rully n’habite apparemment pas le château. Son neveu Pierre de Chauvigny lui succède en 1439.

      Avec la désolation qu’apporte la guerre dans les environs de Senlis pendant le second quart du XVe siècle, les propriétaires perdent considérablement en valeur, et c’est peut-être pour cette raison que sur le conseil de son bailli, Pierre de Chauvigny vend Pontarmé par acte du 25 janvier 1452 à Jean de Chalon. Ce fils de Jean III de Chalon-Arlay est chevalier, chambellan du roi, seigneur de Ligny-le-Châtel et accessoirement bâtard de Tonnerre.
      Le 24 février 1448, Jean de Chalon a justement pris comme épouse Jeanne Lorfèvre, fille de Pierre Lorfèvre. Les très nombreux biens de ce dernier ne sont partagés entre ses enfants que le 7 mai 1453 en présence de sa veuve, Jeanne de Lallier. L’union de Jean et Jeanne, âgée de quatorze ans seulement au moment du mariage, n’est ni longue ni heureuse, comme l’indique l’action en justice qu’elle intente aux exécuteurs testamentaires de son mari en 1455.

      Alors qu’elle apporta l’Hôtel des monnaies à Paris dans le mariage, Jean l’obligea d’habiter avec lui à Valençay, à Tonnerre ou en d’autres lieux éloignés afin de mieux pouvoir l’asservir. Remariée entre temps avec Thomas de La Lande, elle finit par obtenir gain de cause par sentence du 24 janvier 1459, et l’année suivante, les deux époux obtiennent chacun une part de la seigneurie (indivise) de Pontarmé (toujours, bien entendu, sans la part appartenant toujours à l’évêque de Beauvais).

      Il reste en suspens si le mariage de Jeanne Lorfèvre et Jean de Chalon fut long et heures ; toujours est-il qu’en 1477, Jeanne est mariée à Pierre de Fresnes depuis une date inconnue. Par ailleurs, la nièce de ce second époux avait épousé le frère de Jeanne, nommé également Pierre tout comme leur père.

      Pierre de Fresnes n’ayant pas apporté de biens dans le mariage, la seigneurie de Pontarmé souffre de revenus insuffisants, ce qui entraîne sa vente à Pierre Lorfèvre et Geuffrine Baillet, sa femme, par acte du 11 août 1493. La coupe de seigneurs de Pontarmé s’acquitte ainsi d’une partie de ses dettes encourues envers Pierre Lorfèvre.

      Resté sans enfants, il se réserve toutefois l’usufruit du château, mais les deux époux meurent quelques années plus tard, en tout cas avant 1499. Bertrand et Jeanne, les deux enfants de Pierre Lorfèvre et Geuffrine Baillet, sont les cohéritiers. Il paraît que c’est Bertrand qui devient seigneur de Pontarmé. Sa femme Valentine Lhuillier est veuve en 1532.

      Etant donné le style du château et le manque de moyens du précédent couple de seigneurs, il est donc fort probable que ce sont Bertrand et Valentine Lorfèvre qui font bâtir le château actuel au premier quart du XVIe siècle sur les débris du premier château démantelé en 1431. Son intérêt principal doit être la chasse dans les forêts environnantes, puisque le centre de la vie de tous les membres de la famille Lorfèvre est Paris, où ils occupent différentes fonctions.

      Retiré dans son château de Chantilly, le connétable Anne de Montmorency cherche à racheter l’ensemble de la forêt de Chantilly pour agrandir justement son domaine de chasse à courre. Puisque les quatre enfants de Bertrand et Valentine Lorfèvre sont toutes des filles mariées à des seigneurs habitant loin de Pontarmé, il est facile pour le connétable de négocier séparément avec eux pour racheter leurs parts, après la mort de leurs parents. Ces ventes s’effectuent entre mai 1543 et novembre 1545.

      Un état des lieux de 1632 décrit sommairement le château :

      « un corps de logis bas, auquel il y a cuisine, chambres hautes, grenier, caves, grange contenant quatre travées, ci-devant fondues et démolies par vieillesse et outrage de vent et à présent refaite de neuf, quatre écuries tant à chevaux qu’à vaches, donjon sur la porte et pont-levis, auquel il y a chambre haute,grenier et colombier à pigeon,le tout tenant ensemble et couvert de tuiles ».

      Après la décapitation du duc Henri II de Montmorency le 30 octobre 1632 sur ordre du roi, ce dernier réserve l’usufruit du domaine de Chantilly, mais laisse la nue-propriété à la sœur du duc, Charlotte-Marguerite, épouse de Henri II de Bourbon-Condé. La seigneurie de Pontarmé reste incorporée dans le domaine de Chantilly jusqu’à la Révolution française. Sous les ducs de Montmorency et les princes de Condé, le logis du château sert uniquement de relais de chasse, et les communs du château avec leurs écuries sont exploités en tant que ferme.

      A un moment inconnu, sans doute après la Révolution, le logis perd définitivement son caractère résidentiel et est lui aussi transformé en bâtiment d’exploitation. Cette situation dure jusqu’en 1910, quand le château change de propriétaires. Sous ses nouveaux propriétaires, M. et Mme Gattiker, le château est successivement restauré et retrouve sa vocation résidentielle. Les façades et toitures de la porte fortifiée, le pont sur les douves lui faisant face et l’ensemble des douves entourant le château ont été inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 6 octobre 1986.

      Description

      Le château comporte plusieurs bâtiments ordonnés autour d'une cour rectangulaire. Seulement deux présentent un intérêt archéologique et historique : la porte fortifiée à l'ouest et le logis sur toute la longueur du côté est, avec une partie comportant un étage. Une  aile fermant la cour au nord est encore visible sur le plan de  1764, mais a disparu depuis. Les autres éléments sont dénués de caractère. L' aile basse faisant suite à la porte fortifiée au nord et le bâtiment en retour d'équerre ne datent que du XXe siecle, quand la ferme a été retransformée en château. L'autre aile basse faisant suite à la porte fortifiée au sud et le bâtiment fermant la cour côté sud ont perdu leur identité suite aux remaniements successifs.

      Le logis a recouvert ses fenêtres à meneaux caractéristiques de l'époque Renaissance. Sa partie nord doté d'un étage est précédée, côté cour, par une tourelle d'escalier en forme de fer à cheval. C'est le seul élément du château bâti entièrement en pierre de taille, mais uniquement les premières assises sont encore anciennes. Deux des trois grandes lucarnes à fronton triangulaire (dont une côté douves) ont également été entièrement reconstituées. La partie sud du logis est dépourvue d'étage, et côté cour, la façade est dissimulée derrière une galerie récente cadrant peu avec le style du château. Le toit est garni par deux lucarnes en bâtière , et cinq autres s'ouvrent côté douves. La discontinuité de l'appareil avec changement de forme des moellons fait bien ressortir les portions reconstruites et montre à quel point le logis primitif avait été mutilé du temps que le château servait de ferme. À l'intérieur, le rez-de-chaussée et l'étage comportent chacun deux salles chauffées par des cheminées, séparées par un cabinet. Malgré un caractère authentique au premier regard, le logis est avant tout une reconstitution inspirée de l'architecture du XVIe siecle, ce qui explique qu'il n'a pas été retenu pour l'inscription aux monuments historiques.

      La porte fortifiée est précédée d'un pont de pierre, ayant remplacé le pont-levis. La porte cochère en anse de panier est surmontée par des mâchicoulis remontant aux origines du château, et flanquée par deux grosses piles s'arrêtant au-dessus des mâchicoulis. Côté cour, le porche s'ouvre sous un arc en tiers-point. L'étage comporte une chambre éclairée depuis l'ouest et l'est par deux grandes fenêtres à meneaux, dont la première au moins remonte à la Renaissance. Côté sud et côté nord, l'on voit deux petites fenêtres rectangulaires séparées par un meneau et s'inscrivant sous des arcs de décharge plein cintre. Un colombier avait été aménagé sous les combles. À l'angle nord-ouest, le mur est percé de deux barbacanes, et un annexe couvert d'un toit en appentis est accolé à l'édifice. Ses petites fenêtres, tantôt rectangulaires, tantôt en arc brisé, sont encadrées par des moulures.

      1280px pontarme 60 chateau vue depuis le sud ouest

      Domaine pontarme 26

      Chateau de pontarme

      Si Pontarmé ne possede pas d'autres monuments Historiques, quelques monuments sont quand même a voir

      Eglise pontarme

      Église paroissiale Saint-Pierre : Édifice composite sans caractère et sans intérêt particulier, l'église de Pontarmé se compose d'une nef accompagnée d'un unique bas coté au nord ; d'un choeur accompagnée d'une chapelle latérale au nord uniquement, dans la suite du bas-côté ; ainsi que d'une abside à pans coupés ajoutée pendant la première moitié du XVIIe siècle. L'église n'est pas voûtée, à l'exception de la chapelle latérale du chœur. Elle sert de base au clocher de deux étages, épaulé par des contreforts peu saillants. Il contient une unique cloche nommée Louise, offerte en 1781 par le prince de Condé. La seconde cloche a été perdue à la Révolution. La façade occidentale avec le portail est aveugle et sans décor aucun. Les grandes arcades faisant communiquer le vaisseau central avec le bas-côté et la chapelle sont en tiers-point et non décorées, et les piliers carré ne possèdent de chapiteaux au niveau du chœur seulement, mais leurs corbeilles ne sont pas sculptées. Les fenêtres sont de formes et dimensions différentes. La plupart sont plein cintre, et le bas-côté n'est éclairé que par deux oculi. La date de 1689 gravée dans le mur du chœur ne semble donc pas correspondre pas à l'année d'achèvement de l'église, bien que la rareté du décor rend son analyse difficile. Bien que le vocable de saint Pierre renvoie à des églises de fondation ancienne, et que l'église de Pontarmé ait été mentionnée dans un document de 1166 , aucun élément ne paraît antérieur à la fin du XVe siècle, quand les dégâts subis pendant la guerre de Cents Ans nécessitent sans doute une reconstruction complète. Le seul élément remarquable de l'église est la fenêtre au sud du chœur, dont le  remplace le gothique flamboyant évoque le milieu du XVIe siècle. Le rachat de la seigneurie de Pontarmé par Anne de Montmorency donne sans doute lieu à une campagne d’embellissement de l'église. La verrière contient deux vitraux de 1525 classés monument historique. Le panneau de gauche représente saint Pierre, et celui de droite saint Paul, modifié en saint Simon lors d'une première restauration et rétabli en saint Paul en 1960. Tous les autres vitraux datent de la fin du XIXe siècle. Les chapiteaux de la première moitié du XIIe siècle exposés dans l'église proviennent de la chapelle Saint-Nicolas de l'ancien hôtel-Dieu de Pontarmé,

      1280px pontarme 60 lavoir sur la theve

      Le Lavoir sur la thève à l'est du pont de la RD 1017 : C'est une plate-forme couverte par un toit en appentis et protégé par des murs au sud et à l'est. Ce lavoir bâti pendant la première moitié du XIXe siècle est le dernier des quatre lavoirs du village qui subsiste

      Pontarme 60 calvaire sur la d 1017 a l oree de la foret

      Calvaire, à l'entrée nord du village sur la RD 1017 : Groupe de crucifixion,avec le Christ sur la croix accompagné de statues de Marie et Marie-Madeleine. La plaque commémorative sur le socle du crucifix rappelle le bombardement de la Table Ronde (en forêt de Chantilly) en 1944, et témoigne de la gratitude des habitants pour avoir épargné le village.

      1280px pontarme 60 croix de pontarme carrefour de la croix de pontarme rd 1017

      « Croix de Pontarmé », également appelée « Belle-Croix », à l'extérieur du village au nord, sur la RD 1017 : Cette grande croix pattée a une origine peut-être ancienne, mais la croix actuelle ne remonte qu'à la fin du XIXe siècle et a été posée par l'initiave du duc d'Aumale. Le socle de pierre du calvaire a été posé sur le cimetière de Pontarmé vers la même époque. Le 3 mars 1817, le carrefour de la croix de Pontarmé, où convergent cinq routes forestières outre la RD 1017, fut le théâtre d'un incident dramatique. Sept à huit coups de feu tirés sur la malle-poste ont tué le postillon. Seul le courrier fut sauvé. Les circonstances n'ont jamais été éclairées. Selon la tradition, un attentat contre Henri IV aurait été perpetré au même lieu, en mars1591, par un apprenti orfèvre de Paris.


      Un Peu d'Histoire sur Thiers sur Theve

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      Les armes de Thiers-sur-Thève se blasonnent ainsi :

      Tiercé en pairle : au 1er de gueules au château donjonné ruiné d’argent maçonné de sable, ouvert et ajouré du champ, au 2nd d’or à l’arbre de sinople posé sur une champagne ondée d’azur chargé de trois burelles ondées d’argent, au 3eme d’argent à la cognée de sable semestrée d’une scie passe-partout du même posée en pal

      Thiers-sur-Thève est une commune française située dans le departement de l'Oise en region Picardie. Ses habitants sont appelés les Thierois et Thieroises

      L'horticulture sous serres appartient désormais au passé à Thiers

      Comme son nom l'indique, Thiers est situé sur laTheve, petit affluent de l Oise  qui coule à travers la fôret de Chantilly. Cette forêt et plus précisément sa partie appelée forêt de Pontarme occupe 195 ha soit 31% du territoire communal. S'y ajoute le Bois Bourdon et plusieurs petits bois privés disseminés sur le territoite conférant à Thiers sur Theve le caractere de Village-Clairiere

      Le relief est pratiquement plat, exeption faite de la Buttes aux Gens d'Armes au Nord-Est point culminant de la commune à 103 m d'altitude. C'est une butte-temoin sablonneux avec une vegetation de pins et bruyères, proche de la foret d'Ermenonville Le point le plus bas est localisé à l'endroit où la Thève quitte la commune, près des étangs de Saint-André,à 54 m au dessus du du niveau de la mer. Le village lui-même est situé à une altitude inférieure à 54 m.

        L'histoire de Thiers est liée non seulement à son passé seigneurial et au prieuré de Sainte Genevieve du Mont, mais egalement à la seconde guerre mondiale. En effet des troupes allemandes ( une centaine de reservistes) ont occupé le village d'Octobre 1940 à Avril 1941
        Les Allemands exploitaient pour leurs propres besoins des bois d'œuvre en forêt d'Ermenonville.

        Au cours de l'année 1943 le terrain touchant au bois Bourdon (au sud du village) a été homologué par  le BOP                   ( bureau des operations aériennes) de Londres en vue de futurs parachutages d'armes. Sa désignation codé était la suivante " Le cendrier cassé".Un ouvrage destiné à cacher les armes à parachuter a été executé, en fôret cette même année à proximité de Thiers par cinq hommes dont trois forestiers. L'entré souterraine  est encore visible.
        Une vingtaine de soviétiques prisonniers évadés en France et récupérés par une organisation locale de la Résistance  se sont regroupés en un maquis au mois de juillet 1944 dans la zone dite de la Tourbière (au sud du village).

          ORIGINE DU NOM " THIERS SUR THEVE "
          La chaussée gallo-romaine reliant Senlis à Paris passait par Thiers (Tertium). Il est vraisemblable que le nom de Thiers vienne de sa position à la 3° borne ( ou 3ème lieu) de cette chaussée de venant. 

          Une lieue gauloise vaut 2,222 km, soit 6,666 km pour la distance Senlis- Thiers.
          Le nom " Thève est issu d'une racine celtique ou prè-celtique " Tar " ( tranquille). Attesté dès 798, il devint " Tère" en 1146, "Thèva" en 1228, " Téra" en 1317.
          Afin d'éviter toute confusion avec d'autres localités portant la même dénomination, Thiers devint en 1936 Thiers-sur-Thève.


          VESTIGES ARCHÉOLOGIQUES ET HISTORIQUES

          LE CHATEAU :

          C'est une construction féodale du 13° siècle. L'ensemble forme un carré d'environ soixante mètres de côté.  L'enceinte en maçonnerie de grès de 1m80 d'épaisseur est cerné de neufs tours  Le front sur donnant sur la place était réservé aux bâtiments d'habitation et à la chapelle. Des fossés alimentés par la Theve assuraient la défense de la forteresse
          C'est Thibault de Beaumont époux de Jeanne Bouteiller qui le fit construite vers 1240-1250.

          L'évêque de Beauvais Renault de Nanteuil le rachète en 1276. A sa mort il lègue ce fief du comté épiscopal à  l'eveche de Beauvais.En 1307 Philippe IV le Bel lutte contre les Templiers les faits arretés . Treize d'entre eux  sont retenus prisonniers dans le Chateau. Sept non réconciliés seront conduits à Creil pour y être brulés en 1311. Le 29 Mai 1358 à la suite de la révolte dite de la "Jacquerie", le chateau est incendié. En 1431, ce qu'il en restait est  démantelé. N'apparait plus dès lors que ce que l'on voit actuellement ( exeption faite du pignon sud-ouest démoli en 1870).

          Le 10 octobre 1564 le château est vendu au connétable Anne de Montmorency qui fit poser de belles bornes armoriées aux limites de ses propriétés , il en reste dix à Thiers

          En 1624 son petit-fils Henry II de Montmorency accorde les ruines du château en concession à l'un de ses gardes des bois Etienne Chanterelle. Au début du 18 ème siecle le château fut vendu à un habitant de Thiers

          Les ruines de ce château-fort sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques..
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          Certaines maisons sont construites en prenant les murs du chateau comme appui.

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          A l'interieur de celui ci existe un gite de France

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          LA CHAPELLE SAINTE-GENEVIEVE
          La communauté de Sainte- Genevieve du mont de Paris possedait au lieu-dit le BÛ un prieuré. Au fil des années bois, terres et chapelle ont été dispersées
          En 1698 les bois furent cédés à la maison de Condé, en 1732 le patrimoine restant fut acquis par un habitant du village.
          En 1801 la chapelle fut transformée en grange puis arasée en 1838. De nos jours, ne reste visible de cette  chapelle qu'un seul contre-fort nord-Est.
           

          L'EGLISE
          Les paroisses titrées de  Saint Martin sont généralement anterieures au IXè siecle. Est ce le cas de celle de Thiers ?  Le premier curé mentionné est l'abbé André en 1216. Il dessert les deux églises de sa paroisse :  Saint-Martin de Thiers et Saint-Pierre de Pontarmé.
          Le prieuré du Bû existe déjà . Appartenant à la congrégation de  Sante Genvevieve du Mont de Paris, sa gestion est autonome.
          En 1641 l'état de l'église est tel que des travaux sont indispensables. Une pierre d'angle avec inscription toujours visible est scellée à l'angle nord-est.
          Le clerc de l'église tient le rôle de maître d'école jusqu'à la révolution et même un peu après.

          En 1846 on procède à la réfection des cloches. Situé à l'origine à l'aplomb de la partie centrale ( entre la nef et chœur)  comme en temoignent les contreforts lateraux,on construit pour l'installer une tour carré, tour dont la base formera en quelque sorte la narthex de l'eglise. La paroisse de Thiers  celebre la Saint Martin le 11 Novembre: c'est l'affaire des jeunes gens. Tandis qu'est fêtée, début Janvier, la Sainte Gevevieve: c'est l'affaire des jeunes filles

          Eglise de thiers

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          Thiers sur theve eglise

          On trouve sur cette eglise une capsule indiquant l'altitude mais helas elle n'est plus visible

          ALTITUDE - NIVELLEMENT QU'EST
          L'altitude est l'élévation verticale d'un point au dessus du niveau zéro.En France le niveau zéro a été déterminé (au moyen d'un appareil : le maregraphe) installé en 1885 et qui a enregistré pendant plus de 12 ans les variations du niveau de la mer dans le port de Marseille. La cote moyenne déterminée, a defini le point zero

          Chaque pays choisit sa propre référence de niveau zéro.

          En France, l'altitude de 400000 points a été determinée avec précision et matrialisée sur le terrain par les repères de nivellement édifices publics : Mairie, église, pont, sur le bord des routes...
          Sur le terrain, un repère de nivellement est une capsule indiquant l'altitude en mètres, ou comportant un code permettant de connaître l'altitude en emplacement approximatif peut être indiqué par le sigle RN

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          Projet1

          AERODROME
          C'est sur la zone occupée de nos jours par le terrain de sport que fut crée en 1915 un aérodrome.
          A l'origine école de pilotage, il devint base opérationnelle dés 1916. Les principales installations étaient les suivantes :
            · Huit hangars dits " Bessonneau " servant d'abris aux avions et répartis de la " Pislote " au " Trou de sable ".
            · Une dizaine de baraques de service (armement, transmissions, école etc.)
            · Un baraquement pour des prisonniers allemands travaillanr la base.
            · Un groupe électrogène pour fournir le camp en électricité.

          Le lieu dit " Trou de sable " cerné aujourd'hui par la végétation formait en quelque sorte un mur où l'on avait  installé des cibles pour l'entrainement des aviateurs au tir. Une intense activité régna sur l'aérodrome jusqu'au mois de juillet 1918 date à laquelle les escadrilles, suivant l'avance des troupes alliées, se déplacèrent vers des bases à proximité du front.

          1280px thiers sur theve le trou de sable

          LE CAMPING
          Avant d'être affecté aux sports, ce vaste terrain que l'on nomme aussi " Uzeller " accueillit en 1936, après les aviateurs, des campeurs. Mais à la suite d'incendies de forêt répétés, le camping sera interdit en 1948.


          QUELQUES REPÉRES

          La butte des Gens d'Armes

          C'est le point culminant de la forêt (103m). De tous temps elle a servi de poste d'observation pour les militaires.  La vegetation constituée tout alentour de landes pauvres et de bruyeres ne gênait pas l'observation.

          Les "Bruyères de la Butte des Gens d'Armes " furent, en 1790, le cadeau de la Révolution Française à la commune de Thiers, le duc d'Aumale racheta l'ensemble en 1784 et l'integra à son vaste domaine forestier. Par testament daté de 1884 il ceda à l'institut de France la totalité de ses biens ( chateau, collections, forets)

          Du printemps à l’été, la sablonneuse Butte aux Gens d’Armes offre aux promeneurs toute sa panoplie d’odeurs qui rappelle tantôt la Provence, tantôt la garrigue ou les Pinedes

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          Le chemin pour y acceder

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          La Fontaine du Gué
          Elle est située en bordure de la rue du Gué. Le ru qui en est issu se jette rive gauche de la Thève.
            
           
          La Fontaine Sainte-Geneviève
          Située à quatre vingt mètres environ en amont du pont Chanterelle, le petit ru qu'elle alimente se jette dans la rive droite de la riviere.

          Le Lavoir

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          Le lavoir communal de Thiers-sur-Thève, rue de Senlis. Ce lavoir est fermé par des murs des quatre côtés, et n'est éclairé que par l'ouverture du toit au-dessus du bassin. Le bassin fut alimenté par une source, aujourd'hui tarie. L'eau s'évacuait dans la Thève, directement à côté.

          Une petite photo des participants

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          Et notre circuit comme toujours, nous avons eu quelques soucis vers le kilometre 4 le pont surplonbant l'autoroute du Nord est grillagé, nous rebroussons chemin pour modifier un peu notre itineraire et traversons peu après le kilometre 6 en direction du golf de Mortefontaine que nous allons longer quelques temps pour retraverser l'autoroute vers le kilometre 9 et nous diriger vers la buttes des gens d'armes ensuite retour sur Thiers sur Theves et Pontarmé, notre ami Aimé avait une extinction de voix et a demandé à Robert de nous lire quelques info sur la butte aux gens d'armes, l'eglise et le Chateau de Thiers sur theve ainsi que sur le Chateau de Pontarmé

          Notre Circuit

          Distance 14.805 km

          Denivellé positif 87 m

          Temps total 3h50

          Arret 17 mm

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          Jouy le conte le 22-03-2015 avec Jean

          Aujourd'hui Jean nous emmene a Jouy le Conte pour une petite rando d'environ 12 Km 6 courageux, peut etre le temps frais ou les elections n'ont pas permis à d'autres randonneurs de venir. Dommage si le temps est frais 4°C le soleil apparait rapidement et réchauffe tout le monde

          Un peu d'Histoire

          La ville a été occupée depuis les époques paléolithique et néolithique ainsi qu'en attestent de nombreux outils conservés au musée. Ces vestiges trouvés en nombre témoignent de la présence de populations préhistoriques, gallo-romaines et mérovingiennes (6ème et 7ème siècles).
          Au 12ème siècle commence la construction de l'église romane de Jouy-le-Comte. La paroisse dépendait à la fois des comtes de Beaumont et de l'abbaye de Saint Denis. Deux petites croix gravées sur une dalle du choeur témoigneraient du passage de Jeanne d'Arc en 1429 ou 1430.
          Fin 17ème siècle, les princes de Conti, qui résidaient dans leur château de l'île du Prieuré à l'Isle-Adam, développèrent leur territoire et créèrent sur la rive droite de l'Oise un parc, un potager et un petit château sur le site où s'élève aujourd'hui la poste.
          A la veille de la Révolution, la paroisse de Jouy-le-Comte (640 habitants) comprenait un bourg rassemblé autour de l'église, et un hameau appelé 'Parmin'; au débouché des ponts de l'Oise, encadré au nord par le parc du château et au sud par son immense potager. Le développement de ce hameau va être autorisé par le morcellement du domaine des princes de Conti après la Révolution. Mais c'est seulement à partir du 19ème siècle que la ville actuelle va se dessiner.
          En 1846 est ouverte la ligne de chemin de fer avec la gare de Parmain - l'Isle-Adam. En 1893, la commune prend le nom de Parmain.

          Un peu d'histoire sur Jouy le conte sous les Conti

          L’histoire de Jouy-le-Comte et de Parmain, ces deux voisines, tantôt distinctes, tantôt englobées dans une entité administrative, fait parfois songer à celle de jeunes amants séparés ou réunis selon l’humeur ou la volonté de parents autoritaires et égoïstes.

          Dans les siècles passés, c’était le roi, ou des seigneurs, au gré de leur politique, ou, pour dire plus crûment, de leurs intérêts que dépendaient ces changements de statuts : tantôt Jouy - le- Comte, rattaché à Champagne, s’insérait dans le bailliage de Beauvais, tandis que Parmain, très modeste hameau, demeurait dans celui de Pontoise, tantôt elles se trouvaient ressoudées. Encore demeurèrent-elles toujours pendant les trois siècles qui précédèrent la révolution français, la propreté d’une seule famille, celles des Montmorency à partir du XVIème siècle, puis celle des Montmorency et des Boubon-Condé au début du XVIIème siècle, enfin celle des Bourbon-Conti, au milieu du XVIIème siècle jusqu’à la Révolution.

          Pour n’évoquer que l’avatar le plus récent, sous la IIIème république, c’est le 5 janvier 1893 que parut "le journal officiel" le décret condamnant à mort - à la mort administrative s’entend!- la commune de Jouy- le -comte, en conférant ce titre de commune au ci-devant hameau  de Parmain.

          La loi du nombre avait joué : Jouy, 642 habitants en 1789, à peine plus de 300 un siècle plus tard, sous le règne du Président Sadi Carnot ; Parmain, hameau insignifiant, jusqu’à la construction au milieu du XIX ème siècle du chemin de fer, et plus encore grâce à l’édification, sur son territoire, de la gare, devenant comme jadis les relais de diligences, centre et point de rencontre des activités humaines, 662 habitants.
          Qu’était donc, avant cette petite révolution ferroviaire et économique, qui succédait à la grande, qu’était avant sa confiscation et son lotissement comme bien national en conséquence des lois de 89, l’immense domaine des Bourbons-Conti?

          Bornons-nous ici à l’examen rapide de la partie de ce domaine qui occupa la rive droite de l’Oise, celle du Parmain d’aujourd’hui. Négligeons  le château princier, détruit pierre par pierre pendant ces années dramatiques  où la nouvelle société se cherchait un régime politique en conformité avec ses idées égalitaires. Bâti sur la partie nord de l’île du Prieuré, il était relié "au petit château" situé sur la rive droite ( à l’emplacement de l’hôtel de style pseudo-normand qui abrite notre bureau de poste) grâce à une passerelle en bois joliment appelée "Pont vert".

          En ce "Petit château" logeaient les intendants, et, souvent, les invités du prince qui n’avaient pu être accueillis, faute de place, au château même

          Mairie de parmain

          La mairie de Parmain ou petit château Ducamp.

          Les Origines de la Paroisse

          Les origines de la paroisse de Jouy-le-Comte ne sont pas connues. Les parties les plus anciennes de l'église remontent à la première moitié du XIIe siècle. Le plus ancien texte permettant de déduire l'existence d'une église à Jouy-le-Comte date de 1159. Il s'agit d'une charte qui précise que le prieuré Notre-Dame de l'Isle Adam devait un grand muid de vin à un prêtre de Jouy. Le fait qu'il y a un prêtre sur place donne à penser que l'église est déjà paroissiale, et non seulement une chapelle desservie depuis un autre village. Le saint patron de la paroisse est St Denis Sous l' Ancien Regime, elle dépend du doyenné de Beaumont du diocèse de Beauvais. Louis Régnier a trouvé, dans une charte de Philippe de Beaumont datée de 1290, la mention d'un doyen de Jouy, et n'exclut pas que Jouy-le-Comte a été dans le passé le siège d'un doyenné. Or, sachant que les doyens étaient désignés parmi les différents curés du doyenné, ils pouvaient résider dans n'importe quel autre lieu du doyenné de Beaumont, et la mention peut aussi être interprétée dans ce sens. Le curé est à la nomination directe de l'eveque de Beauvais. La grosse dîme appartient au prieuré Saint-Martin de Boran sur Oise, qui dépend de l abbaye du Paraclet ; puis à l' abbaye de Fontevraud. Après la Révolution française, toutes les paroisses du nouveau département du Val-d'Oise sont intégrées dans le nouveau diosece de Versailles. Au cimetière, on voit toujours la pierre tombale de Jacques Philippe de Beauval, curé de Champagne sur Oise et de Jouy-le-Comte, mort le 20 décembre 1830 à l'âge de soixante-seize ans : le village ne forme donc plus une paroisse indépendante à cette époque. En 1899, sous le curé Prosper-Joseph Gaillard, et grâce aux dons de deux paroissiennes, la chapelle du Sacré coeur est édifiée à Parmain dans le style néogothique : depuis, Parmain dispose de deux lieux de culte catholiques. Aujourd'hui, la ville entre dans le périmètre de la paroisse de l'Isle Adam, qui, depuis 1966, fait partie du nouveau diosece de Pontoise, correspondant aux limites du département du Val-d'Oise.

          Eglise de Jouy le Comte

          L'église romane au centre de l'ancien village de Jouy-le-Comte. La construction de la nef fut entreprise au 12ème siècle. Des adjonctions se sont poursuivies jusqu'à la Renaissance, comme en témoigne l'élégante façade sud.
          Jouy-le-Comte s'est développé autour de l'église et a conservé jusqu'à aujourd'hui un agréable aspect de village. On peut y voir deux anciens lavoirs près du ru de Jouy. Le charmant presbytère, aujourd'hui école primaire, fut construit au 17ème siècle par une princesse de Conti, nièce de Mazarin.

          Une succession des remaniements jusqu’au XVIIème siècle donne au plan de l’édifice, cruciforme à l’origine, un caractère irrégulier. Les parties les plus anciennes remontent probablement à la fin du XIème siècle. Un clocher gothique, de forme carrée et ouvert sur chacune de ses faces par de larges baies géminées, s’élève au-dessus du transept. Le toit en bâtière semble daté du XIVème siècle, le collatéral droit et le portail latéral, attribués au Pontoisien Nicolas Le Mercier, sont érigés vers 1550. La nef couverte d’un berceau de bois, est en grande partie reconstruite au XVIIème siècle.

          La restauration de l’église et la construction du presbytère sont financées par la nièce du Cardinal Mazarin, Anne-Marie Martinizzi, princesse de Conti, laquelle doit se retirer à Jouy-le-Comte dans un pavillon situé près du chevet de l’église, après l’incendie du grand château de L’Isle-Adam, survenu dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1669. Les travaux entrepris à Jouy-le-Comte sont évoqués en 1672, dans l’oraison funèbre de la princesse.

           Cette belle église orientée d’est en ouest comme il se faisait à l’époque, appartenait au diocèse de Beauvais, et fut placée sous la vocation de Saint-Denis, qui a été le premier évêque de Paris, à l’époque nommé Lutèce. L’église de Jouy fut remaniée au XIIIe et s’orna d’une jolie porte de style renaissance, percée dans le mur sud. Le coeur, la croisée du transept, et la nef en sont les parties les plus anciennes, leur construction remonterait aux années 1150 à 1190. Jeanne d’Arc serait peut être venue prier en l’église de Jouy, d’après les villageois. Deux petites croix sur une dalle du coeur marquent l’endroit où elle se serait agenouillée. L’éventuel passage de Jeanne d’Arc pourrait se situer juste après le sacre de Charles VII à Reims. Au mois d’août, Jeanne se trouvant avec le roi à Compiègne, serait montée à Paris. Un vitrail posé le 11 mai 1958 éclaire le souvenir de la jeune guerrière

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          Le colombier de Boulonville aux deux mille logettes, qui fait partie de l'ancienne propriété de l'intendant des Princes de Conti, date de la même époque

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          1280px parmain 95 ecole ancien presbytere de jouy le comte rue du marechal joffre 2

          école (ancien presbytère) de Jouy-le-Comte et ancienne mairie

          Au court de notre randonnée nous avons découvert pour certains un petit sentier très agréable qui demarre au bois de Champagne et rejoint la route qui meme au grand rond dont voici quelques photos

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          Nous avons aussi découvert un polissoir

          En 1969 une grande table de grès en partie enterrée dans le sol est mise à jour dans les bois de la Tour du Lay, au lieu-dit le Bois Brûlé, est  la propriété d'une société privée. Ce monument préhistorique est un polissoir, le seul connu dans le département du Val d'Oise, présentant notamment des restes de cuvettes de polissage, elle mesure 9m sur 6m. Elle date de l'époque néolithique qui se situe entre 2500 et 1500 ans avant notre ère, et a été classée monument historique en 1976.

          En archéologie, un polissoir est un bloc de roche dure ( grès, quartzite, granit,silex) ayant servi, au Neolithique, à polir les haches de silex ou d'autres roches dures.

          Le polissoir est un bloc rocheux apparenté aux megalithes portant les traces laissées par l'activité industrieuse des hommes préhistoriques : le polissage d'outils en pierre. Toutefois, la différence entre un menhir ou un dolmen et un polissoir est que ce dernier ne semble pas être associé à la pratique d'un culte. Des croyances populaires ultérieures à leur fonctionnement peuvent être liées à ces monuments.

          Fonction d'un polissoir

          Les stries souvent parallèles observées à la surface de ces monuments sont les résultats du polissage répété de bords d'outils. Les cuvettes souvent ovales, sont quant à elles, le fruit de l'affûtage des tranchants.

          Le polissage rend les tranchants plus résistants. Avant cette opération, l'objet à polir est d'abord taillé. L'ébauche est ensuite soumise à une action d'abrasion sur un bloc de pierre humidifié. Une pression de plusieurs dizaines de kilos est nécessaire pour être efficace et le polissage d'une pièce exigeait de nombreuses heures d'un travail pénible.

          Cultes et légendes associés aux polissoirs

          Les groupes humains qui ont succédé aux bâtisseurs de megalithes et aux ouvriers des polissoirs ont été intrigués par ces blocs de pierres et ont voulu se les approprier. En témoigne cette gravure réalisée à l'aide d'un objet métallique, relevée sur le polissoir d Ossey les Trois Maisons. Il représente deux rectangles enchâssés barrés de deux traits. Un dessin semblable a été trouvé sur un faux dolmen à Suevres dans le Loir et Cher. Il représente trois rectangles enchâssés barrés de quatre traits : il s'agit peut-être une représentation d'un fanum ou bien d'une représentation archaïque évoquant un mandala, symbole dit de la double ou triple enceinte, probablement d'origine gauloise

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          On apprend que la couverture de du dolmen de la pierre plate a Presles est un polissoir réemployé

          Nous avons aussi découvert le trous aux morts

          Au milieu du XIXe siècle une sépulture est découverte sur la commune de Parmain sur les coteaux de Jouy, vidée de son contenu et transformée en abri en 1903, le Maire de l'époque M. Denise décide de réhabiliter cet hypogée mégalithique unique en région parisienne. Cette sépulture collective, appelée "Trou-à-morts" s'articule autour d'une chambre funéraire de forme ovulaire creusée dans le banc rocheux calcaire ( environ 4,50 m sur 2m de large) et murée de pierres sèches.. La tombe contenait à l'origine des ossements, des outils et des silex, parmi lesquels des haches polies. Aujourd'hui deux pièces ont été conservées, un vase ainsi qu'un crâne trépané

          En archéologie, un hypogée est une tombe creusée dans le sol.

          En égyptologie, cette tombe désigne plus précisément une tombe souterraine (comme dans la vallée des rois) par opposition aux tombes aériennes comme les mastabas

          Hélas l'accès à cette tombe n'est pas entretenue, il faut vraiment chercher pour la découvrir ( Patrick la connaissait et nous à permis de la découvrir)

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          Voici comme d'habitude notre petit parcours

          Circuit de 12 Km

          Temps total 3h22

          Arret 26 mm ( deux arrets techniques et ravitaillement de 10 mm au total environ et arret au polissoir et au trous aux morts)

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          Senlis le 16-02-2015 avec Aime

           Le 16-02-2015 Aimé nous emmene pour une rando au alentour de Senlis

          N'ayant pas participer à celle ci je ne peux que vous donner un lien vers l'album photos que l'on m'a transmis

          Merci pour ces photos que vous accepter de partager

          Le lien ci dessous vous permet de voir les photos dans album photos

          senlis aime

          Luzarches le 23-2

          Aujourd'hui Catherine qui remplace Aimé nous emmene à Luzarches, je ne vous ferait pas l'historique de Luzarches l'ayant déjà fait

          Nous partons du parking de l'église, 

           18 Participants

          Température au environ de 10°C

          Averses de grele prévue

          Vent moyen entre 25 et 40 km/h

          Catherine nous fait un petit historique de celle ci

          Construite sur l’emplacement d’une église mentionnée en 775, elle présente un chœur en cul-de-four de style roman, datant du XIème siècle. Ce dernier est entouré d’une chapelle du XIIème siècle consacrée à St Côme et St Damien et d'une chapelle Gothique du XIIème siècle  

          Le porche est du XVIème siècle , œuvre de l’architecte Nicolas de St Michel. 

          L’intrados présente deux cartouches relatant des scènes de la vie de St Côme et de St Damien, deux frères jumeaux médecins d’Asie Mineure du 1er siècle. 

          Luzarches eglise saint come et saint damien ensemble vu de l ouest

          Luzarches eglise saint come et saint damien chevet

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          Le Chateau de la motte ou d'en bas

          Chateau de la motte

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          Petite ballade dans les ruelles de Luzarche qui nous font découvrir

          Cette poterne dans la ruelle Saint-Côme, 

          aussi appelée porte Grièche, aurait fait partie de l'enceinte extérieure du château d'En-Haut construite au XIIIe siècle.

          Cette porte fait partie de la grande enceinte de défense du plateau Saint-Côme. En arc abaissé, bien appareillée avec des blocs de pierres calcaires, 

          cette poterne laissait passer les piétons ou les cavaliers qui montaient de la rue Vivien. Conservée, elle laisse voir sa fonction défensive.

          Porte grieche luzarches

          Luzarches poterne ruelle st come

          La motte féodale

          Cette butte artificielle de terre rapportée est sûrement l'une des mieux conservées d'Île de-France. :construite vers l’an mil.Ce château fort primitif érigé par l’apport des terres du fossé défendait l’accès du bourg par l’Estce point stratégique s'imbriquait parfaitement dans la défense de la ville, ancienne place forte. Elle a dû rester assez longtemps en fonction car, bien qu'érodée, elle apparaît encore sur un plan du XVIIIe siècle conservé aux archives du musée Condé de Chantilly.

          Elle est peu connue, et beaucoup de personnes du terroir en ignorent l'existence.

          Motte castrale luzarches 1

          Le mur du chateau d'en haut

          L'enceinte intérieure du château d'En-Haut (ou château Saint-Côme) qui pourrait dater du XIe siècle, à même titre que le donjon ;

           c'est vers le sud-est que les murs gardent encore leur hauteur initiale    

          1280px 019 luzarches 20 01 2011 enceinte du chateau d en haut et croix st come

          Luzarches 95 croix saint come

          Projet1

                         Le calvaire ou la croix Saint-Côme,                                                                                                                           .

          La Halle

          Attesté dans les textes en 1386, ce monument a subi, depuis le Moyen Âge, des restaurations diverses, mais reste un point de ralliement le vendredi, jour du marché,

           et lors de diverses festivités des Luzarchois. Sept piliers de bois de chaque côté, à l'est et à l'ouest, et trois autres aux extrémités nord et sud sont posés sur des socles de pierre.

           La halle possède un point d'eau et des combles sur un plancher. Sa toiture en petites tuiles de pays lui confère un certain cachet.

          Halle luzarches

          M la halle de luzarche visorando 615

          Ensuite nous partons pour un petit parcours en forêt et plaine, les chemins sont très gras, les chutes sur glissade peuvent arrivées, c'est notre président qui le premier sur un chemin difficile( boueux et encombré de branches, troncs dus au debardage, le long du ru Popelin),chute plus tard notre secrétaire fait de même et ensuite notre trésorier dans la dernière ligne droite une descente à environ 15% à un peu plus de 7 km, seul du bureau notre trésorier adjoint évite la chute. Mais plus de peur que de mal pour tous

          Nous apercevons: Le lavoir de Gascourt, établi sur un ruisseau qui alimente le ru Popelin. 

          Ce lavoir est une reconstitution du lavoir d'origine, dont seulement le pavage et les pierres ont pu être récupérés

          1280px luzarches 95 lavoir de gascourt

          Nous avons le droit à un peu de soleil mais aussi à des averses de grèle,Les capes de pluie sortent et se rangent car on transpire dessous, certains ouvrent les parapluies, mais le vent de force moyenne, environ 30 km/h les retourne de temps en temps

          Malgré ce temps capricieux nous continuons notre périple autour de Luzarches

          Nous longeons le golf du mont griffon, passons à côté de la ferme du Trianon après quelques glissades

          Ferme de trianon porche epinay champlatreux 1

          Ce manoir fortifié a conservé le porche d'entrée flanqué des deux tours qui le protégeaient ; l'une de ces tours est toujours couverte de son toit en poivrière.

          Sur les plans anciens, la ferme seigneuriale de Trianon apparaît à l'écart du hameau d'Épinay. Une ferme occupe ce lieu, qui est l'un des plus prospères du secteur avec ses ressources 

          agricoles diversifiées tels les céréales, le maïs, la betterave ou l'élevage.

          La porte St Come

          Nous penetrons de nouveau dans Luzarches et passons bien entendu sous la porte Saint-Côme en haut de la rue du même nom faisait partie de la nouvelle enceinte du château d'en-haut dont ce dernier a été muni au XIIIe siècle. Elle possède toujours sa base ancienne et tous les attributs de l'architecture de défense médiévale : un arc brisé pour consolider l'édifice, l'assommoir pratiqué dans la voûte, par où étaient jetés les projectiles sur les assaillants, et le chemin creux où coulissait la herse. Dans la façade supérieure, le balcon, les faux crénelages et les meurtrières en croix sont un bel exemple de l'architecture du XIXe siècle. Cette tour-porche est l'entrée principale du château Saint-Côme dit « d'En-Haut ».Cette porte est remaniée et reconstruite dans sa partie haute, de style néo-gothique, au XIXe siècle, elle a été reconstruite dans le style troubadour.

          Luzarches 95 porte st come xiiie s

          Porte saint come luzarches

          Nous rejoignons ensuite notre point de départ

          Distance :8.839 Km

          Denivellé total :+144 m

          temps total 2h30

          Arret 16 mn ceux ci dus au chutes aux explications de Catherine et à deux arrets ravitaillement et technique à 3.2 km et 6 km

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          Fosses le 22-02

          Aujourd'hui  Patrick nous emmene à Fosses et la forêt de Chantilly

          14 participants, temps frais le matin entre -2°C et 0°C, les gants et bonnets sont bienvenue, mais le soleil se montre rapidement et nous pouvons enlever ces gants.Le sol est encore gelé par endroits.Le passage dans la plaine se fait sans trop de difficulté, le vent est presque nul. Nous apercevons de loin des biches, des lievres

          Nous nous arrêtons avant de rentrer dans la forêt pour satisfaire à des besoins naturels et boire un peu.

          Nous passons près du chateau d'Herivaux

          Chateau dherivaux luzarches

          Le domaine d'Hérivaux a été vendu sous la Révolution, le 2 novembre 1796, par M. Petit à Benjamin Constant. 

          L'écrivain a fait détruire en grande partie l'église et le grand bâtiment central de l'abbaye, conservant le pavillon sud pour sa résidence de campagne.

           L'édifice, dénommé le château, est placé dans un vaste jardin aménagé en 1913, date à laquelle des agrafes sculptées sont ajoutées en ornement aux fenêtres.

           Il a été agrandi en 1934 par l'architecte Huaud, qui y a construit deux avant-corps latéraux accolés au bâtiment existant.

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          Nous continuons pour nous diriger vers le Chene Sylvie 30 m de haut et 129 cm de diametre

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          Et nous continuons notre rando , une petite pente à 12 % pour nous mettre en appetit et pour hélas ne pas découvrir la Pierre Tournante

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          Histoire de la Pierre Tournante

          Quelques photos prises sur le web

          La pierre tournanteLa Pierre Tournante de Coye.

          La dernière merveille de la forêt est peut-être la plus énigmatique : c’est le site dit de la Pierre Tournante de Coye, ensemble de pierres levées sur le côté du chemin qui longe le rebord du coteau dans le bois de la Charmée

          . «À peine a-t-on quitté la route d’Hérivaux, que l’on voit, presque au sommet de la colline, la route bordée du côté du précipice de pierres levées, grossièrement taillées, les unes simplement équarries comme des bornes frustes, les autres façonnées en pain de sucre et régulièrement espacées...» .

          Selon l’abbé Leullier, qui publia en 1906 au Bulletin du Comité archéologique de Senlis une brochure sous le titre: « Un poste de télégraphe optique de l’époque mégalithique, la Pierre Tournante de Coye», cet ensemble de pierres levées fonctionnait comme un observatoire. La Pierre Tournante était l’élément principal de ce dispositif. «Son socle, muni d’une excavation formant mortaise, est au pied d’un autre bloc, triangulaire, de 2 m de côté et de 0,40 à 0,45 cm d’épaisseur, qui pouvait, en raison de sa forme, se tenir en équilibre instable sur une des pointes et tourner autour de son axe dans la mortaise du socle, donnant ainsi, par ses positions diverses, des signaux à toute la vallée qui se prolonge vers Lamorlaye et le Lys d’un côté, Chaumontel, Luzarches et Viarmes de l’autre.»

          L’abbé Leullier terminait en 1906 son propos en disant: «Quoi qu’il en soit, le monument mégalithique de la pierre tournante et ses alignements de pierres levées nous semble assez curieux pour mériter l’examen d’archéologues plus qualifiés que nous». Presque un siècle plus tard, il semble qu’aucune autre prospection ne fut réalisée sur le site de la Pierre Tournante de la commune de Coye. Il a fallu recourir à la mémoire et au sens de l’orientation de Monsieur Henri Sénèque, conseiller municipal de Coye, pour retrouver le site un siècle plus tard. Les deux grandes pierres taillées qui formaient le monument mégalithique gisent sur le bas-côté d’un chemin creux, bordé par le relief d’autres pierres dont la présence en cet endroit a d’autres raisons que la géologie du site. On distingue aisément le creux dans la pierre formant mortaise qui recevait la pierre triangulaire et mobile étendue à ses côtés. 

          On pourrait évoquer aisément à la reconstitution de cette image la référence moderne d’un mobile de Calder. On remarque également les alignements de petites et moyennes pierres levées qui bordaient le site vraisemblablement sacralisées par les druides. La réalité de la pierre du sacrifice, telle que décrite par l’abbé Leullier, nous semble par contre sujette à quelques cautions : « l’autre est une pierre longue et plate, d’environ 1,70 m de longueur, creusée de manière à recevoir un corps au niveau de la tête ; cette pierre est percée d’un trou qui la traverse, de manière à laisser passer le sang et les liquides découlant du corps d’une victime immolée.» 

          La lecture de ce texte laisse le lecteur supposer qu’il s’agit de victimes humaines. Sans doute cette tournure dans la rédaction de l’abbé Leullier n’est-elle que le reflet d’un état d’esprit du clergé au XIXème siècle qui souhaitait voir les religions infidèles considérées comme d’essence barbare. Sur le terrain, on relève aujourd’hui plusieurs pierres avec des trous percés et il faut quelques acrobaties et beaucoup d’imagination pour simuler ce qui aurait pu être l’apothéose d’une cérémonie druidique.

          Laissons à des archéologues du XXIème siècle le soin de faire la lumière sur le site et ses usages anciens. Il nous reste une certitude: ce lieu qui fut magique et/ou sacré est une histoire qu’il faut sortir de sa léthargie contemporaine. En attendant les conclusions de leurs travaux, l’intérêt général des vestiges archéologiques, les sens qu’ils recèlent et la perspective du paysage vers la vallée de l’Oise semblent devoir être des éléments à considérer

          Après cette grimpette assez rude, les estomacs et les jambes ont bessoin d'un reconfort, nous découvrons une cabane de casseurs avec tout ce que peut demander un randonneur, bancs, tables etc

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          Et nous continuons notre randonnée, un passage délicat, le cultivateur s'est approprié le chemins, nous sommes donc oblige de traverser sous les pins, il faut faire attention aux branches tombés sur le chemin des Essarts de belle fontaine à Survilliers, ensuite nous rerouvons la plaine et regagnons notre point de départ

          Et comme d'habitude notre parcours

          Distance : 19.249km 

          Dénivelé Tot. +172m

          Arret  1h 03

          Total 5h30

          Deplacement  4h27

          Arret 5 km 250 boisson + technique 7 mm

          2em  + 3.9 km  le chene Sylvie 10 mm

          3eme + 2.430 Km repas  40 mm

          4eme + 3.850 Km technique + boisson 6 mm

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          Presles le 25-01

          Aujourd' hui olivier nous emmene pour une rando en 8 sur Presles et la forêt de Carnelle.

          Temps frais mais agréable 22 participants

          Température du matin -2° C Température Après midi 5 °C

          Nous avons démarré à 9h16 et terminé à 15h06 après plusieurs arrets  1h10

          Randonnée de: 19.103km,  avec un dénivelé de 312m :

          Je ne vous parlerais pas de presles ni de la forêt de Carnelle l'ayant déjà fait mais simplement de notre randonnée

          Le matin le terrain est gelé, mais vers 10h00 celui ci commence à dégeler et devient un peux gras, cela n'est pas arranger avec les travaux fait par l'ONF et leurs engins de débardage, cela entraine quelques passages délicats

          Un petit arret pour attendre les retardataires après une cote

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          Un petit arret auprès des lacs encore gelés pour se ravitailler et boire un peu

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          Quelques photos sur le chemin

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          Nous nous retrouvons pour déjeuner après une première étape d'environ 12 km, A coté de la gare une aire de jeu nous accueille, certains voulaient faire du tobogan ou du "tape cul" mais un peu trop humide. Cela n'empeche pas certains d'acceder à une petite maison pour s'y installer

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          D'autres trouvent de la place sur des bancs

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          Nous avons le droit grace à Christiane à des chocolats

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          Il est plus difficile de sortir que de rentrer

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          Et nous reprenons notre perible pour l'après midi, environ 7 Km qui nous emmene vers le circuits des trois dolmens

          L'allée sepulcrale du blanc Val est transformée en décharge

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          Nous nous arretons  à la Pierre plate après avoir contourné un champs car le chemin a été canibalisé par l'agriculteur

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          A certains moments Olivier laissent les trop pressés continuer pour les rappeler lorsqu ils ont parcourus quelques centaine de metres, ensuite ces personnes font beaucoup plus attention au circuit

          Une prise à coté du cimetiere, c'est pourtant vrai qu'ils sont des mauvais payeurs, on n'accepte plus leurs cheques ou leurs cartes bleu,meme en especes il ne peuvent plus payer

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          Quelques photos prises vers la fin du circuit, les deux premieres Le portail du centre culturel, la troisieme à côté du portail d'un particulier

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          Comme toujours la randonnée à été agréable et ponctuée de quelques blagues  ou phrases ou reflexions droles.

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          Certains avaient vraiment peur d'avoir froid comme vous pouvez le voir

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          Et pour finir comme chaque fois notre circuit

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          Galette du 18/01/2015

          Le 18 janvier nous avons fêté la galette à la salle des Ecuries.

          Une soixantaine d'adherents se sont retrouvés pour partager celle ci avec un verre de cidre ou de poiré dans une ambiance conviviale et cela a permis à certains de se retrouver ou de faire connaissance.

          Nous avons retrouvé des habitués du Lundi, du Dimanche dont certains ne se connaissaient pas, celà a permis quelques rapprochements et discussions qui permettrons peu être de retrouver sur certaines rando  des personnes qui n'y participaient pas par timidité ou peur des distances

          Projet2

          Voici le lien du diaporama qui se trouve dans la categorie Album photo vous pouvez donc soit le voir de ce lien soit aller dans la categorie Album photo :   galette 18/01/2015

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          Chaumontel

           Aujourd'hui 11 Janvier Jean nous propose un circuit dans les environs de Chaumontel,

          Le temps est frais mais agréable 4°C au départ et la température remonte doucement même le soleil apparait

          Chemins quand même boueux, quelques passages glissants

          22 participants

          Un petit peu d'histoire de Chaumontel

          Chaumontel, petite bourgade du Val d’Oise, située à l’extrémité nord du département, s’étend sur une superficie de

          423 ha et compte 3281 habitants (population totale - recensement de 1999).

           La ville est traversée d’est en ouest par la rivière Ysieux dont la vallée a été classée en 2002.  Implantée aux confins 

          de la Plaine de France, son altitude varie entre 37m au niveau de l’Ysieux, et 122m en haut des Côtes d’Orléans. 

          Au Nord, elle jouxte le département de l’Oise, en Picardie, et le grand massif forestier de la Forêt de Chantilly. 

          Elle est traversée par la D316 (auparavant N16), ancienne route de Paris à Amiens puis Londres, jalonnée

          de Relais de Poste aux chevaux : St - Denis, Ecouen, Luzarches, Chantilly.

          La commune fait partie du Parc Naturel Régional Oise - Pays de France créé par décret le 13 janvier 2004.

          Son nom provient de calvo monticulo, le mont chauve. Ses habitants sont appelés les Chaumontellois.

          A priori, très peu de traces tangibles de l’occupation du sol peuvent être mises en évidence avant 1004, date à

          laquelle il existe un acte de donation de Robert – le - Pieux relatif à une propriété outre - ville (hors Chaumontel)

          La période préhistorique, l’avènement celtique, la romanisation, l’époque franque et la période mérovingienne ont

          laissé peu de vestiges attestés sur le territoire actuel. A ce jour, un seul site a été mis au jour. Il s’agit de tombes

          mérovingiennes, route de Baillon. Le terrain a été rendu à la culture.

           A partir du XIe siècle, l’étude des seigneuries, des fiefs, et de la vie religieuse permet d’avoir une connaissance plus

          précise de l’histoire locale, basée sur les rares documents conservés dans différents centres d’archives .

          Au XIIe siècle, en 1147, une Bulle d’Eugène III désigne parmi les biens appartenant à l’Abbaye de Montmartre

          le fief de Chaumontel – les - Nonains qui est cédé à la Comtesse de Toulouse ; une chapelle y sera consacrée en 

          1180 : « Capellam unam in Calvo Monticulo ».

          Ferme des nonnains luzarches

          450px file luzarches 95 ferme des nonnains ancienne chapelle de chaumontel

           l'ancienne chapelle de Chaumontel, construite en 1147, est consacrée par l'évêque de Senlis en 1180. Autour de

          cette chapelle est édifié un couvent qui prend le nom des Nonnains. Il se transforme en ferme au XVIe siècle ;

          les vestiges de la petite église sont ensuite transformés en grange. Subsistent les restes d'une travée du chœur,

          dont la lumière entre par une baie en arc brisé, et, sur les murs, les voussures des arcs en plein cintre.

          En 1204, la chapelle existant à Chaumontel –  la - Ville, est détachée   de  Luzarches. Elle est érigée en église

          paroissiale en 1233 en tant que « succursale de Luzarches ».

          Agrandie et restaurée, elle est dédicacée « solennellement sous l’invocation de Notre – Dame-de-la-Nativité 

          en 1528».

          L’histoire du Château de Chaumont remonte au 14è siècle. Au fil du temps, il s’est successivement appelé manoir,

          maison, hostel seigneurial.

          Le document le plus ancien attestant de l’existence du fief est de 1351.

          à Chaumont, le Pralet est un domaine féodal dont le possesseur se dit seigneur de la ville disposant de haute,

          moyenne et basse justices sur tout le territoire de la seigneurie. Cette autorité de justice lui confère le droit de juger

          les actes de vol, de rapt, d’incendie, de meurtre et de larcin, d’imposer une amende ou la confiscation des biens du

          condamné. Les moyenne et basse justices reconnaissent au seigneur toute compétence, dans les environs de

          Paris, pour juger des affaires impliquant des sommes jusqu’à 60 sols.

          En 1381, le fief comprend une maison avec tous les jardins et fossé. C’est en 1389 qu’un autre acte mentionne

          l’hostel du Pralet. La propriété se compose alors de jardins, fosses à poissons, terres, prés et 70 arpents de bois

          en une pièce.

          Au 16è siècle, le seigneur du Preslay, vend l’hôtel seigneurial du Pralet et les dépendances du fief, le moulin à eau,

          les terres et les prés. Autour de la maison seigneuriale se trouvaient des jardins. De l’autre côté du chemin, un

          jardin appelé le jardin Madame servait de potager.

          Une nouvelle fois, le bâtiment est en partie en ruine, les fossés comblés et les murs de clôture abattus.

          Le 31 décembre 1707, le fief est acquis, par Henri III Jules de Bourbon, Prince de Condé, fils du Grand Condé,

          Louis II de Bourbon.

          Le bien se compose alors du château et enclos, des arrière-fiefs, des Déruchis et des Commissions.

          L’acte de vente mentionne le château, les jardins, les fossés remplis d’eau, les viviers, la fontaine, le parc, la maison

          et le jardin, une petite place avec jardin, une ferme située près du pont du château, une volière à pigeons, des étables

          , une grange, une écurie.

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          Rappelons qu’aux alentours de 1750, le jardinier du Château obtient, pour la première

          fois, une poire par greffe, la célèbre Poire Baisi. L’obtention de ce fruit est le résultat

          d’un lent travail commencé vers 1650, lorsque Agathe Peinapporte du nord de la France

          une poirée. Au château, elle met en terre quelquespépins. Un sauvageon épineux croît

          et l’arbre porte plus tard des poires classées, en 1675, parmi les meilleures.

          Le poirier aurait disparu en 1789.

          Cette  poire de grande renommée aussi appelée beurré de Chaumontel Il existe aussi

          une poire dénommée Seigneur de Chaumontel .Les deux variétés sont cultivées au château de St Loup

          dans les Deux Sèvres 

          En 1776, le Prince de Condé vend le moulin de Chaumontel, dit le moulin de Glume ou moulin de Glanne,

          à Bouillard du Belair. Ce moulin existait en 1238, encadré par les moulins de Bécherel et de Bertinval, situés sur le

          territoire de Luzarches. Il faisait partie des huit moulins à eau de la vallée de l’Ysieux, implantés de Fosses à Royaumont. 

          Le moulin est plusieurs fois revendu et est finalement remplacé par une usine de perles métalliques 

          La Seigneurie disparaît avec la Révolution. Les premiers maires sont Da Louis- Charlemagne, Lemaire Rémy,

          Goret Jean François, Polly Philippe, et Pluyette, Procureur de la commune.

          Chaumontel comptait 67 feux (environ 280 habitants) en 1709, environ 45 feux en 1750, 75 en 1787, 325 habitants

          en 1806, 412 en 1881, 509 en 1911, 471 en 1921, 584 en 1936, 646 en 1954, 869 en 1968, 1463 en 1975, 2347

          en 1982, 2933 en 1990, 3250 (population municipale) en 1999, soit plus de 122 % depuis 1975.

          Au XIXe siècle, l’agriculture tenait encore une place importante dans l’économie du village mais on trouvait également

          des ateliers de dentelle dite de Chantilly, de passementeries, quatre ateliers de tabletterie  . A la fin du siècle, ces

          activités sont remplacées par la fabrication de feuillages artificiels, d’enfilage de perles

          métalliques. Les perles, employées en passementerie, sont vendues à Paris, en Angleterre et aux Etats-Unis.

          Au milieu du XXe siècle, on commence à travailler des matériaux nouveaux comme le plastique Aujourd’hui, des

          entreprises d’industries métalliques se sont implantées à Chaumontel : Il existe également de nombreux commerces

          et une ferme datant du XVIIIe siècle.

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          Ferme dequidt chaumontel

          Car cette ferme a une histoire qui remonte au 17è siècle,comme en témoignent les ventes successives réalisées avant 1707, et au 18è siècle.

          En 1623, il est fait mention de la ferme de Chaumontel, rue du Tertre, située vis à vis de l’église et du cimetière,

          tenant à la ferme louée à Carton, avec 86 arpents et 5 perches et demi de terre et 5 arpents et 3 perches et demi de

          prés, louée à Guillaume Guénot et à Jeanne Camus, sa femme.

          Aujourd’hui, la ferme Dequidt est la seule qui reste en activité. Elle s’est recentrée sur des activités de polyculture

          après avoir abandonné celles liées à l’élevage et à la production de produits laitiers.

           L'église de Chaumontel : Notre Dame de la Nativité 

          Dès le XIème siècle, une chapelle existait à l’emplacement de l’actuelle église, faisant partie des quelque quarante

          écarts que comptait alors la paroisse de Luzarches. En 1204, la chapelle est détachée de la paroisse de Luzarches

          par Eudes de Sully, évêque de Paris. En 1233, par lettre spéciale, l’église de Chaumontel est érigée en Eglise paroissiale.

          « () Sachez vous tous, que de l’assentiment du Vénérable Guillaume, notre Père, par la grâce de Dieu, Evêque de Paris,

          et de Clément, Prêtre de l’Eglise paroissiale de Luzarches, nous avons concédé aux habitants de Chaumontel qu’il y ait

          dans Chaumontel, une Eglise paroissiale () Donné l’an du Seigneur 1233, au mois de juin. »

          La cure de l’église ND de Chaumontel dépend alors du Chapitre de St Cosme de Luzarches, qui nomme

          ordinairement aux fonctions curiales de cette paroisse, l’un de ses chanoines.

          D’une enquête réalisée en 1489 auprès de l’Officialité de Paris contre Philippe Certain, Curé de Chaumontel, il ressort

          que, l’église de Chaumontel étant alors en ruines, les habitants vivant dans le village pendant les guerres contre

          l’Angleterre, sous le règne du Roi Charles VI, n’assistaient plus qu’en petit nombre, aux offices en l’église St Damien

          de Luzarches.

           Au début du XVIe siècle, l’église est réparée et la dédicace solennelle prononcée le 11 octobre 1528 par François de

          Poucher, évêque de Paris, sous l’invocation de la Sainte Vierge, dont la fête était célébrée le 8 septembre.

          Tout au long du XVIIe siècle, l’église est reconstruite en partie ou réparée : clocher, toiture et charpente et coq sont tour

          à tour remis en état. Les artisans de la région sont présents sur le chantier et les carrières situées aux Brûlis sont

          exploitées pour fournir la pierre nécessaire aux restaurations du clocher.

          Le Pouillé de 1767 de l’église Notre-Dame de Paris confirme les renseignements sur l’église de Chaumontel.

           La paroisse de Chaumontel compte alors quelque deux cents fidèles.

          En 1793, l’église de Chaumontel est de nouveau fermée.

          En 1809, la paroisse de Chaumontel est réunie à celle de Luzarches pour le culte.

          En 1830, il est proposé de détruire l’église, le curé de Luzarches n’y venant plus que rarement.

          Jusqu’en 1844, les deux paroisses vont célébrer ensemble en l’église St Damien de Luzarches les offices religieux.

          Cette année là, le conseil municipal de Luzarches demande que l’église de Chaumontel soit à nouveau érigée en

          succursale, prenant en considération le fait que les communes de Luzarches et de Chaumontel ont des administrations

          différentes, qu’étant séparées sous le rapport temporel, elles peuvent également l’être spirituellement.

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          Le 25 avril 1845, une ordonnance royale érige de nouveau

          l’église de Chaumontel en succursale. L’église est « pourvue de tout

          ce qui est nécessaire à l’exercice du culte catholique, apostolique et

          romain », grâce aux dons de M. Philippe Auguste Seydoux, maire de

          Chaumontel de 1843 à 1852, et de sa famille.

          Le presbytère, qui a abrité les curés de Chaumontel, se trouvait dans

          la rue des Deux Ponts. Il fait, aujourd’hui, partie intégrante de la mairie.

          Outre ses murs, reste encore visible, l’escalier en bois donnant accès aux

          niveaux supérieurs.

           Le clocher abrite quatre cloches. En 1638-1640, les cloches sont fondues et le métal permet d’en fondre quatre 

          nouvelles. En 1653, trois cordes de chanvre sont acquises pour la cloche moyenne et les deux petites. En 1672-1673,

           quatre nouvelles cordes sont achetées. L’église reçoit au cours des XVIIe et XVIIIe siècles de nombreux dons :

          Une croix d’argent offerte par Mme Claude Fichepin, veuve de Messire Jean Tronçon, avocat au Parlement et Seigneur 

          de Chaumontel la Ville et du Prélay (voir autrefois Chaumontel n°2) ; un parement d’autel garni de broderies et de 

          dessins à fleurs, avec les outils de la Passion du Christ par Claude Tronçon, procureur au Parlement de Paris ; un don 

          pour l’achat d’ornements Mme de Lamoignon. Mme Geneviève Besnier, veuve de M. Jules Charles Touron d’Arsilly, 

          lègue à l’église de Chaumontel une croix de diamant dans laquelle se trouvait un morceau de la vraie Croix.

          En 1789, Claude Honoré Girardière, orfèvre à Luzarches, fabrique un cœur enrichi de trophées et accompagné de 

          deux anges. Il s’engage à nettoyer les chandeliers et le Christ argenté, ainsi qu’à restaurer la grande Croix, pour

           Noël 1789 !

          Au XIXe siècle, l’abbé Lebeuf a vu dans le chœur les tombes de deux écuyers portant les inscriptions 

          « Cy-gist Oudart de Bercheires escuyer qui trespassa l’an de grâce M.CCC.LXIX, le XXVIII jour l’avril. priez Dieu pour

           l’âme de lui. » ( 28 avril 13 69) et « Cy-gist Jean de Bercheires fils dudit Oudart qui trespassa l’an MCCCC et douze,

           le vendredi après la Toussaint. Priez Dieu pour l’âme de lui. » (1412). Deux oiseaux figurent de chaque côté de leur 

          silhouette. Sur une autre tombe, une épitaphe « Cy-gist Bonaventure de la Chaussée Sieur du Boucheau » qui décéda

           le 7 mars 1613. Du côté septentrional du chœur, dans la chapelle de Saint Claude, une autre tombe sur laquelle on lit :

           « Cy-gisent Maistre Jehan Tronçon en son vivant Seigneur de Chaumontel et Claude de Fichepain sa femme » morts 

          en 1590 et 1612.

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          Aujourd’hui, une partie des tombes reste visible grâce au retrait du 

          carrelage qui les recouvrait. Malheureusement, 

          seules les inscriptions relatives à Jean Tronçon sont encore 

          déchiffrables. La totalité de la dalle a été piquée au 

          marteau pour les besoins du carrelage, faisant disparaître

           tout autre ornement.

          Le cimetière

          Le cimetière primitif de Chaumontel, aujourd’hui disparu, se trouvait à côté de l’église. Une enquête réalisée en 1489

           auprès de l’officialité de Paris, révèle que les inhumations des gens de Chaumontel, durant la guerre de Cent Ans, 

          se faisaient, non plus à Chaumontel, mais dans le cimetière de Luzarches.

          Au XIXème siècle,  on prévoit des travaux à l’église :

          « L’adjudicataire et ses ouvriers devront n’endommager en rien que ce soit les tombeaux, pierres, croix, épitaphes,

           et autres insignes qui se trouvent dans le cimetière entourant l’église, et que la nécessité exigeant quelques 

          déplacements instantanés, ils ne le feraient qu’en présence du Maire et ils seraient obligés de remettre à leurs frais

           dans l’état primitif les objets déplacés. Les matériaux iront dans le Chemin de Bertinval ».

          La plupart des seigneurs de Chaumontel ont été inhumés dans ce cimetière. Un postillon, en 1648, et le garde du 

          moulin de Chaumontel, en 1716, ont également été inhumés dans ce cimetière. De l’ancien cimetière, il ne subsiste, 

          aujourd’hui, que l’ossuaire adossé au mur de l’ensemble scolaire.

          L’église aujourd’hui

          L’œuvre de l’abbé Corriger est présente encore aujourd’hui en l’église de Chaumontel qui fait partie du groupement 

          paroissial des 10 clochers, appartenant au doyenné de Luzarches. La zone pastorale du Pays de France regroupe

           quatre doyennés dont celui de Luzarches. Le diocèse de Pontoise exerce son autorité sur les zones pastorales. 

          Le père Dominique Pissot, arrivé en 2005,  est responsable du groupement paroissial des 10 clochers.

           Le père Nicolas Guiollot, vicaire épiscopal, a en charge la zone pastorale du Pays de France et Mgr Riocreux est 

          l’évêque résidant au diocèse de Pontoise.

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          Chaumontel 5

          Bref descriptif:

          L’Eglise actuelle comporte encore des éléments du 13ème

          siècle. Le plan comporte 3 vaisseaux de 4 travées

          achevées par un chevet plat. Le clocher s’élève sur

          le côté sud du chœur. Le chevet présente encore

          les 3 baies en ogive de l’église du 13ème siècle.

          La nef primitive ne comportait sans doute pas de

          bas côtés : ils ont été ajoutés au 17ème siècle.

          Le mur nord de la nef a ainsi été percé d’arcades irrégulières.

          A l’intérieur de nombreuses statues sulpiciennes peuplent les bas côtés. Des vitraux garnissent les baies,

          représentant les effigies de St Augustin et de Pie X.

          L’église reçoit la lumière diffusée par des verrières composées de douze vitraux figuratifs, dont un ensemble

          ornant trois baies, dans le chœur, et un vitrail moderne, dans le bas côté situé au sud. De facture contemporaine

          , puisqu’ils ont été posés au début des années 30, ils n’en sont pas moins remarquables et méritent de la part

          des visiteurs un regard attentif.

          Ils ont été restaurés en 1995, déposés et remis en plomb. Le vitrail de la Vierge, au sud, est une donation de la

          municipalité de Chaumontel en mars 1995. ( les photos de ces vitraux sont visibles sur la 2ème page "lire la suite")

          Qui était l'Abbé Corriger?

          L'abbé Antoine Corriger est né en Lorraine en 1884, dans le village de Sarraltroff.

          Le jeune Antoine fut éduqué dans une atmosphère de grande piété et fit ses études

          de séminariste dans le diocèse de Versailles. Devenu prêtre, il fut, pendant quarante

          ans, curé du village de Chaumontel (Val-d'Oise), qui dépendait du diocèse de

          Versailles avant la création du diocèse de Pontoise.

          L’abbé Corriger a caché, pendant quatre ans, sous l'occupation nazie, quinze Juifs, dont neuf enfants, de la famille

          Picovschi, immigrés originaires de Roumanie, dans les locaux paroissiaux. Le secret de son action est connu

          seulement de sa sœur Lise et de sa gouvernante.

          Il a également oeuvré pour la restauration des églises de Chaumontel et Seugy. L’abbé Corriger multiplie ses

          interventions pour voir ses églises « animées et chantantes » et donner aux « paroisses des œuvres durables ».

          Les bois de Chaumontel 

          Dans son ouvrage La Forêt de Chantilly, Gustave Macon déclare qu'il est difficile de présenter une étude des bois de

          Chaumontel en raison de l'étendue de ces bois, des défrichements successifs et des reboisements, de la division

          des bois en plusieurs fiefs, de leur réunification, voire de leur nouveau découpage à la suite d'héritages, enfin de la

          mouvance des fiefs et des arrière-fiefs.

          Il serait vain, en effet, de chercher sur une carte ou sur un plan cadastral l'appellation de « bois de Chaumontel ». 

          Les bois situés au nord du territoire se nomment bois de Coye, compris dans le domaine de Chantilly. Ils incluent 

          le bois de Chaumontel dont Gustave Macon nous dit, pour clarifier ce point, qu'il comprend le fief de la Charbonnière, 

          le fief Vitel, le fief de Saux, le fief des Tournelles, le fief du Pralet, le fief Boulie-Maillard, le fief des Trois-Frères, 

          le fief Brandin, les Coutumes, le Verpignon (ou Vert-Pignon), les Déruchis 

          Les bois Vitel, des Tournelles et Brandin sont cités dès le XIVesiècle. C'est ainsi que le 18 août 1351 Pierre de 

          Landes, changeur et bourgeois de Paris, acquiert de Robert Guy, chevalier, et Isabelle de Béthancourt, sa femme, et 

          de Nicolas Morle, frère de Robert Guy, 92 arpentsde bois dont 55 sur le bois Brandin et 25 sur le bois Vitel, les 12 arpents

           supplémentaires se trouvant en dehors de la forêt actuelle. Le bois des Tournelles de 14 arpents passe également à 

          Pierre de Landes, le 13 février 1354, lors d'une transaction avec Jean de Chaumontel, écuyer, fils de feu Mahiet deChaumontel 

          À la fin du XIVe siècle, Robert le Tirant possède le bois Vitel.

          Le fief des Tournelles, qui est aux mains d’Agnès de Goussainville, femme de Philippe de Trie, relève d'Attainville 

          Le bois Brandin appartient vers 1350 à Pierre Brandin.

          Les biens de Robert le Tirant sont vendus, après sa mort (vers 1420). Ils appartiennent successivement à Jean Piau,

           , puis à Hugues Bailly, , par donation de Jean Piau, à Quentin Tuleu,  avant d'être mis en possession de Nicolas du Ru

          Le fief du Pralet comprend une pièce de bois de 70 arpents au Buisson de Chaumontel.

          Le fief de Saux, d'une contenance de 20 à 22 arpents est détenu par Jean de Chaumontel en 1353 ; il devient 

          propriété de Pierre de Chaumontel en 1381, puis de Jean de Berchères en 1403, enfin de Nicolas du Ru en 1459.

          Le bois de la Charbonnière couvre 52 arpents. Louis de Chaumontel en devient propriétaire en 1391 ;

          Le bois de la Charbonnière ne conserve pas longtemps sa contenance de 52 arpents. La mise en culture des terres

           et le défrichement ont raison d'une trentaine d'arpents. Les « Deffriches » ou « Desieuruchiz » font leur apparition.

          Le Buisson de Chaumontel se compose des bois des fiefs de la Charbonnière, Vitel, de Saux, des Tournelles et 

          du Pralet. Il appartient en totalité, ainsi que le bois Brandin, à Guillaume du Souchay puis à ses enfants.

          . En raison des dettes de Guillaume du Souchay, les bois Vitel et Brandin sont saisis et vendus en août 1530 à 

          Jean Buzennier, bourgeois de Paris, qui les transmet dès leur acquisition à Nicolas Avrillot, seigneur de 

          Champlâtreux.

          Jehan Tronçon récupère l'héritage de Louis du Souchay, sauf 8 arpents du fief du Pralet, les bois Vitel et Brandin ; 

          il y adjoint le fief Boulie-Maillard, le fief des Trois-Frères, et une partie du fief du Verpignon ou Vert-Pignon

          Le fief Boulie-Maillard relève du fief du Pralet. En 1367, il est tenu par Nicolas Quinement, bourgeois de Paris, en

          raison de sa femme Guillemette, . Il se composede 10 arpents de bois tenant d'une part à Oudard de Berchères,

          Le fief des Trois-Frères, propriété des seigneurs de Luzarches, est baillé entre 1507 et 1520 à Pierre Moreau, qui le

          défriche et le met en culture. À la suite de Guillaume Brisart et Pierre Moreau, Marc de la Fontaine, 

          se rend acquéreur du fief Boulie-Maillard et du fief des Trois-Frères. Ces fiefs sont vendus en 1536 à Martin et

          Jean de Blandureau

          En 1536, Jehan Tronçon acquiert de Jean de Blandureau « un fief noble nommé le fief Maillard, qui consiste en

          12 arpents tant terres labourables que buissons en une pièce, au lieu-dit le Buisson de Chaumontel, tenant d'un

          côté au bois Brandin, d'autre aux Usages de Chaumontel, d'un bout aux terres des Trois-Frères, et d'autre bout

          aux hoirs de défunt Philippe de Suze; une pièce de terre et bois de 12 arpents et demi au terroir de Luzarches,

          au lieu-dit les Trois-Frères, tenant d'un côté au bois de Luzarches, d'autre aux hoirs de Robert Devouges et autres

          , d'un bout aux bois de Luzarches, d'autre bout au bois Brandin et au fief Maillard, tenue et mouvant de Luzarches ».

          Le fief du Verpignon ou Vert-Pignon relève du fief du Pralet. En 1358, il appartient à Guillaume de Rocquemont ;

          en 1389, à Étienne Braque. Jean Bureau,  en est propriétaireau milieu du XVesiècle. Son fils, Simon, en hérite en 1463. En 1475, Simon Bureau dit tenir de Guillaume du Souchay

          seigneur de Chaumontel, le fief qui comprend 22 arpents de bois au Buisson de Chaumontel, tenant, d'une part, au

          grand chemin de Senlis et au bois des Coutumes de Chaumontel, d'autre part, aux bois de Guillaume du Souchay.

          Maintenant quelques photos de notre randonnée

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          Notre Circuit

          Localité de départ Chaumontel
          Localité d'arrivéeChaumontel
          Distance 10.998km
          Altitude min.46m
          Altitude max.137m
          Dénivelé Tot. +186m
          Temps total : 2h55 mm
          Temps d'arret 15 mm

          Crayon 2

          Apres cette petite randonnée certains ont été à Luzarches rendre hommage au victimes des attentats de cette semaine

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          Lire la suite

          Telethon 2014

          Aujourd'hui 7 Décembre, temps frais 0°C mais agréable, 6 adhérents et deux personnes non adhérentes, j'oubliais deux jeunes randonneurs Lucas et Killian. Un petit circuit dans la forêt et dans Ecouen d'un peu plus de 8 km. Je ne vous ferais pas l'affront de vous parler d'Ecouen mais comme tout les ans je trouve dommage de n'avoir pas plus de participants

          Voici le Circuit

          Localité de départ Écouen Mairie

          Localité d'arrivée Écouen Mairie

          Distance 8.192km

          Dénivelé Tot. + 141m

          Temps 2h08

          Arret  5mm

          un arret à 4 km et un arrêt à 6 km

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          vetheuil

          Aujourd'hui la Rando animé par Olivier nous emmene à Vétheuil, randonnée d'une journée et d'environ 20 km

          Départ d'ECOUEN en covoiturage 11 personnes, nous retrouvons sur place 7 personnes donc 18 en tout

          Un peu d'histoire sur Vetheuil

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          Une grande partie des textes sur l'histoire de Vétheuil est extraite de la monographie établie par l'instituteur de Vétheuil Jacques Louis Burton en 1900.

          L'origine de Vétheuil se perd dans la nuit des temps. Vétheuil que l'on écrivait Vétheuille ou Véteuil vient du mot latin Vetolum ou selon d'autres de villa, maison de campagne. Vétheuil, comme d'autres contrées avoisinant la Seine a subi bien des invasions et des pillages.

          Le village est occupé par des Vikings préparant l'invasion de Paris au iXe siecle.

          Le lieu est consacré seigneurie des la Roche-Guyon par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911

          Deux établissements hospitaliers y furent fondés : d'abord l'hôpital des Mathurins en 1214 puis une leproserie en 1228.

          Dès le début de la guerre de cents ans, le village est conquis par les Anglais

          Après la reprise du château par Bertrand du Guesclin en 1364, le village dépend à nouveau de la couronne de France et cela, jusqu'au début du règne de Charles VII en 1422. Il tombe ensuite aux mains des Anglais et restera occupé pendant une vingtaine d'années.

          En 1635, le village fut atteint par la peste qui fit de nombreuses victimes.

          Durant le Directoire, un arrêté du 6 Nivose an VII indique : « Ouï le rapport du ministre de la police générale et vu les renseignements produits sur le compte des nommés Hodanger, curé de Rolleboise, Benjamin Fouet vicaire de Freneuse, Roi ex-curé d'Amenucourt et Dégouville ex-curé de Vétheuil. Considérant que la présence de ces eclesiastiques est un sujet de troubles dans le canton de la Roche-Guyon, qu'ils fanatisent les habitants de leur résidence, que par leurs manœuvres et leurs discours séditieux, ils portent le peuple à s'éloigner des institutions républicaines et qu'ils prêtent leur appui aux royalistes et aux anarchistes qui s'agitent dans le canton de La Roche-Guyon, il est ordonné qu'ils seront déportés. »

          Hodanger, le curé de Rolleboise sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour les prochaines élections. »

          Benjamin Fouet, le vicaire de Freneuse sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour diriger les prochaines élections. »

          Roi, le curé d'Amenucourt sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour diriger les prochaines élections. »

          Degouville, le curé de Vétheuil sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour les prochaines élections. »

          Autrefois, paroisse très importante, Vétheuil comptait un curé, un vicaire et plusieurs prêtres. Les curés étaient généralement des personnages remarquables.

          Le curé Langlois (1741- 1751) était bachelier de Sorbonne, le curé Prunier était également directeur de l’Hôtel Dieu royal saint Louis de Gisors, mais l’un des plus célèbres fut Jean Nicolas Guillaume de Gouville de Breteville qui exerça 48 ans à partir de 1772. Il abandonna son titre de noblesse pendant la révolution et le récupéra ensuite et poursuivit son sacerdoce jusqu’en 1821.

          Les curés Pagnon et Amaury s’occupèrent activement de l’entretien de l’église, le premier la fit classer comme monument historique et le second, grâce à un appui important du ministre de l’Intérieur de l’époque fit restaurer les verrières et entreprit d’importants travaux de restauration.
          Plus tard, le chanoine Lemaire se consacra à la paroisse pendant près de 50 ans et contribua à de nombreux travaux de restauration de l’église et notamment de ses vitraux qui avaient été détruits pendant la seconde guerre mondiale.

          Aujourd’hui, le prête affectataire réside à Magny-en-Vexin.

          A l'époque féodale, Charles le Chauve avait obligé les seigneurs locaux à réparer les anciens châteaux forts et à en construire de nouveaux pour s'opposer aux ravages des Normands et défendre les bords de Seine. Vétheuil eut donc aussi son château fort comme nombre de cités. Il en est fait mention dans des actes datant de 1067. Défendu par 3 tours de 5 mètres de large et dont la hauteur était proportionnée, ce château a par la suite soutenu de longs sièges. Au XVIII siècle, alors que les tours n'existaient déjà plus, il était habité par la famille Morin de la Sablonnière, puis il passa en diverses mains jusqu'à celles de M. Séguin, marbrier de l'empereur. En 1898, la Générale Margueritte et ses fils Paul et Victor, écrivains de renom, l'acquirent.

          L'Eglise

          L’église de Vétheuil, magnifique monument de l’art le plus pur de la renaissance s’élève à mi-côte et domine le rivage où se regroupent les habitations: on dirait un paysage de Poussin

          Vetheuil eglise

          Vetheuil 95 eglise notre dame et escalier de l eglise 1

          En venant du village, on accède à l’église par un majestueux escalier de 50 marches larges de 5 m, surplombé par un calvaire renaissance.

          L’église est dédiée à la nativité de la Saine Vierge ; la partie la plus ancienne, le chœur, est antérieur à la guerre de cent ans et aurait été construit aux frais du roi Henri II d’Angleterre

          Escalier d'accès à l'église (inscrit monument historique par arrêté du 11 octobre1984) : Il comporte 50 marches de 5 m de large et débouche face au portail sud.

          La construction de l’édifice se poursuivit durant les siècles suivants et l’on peut dater son achèvement du XVI ème siècle (1560). A l’intérieur, elle conserve un grand nombre d’œuvres d’art classées : statues, tableaux et peintures murales dont celles qui évoquent la confrérie de la charité, instituée à Vétheuil par une bulle papale de 1583. Elle accueillait des foules de pèlerins venant prier Notre Dame de Grâce. Ce fort bel édifice, classé monument historique depuis 1845, est un exemple de transition entre l’art roman et le style ogival

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          Eglise Notre Dame (classée monument historique) : Par son ampleur, son plan à double collateraux et son mobilier particulièrement riche et varié,

          Elle se démarque des églises villageoises du Vexin Français, car Vétheuil est au Moyen Age un bourg d'une certaine importance. Par son architecture, et notamment son absice de style gothique primitif et ses deux portails de la Renaissance, l'église Notre-Dame occupe une place particulière parmi l'architecture religieuse de la religion. Sa valeur patrimoniale est reconnue assez tôt. Les origines de la paroisse et de l'église ne sont pas connues, mais on connaît une première mention de la fin du XIe siècle, et des vestiges d'un clocher Roman de la première moitié du XIIe siècle subsistent encore à l'intérieur du clocher actuel. Vers la fin du XIIe siècle, la construction d'un nouveau choeur est lancée, et celui-ci est terminé au tout début du XIIIe siècle. Le clocher est rebâti dans le style gothique au cours de ce même siècle. Il est impossible de se prononcer sur la nef de cette époque. Les parties occidentales que l'on voit actuellement datent exclusivement de la première moitié du XVIe siècle, et sont de style gothique flamboyant. L'étroitesse du vaisseau est commandée par la distance entre les piles du clocher, et s'explique peut-être aussi par la réutilisation des fondations de l'ancienne nef. L'étroitesse est compensée par l'adjonction de collatéraux larges et élevés, et d'une enfilade de chapelles formant un deuxième collatéral de chaque côté. En 1551, le seigneur local fait appel au maître-maçon d'origine italienne Jean Grappin, qui élève un somptueux portail méridional protégé par un porche, puis une façade occidentale flanquée de deux tourelles. Ces œuvres évoquent la Renaissance italienne, et sont d'une qualité exceptionnelle. Contrairement à d'autres monuments religieux de la région, l'église Notre-Dame a toujours bénéficié des travaux de restauration et d'entretien nécessaires à sa bonne conservation, et elle se présente dans un bon état. Vétheuil n'est plus une paroisse indépendante et n'a plus de prêtre résident, mais des messes dominicales sont toujours célébrées en l'église Notre-Dame environ un dimanche sur deux.

          M. Feuilloley poursuit dans sa notice sur le canton de Magny en donnant la description suivante de l’église : "Henri II roi d’Angleterre, duc de Normandie, de Bretagne et d’Aquitaine, à l’époque où il possédait le Vexin français voulut faire reconstruire l’église de Vétheuil, bourg alors fort important, mais le chœur seul était achevé quand Philippe-Auguste lui enleva le Vexin. Cette construction serait peut-être restée inachevée si François 1er qui passait souvent par Vétheuil en allant à La Roche Guyon, chez le duc François de La Rochefoucauld, son parrain, n’eût ordonné la reprise des travaux. Le monument composé de 3 nefs avec des chapelles latérales n’a que 45 mètres de long sur 22 de larges et 14 de hauteur dans la nef principale mais il semble avoir les dimensions d’une cathédrale, tant il y a de proportion entre toutes les parties et d’harmonie dans l’ensemble.
          Les ornements y sont prodigués et cependant l’œil le plus exercé n’y voit point de profusion, tant chaque chose est à la place que lui assignent l’art et le goût.
          Le portail principal qui a pour date le chiffre de Henri II et de Catherine de Médicis est un cintre très ornementé surmonté de galeries et de clochetons et de guipures en pierres ; il est séparé en deux par un trumeau qui supporte la statue de la Vierge, patronne de l’église.
          Le second portail couronné d’une triple galerie et de clochetons est aussi un chef d’œuvre d’élégance. Arrêtons-nous devant ces portes sculptées : dieu le père, Moïse, Elie, Adam et Eve, Abraham, la saiéglise de vétheuilnte Vierge, l’ancien et le nouveau testament, puis des personnages symboliques
          A l’intérieur ce n’était que statue, ces encorbellements, ces baldaquins, ces diadèmes de pierres supportaient ou couronnaient des grands du ciel et de la terre : les 12 apôtres, les rois et reines, les princes et les princesses bienfaiteurs de l’église. Tous ont disparus, victimes des passions politiques et religieuses dont le monument présente encore d’autres vestiges, car voici des meurtrières percées du temps de la Ligue, voici des traces de boulets tirés de Lavacourt De toutes les merveilles qui décoraient le chœur et les chapelles, une seule a échappé aux barbares, c’est un retable en bois doré d’un puissant relief représentant la passion."

          Malheureusement si ce retable échappa aux barbares d’alors, il fut dérobé dans les années 1970, par des cambrioleurs qui étaient également des barbares. Deux des sept pièces ont été retrouvées en Belgique en 1998 et 2007, la première a été rachetée par la commune ! Le clocher bâti vers 1350 par Jeanne d’Evreux, femme de Charles IV le Bel a une hauteur de 42 mètres dont 8 mètres de charpente formant la pyramide du clocher surmonté de la croix.
          Le chœur construit par Henri II vers 1180 est orné de stalles en bois de chêne. Très large et très élevé, il est voûté en pierres et en chapiteaux. Il a 9 mètres de long sur 9 mètres de large. Le sanctuaire à 6,50 mètres de long et 9 de large. Le chœur a été entièrement restauré en 2000.
          La sacristie a été construite vers 1533, comme l’indique une gravure dans la pierre, à l’époque du mariage d’Henri II. Chaque chapelle dédiée à un saint était entretenue par les membres de sa confrérie comme celle de Saint Vincent, patron des vignerons, qui comptait 104 membres en 1900.

          Claude monet vetheuil sur seine 1880

          • Le village fut la résidence du peintre impressioniste Claude Monet y vécut et y travailla de1878 à1881 et y peignit environ 150 tableaux. Son modèle puis épouse, Camille Doncieux (1847-1879), morte le 5 septembre 1879  à l'âge de 32 ans, est inhumée au cimetière du village. Leur fils Michel Monet y est né.
          • Le peintre impressionniste Abel Lauvray, né en 1870, ami et élève de Claude Monet, résida fréquemment dans la demeure familiale à Vétheuil dès son jeune âge pour s'y installer de manière plus durable à plusieurs reprises durant sa vie et de façon permanente à partir de 1945. Il réalise plusieurs centaines de tableaux à Vétheuil et dans ses environs, parcourant fréquemment la Seine depuis le bateau-atelier que Monet lui a cédé au début du siècle.
          • Le romancier Victor Margueritte y résida avec son frère Paul au château dont ils étaient propriétaires.
          • Joan Mitchell, artiste-peintre américaine y est morte en 1992
          • L'écrivain espagnol Julian Rios y vit.

          Quelques photos de notre rando

          Tour de Méré (inscrite monument historique par arrêté du 24 octobre 1927) : Cette tour ronde de quatre niveaux, avec son toit en poiviriere, est flanquée d'une tourelle d'escalier également ronde. Elle conserve son escalier d'origine et une partie de sa courtine, témoin de la fonction défensive de cet ensemble de la fin du XVe siecle.Cette feme manoir constituait une dépendance du domaine de Villarceaux tout proche. Les murs ont une épaisseur de 90 cm à 95 cm. La ferme attenante à la tour n'est pas concernée par l'inscription au titre des monuments historiques. Un colombier cylindrique à un étage, daté de 1415, est accolé au mur de la propriété.

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          La chapelle Saint-Laurent est l'un des derniers vestiges de l'ancien domaine du manoir de Méré. Il ne subsiste plus de l'édifice, détruit le 9 mai 1822 dans un incendie criminel, que quelques murailles et un portail en anse de panier. Quelques ossements, qui dépassent du mur, et des traces de peinture ocre rappellent la fonction et le décor de ce sanctuaire, autrefois probablement couvert de lambris.

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          Notre arret " repas tiré du sac avec une surprise " le beaujolais nouveau

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          Un petit arret avant de longer la seine par le GR2

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                  Il fait chaud on essaie de bronzer                                                                            d'autre s'acroupisse                                                                           
                                                                                                                                                                                                                  

          Notre descente vers la seine sur le GR2

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                   Quelques vues  le long du GR2

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          Le chateau de la Roche Guyon

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          Les méandres de la Seine ( le temps voilé ne permet pas de prendre de belles photos)

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          Les falaises de craie

          Et nous rejoignons notr point de départ en passant devant le nouveau cimetiere et sa croix patée

          L'ancien cimetière abrite la tombe de Camille Doncieux, épouse de Claude Monet. A la pointe du nouveau cimetière subsiste une très belle croix pattée, dite croix de Jérusalem ou croix de Malte. Cette croix marque également le départ du GR 2 vers les coteaux et La Roche Guyon.

          Autrefois, le cimetière se trouvait autour de l’église. Des travaux ont permis à plusieurs reprises depuis 1890 de mettre à jour la Tombe de Camille Doncieux et dernièrement en 1997 des sacophages de plâtre ou de pierre mérovingiens.C’est aujourd’hui, une place publique où est érigé le monument aux morts. On sait que ce cimetière n’existait déjà plus en 1658 grâce aux dessins et gravures s’Israël Sylvestre de cette date.
          Vétheuil compte aujourd’hui deux cimetières.
          Le premier dit "l’ancien" fut sans doute aménagé vers 1853 sur les lieux de l’ancienne léproserie ; il possède en son centre une croix érigée en 1854 et un monument funèbre élevé en mémoire des soldats de la guerre de 1870. Mais il abrite également la sépulture de Camille Doncieux, épouse de Claude Monet, décédée dans le village le 5 septembre 1879.
          Le second, le "nouveau cimetière" a été construit un peu plus haut en 1980.

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          Cette croix pattée en pierre monolithique appartient à une famille très représentée dans le Vexin français, notamment dans sa partie occidentale. Bien que toutes différentes, ces croix présentent des particularités qui permettent de les réunir en plusieurs groupes. La croix de l'Aumône s'apparente au modèle, très fréquent à l'époque romane, des croix pattées à quatre branches égales, disposées sur un fût très court.

          Et mainenant notre circuit

          Localité de départ Vetheuil ( eglise)

          Localité d'arrivéeVétheuil ( eglise)

          Depart 9h50

          Arrive 15h44

          Distance 20.148km

          Dénivelé Tot. +356m

          Deplacement 5h59

          Arret 1h03

          1. 3.5 km regroupement et ravitaillement environ 3mm
          2. 10.1 km repas tiré du sac 50 mm
          3. 14.1 km ravitaillement arrêt technique environ 7mm
          4. 15.4 km regroupement et ravitaillement environ 3mm

          Pour mieux voir le circuit avec l'onglet carte en haut à gauche mettez vous sur sur IGN scanexpress et en mettant votre souris sur l'abscisse du dénivellé vous pouvez suivre la progession

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          Chateau de la chasse le 16-11-2014 par Henri

          Aujourd'hui dimanche 16-11, Henri nous emmene au Chateau de la Chasse pour une rando d'environ 10 Km, 13 participants dont 5 nouveaux, temps couvert mais sans pluie temperature environ 8° C, quelques passages boueux et un beau dénivellé. Un arrêt pour nous regroupé au carrefour du Milieu après environ 3.4 Km et quelques denivelés que vous pouvez voir sur le profil, un deuxieme arrêt à 6,3 km pour nous désalterer et quelques arrêts techniques avant de rentrer en ville

          Pas de photos ( vous connaissez tous le chateau de la Chasse)

               La forêt de Montmorency : cest une forêt de 2000 ha , très vallonnée et aux bas-fonds humides. Son altitude varie entre 97 et 195 m. .Elle est peuplée à 90 % de châtaigniers. On y trouve aussi des chênes, des frênes et quelques résineux.

              Le Château de la Chasse ; l’édifice remonte au début du 13éme siècle. Charles V, Louis XI  y ont fait de fréquents séjours. Plus tard la Reine Hortense et son fils, le futur Napoléon III ont apprécié la sérénité des lieux. Quand, en 1900, l’état a récupéré le château , celui- ci n’était plus qu’une ferme délabrée. La Restauration du Château a commencé en 1980. Actuellement c’est une Maison Forestière et le point de départ de 2 sentiers écologiques et sylvicoles.

              La Foutue Route (XVIIIe siècle) suit la lisière nord de la forêt de Montmorency, reliant Béthemont, Chauvry, Bouffémont et Domont à travers bois. Louis-Joseph de Bourbon, chef des émigrés, apporta beaucoup de soins à l’amélioration et à la conservation de son domaine forestier. Les routes étant alors dans un état déplorable, on raconte qu’un des carrosses du prince s’embourba un jour dans cette fondrière, et que, dans un mouvement d’humeur, le prince baptisa cette allée du nom de « Foutue Route », appellation qui lui a été conservée.

              La route du Milieu (1785) mène de l’ancien moulin Saint-Jacques et de l’ancienne ferme de Montubois, au nord de Bessancourt et au sud de Béthemont, jusqu’au Bouquet de la Vallée, à l’orée de Domont, en traversant la forêt de Montmorency par le « milieu » de sa longueur.

              La route des Fonds part des Vinciennes et suit le « fond » de la forêt en direction de Béthemont, en passant par le château de La Chasse.

              Le chemin de "la fontaine des fièvres".  Il fait référence à la fontaine de Sainte Radegonde. Cette dernière appartenait au prieuré du Bois-Saint-Père, sur le territoire de Bouffémont, et était réputée guérir la gale, les écrouelles et les dartres. Son eau était censée guérir aussi de la stérilité.

                 

                    On sait que les anciennes routes qui traversent la forêt sont souvent des lignes droites : «Route du Milieu», «Route du Prieuré». Les forêts étaient des endroits dangereux remplies de voleurs prêts à détrousser les voyageurs. Il fallait donc les traverser rapidement. Lorsque la route n’est pas droite on est prévenu : «Route Tournante du Bois du Roi». Cette route zigzague et forme un arc de cercle. Certaines appellations correspondent à des fautes de copies, et récupèrent parfois au fil du temps un nom plus étrange ou plus romantique. Ainsi la «Route du Milieu» (qui quand même est un peu au milieu de la forêt) se nomme sur certaines cartes anciennes : «Route de la Demi-Lieue», parfois «Route de la Demi-Lune». La «Route de la Fontaine des Fièvres» (qui menait sans doute à la source miraculeuse de Sainte Radegonde) se transforme en «Route de la Fontaine des Lièvres», etc

          Depart Parking du chateau de la Chasse

          Retour Parking du chateau de la Chasse

          Distance  10, 66 Km

          Denivellé + 221 m

          Temps total 2h20

          Arret 8mm

          Voici notre carte avec le profil. Vous pouvez suivre la progression sur la carte et le profil en vous positionnant sur l'abscisse  du profil et en longeant celui ci ( a l'aide des carrés en partie haute à droite de la carte mettez vous en IGN scanexpress pour mieux voir le circuit)

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          Les troix dolmens

           Aujourd hui 9 Novembre, temps agréable mais couvert entre 7 et 11 °C pour la rando, 21 participants dont 4 inscrits cette année.

          Jean nous entraine vers Presles, la forêt de Carnelle pour randonner sur un circuit créé par notre President de Codérando Raymond Auriel

          La forêt de carnelle, d'une superficie de 975 hectares, tient son nom du radical celtique "carn" (la pierre).
          Séparée de la forêt de l'Isle-Adam par la vallée de Presles, la butte de Carnelle s'élève à 210 mètres d'altitude. Elle fut jadis la possession des Conti, les seigneurs de l'Isle-Adam.
          La raideur de ses pentes et la diversité de leur exposition font que la forêt qui recouvre la butte offre des paysages végétaux très divers. On y trouve aussi bien des chênes pubescents, et des zones à myrtilles au sommet que des chênes, des hêtres, des zones humides et des tourbières.

           Imgp1342

          La Pierre Turquaise
          Située dans la forêt de Carnelle, elle est la plus imposante de toutes avec ses 12m de long. La tranchée mesure 1,70m de hauteur et 2m de large, les dalles de couverture sont à la hauteur du sol. Elle a été à demi-remblayée pour des raisons de sécurité.
          Ce monument faillit finir en pavés parisiens au siècle dernier après avoir successivement été vidé pour servir de chenil pour le prince de Conti en 1755 , puis d'abri aux bûcherons de la forêt au début du XIXe.
          En 1842, convoitée par des tailleurs de pavés, elle fut épargnée grâce à l'intervention d'Alexandre Hahn. Il l'étudia ainsi que l'abbé Grimot, ce qui permit son classement aux Monuments Historiques en 1869.
          La pierre Turquaise, dolmen daté de 2000 ans avant JC, fut l'objet d'un mystérieux attentat en 1985.
          Les allées couvertes peuvent s'ouvrir par une dalle percée d'un étroit hublot circulaire qui se fermait par un bouchon de pierre s'ajustant exactement à l'orifice par une feuillure

          Pierre turquaise3

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          La Déesse des Morts
          On peut observer, une figure énigmatique dont la Pierre Turquaise offre un exemple sur les piliers d'entrée de la chambre principale. Surnommée "la Déesse des Morts", elle est schématisée par deux seins surmontés d'un ou deux rangs de collier (photo ci dessous).
          Seulement 5 exemplaires de la Déesse des Morts sont connus.
          On la retrouve aussi sur les piliers d'entrées des allées couvertes de Guiry en Vexin et de Dampsmesnil

          Gravure entree

          Presles est un site exceptionnel, car outre la proximité de la Pierre Turquaise, ce sont 3 autres sites néolithique qui traduisent la vie préhistorique intense qui s'est déroulée dans les valons et sur les coteaux qui descendent vers l'Oise distante de 5 kilomètres:
          la Pierre Plate, le Blanc Val, et le Coffre de Bellevue, ce dernier n'est pas visible, il est dans le parc du Château de Bellevue

          Les allées couvertes (des allées sans retour):
          C'est une des formes répandues, plus récentes que les dolmens à couloir. Ces monuments sont très étroits par rapport à leur longueur. Faits d'un grand nombre de montants (orthostates) supportant des dalles de dimensions moyennes ou faibles, ils sont compartimentés par des murets ou des dalles échancrées.

          Les allées couvertes typiques couvrent une région allant de la Bretagne à la Belgique, et bien qu'on ait aussi donné abusivement ce nom à plusieurs sépultures mégalithiques simplement allongées. Elles ont été très nombreuses dans le Bassin Parisien dans une culture du Néolithique final, la civilisation de Seine-Oise-Marne qui évolue pendant près de 1000 ans au cours du IIIème millénaire avant notre ère.
          Elles ont la particularité d'être enterrées dans une tranchée. Bien que plus des deux-tiers des mégalithes recensés dans la région aient disparu, on peut encore voir quelques-unes de ces sépultures caractéristiques.

          La route forestière du Bois Belle Fille (vers Presles)
          Cette route forestière pavée historique date du 18 ème siècle, restaurée partiellement en 2004 et 2005

          Route forestiere

          L'allée couverte s'élève au lieu-dit du Blanc-Val,. Elle est située à 82 mètres d'altitude à 1,5 km au sud du bourg de Presles, le long d'un chemin reliant la route Alle couverte du blanc valdépartementale 64 E (100 m au sud) au GR1 100 m au nord) ; l'allée couverte est érigée sur un champ privé, mais est néanmoins librement accessible.

          Le monument mesure environ 5 m de long sur 1 m de large. Il appartient au type de l'allée couverte enterrée : le niveau du sol de l'allée est effectivement plus bas que le reste du terrain et le sommet des blocs qui la composent affleure celui-ci. L'allée est très abimée et sa dalle de couverture a disparu. La dalle d'entrée, à l'une de ses extrémités, comporte une ouverture circulaire d'environ 50 cm de diamètre.

          Historique

          L'allée couverte date du Neolithique. Selon les fouilles qui y ont été entreprises, elle sert de lieu de sépulture : 21 personnes y ont été inhumées, toutes entre 25 et 35 ans à l'exception d'une personne d'une soixantaine d'années. Le mobilier mis au jour lors des fouilles comporte des outils en silex (haches, ciseau, lames et flèches) ; des os travaillés (ciseaux, dont l'un est peut-être un lissoir, et poinçons) ; des objets en andouiller (gaines et manches d'outils) ; des fusaïoles ; des poteries ; ainsi que des galets percés. Ces restes humains et ces objets sont conservés à l'Institut de paléontologie humaine de Paris.

          L'allée couverte du Blanc-Val est découverte en 1949 ; elle est fouillée clandestinement cette même année. Elle est rapidement classée au titre des monuments historiques le 10 avril 1951

          Allee couverte du blanc val presles 02

           La Pierre Plate est une allée couverte presque enterrée, le niveau de son sol étant plus bas que le reste du terrain et le sommet des blocs qui la composent affleure celui-ci. Trois dalles de couvertures sont encore présentes. L'accès au vestibule s'effectue par un trou d'homme en forme de hublot, à l'une des extrémités, précédé d'une antichambre. Elle est située dans le lot 12 de la forêt de L'Isle-Adam, à 2 km au sud-ouest du bourg de Presles et 2,5 km au sud-est de celui de L'Isle-Adam, non loin de l'autoroute A15.

          Historique

          La Pierre Plate date du Néolithique. Elle est excavée en 1926 et les fouilles révèlent qu'elle sert de lieu d'inhumation à une centaine de personnes. Ces fouilles mettent également à jour du mobilier funéraire.

          Le monument est classé au titre des monuments historiques le 19 octobre 1932. Il est restauré en 1974.

          Pierre plate

          Deux petites photos du groupe à la Pierre Turquaise

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          Imgp1343

          Et bien entendu comme a chaque fois notre parcours Quelques passages avec des dénivellés supérieurs à 15%

          Depart Gare de Presles

          Retour Gare de Presles

          Distance 12.28 Km

          Denivelé + 150 m

          Temps total 3h15

          Temps d'arret 30 mm

          Nos arrets representés sur la carte sous forme d'appareil photo, pomme et bouteille, homme et femme. Je vous laisse deviner la signification des icones

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          Ecouen Montmorency le 26/10

           Aujourd'hui Patrick nous fait partir d'Ecouen à pied, c'est aussi sa première rando journée de l'année. 16 personnes au départ dont deux nouvelles temps couvert mais température agréable

          Départ d’Ecouen, un peu de ville et forêt en suivant partiellement le GR655  direction le passage à niveau de Chauffour et nous prenons le chemin d'Enghien vers le centre commercial de Carrefour. Un peu de ville pour prendre le chemin du regard, un petit arrêt pour regarder le paysage et les bovins et nous nous dirigeons vers les Rougemonts et Montmorency ou nous longeons la forêt de Montmorency (à coté stade et caserne pompiers) prendre à gauche pour pénétrer dans la foret et rattraper l’allée du prieuré, nous empruntons une partie du PF7 ( un chemin une école) et, reprenons le GR pour rejoindre la forêt d’Ecouen en passant de nouveau par des champs avant le passage à niveau du Luat, la forêt d'ecouen et nous rejoignons notre point de départ en passant par la ruelle aux loups.

          Nous nous sommes arretés en haut du chemin du regard pour ravitaillement et pause technique, en haut des Rougemonts pour nous regrouper, nous avons du délaisser le sentier des Lisieres peu après notre arrêt repas (impraticable débardage en cours depuis plus d'un an). Nous avons été voir une borne signalant la limite de la forêt de montmorency  FDM dans le chemin des Princes face à la rue belle vue de Piscop

                           Une borne du sentier des lisieres                                                       Une borne limite de forêt

          Borne sl 1

          Copie de imgp0816

          Deux vues du chemin des lisieres impraticables

          Copie de travaux en cours chemin des lisieres

          Copie de chemin des lisieres

          Le sentier des lisieres c'est un itineraire de près de 30 km concernant le territoire de 17 communes en péripherie de la forêt de Montmorency. Ce sentier permet de mettre en valeur et de relier des centre d'intérêts touristiques et de culture à partir de panneaux signalétiques et spécifiques à chaque communes traversées

          Image2

          Pas de souci particulier lors de cette sortie, un peu de fatigue pour une nouvelle après 16 km ( inscrite après un essai un Lundi)

          Pas de photo, Piscop est suffisamment connu et j'en ai déjà parlé ( un exemple de plaquette du PF7) qui vous montre quelques vues)

          Un chemin une ecole 3

          Un petit rappel historique sur Piscop et St Brice

          Piscop, terre de pâturage

          Au XIIème siècle, les forêts de CarneIle, l’Isle-Adam, Montmorency et le bois d’Ecouen forment un massif d’un seul tenant. Nés d’essartages du Xlème siècle, Le Luat, Pontcelles et Blémur ne sont encore que des clairières de Piscop tenues par des écuyers. Les fiefs changent de main aux cours des siècles. Les paysans et leurs seigneurs ont le souci d’équilibrer leurs récoltes; malgré la rentabilité de la vigne, ils cultivent aussi le blé, l’avoine, le seigle ainsi que des fruits et légumes dans leur potager. Au XIXème siècle, les fermes du Luat et de Blémur produisent céréales et betteraves sur des dizaines d’hectares. La vigne fait place aux arbres fruitiers, en particulier aux poiriers et aux cultures maraîchères (poix, haricots, poireaux, artichauts et asperges) que les cultivateurs vendent aux Halles de Paris ou sur les marchés alentour. Les seuls animaux en nombre sont les chevaux de trait, dont l’abreuvoir, dans la rue du même nom, garde la mémoire. Au début du XXème siècle, l’élevage de bovins pour la production de viande et de lait se développe à la ferme de Blémur. Les vaches de race Frisonne Holstein pâturent dans les prés et leur lait satisfait la demande locale. L’augmentation de la production correspond en 1960 à l’apparition du lait conditionné sous vide, puis en 1968, du lait « longue conservation ». La vente de lait frais à la ferme chute, l’essentiel de la production est collecté par une coopérative de Haute Normandie qui cessera le ramassage en 2oo6. Aujourd’hui, maraîchage, poiriers et vaches laitières ont disparu. Des boeufs pâturent dans des prés en lisière de forêt, et de larges prairies accueillent des chevaux et des poneys de loisir.

           Saint-Brice-sous-Forêt, des jardiniers aux arboriculteurs

          Adossé aux buttes de Montmorency et d’Ecouen, le terroir de Saint-Brice est un lieu de riche culture. Au nord et à l’est prédominent pendant des siècles les terres labourées, plantées de cultures céréalières : orge et froment, de luzernières et de cultures maraîchères: pois, haricots, raves et navets… Jusqu’en 1885, la vigne tient une grande place sur les versants bien exposés, au sud et à l’ouest. En 1661, Louis XIV confie à La Quintinie, la direction de son potager de Versailles qui compte 209 variétés de poires… Ce modèle royal inspire l’aristocratie. L’arboriculture fruitière est ainsi introduite à Saint- Brice dès le XVllème siècle avec le développement d’une villégiature aristocratique. Les jardins potagers, avec leurs arbres fruitiers en espaliers et buissons, font l’objet de grands soins, et produisent, pêches, abricots, cerises, figues, fruits rouges, pommes et poires. Pour répondre à la demande parisienne, vers 1870, l’arboriculture paysanne connaît son plein essor. Sous l’impulsion de pépiniéristes venus de Montreuil, pommiers et poiriers remplacent peu à peu la vigne. Une partie de la production de poires est dirigée sur l’Angleterre. L’urbanisation de la fin du XXème siècle fait disparaître la majeure partie des vergers de poiriers et de pommiers de Saint-Brice. Seuls continuent à fleurir et à fructifier ceux des Rougemonts et du Mont de Veine.

           Notre circuit

          Depart Ecouen

          Retour Ecouen

          distance : 18.7 Km

          denivele : 333m

          Temps total 6h01

          Temps d'arret 1h24

          Je rajoute une carte ou helas je ne peux mettre des points remarquables ( dites moi ce que vous en penser, vous pouvez suivre la progression par rapport au dénivelé) Pour ceux que cela interesse vous pouvez aussi télécharger le circuit en fichier GPX

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          Foret de Carnelle

          Aujourd' hui premiere randonnée de la saison pour Henri  8 personnes , temps ensoleillé 15 °C  et peu de vent .

          Depart de St Martin du Tertre, à travers la foêt nous rejoignons Noisy sur Oise en empruntant une partie du GR1 ensuite Asnieres sur Oise toujours par le GR1 et retour sur St Martin.

          Un premier arrêt à Noisy après environ 4.8 Km  pour se ravitailler un peu boisson et gateau pour certains environ 7 mm

          Un deuxième arrêt pour nous regrouper à environ 7.3 km après une montée assez courte mais  avec des passages à environ 15 % , nous repartons assez vite 3mm environ la côte n'est pas finie

          Profil 2 carnelle

          Le troisieme arret se fera après environ 9.2 km pour se ravitailler un peu  environ 7 mm après une montée longue mais sans trop de difficulté qui faisait suite à celle  du 2ème arrêt

          Profil 3 carnelle

          En chemin nous apercevons des alpagas

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          Nous rencontrons sur notre chemin entre les points 2 et 3 au carrefour Raffely, un important groupe de Randonneurs ( 210 à ce qu'on m'as dit) Ce sont les participants de la randonnée organisée pour la fête médiévale d'Asnières sur Oise ( quelques figures connues y participent). Endroit ou Henri Modifie quelque peu son itinéraire ayant apreçu une pancarte annonçant zone de chasse ( je pense que ce panneau avait du être oublié car efectivemnt dans la forêt de Carnelle avait lieu une chasse Vendredi et une prochaine le 24). Nous  revenons maintenant vers notre point de départ

          Quelques renseignement sur notre randonnée

          • Localité de départ Saint-Martin-du-Tertre
          • Localité d'arrivée Saint-Martin-du-Tertre
          • Distance 10.680km
          • Denivelé 266 m
          • Temps total 2h55
          • Temps d'arret 17 mm
          • Vous trouverez sur la carte en point vert nos arrêts

          Et voici comme d'habitude notre carte ainsi que notre dénivelé

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          Belloy en France le 12-10

          Aujourd'hui pour sa première randonnée en temps qu'accompagnateur Jean nous emmene sur Belloy en France, St Martin du Tertre et Viarmes. Nous étions 11 pour cette randonnée, il ne pleut pas au départ. (la météo annonce quelques gouttes vers 10h)

          Le circuit fait environ 12 km.

          Je ne vais pas vous parler de Viarmes, St Martin ou Belloy ayant déjà donnés  quelques renseignement sur ces villes et région.

          premier arrêt à coté de l'office du tourisme de St Martin pour digérer la côte et se regrouper 2.4 Km

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          deuxieme arrêt  à notre arrivée sur la route des princes ravitaillement et pose technique 4.7 km

          Troisième arrêt pour digerer la côte et nous regrouper 7.7 km

          Chaque arrêt à été environ de 7 mm. Ces arrêt sont visibles sur la carte "repères verts"

          Notre randonnée à un dénivellé total positif de 216 m

          Nous l'avons effectuer en 3h09 dont 21 mm d'arret

          aucun souci particulier  pendant celle ci

          Notre parcours

          Denivele belloy

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          Cergy le 6-10

          Aujourd'hui Chantal nous emmene vers cergy et la base de loisir, je ne vous ferais pas l'affront de vous raconter son histoire cela à déjà été fait sur le site et je pense que beaucoup la connaisse.

          Nous étions environ 25 pour cette randonnée d'environ 12 km hélas sous une petite pluie de saison et des températures qui avaient bien baissées depuis la semaine dernière. Des nouveaux et des personnes en rando d'essai.

          Malgré la pluie persistante tous le monde etaient content de se retrouver. Certains n'avaient pas eu assez du Weekend et se sont retrouvés sur cette rando.

          Voici notre circuit qui à longer les bord de l'oise pour se diriger vers Vaureal, entrer dans la base de Cergy repartir vers Jouy le Moutier, pour revenir au port de cergy,


          Afficher cergy sur une carte plus grande

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          Rando de jacques les etangs de Comelle

          Aujourd'hui Jacques nous emmene pour une Rando Douce aux étangs de Comelle, temps agréable, 12 participants

          Je ne vous parlerais pas des étangs de Comelle ou de la Reine Blanche ( vous retrouverez en regardant le blog que j'en ai déjà parlé et que vous connaissez tous)

          Nous partons tranquillement et marchons comme des

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          Sur le chemin nous rencontrons d'autres groupes de randonneurs, quelques tortues

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          Quelques cygnes dont des jeunes

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          Nous apercevons aussi quelques foulques et canards

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          Et voici notre circuit


          Afficher Les etangs de comelle sur une carte plus grande

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          le 21-09-2014

          Deux randonnées prévues ce jour là

          La première avec Olivier " Theve et Ysieux " au départ de Royaumont pour 18 Km

          14 participants dont une personne en rando d'essai qui a pris son bulletin d'inscription. Nous espèrons le voir rapidement sur les chemins avec nous.

          La deuxième organisée par Patrick dans le cadre de la Journée du patrimoine départ d'Ecouen et petite ballade de 9 km à travers la forêt ,les vergers et la ville

          15 paricipants, pour certains une reprise et pour d'autres une découverte. Un conseiller municipal (ancien randonneur) avec nous ainsi qu'une personne travaillant au Chateau.

          Nous espérons que notre petite ballade donnera l'envie à certains de nous rejoindre

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          Nesles le 15-09

          Aujourd'hui premiere rando de la saison 22 participants, Françoise nous emmene à Nesles pour un circuit de reprise, temps agréable

          Depart de l'ancienne Gare de Nesles ( tres grand  parking)

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          Notre circuit nous fait suivre une partie du GR1 que nous allons quitté après environ 4 km pour parcourir un peu de plaine en direction de Valmondois. Nous allons retrouver celui ci vers le "Moulin Burgeaux et suivre le Sausseron pour revenir à notre point de départ

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          En Chemin nous voyons la Croix pattée romane dite la Croix Verte, chemin des Bourbottes, à l'extérieur du village au sud-est (classée monument historique par arrêté du 21 février 1907) : Cette croix pattée du XII siecle a été volée le 19 septembre 1966, et une replique a pris sa place

          1280px nesles la vallee 95 replique de la croix romane

          Ainsi qu'une autre croix pour laquelle je n'ai malheusement aucun renseignement

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          Et voici la carte de notre circuit


          Afficher Nesles sur une carte plus grande

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