JEUDI 20/12/2012

Jeudi 20/12/2012

Aujourd'hui temps gris et pluvieux, 5 courageux, Jacques nous propose un petit trajet dans la plaine de France, Ecouen, Ezanville et Moiselles. Je ne vais pas vous faire l'injure de vous expliquez notre trajet car vous connaissez tous la plaine de France. Je vous indique simplement notre circuit sur la carte ci dessous


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Un peu d'histoires et de renseignements sur les communes limitrophes

EZANVILLE

Un patrimoine naturel

dscn4007.jpg     Située aux portes de la forêt d'Ecouen où se situe le célèbre château du XVIe siècle d'Anne de Montmorency, Ezanville est également sur le territoire de la Plaine de France. Cette vaste plaine a vocation agricole est également composée de nombreux espaces boisés. La commune présente une riche biodiversité comprenant des zones humides, qui se situent tout le long du cours d'eau "Le Petit Rosne", des milieux agricoles, aussi appelés "milieux ouverts", sous forme de cultures et de vergers, et enfin, d'une zone très importante pour la faune et la flore sauvage, les haies et les chemins qui bordent les parcelles. Le territoire agricole représente sur les berges du Petit Rosne, vec un flore et des espèces propres aux milieux humides. Des arbres sont présents dans tous les jardins de la ville, dans la "Coulée verte", le sentier piéton, mais aussi quelques arbres de-ci de-là, dans les jardins des particuliers.

Un patrimoine culturel

Le château Henry

L’hôtel particulier du XIXe siècle appelé « Château Henry » a été bâti en pierre de taille. Il constitue l’une des plus importantes propriétés de la commune, la famille Sainte-Beuve en a été propriétaire. On peut y voir des motifs inspirés de la Renaissance avec les deux D entrelacés du couronnement, initiales de Diane de Poitiers.

L'église

ezanville-95-eglise-notre-dame-de-l-assomption-2.jpgÉglise Notre-Dame-de-l'Assomption, rue de l'Église (classée monument historique par arrêté du 2 avril 1915, sauf le bas cote, le clocher et l'extension postérieure au classement) : La reconstruction de l'église primitive d'Ézanville est entreprise au XVIe siecle dans un style essentiellement Renaissance, mais les arcades des fenêtres sont pour la plupart ogivales comme à l'époque gothique. Leur remplage est toutefois réalisé dans le goût de la Renaissance, avec deux lancettes plein cintre surmontées d'un cercle. Les contreforts sont entrecoupés de trois glacis et surmontés de cônes couronnés de boules. Les contreforts cantonnant la baie du fond du chevet à pans coupés ont fait l'objet d'un soin particulier, avec des chiens de chasse couchées sur le dernier glacis intermédiaire, et la statue d'un grand oiseau (coq de bruyère) au sommet du contrefort de gauche. La partie supérieure de cette baie ainsi que de celle à sa droite est en outré orné de petites sculptures avec des motifs du monde animalier, et une frise court en haut des murs. L'église n'a toutefois pas été achevé : Seul ce qui était initialement prévu comme choeur a été construit, portant sur quatre travées. Le clocher se dresse devant la façade septentrionale et porte les traces de multiples remaniements. Un court bas-côté ou chapelle latérale se situe également au nord, entre le clocher et la travée du chevet. Du fait de la progression du nombre d'habitants dans l'après guerre, la petite église s'avère insuffisante, et une nef en béton armé est construit dans un style contemporain pendant la seconde moitié des années 1960

L’oratoire primitif de l’Eglise Notre-Dame de l’Assomption date de la première moitié du XIVe siècle. L’édifice va être régulièrement réaménagé mais reste équilibré et harmonieux. Dans l’église, outre le chœur classé monument historique, il faut voir la clôture de chapelle, les fonts baptismaux et la niche du XVIe siècle où se trouve la statue de Sainte Catherine d’Alexandrie.

Le monument aux victoires

Le monument aux victoires de 1914 érigé à la mémoire des victimes de la Première Guerre Mondiale. Son sculpteur, Jean Bozzi a réalisé d’autres ouvrages dans la région.

Ézanville à travers les âges

L’histoire d’Ézanville est très liée à celle de la commune voisine à l’Est, Écouen. Les deux localités sont tout d’abord réunies sous un seul et même nom, Iticiniscoam. C’est cet ensemble que le roi Dagobert cède en 632 à l’abbaye de Saint-Denis. Le village d’Ézanville reste ensuite une annexe à la cure d’Écouen qui dépend, à partir de l’an 1060, du prieuré parisien de Saint-Martin-des-Champs. À cette époque, la fille du seigneur Bouchard III reçoit en partage le territoire d’Ézanville, puis en fait don au couvent Notre-Dame de Saint-Paul-en-Beauvaisis. Elle y entre en religion et elle fait construire, avec la permission de Geoffroy, évêque de Paris, une chapelle nommée selon des écrits du XIVe et XVe siècle «Capella Beatae Mariae de Ezanvilla ». Au XIXe siècle, le village à vocation agricole, notamment les cultures fruitières, ne compte pas plus de 200 habitants. Il se développe à partir de 1876, date de l’ouverture de la ligne de chemin de fer. Au début du XXe siècle, de nouveaux quartiers sont créés autour de la gare, provoquant l’arrivée massive de nouveaux Ézanvillois. La commune s’est peuplée surtout durant la seconde moitié du XXe siècle, connaissant une économie florissante grâce à l’exploitation de la terre à brique. Aujourd’hui, Ézanville reste une ville à la campagne où il fait bon vivre.

Le blason

120px-blason-ville-fr-ezanville-val-d-oise.jpgCe blason, aujourd’hui bien connu des Ézanvillois, a été créé en 1972 par des conseillers municipaux soucieux de donner une identité à notre ville qui soit facilement reconnaissable. Ce blason a vu le jour au moment du jumelage avec Ziegelhausen, ville qui appartenait à l’époque à la République Fédérale d’Allemagne.

Ecartelé : au premier d'or à l'anille de gueules, au deuxième d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au troisième à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2, au quatrième aussi d'azur aux douze étoiles d'or ordonnées en orle


MOISSELLES

L’origine du nom de Moisselles est inconnue.

La plus ancienne mention écrite date de 832 dans une charte de l’abbaye de Saint-Denis, « Muscilla », devenu plus tard Moiscelles. Le village vit essentiellement depuis ses origines de la culture céréalière.

Sa superficie est très réduite, et aucun seigneur n’y résida jamais.

Au XVIIIe siècle, le construction de la route royale, devenue route nationale 1, suscite l’implantation d’un relais de poste, qui compta jusqu’à 110 chevaux. Le village, outre l’agriculture, vit de la route avec ses cafés et ses hôtels, jusqu’à l’ouverture de la voie ferrée et l’inauguration de la gare en 1877.

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En 1933 est fondé par l’aéro-club des Ailerons d’Enghien-Moisselles (fondé en 1931) l’aérodrome d’Enghien-Moisselles sur le terrain d’un agriculteur, ancien pilote de la Première Guerre mondiale. L'aérodrome d'Enghien-Moisselles est plus un champ d'aviation qu'un aérodrome. Sa situation géographique proche de Paris, son histoire, l'ambiance chaleureuse et familiale qui s'en dégage, font de cet aérodrome un site exceptionnel


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Un club de modelisme est aussi installé sur cette aerodrome  ( a voir )

Les ailerons maquettes de moiselles.


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Dans les années 1970, deux lotissements sont construits puis de petits immeubles qui provoquent une augmentation de la population. L’hôpital, la zone industrielle édifiée le long de la route nationale, et un grand centre commercial vers Domont constituent l’essentiel de l’activité économique de la commune.

Moisselles possède un patrimoine riche d'anecdotes et de personnalités ayant marqué l'histoire du village.

L’église Saint-Maclou

170px-eglise-de-moisselles.jpgElle date de 1574. Le chœur Renaissance fut bâti par Nicolas de Saint-Michel. Elle abrite une dalle funéraire d’une dame d’Attainville, un lutrin en bois sculpté du XVIIe siècle et une Vierge en pierre du XVIIIe siècle. Édifiée sur un terrain argileux instable, l’église donne de sérieux signes d’affaissement ; son clocher penche depuis 1842.
Église Saint-Maclou, rue de Paris / rue du Moutier : La façade nue de cette église rustique et ses murs extérieurs dépourvus de toute ornementation n'indiquent pas qu'il s'agit à la base d'un édifice de style Renaissance, dont le choeur est attribué au maître-maçon Nicolas de Saint-Michel. Édifiée sur un terrain argileux instable, l'église donne de sérieux signes d'affaissement ; son clocher penche depuis 1842. L'église se compose d'une nef de cinq travées, sans compter le chevet polygonal ; d'un bas coté sud devant la troisième, quatrième et cinquième travée de la nef ; et d'un clocher latéral à gauche de la façade occidentale. Les deux premières travées de la nef sont légèrement plus petites que les autres. Les baies et ouvertures sont plein cintre, sauf au chœur, dont les fenêtres sont des ogives aigües. Aucune baie n'est dotée d'un remplage. À l'intérieur, l'église abrite une dalle funéraire d'une dame d'  Attainville, un lutrin en bois sculpté du  XVIIe siecle et une Vierge en pierre du  XVIIIe siecle. L'unique objet classé est la cloche de 1729.


220px-hector-malot.jpgLa maison d’Hector Malot



La maison du célèbre écrivain Hector Malot (1830-1907) est située rue du Moulin et date de la première moitié du XIXe siècle, s'abrite derrière un beau portail de style néoclassique, avec de beaux vantaux en bois sculpté, et une clé de voute orné d'unbas relief représentant une figure féminine L’auteur de "sans famille" a résidé une partie de sa vie à Moisselles.





L’hôpital

Il remplace le relais de poste fermé en 1871. D’abord transformé en colonie pénitentiaire pour garçons pendant deux ans. Il devient un hôpital psychiatrique en 1873, hôpital militaire durant la Première Guerre mondiale, puis de nouveau hôpital psychiatrique. Il porte désormais le nom de Centre hospitalier Roger Prévot (en mémoire de l’un de ses administrateur et maire de Villeneuve-la-Garenne) depuis 2000.

La croix de Saint-Lubin
Elle est édifiée sur l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Lubin.

La famille Sainte-Beuve
La famille de Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) grand critique littéraire et écrivain français possédait autrefois une propriété à Moisselles, qui fut cédée pour y faire l’hôpital actuel.

Le Blason

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Les armes de Moisselles se blasonnent ainsi :

écartelé d'azur et de gueules, au premier à une fleur de lys d'or, au deuxième à un épi de blé en pal aussi d'or, au troisième à une calèche tirée par deux chevaux d'argent, au quatrième à un avion ancien d'argent ; une croix de Malte aussi d'argent brochant sur le tout



De la plaine de France nous pouvons apercevoir les Eglises d'Attainville et du Mesnil Aubry

ATTAINVILLE

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Eglise Saint Martin, passage de l'Église (classée monument historique par arrêté du 11 décembre 1912) : De style Renaissance elle a été construite au cours du XVI e Siecle sous la direction du maître-maçon Nicolas de Saint-Michel. Le choeur a été achevé en 1574 et l'église a été consacrée deux ans plus tard, sans toutefois être complètement terminée. Le clocher ne fut achevé qu'au XVIIe Siecle, et la nef a dû être reconstruite sous la Restauration. L'édifice se compose d'une nef aveugle de cinq travées ; d'un chœur polygonal d'une seule travée ; du clocher s'élevant au sud de la première travée de la nef ; d'un bas coté sud de quatre travées ; et d'un bas-côté nord inachevé sur toute la longueur de la nef, mais de largeur variable et réduite. Le toit ne possède pas de pignon. La partie centrale de la façade occidentale, en fait orientée vers le sud-nord-ouest, est surmontée d'un petit fronton triangulaire et s'organise sur deux niveaux, tous les deux cantonnés de pilastres d'une facture simple. Le portail plein cintre est surmontée par une grande verrière également plein cintre, tout comme les baies du bas-côté sud et du chœur. Les contreforts des bas-côtés sont couronnés par des chevrons. Quant au clocher, il se termine par des balustrades, sans toit visible, et les quatre angles sont ornés de pots à feu. Sinon l'extérieur de l'église est sobre, et l'ornementation se réduit à des larmiers et à de simples moulures toriques et prismatiques

LE MESNIL AUBRY

220px-le-mesnil-aubry-eglise-notre-dame-01.jpgÉglise de la Nativité-de-la-Vierge (classée monument historique par liste de 1840) : Elle se compose d'une haute nef aveugle de quatre travées avec deux collatéraux ; d'un choeur polygonal sans collatéraux ; et d'un clocher latéral s'élevant au-dessus de la première travée du collatéral nord. L'église de dimensions très généreuses par rapport à la faible importance du village a été construite au  XVIe siecle; en deux campagnes de travaux distinctes : une première phase commencée en 1531, typique de la première Renaissance et encore influencée par le style"Le gothique flamboyant" puis une seconde phase de 1554 à 1582, commanditée par le connétable Anne de Montmorency. De ce fait, il n'est pas étonnant que le premier niveau de la façade soit une citation de l'avant-corps central de l'aile nord de son chateau d'Ecouen, principale réalisation Renaissance dans la région. La seconde campagne est attribuée au maître-maçon Nicolas de Saint Michel : la nef et le bas coté sud sont couverts de  voutes à liernes et tiercerons,le choeur est voûté en étoile. Le clocher se présente comme une grosse tour carrée massive typique de la seconde Renaissance, élevée à gauche du portail, flanquée de contreforts et couronnée d'une balustrade plus tardive. Le chevet à cinq pans est pourvue de hautes fenêtres en plein cintre, alors que les baies des collatéraux sont encore ogivales. À l'intérieur, les voûtes en étoile, sont particulièrement belles avec leurs nervures croisées. Des dalles funéraires datant du XVe Siecle au XVIIIe siecle sont disposées sur le sol et contre les murs. Parmi le mobilier classé, l'on peut citer une Vierge allaitante de la fin du XIV e siecle, une dalle funéraire gravée datée de 1422 et un ban d'oeuvre du XVII e siecle. Une série de six vitraux du XVI e siecle représentent la Cene, le connétable de Montmorency et ses fils, sa patronne sainte Anne et son épouse Madeleine de Savoie, entourée de ses sept filles

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