Octobre 2012

Dimanche 21/10/2012

Dimanche 21/10/2012

Aujourd'hui malgré le temps maussade nous prenons sous la direction d'Olivier le chemin d'Ermenonville, 13 participants tant pis pour ceux qui ont eu peur de la pluie nous avons eu un temps agréable et ensoleillé. Dès le matin nous avons du nous découvrir

Quelques photos de la forêt en attendant celles de nos adhérents

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Certains ont profités de cette randonnée pour faire leur course

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Lundi 15/10/2012

Lundi 15/10/2012

Aujourd'hui c'est Chantal qui emmene les 32 participants dans le Vexin sur un circuit tiré du topo guide le vexin français " Les Quatres villages". Le temps est agréable, nous ferons cette randonnée en patrant de Frouville et dans le sens contraire aux indications du topo guide.

Quelques images de Frouville et des environs Hedouville en particulier

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Autrefois, Frouville appartenait au diocèse de Beauvais. Le clocher de style roman date de la première moitié du XIIème siècle. La Nef, elle, de la première moitié du XIIIème siècle. Les différentes chapelles datent de la fin du XIIIème et du XIVème. La charpente de la nef est datée du XVème siècle.

L’église de Frouville et ses pierres tombales.
L’église est ainsi décrite par M. Lesort André dans le bulletin de la Commission des Antiquités et des Arts en 1926.
"Ce beau clocher est surmonté d’une flèche de pierre octogonale, accompagnés aux angles de quatre clochetons coniques, également en pierre, le tout d’une facture un peu lourde. La nef de l’église est composée de quatre travées; les supports qui limitent la première du côté de l’Orient et le dernier côté de l’Occident sont de plan circulaire; la pile intermédiaire est de plan carré, les collatéraux sont éclairés par des fenêtres dont chacune correspond à une travée.
Dans la nef un oculus est ouvert au-dessus du sommet de chacune des grandes arcades. La nef, est couverte d’une charpente en forme de carène renversée, qui repose sur des sablières décorées de gracieuse sculptures de feuillages parmi lesquelles courent des animaux. A une date que nous n’avons pu préciser, l’absidiole sud a été fermée, au niveau du choeur, par un mur et affecté à un usage de sacristie. La partie inférieure de ses murs fut alors revêtue de boiseries et un parquet recouvrit le dallage. Mais en 1924, Monsieur Monthiers, Maire de Frouville et sa famille, décidèrent en accord avec la municipalité et avec l’autorité écclésiastique, de rétablir cette partie de l’église dans son ancien état et de faire de la sacristie, qui fut transférée dans un petit bâtiment neuf, une chapelle en l’honneur de Saint-Philippe et de Saint-Jacques.
A cet effet, les boiseries et les parquets furent enlevés et découvrirent 3 dalles de pierre qu’il nous a paru utile de décrire ici. Deux d’entre elles, placés côte à côte à l’extrémité occidentale de la chapelle, servaient de dallage. Frappées avec un boulin, elles rendaient un son creux qui faisait présumer l’existence d’un caveau qu’elles auraient recouvert. M. le Maire de Frouville les fit soulever en ma présence avec toutes les précautions possibles, et nous trouvâmes une terres extrêmement meubles, qui fut enlevée sur une profondeur d’environ 80 cm. Nous découvrîmes ainsi, dans la partie occidentale, les restes de la base d’une voûte qui avait dû couvrir le caveau  et qui devrait être appareillée en forme de berceau assez aplati, autant qu’on puisse juger d’après les très faibles vestiges subsistants. Nous n’avons pas cru devoir poursuivre la fouille, mais il importe de noter que la terre remuée était très fine, peu tassée et qu’elle ne contenait aucune pierre, aucun débris de la voûte du caveau."

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Cet édifice est reconstruit dans le style classique sur l'emplacement de l'ancien château, bâti au XVIIIe siècle sur la terre acquise en 1738 par Pierre François Bergeret (1683-1771), inspecteur des finances, secrétaire de Louis XV et fermier général. Ses deux fils Pierre-Jacques-Onésime (1715-1785) et Jean-François dit Bergeret de Frouville (1719-1783), protecteurs des arts, collectionnaient les tableaux de Boucher et Fragonard. Le château, occupé par les Prussiens et vendu en 1947, devient successivement une école ménagère, puis l'école paysagère « Saint-Cyran ». Après la fermeture de l'établissement, il retrouve son statut de propriété privée. Au centre de la cour intérieure se dresse un colombier qui, tout comme les communs, date du XVIIe siècle. Subsiste également un abreuvoir de marbre rose du XVIIIe siècle.



 

Les Lavoirs et la Chapelle

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Frouville est situé à l’extrémité nord-ouest du canton de l’Isle Adam, près de la commune de Menouville et Arronville appartenant au canton d'Auvers sur Oise. Le territoire de Frouville est arrosé par les rûs de Saint-Lubin et de Grainval qui se déversent dans le rû de Frouville lequel alimente le Sausseron.

Petit village étagé sur le penchant d’une colline, face à l’ouest à une altitude de 50 mètres; c’est un des sites les plus charmants que le voyageur puisse trouver dans la partie nord-est du département du Val d’Oise. Situé au bord du canton de l’Isle Adam, son territoire a pour limites au nord, la commune de Bornel; à l’est la commune d’Hédouville, au sud et au sud-est, les territoires de Labbeville et de Nesles-la-Vallée, enfin à l’ouest les communes d’Hérouville et Arronville. Abrité à l’ouest et au nord-est par des côteaux d’une altitude moyenne de 107 et 118 mètres; le ruisseau qui baigne le pied du village, les bois de sapin et les nombreux bouquets d’arbres qui couronnent les hauteurs, en font un des villages les plus coquets en même temps qu’un des plus sains de cette partie du département. Doit-on attribuer à son admirable position la longévité des ses habitants ? En effet, on vit très vieux à Frouville, témoin cette petite statistique en 1897, sur 74 électeurs, il y avait un nonagénaire, 7 octogénaires, 7 septuagénaires et 19 sexagénaires. Et cette statistique ne compte pas les femmes. La superficie actuelle du territoire de Frouville est de 760 hectares. Sa population est de 392 habitants (recensement de 2009). Autrefois, la superficie territoriale était de 896 hectares, et contenait en 1818, 500 habitants et, en 1845, 475. Cette diminution provient de la distraction du hameau de Hodan, réuni à la commune d’Hédouville en 1859. Du reste la configuration actuelle du territoire de Frouville diffère de la configuration primitive à cause d’échanges faits entre Bornel et Frouville en 1858. Au point de vue géologique, on trouve dans la vallée des terrains d’alluvions, se composant de sables et de graviers avec quelques lits argilo-sableux. Sur les flancs des collines, le terrain est formé de calcaire grossier propice à la construction des habitations et quelques barres de rognons durs et compacts servant à l’empierrement des routes. Enfin, sur le plateaux à l’ouest et à l’est,on trouve quelques carrières de craie utilisées pour l’amendement des terres.

Quelques photos d'Hedouville est son histoire

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L'église relevait autrefois du diocèse de Beauvais et du doyenné de Beaumont. Le chevet plat porte la marque de modifications successives. Au XVIe siècle, deux chapelles sont adjointes à l'église du XIIIe siècle ; au nord du chœur est élevée une chapelle carrée et, au sud, une autre convertie depuis en sacristie.

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Située à quelques mètres de la chapelle Saint-Robert, la fontaine établie par les moines du Lay est désormais abandonnée. Les pèlerins s'y retrouvaient le 29 avril pour procéder aux bains, afin d'obtenir la guérison de maladie ou fécondité.                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire d'Hedouville

Le nom de la commune dérive du germanique Haidulf (ou Hidiwulf), patronyme, et du latin villa (domaine). Hédouville signifie donc domaine d'Haidulf.

Un cimetière franc découvert au hameau de Hodan fait remonter les origines du peuplement au moins au Ve siècle. Il est fort probable que l'occupation soit en vérité plus ancienne, des fouilles récentes ayant permis de découvrir sur le territoire communal des silex pygmées du néolithique, des monnaies gauloises et romaines ainsi qu'une effigie d'Alexandre  le Grand et un statère d'or.

La première mention historique du village date d'un acte de 691, un jugement de ClovisIII , ce qui fait de la commune un des plus anciens fiefs d'Ile-de-France. Le village est alors désigné sous le nom d'Hidulfolivilla1.

La fontaine Saint-Robert, lieu de culte immémorial, témoigne également de l'ancienneté de la commune                       

Une plaque existant encore sur ces communes

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Jeudi 11/10/2012

Jeudi 11/10/2012

Départ d'ecouen direction Piscop 13 Participants, le temps est gris. Arrivé au passage à niveau du Luat la pluie nous surprend, nous continuons vers le Chateau,une randonneuse nous quitte et fait demi tour. Nous avons de la pluie jusqu'à Piscop. Arrivé à la Mairie un petit arrêt pour retirer les affaires de pluie et direction la Forêt en passant devant le chateau Vert et l'eglise.

Depuis avoir rejoint Piscop nous suivons un chemin que les élèves de "Jacques Prévert "n'ont présentés la saison dernière dans le cadre d' " Un Chemin une Ecole" ce circuit fait environ 6 km et passe dans la forêt de Montmorency et les Vergers de St Brice. Nous le suivons et prenons ensuite le chemin du retour par le chemin d'Enghein et la forêt d'Ecouen environ 14 Km 3h30

un-chemin-une-ecole1-1.jpg    Denivelle positif 168 m         

   Piscop se situe à 15 km au nord de Paris sur les contreforts de la forêt de Montmorency. Joli petit village, il bénéficie d’une nature protégée.

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  Les armoiries "Gerbes de blés mûrs sur fond d’azur" rappellent sa vocation agricole, toujours d’actualité.

 

 

   Piscop est facilement accessible par la nationale 1 : la méridienne verte traverse le village.

Vous pourrez au cours de votre promenade admirer l’église romane du XIe siècle partiellement restaurée. Elle est enclavée dans le domaine du Château Vert, fief d’une seigneurie parmi les plus anciennes de France. C’est dans ce domaine que vint se fixer Guyonne de Stuart, nièce de Marie Stuart d’Ecosse, accompagnée de son aumônier "Bishop". Ce nom aurait été déformé par les habitants en "Piscop".

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Cette église se situe à l'emplacement de la cure, fondée en 1211 dans une chapelle érigée en église paroissiale par Pierre de Piscop. Abandonnée de 1806 à 1839, elle est restaurée en 1840 puis la toiture s'effondre en 1955. Les murs avec leurs chapiteaux sont restaurés en 1985. Dans le chœur de l'église se trouvaient deux dalles funéraires du XVIe siècle représentant les seigneurs de Braque et leurs épouses, ainsi qu'une litre aux armes des Braque-Stuart

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Un peu d'histoire

Offert par Clovis à l'évêque Remi, le village de Piscop est composé de plusieurs hameaux. En 1124, le chevalier Anselme de Pissecoc est nommé par une charte seigneur et comte de Braque, soumis à la hiérarchie féodale incarnée par les Montmorency. Il édifie un château, aujourd'hui détruit, et une chapelle attenante. Au début du XIVe siècle, les terres sont partagées en fiefs indépendants, Pontcelles, Luat, Blémur, et Châteauvert, et de nouveaux seigneurs entrent en possession de ces biens. Le domaine de Châteauvert, par exemple, reste la propriété de la famille Braque jusqu'en 1793. Au XIXe siècle, des résidences secondaires sont construites dans le centre du village ou dans les deux rues adjacentes, mais, malgré la poussée de l'urbanisation dans les communes voisines, Piscop conserve un aspect très rural

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Lundi 1/10/2012

Lundi 1/10/2012

Françoise nous emmene à Cramoisy 23 participants temps agréable et comme toujours beaucoup d'explications dont Françoise a le secret

Quelques photos interessantes de Cramoisy et des environs

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La petite Histoire

Notre village, qui compte environ 616 habitants (recensement de 1982), s'étend sur une superficie de 630 hectares. Il est arrosé par le Thérain, affluent de l'Oise. Cramoisy est un nom d'époque gallo-romaine. Il signifie « le domaine du nommé Cramisius ». Voici quelques formes anciennes du nom avec leur date : Cramisiacus (859), Villam Cramitiacum (875), Guillelmus de Cramisiaco (1007), Apud Cramesy (1136), Vuillelmum de Cramiseio (1150), Cramoisi (1177,1358,1530), Cremoisi en la diocesse de Beauveiz (1273), Johannes de Cramoysiaco (1269). Cramoisy (1349.1480. 1585), Kramoisi (1363). Les plus anciennes mentions connues concernant Cramoisy datent du IXe siècle. Mais le village existait déjà dès l'époque gallo-romaine (50 avant J.C. - 481 après J.C.) comme le montre son nom. On a trouvé sur le plateau de Cramoisy des tombeaux d'époque mérovingienne (de 481 à 752). Ce sont des sarcophages en pierre tendre contenant des épées de bronze, plates et courbes. Cramoisy relevait de la châtellenie (autrefois, seigneurie et juridiction d'un châtelain) de Creil. En 879, comme Creil, il faisait partie du Domaine Royal. Au début du XIIe siècle, Cramoisy est l'un des 21 fiefs importants de cette châtellenie. Dans le cartulaire (recueil de titres) de Philippe-Auguste, figurent les noms de Johannes de Cramoisi et de Helisent de Cramoisi, possesseurs de deux fiefs de cette commune. Avant de partir en croisade, Philippe-Auguste ordonna que toutes les villes du royaume soient fortifiées. Cramoisy fut donc muré. Vers 1750, on y voyait encore des portes, nommées à l'est : celle sur le haut, près de la ferme du Seigneur, « la porte Barbe », et celle du bas, près de la cave dite Robinet, « la porte Robinet ». Il y en avait aussi deux à l'ouest et nommées : l'une sur le haut, près de la maison du garde-chasse, « la porte Martelet », et l'autre dans le bas, dans la rue du Moulin, « la porte du Moulin ». A la même époque, sur la déclivité de cette enceinte, du côté de l'est, fut construit un château fort dont l'emplacement répond en 1895 aux propriétés Foucroy, Dupressoir, Brucel, Carballet et Villain. Pendant la guerre de Cent Ans, une garnison occupait ce poste à proximité duquel passait l'ancienne voie qui conduisait de Paris à Breteuil ou à Amiens. Cette ancienne garnison est appelée aujourd'hui « La Gargotte », et l'ancienne voie est maintenant la rue de l'Eglise. Au XIIe siècle fut construit un château fort dont, nous l'avons déjà dit, l'emplacement répond en 1895 aux propriétés Foucroy, Dupressoir, Brucel, Carballet et Villan. Le sol de la maison commune (mairie) en faisait partie. En 1397, Pierre dit le Mutin (le querelleur), seigneur d'Aumont (aujourd'hui hameau de la commune de La Neuville-d'Aumont, canton de Noailles), tenait un capitaine en son nom. Le 10 avril 1431, Charles VII donna l'ordre de démolir les fortifications dont étaient entourés beaucoup de villages. Ce fut à cette époque que le château fut rasé. Un bulletin religieux datant du 1er juin 1895 signale encore les substructions (parties basses d'un bâtiment détruit incluses dans les fondations d'un nouveau bâtiment) de cet édifice du Moyen Age. Les bâtiments d'un fief nommé le château Sarrazin qui n'était pas fortifié, ont été démolis et remplacés par une maison bourgeoise. D'après les listes dressées en 1303, à l'occasion de la guerre de Flandre, pour établir le chiffre approximatif de la population de Creil et des lieux qui relèvent de la châtellenie de ce nom, la population de Cramoisy représentait environ 83 feux (foyers) ou 415 habitants (à raison de cinq habitants par feu). A cette époque, Creil et Montataire n'avaient ensemble que 670 habitants, Saint-Leu et Précy réunis 1670 habitants et Blaincourt 1000. Depuis 1303, la population dut diminuer à cause des misères de la guerre de Cent Ans puis des guerres de religion... Le 28 mai 1358, plusieurs « menus gens » de Saint-Leu-de-Cerens (ou d'Esserent), de Nointel, de Cramoisy, de Maysel, de Mello et de quelques autres lieux ou villages du Beauvaisis et des environs de Clermont, s'assemblèrent et s'entredirent que tous les nobles de France et écuyers (titre des jeunes nobles non encore armés chevaliers) trahissaient le royaume et que ce serait grand bien de les détruire tous. Ils élurent pour chef un « très rusé paysan » nommé Guillaume Caillet ou Gaillet du village de Morlo (Mello), et s'en allèrent sans nulle armure « hors que bâtons ferrés et couteaux » en la maison d'un chevalier qui demeurait près de là, forcèrent le château et tuèrent le châtelain, sa femme et ses enfants. Un second manoir fut traité de même et plusieurs chevaliers furent tués à Saint-Leu. Dans le bois Saint-Michel, de longs souterrains auraient servi de refuge aux habitants de Cramoisy et de Maysel pendant la Jacquerie et la guerre de Cent Ans.

La paroisse de Cramoisy possédait à l'époque de la Révolution six à sept arpents (environ 260 hectares) de terre labourable et un pré de 20 verges (environ 41 hectares). Ces biens provenaient de legs faits, pour la plupart, par les non-nobles. Le premier legs rapporté remonterait à la seconde moitié du XVe siècle.

L'Eglise

L'église de Cramoisy parait avoir été construite à plusieurs époques (XIIe et XIIIe siècles). Le clocher placé à côté du chœur est roman, à deux rangs superposés d'arcades à corbeaux ornés de figures. Le reste est gothique. L'élévation du clocher était de 14 mètres. Son toit autrefois était en bâtière. (Toit à deux versants, les deux autres côtés formant pignons). L'église a du être en partie détruite, comme la plupart des édifices religieux du comté de Clermont, pendant les guerres des Anglais et des Bourguignons, Les gros décimateurs (percepteurs de l'époque) ayant à leur charge le chœur, ont pu reconstruire ces parties dans le style du temps. Comme le reste était à la charge des manants, dont la misère était extrême, la nef ne fut reconstruite qu'imparfaitement. D'ailleurs la population de Cramoisy sortit bien lentement des misères occasionnées pendant la guerre de Cent Ans (1334-1475).

La sacristie de l'église fut établie en 1790 dans l'endroit où était gardé l'autel de la Sainte Vierge. C'est cette année là que furent construits les bancs du choeur. Cette sacristie remplaça celle qui existait de l'autre côté du choeur "à l'emplacement de la route de Saint-Leu qui n'a été faite que vers 1890" et qui avait été établie en 1654 par Rolland de Perthuis, qui est enterré avec son épouse à l'intérieur de l'église. Le 16 août 1718 furent baptisées trois cloches. La grosse eut pour parrain Charles-François de Luxembourg, duc de Montmorency, et pour marraine Marie- Renée de Montmorency-Luxembourg, épouse de François-Louis de Neufville marquis de Villeroy, lesquels ont envoyé comme représentants M. Berthe, capitaine des chasses du duc de Luxembourg, et Mlle Saulnier, concierge du château de Mello. La seconde cloche eut pour parrain Jean-Baptiste Chevallier, écuyer, seigneur châtelain de Lamoussac et Semillac, de Sores-Rivière et autres lieux, et pour marraine Marie-Madeleine de Perthuis, épouse de M. Alexandre de Rieux, écuyer, seigneur de Sarrazin, capitaine au régiment de Champagne. Le parrain de la troisième fut Charles Vaudée, maître menuisier de Mgr le duc, à Chantilly, et la marraine la veuve de Gilles Brébant, fermière de Sous-Rivière. La moyenne et la petite cloche furent refondues plusieurs fois dans la période qui s'étend de 1718 à 1790. Le 30 août 1739, la petite cloche fut bénite et nommée Marie-Jeanne-Charlotte.

" Le Vendredy premier de juin mil sept cent cinquante neuf a été bénite grosse cloche par nous prêtre de la paroisse de Saint Martin de Cramoisy et a été nommée Marie-Thérèse par Thérèse Nicole Haize femme de Nicolas Le Vasseur laboureur et marguiller en charge de la fabrique de Cramoisy en présence de Nicolas Le Vasseur, de Jean-François Hemort, de Jean Nogl, de Jean Geffroy, de Jean Doucet et autres... ". Extrait de registre paroissial.

La moyenne refondue en 1764 pesait 100 kilogrammes.

Saint Antoine de Padoue

Cela fait 108 ans que le Saint-Antoine, a été installé dans l'église de Cramoisy.

Un saint Antoine de cire grandeur nature, unique en France, qui n'a d'égal que la statue de la basilique Saint-Antoine de Padoue en Italie. On doit sa présence à Cramoisy à une brave agricultrice, qui habitait rue de la Gare. A force de travail, elle avait réussi à amasser un pécule non négligeable. Mais un jour du début de l'année 1897, elle ne le retrouva plus sous sa litière. La très catholique paysanne, plutôt que d'entamer des recherche, s'en remit à saint Antoine, s'engageant à faire édifier un autel en son honneur si elle retrouvait ses économies. Le miracle se produisit : quelques jours plus tard, elle retrouva ses sous. La dame tint ses engagements et de grandes festivités marquèrent l'arrivée du saint les 10, 11 et 12 octobre 1897.

L'émotion des paroissiens

Les recherches de l'abbé Jacques Peguet, ancien curé de Cramoisy, aujourd'hui décédé, ont permis de retrouver un bulletin religieux du 6 novembre 1897 qui évoque abondamment ces festivités en l'honneur de saint Antoine. « Les anciens du pays, peut-on lire, se plaisent à reconnaître que depuis de nombreuses années, on n'avait vu une telle affluence dans l'église datant des XIIe et XIIIe siècles (...) Le dimanche 10 octobre, quelle ne fut pas l'émotion des paroissiens en pénétrant dans l'église Saint-Martin, magnifiquement parée. Plus de cinquante oriflammes, s'harmonisant par le choix des nuances, entouraient les murs ou, suspendus aux voûtes comme des trophées de victoire, proclamaient les gloires de saint Antoine de Padoue. » L'auteur de l'article s'extasie ensuite sur l'autel, « sorti des ateliers de Buisine à Lille », et sur « l'exécution irréprochable des deux panneaux sculptés, représentant l'un saint Antoine recevant la règle et l'autre le miracle de l'âne se prosternant devant le Saint-Sacrement. » Quant au saint Antoine en cire, il fut réalisé par un modeleur de la faculté de médecine de Paris, du nom de Talrick. « La messe fut chantée avec un diacre et un sous-diacre, et à l'offertoire des artistes de Paris heureux de répondre à l'invitation de monsieur le maire, Joseph Patiny, donnèrent les sensations les plus douces par le jeu savant, délicat, tendre et harmonieux avec lequel ils interprétèrent les morceaux des grands maîtres (...) Après le sermon eut lieu la bénédiction de l'autel et des deux statues et la cérémonie pris fin à 12 h 30 pour reprendre à 14 h 30. Là, l'assistance était plus nombreuse et on avait réquisitionné toutes les chaises du pays car il n'y avait plus de places assises dans l'église. » Ainsi naquit à Cramoisy, grâce au bas de laine perdu d'une paysanne, la dévotion à saint Antoine de Padoue.A l'occasion de la Saint-Antoine (à la mi-juin), tout Cramoisy et des pèlerins, venus des villes environnantes, respectèrent longtemps cette pieuse cérémonie en l'honneur du « tridium », qui débutait le vendredi pour se clôturer le dimanche par une grande messe en entonnant le célèbre cantique : « Oh ! saint Antoine, veillez sur nous. Oh ! saint Antoine, protégez-nous. »

Les sandales de cuir de saint Antoine

En 1942, sous l'occupation allemande, l'abbé Victor Claude, curé de la paroisse, en présence des enfants de choeur eut la désagréable surprise de constater la disparition des sandales de cuir de Saint-Antoine de Padoue. Quelques jours plus tard, celles-ci étaient de retour à Cramoisy, sur les marches de l'autel. Remords du ou des voleurs ? Sandales trop petites ou trop grandes pour le malfrat ? Toujours est-il que le miracle s'était produit une nouvelle fois.

Le clocher placé à côté du chœur est roman, à deux rangs superposés d'arcades à corbeaux ornés de figures. Le reste est gothique.
L'église a du être en partie détruite, comme la plupart des édifices religieux du comté de Clermont, pendant les guerres des Anglais et des Bourguignons, Les gros décimateurs (percepteurs de l'époque) ayant à leur charge le chœur, ont pu reconstruire ces parties dans le style du temps. Comme le reste était à la charge des manants, dont la misère était extrême, la nef ne fut reconstruite qu'imparfaitement. D'ailleurs la population de Cramoisy sortit bien lentement des misères occasionnées pendant la guerre de Cent Ans (1334-1475)

 

St vaast les mello

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Autrefois, la commune comportait trois lavoirs tres frequentes ou retentissait le bruit des battoirs. Aujourd'hui deux sont encore visibles.

Les deux lavoirs sont alimentes par une source. Ils ont ete renoves par des benevoles de la commune dans les annees 90. Autrefois on ne lavait le linge que deux ou trois fois par an. La lessive alors s'effectuait en deux temps, le linge etaite "essange" c'est-a-dire lave une premiere fois et place sans etre repasse dans une manne en osier en attendant le jour de la "grande lessive". Les lavoirs ont ete utilises jusqu'a la fin des annees cinquante. L'eau courante est arrivee a Saint Vaast en 1958.

Le lavoir d'en haut, rue des Fontaines, construit en 1829 et restauré en 1988. Il est alimenté par la même source que le lavoir d'en-bas, à proximité. En outre, un abreuvoir est situé à côté du lavoir.

  . Le lavoir d'en-haut, alimenté par la même source, est situé quelques mètres plus haut en flanc de colline.

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Le lavoir d'en-haut, alimenté par la même source, est situé quelques mètres plus haut en flanc de colline.

 

 

 

 

 

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Le lavoir d'en-bas, rue des Fontaines

 

 

 

 


 

 

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