Une histoire de fous 1ere Partie

Samedi 4 /05/2013

Aujourd'hui Robert nous propose " Une Histoire de fous "

18 participants, temps couvert et frais. A notre arrivee à l'hopital de Bicetre, le temps commence à se dégager et le soleil bientôt fait son apparition.

 Après un rapide survol de la medecine de la préhistoire jusqu'à nos jours avec l'implantation par greffe en 1982 dans la meme operation d'un coeur et des poumons réalisé par le professeur Cabrol ( première mondiale)

Dans l'antiquité on pense que les troubles psychologiques proviennet d'une intervention divine

Au moyen age on traite cela par l'exorcisme avec dans les cas graves, la mise en cause du diable avec un traitement qui se termine souvent sur le bucher

A la renaissance on admet la folie comme une maladie,

Au XVII siecle dans les hopitaux qui forme l 'Hopital General on arrete et on place les mendiants, les vagabonds, les indigents, les malades, les criminels, les escrocs, le homosexuels, et les alienés

L' Histoire de l' hopital de Bicetre

Le Moyen Âge
Vers 1250: Louis IX (Saint Louis) fait don à une colonie de Chartreux du domaine de la "Grange aux Queues" situé sur le territoire de Gentilly.
1290: construction d'une forteresse sur des terrains appartenant à l'évêque de Winchester, Jean de Pontys (ou de Pontoise), ambassadeur du roi d'Angleterre Édouard 1er à la Cour de France.
1301: Jean de Pontoise rachète la forteresse que Philippe le Bel avait confisquée.
1304: la forteresse est vendue à Amédée IV, comte de Savoie.
1371: les Anglais brûlent la forteresse.

Le duc de Berry (1340-1416)
1400-1410: édification par le duc Jean de Berry d'un château à l'emplacement de l'ancienne forteresse.
1410: paix de Winchester à la suite de la querelle entre les Armagnacs et les Bourguignons.
1411: le château de Bicêtre est incendié au cours d'une émeute populaire (le duc était le chef des Armagnacs, faction détestée par les Parisiens!).
1416: le duc de Berry cède le château de Bicêtre au chapitre de Notre-Dame de Paris.

François 1er (1515-1547)
1520: Le château de Bicêtre revient au domaine royal. François 1er envisage la construction d'un hôpital pour pestiférés sur son emplacement.

Louis XIII (1610-1643)
1632: Richelieu fait raser les ruines du château de Bicêtre.
1633: le roi fait construire à Bicêtre des locaux pour une Commanderie de Saint Louis à l'intention des "soldats estropiés, vieux et caducs" sur des plans attribués à Lemercier. La construction sera interrompue à la mort du roi.

Louis XIV (1643-1715)
1647-1648: Anne d'Autriche autorise Vincent-de-Paul à loger à Bicêtre des enfants trouvés. La reine fondera la ferme Sainte-Anne, un établissement hospitalier proche de Bicêtre, où l'on emploiera des déments à divers travaux agricoles).
1656: création de l'Hôpital Général destiné l'enfermement des vagabonds; Mazarin y rattache Bicêtre; les hommes iront là et les femmes à la Salpétrière. Les vénériens en sont théoriquement exclus.
7 mai 1657: ouverture de Bicêtre aux vagabonds. L'établissement s'avère vite insuffisant: des travaux de rénovation et d'agrandissement sont entrepris.
1661: malgré les interdictions règlementaires, Bicêtre compte 250 gâtés (atteints par des maladies vénériennes).
1668: construction de la Porterie Nord.
1670: construction des Invalides.
1670-1680: édification de la chapelle de Bicêtre.
Début du 18ème siècle: Bicêtre devient une prison.
1713: construction de La Force et des Cabanons.

Louis XV (1715-1774)
1720: les mendiants valides ne sont plus enfermés à Bicêtre mais envoyés dans les colonies.
1733-1735: creusement du Grand-Puits et construction de la citerne par Germain Boffrand, élève de Mansart sous Louis XV.
1757: édification de la Porte des Champs ou Porterie de l'Est.
1760: construction du logis de l'aumônier.
1770: invention à Bicêtre de la camisole de force par Guilleret. Malesherbes dénonce au roi la barbarie des cachots noirs.

Louis XVI (1774-1792)
1777-1784: Jean Henry de Latude est incarcéré à Bicêtre.
1781: 72 détenus remplacent les 12 chevaux pour mouvoir le cabestan du Grand-Puits.
1785: Jean-Baptiste Pussin, autodidacte, ancien malade, devient "gouverneur de l'emploi de Saint-Prix" autrement dit responsable du service réservé aux fous. Il s'attachera à humaniser les soins qui leur sont donnés.
1787: l'architecte Ch. F. Viel agrandi le quartier des prisonniers.
1789: la direction de Bicêtre est confiée à l'économe tandis que la supérieure des officières (infirmière générale) prend la haute main sur les pauvres et le personnel féminin. Les ateliers qui occupaient les pauvres sont progressivement fermés l'achat des objets à l'extérieur s'avérant moins coûteux.
1791: Mirabeau obtient l'élargissement des prisonniers de Bicêtre incarcérés sans jugement.
1792: destruction des cachots noirs. Suppression de l'Hôpital Général qui aura pour conséquence la disparition progressive de Bicêtre des prisonniers, des fous et des vénériens pour devenir un lieu de traitement et un asile au sens moderne du terme en n'accueillant plus que des vieillards et des enfants malheureux.
17 avril 1792: essai de la guillotine à Bicêtre.

La République et l'empire (1792-1815)
2 au 7 septembre 1792: massacres dans les prisons de Paris, dont Bicêtre.
1793: le personnel médical comprend un chirurgien en chef, un chirurgien en second et cinq élèves de chirurgie; le premier médecin permanent sera Philippe Pinel.
25 août 1793: Philippe Pinel est nommé médecin des aliénés de Bicêtre. Il observe le traitement moral de ces derniers mis en oeuvre par Pussin, lequel prend en compte la part intacte de la raison des déments. Pussin, bienveillant à l'égard de ses patients, a déjà supprimé les chaînes à Bicêtre.
10 septembre 1793: départ de Bicêtre de la première chaîne de 150 forçats pour Brest.
Sous le Consulat: restauration et aménagement des bâtiments pour les rendre conforme aux nouvelles fonctions de l'établissement suite à la suppression de l'Hôpital Général.
1801: l'administration de Bicêtre est confiée au Conseil Général de la Seine.
15 décembre 1801 (13 vendémaire an X): l'hospice de Bicêtre est réservé aux indigents.
1802: des buvettes et cabarets sont installés un peu partout dans les cours fréquentées par des marchands ambulants à l'intention des pensionnaires de l'hospice Bicêtre. Mais le règlement interdit la présence d'animaux, de filles de mauvaise vie, les jeux d'argent et l'abus de boisson. Les contrevenants sont privés de sortie (deux ou trois fois par mois) ou condamnés à deux ou trois jours de salle de discipline.

Le 19ème siècle
1817: l'hôpital de Bicêtre compte 2120 lits répartis en deux catégories: les bons pauvres et les infirmes; les paralytiques et les cancéreux sont admis sur demande adressée au Préfet de Police. L'aménagement intérieur des bâtiments est pratiquement achevé.
1er quart du 19ème siècle: constructions des loges pour aliénés. Ils n'y seront pas enfermés et les curieux viendront même les voir déambuler comme des bêtes curieuses!
1833: les enfants, jusqu'alors mêlés aux adultes dans les sections réservées aux fous, sont regroupés dans un local particulier.
1836: La Force est désaffectée. Ses détenus sont transférés à la Roquette. Les déments et épileptiques remplacent les prisonniers pour mouvoir le cabestan du Grand-Puits.
19 octobre 1836: départ de la dernière chaîne de forçats de Bicêtre.
1837: disparition des auges à gâteux, couchettes de pierre complétées d'un bac en zinc au fond muni d'un entonnoir et d'un robinet avec un tuyau adapté pour conduire dans une gouttière les déjections des malades à l'air libre. Un infirmier jette de temps à autres de l'eau pour entraîner les excréments. Le gâteux est placé au-dessus de l'auge sur un matelas percé garni d'une toile cirée.
1841: les pensionnaires de Bicêtre, logés en dortoirs de 20 à 100 lits de fer, vêtus d'un uniforme de drap bleu en hiver, de toile grise en été, mangent dans un réfectoire commun géré par l'administration. Les marchands ambulants sont interdits. Des fanfares et orphéons distraient les pensionnaires.
1845: construction du quartier circulaire de la Sûreté destiné aux aliénés criminels (malgré son nom, certains parviendront à s'en échapper).
1846: les fous cessent d'être utilisés à divers travaux à la ferme Saint-Anne fondée par Anne d'Autriche
1847: démolition du vieux château.
Sous la seconde République: l'administration de Bicêtre est confiée à l'Assistance Publique de Paris qui vient d'être créée. la-renovation-au-19-eme-siecle.jpg
1847-1858: campagne de travaux d'agrandissement et de rehaussement des bâtiments.
1858: introduction timide de l'éclairage au gaz. Les lampes à l'huile demeurent le principal moyen d'éclairage.
1879: Desire Bourneville devient le médecin-chef de la section des enfants arriérés créée pendant l'année. On s'emploie à leur inculquer des notions de propreté, de gymnastique ainsi que des rudiments d'enseignement primaire et professionnel.
1880: des services de médecine et de chirurgie ont vu le jour et se développent à Bicêtre. Les pensionnaires de l'hospice jouissent d'une permission de sortie permanente et les visites sont autorisées les jeudis et dimanches.
1883-1886: construction d'un ensemble pavillonnaire en briques avec soubassement de meulière de deux à trois étages conçu par l'architecte Jean Rochet.
1886-1889: construction du quartier des enfants idiots par l'architecte Imard.
1890: l'hospice de Bicêtre compte 1800 pensionnaires. Les ateliers ayant été réintroduits, plus de 400 pensionnaires travaillent aux bâtiments ainsi qu'à d'autres professions (tapissier, tailleur, imprimeur...)
13 décembre 1896: le Kremlin-Bicêtre est séparé de Gentilly.
Fin du 19 ème siècle: les indigents et incurables sont répartis en quatre quartiers ou divisions, la cinquième étant consacrée aux aliénés jusqu'en 1922.

Le 20ème siècle
1900: un rapport souligne l'absence d'hygiène (manque de lavabos, de serviettes, latrines infectes, pas de tout à l'égout...) la salubrité était assurée par quatre salles de bains dans lesquelles se côtoyaient 7 à 21 baignoires capables de fournir des bains alcalins, sulfureux ou d'amidon; une salle de pédiluve complétait cet ensemble. Bicêtre est toujours qualifié d'hospice, non évocateur. Il compte 2953 lits dont 1750 lits d'hospice, c'est-à-dire de long séjour; il rassemble 3000 malades, vieillards, infirmes, épileptiques chroniques, aliénés, enfants arriérés; nombre de ces pensionnaires se livrent à de menues tâches (épluchage des légumes, travaux de vannerie...). Il vit quasiment en autarcie ce qui justifie la présence de plusieurs corps de métiers (charrons, menuisiers, serruriers, cordonniers...). Le personnel administratif se limite à un directeur, un économe et huit commis. Le personnel médical comprend six médecins (dont cinq aliénistes); le personnel paramédical comprenait 363 personnes (dont un maître de chant!) et le personnel technique 141 personnes (dont 1 jardinier et 656 buandières secondées par des aliénés pour laver 200000 pièces par mois). On note la présence d'une ébauche d'école d'infirmières. Le service de médecine ne compte que 115 lits; à ce service sont rattachées 8 salles de grands infirmes et 5 salles de gâteux et aveugles.
1903: le Grand-Puits cesse d'être utilisé.
1904: pose de canalisations d'eau.
1924: création d'un service d'électrocardiologie.
1914: mise en place progressive de l'éclairage électrique.
1919: édification de constructions légères pour augmenter les capacités de Bicêtre.
1927: démolition de la chapelle édifiée sous Louis XIV suivie de la disparition progressive de 4000 volumes de la bibliothèque et de la perte d'anciens dossiers médicaux, alors que M. Le Brigand est directeur (sic).
1932: construction d'une salle des fêtes à l'emplacement de l'ancienne chapelle. anciene-chapelle.jpg
1944: soins des blessés des bombardements et des combats de la Libération. La population de base de Bicêtre s'élève alors à 1200 malades et 1500 aliénés.
Mai 1945: ouverture de 316 lits pour l'accueil des prisonniers et déportés malades; 772 les occuperont et 50 y mourront. Les épidémies consécutives à la guerre entraînent l'ouverture de 54 lits d'oreillons, 48 lits de scarlatine et 50 lits de rougeole sans augmentation de personnel, à l'exception de 10 éplucheuses de légumes supplémentaires. De la première guerre mondiale à la fin de la seconde, le service de médecine a été détriplé, un des services étant affecté aux tuberculeux.
1950: départ programmé des pensionnaires d'hospice. La vocation médicale de Bicêtre s'affirme. De nouvelles constructions légères s'ajoutent à celles de 1919, les pavillons de secours ou pavillons légers.
1952: ouverture de l'hôpital d'enfants, dans des bâtiments construits en 1882, pour abriter les aliénés dans des conditions décentes.
1957: ouverture à Bicêtre du premier service de cardiologie infantile en France dans un bâtiment préfabriqué; une aile est réservée à l'angiographie cardiaque.
Au début des années soixante: dédoublement du service de chirurgie en un service de chirurgie vasculaire et un service de chirurgie générale.
1962: Bicêtre devient la quatrième section du C.H.U. de Paris.
1964: création de la première unité européenne d'hépatologie infantile.
1966: création d'une école d'infirmières et projet de construction d'un nouvel hôpital.
1968: Bicêtre devient le siège de l'U.E.R. de médecine du Kremlin-Bicêtre, dans le cadre de la sectorisation de la Faculté de Médecine de Paris.
La même année, création d'une unité de réanimation médicale, puis d'un service de psychiatrie à côté du service de neurologie. Le nombre de lits est voisin des 2000.
Dédoublement du service de pharmacie par la création d'un service de biochimie.
1969: consultation de stérilité masculine.
1970: démolition du quartier de la Sûreté pour céder la place aux cuisines et au restaurant.
1970-1971: construction d'un bâtiment regroupant 8 unités de recherche de l'I.N.S.E.R.M.
1971: étude d'un programme de restructuration de l'établissement comportant la constitution d'un nouveau bâtiment étape importante dans le processus de médicalisation de Bicêtre.
1973: création de la première banque française de sperme.
1974: création d'un service de médecine nucléaire, puis d'un service de virologie et de parasitologie.
1980: le nombre de lits est réduit à 1035.
1981: construction d'un hôpital moderne de type polybloc, avec des bâtiments à 7 étages à structure en béton armé, par les architectes Bourdon et Deguest, sur d'anciens potagers.
Dans les annéesles-batiments-anciens.jpg 80: Pour ce qui concerne pédiatrie: transfert dans les nouveaux bâtiments du service de réanimation infantile et ouverture d'in hôpital d'enfants de 200 lits. Création de services de neuropédiatrie, de médecine des adolescents et de chirurgie viscérale. Pour ce qui concerne la médecine pour adultes, les lits sont contractés dans un service de moins de 100 lits orienté vers les disciplines manquantes (diabétologie, hématologie, sida), ce service étant maintenus dans les anciens bâtiments  Dans les nouveaux voient le jour un service de cardiologie complété par un laboratoire d'hémodynamique et de coronarographie, un étage de pathologie osseuse avec son centre de polytraumatisés géré par un département d'anesthésie-réanimation, un service de gastro-entérologie appuyé sur un service de chirurgie viscérale, un service de néphrologie associé à un service d'urologie, un service d'endocrinologie associé à un service d'hormonologie et un laboratoire central d'hématologie.
1985: ouverture d'une maison de l'enfant et d'une maison des parents.
Dans les années 90: création d'un centre de gérontologie pourvu de 200 lits..

L'Hopital General (1656-1790)

Louis XIV scelle le 27 avril 1656 un édit confirmant la création d'une institution vouée à l'assistance des pauvres appelée l'Hôpital Général

Destinée à œuvrer en faveur de la suppression de la mendicité à Paris et dans ses faubourgs, l'institution s'apparente à une direction exerçant à la tête d'un groupe hospitalier. En effet, l'édit de 1656 prévoit la centralisation de l'administration de l'ensemble des maisons de secours pour agir en faveur de l'enfermement des pauvres.

Elle regroupe à son origine cinq maisons : la Salpêtrière, Bicêtre, la Pitié, la maison Scipion et la savonnerie de Chaillot. Bientôt elle s'agrandit et administre plus de dix maisons hospitalières parisiennes déjà en activité : aux établissements déjà cités s'ajoutent le Saint-Esprit, le refuge de Sainte Pélagie, les Enfants Rouges, le Mont de Piété et les trois maisons des Enfants Trouvés c'est-à-dire les Enfants Trouvés du faubourg Saint-Antoine, ceux de la rue Notre-Dame et ceux de l'hospice de Vaugirard.

L'Hôpital Général de fondation royale, doit son autorité au gouvernement civil et à l'Église. Sa direction revient à plusieurs administrateurs. Parmi eux figurent quatre chefs supérieurs: l'archevêque de Paris, le procureur général du Parlement, le lieutenant de Police et le prévôt des marchands. Ces dirigeants s'assemblent en un bureau chargé de l'administration des maisons de secours gouvernées selon les règlements de l'édit de 1656. Quant à ses ressources, il les assure grâce aux dons et legs, à ses revenus issus de la gestion de son domaine, à ses droits provenus des privilèges et au travail fourni par les administrés. Conformément aux articles énoncés dans l'édit portant établissement de l'Hôpital Général, l'institution ordonne l'enfermement des mendiants valides et invalides hommes et femmes dans un hôpital pour être employés à divers travaux pour le service intérieur de la maison. Autrement dit, sous la protection du roi et grâce à l'action des archers chargés de maintenir la police intérieure, elle devient un lieu où les pauvres mendiants perdent leur liberté. Voilà toute l'ambiguïté d'une institution qui au nom de l'extinction de la mendicité se manifeste au moyen d'actes répressifs. Au lendemain de la Révolution,l'Hôpital Général disparaît au profit d'une nouvelle administration hospitalière : le conseil général des hôpitaux et hospices civils. Cependant, les établissements qui le composent dès 1656 continuent leur activité et survivent à leur administration. La presque totalité du fonds de l'institution a disparu lors de l'incendie de 1871

Le fonctionnement de l'Hôpital général

Le personnel était entièrement laïc, bien que les noms des officières (appelées les « sœurs ») prête à confusion. Dès sa fondation, l'Hôpital général fut dirigé par des magistrats du Parlement de Paris qui en avaient rédigé les statuts, à l'origine tous membres de la Compagnie du st Sacrement . Lors de la disparition de la compagnie en 1660, les directeurs, sauf ceux qui étaient membre de droit, comme le Lieutenant general de Police, furent souvent recrutés, par cooptation, parmi les jansenistes. Pour tenter de combattre leur emprise, en 1673, le roi voulut que l'archevêque de Paris siège également. Mais il ne put jamais contrer leur influence, qui resta prépondérante jusqu'à la Révolution. Les directeurs étaient tous bénévoles.

Un édit de 1662 ordonna la généralisation de l'institution à toutes les grandes villes de France. L'Hôpital général fut la seule destination autorisée non seulement pour l’accueil des pauvres mais également pour toutes donations et legs, excluant de ce fait l’Église de sa vocation à l'assistance. La guerre qui éclata entre les directeurs et l'archevêque de Paris fut victorieuse pour les premiers.

L'Hôpital Général bénéficiait de l'exemption des droits d'entrée sur les denrées qu'il utilisait et perçut rapidement une partie de tout ce que le roi taxait sur les produits de consommation courante.

Le caractère médical de l’Hôpital général

Bien que l'Hôpital Général comptât dès sa création un médecin, un chirurgien et un apothicaire, il n'était pas un établissement médical. En revanche, il comportait, comme plus tard l'Hôtel des Invalides, un service de santé minimal pour les pensionnaires. Il semble qu'une infirmerie ait été construite à partir de 1658, en revanche les malades sérieux devaient être envoyés à l'Hôtel-Dieu, dont la destination proprement médicale s'affirma progressivement à partir de 1656.

L'affaire de l'Hôpital général

Lieu de toutes les exactions contre les pauvres sans défense et de la corruption la plus effrénée, l’Hôpital général fut au cœur d'un scandale qui ébranla le trône. Pour mettre fin à des disputes et violences qui opposaient à Bicêtre le personnel laïc aux prêtres chargés des enfants de chœur, le roi demanda en 1747 à l'archevêque de Paris nouvellement nommé, Christophe de Beaumont, d'aller y mettre de l'ordre. Les tentatives du prélat de regarder ce qui s'y passait déclenchèrent une fronde parlementaire qui vit même en novembre 1751 le Parlement de Paris se mettre en grève.

L'affaire de l'Hôpital général, qui avait débuté lors de la nomination de Madame de Moysan, une amie de l'archevêque, au poste de supérieure de la Salpêtrière en 1749, ne prit fin qu'après une totale reculade du roi qui accepta de rendre aux magistrats leurs prérogatives originales, exilant l'archevêque à l'autre bout de la France.

Il semble que les magistrats ont été soupçonnés de vouloir cacher que des abus sexuels répétés sur les enfants et même un véritable trafic d'enfants auraient eu lieu dans l'institution, ce que la présence de l'archevêque n'aurait pu que perturber.

L'Hôpital et la Révolution

Nommé par l'assemblée nationale pour faire l'état des lieux et proposer des solutions à la mendicité, le duc de La Rochefoucauld-Liancourt rendit en 1790 un rapport qui entretint pendant longtemps la confusion entre hôpital général et soins aux malades.

De plus, son rapport, repris par divers auteurs, fait totalement l'impasse sur le pouvoir dictatorial des magistrats laïcs et laisse entendre que l'Église y avait le pouvoir, ce qui fut repris par les historiens anti-cléricaux, Michelet notamment.

Hôpital et prison

Louis XIV, après avoir bâti l'hôtel des Invalides à Paris, destina l'hôpital de Bicêtre à l'usage qu'il a aujourd'hui.

Ce fut d'abord un hospice pour soldats estropiés, vieux et caducs, augmenté en 1647, grâce à Saint Vincent de Paul, de « l'œuvre nouvelle des Enfants Trouvés ».

Sous Louis XIV, à partir de 1656, l'établissement fait partie de l' hôpital General et est affecté à l'enfermement des mendiants et de tous les « indésirables ».

En 1735, l'arrivée dans l'établissement d'un clerc janséniste, Fuzier, qui demanda à se charger des enfants de chœur, marqua le début d'un conflit qui éclatera dix ans plus tard et qu'on appellera l'affaire de l' Hôpital général. Il semble que ce conflit, considéré comme religieux, masqua des abus sexuels commis contre les enfants de l'établissement .

L'endroit accueillait alors la lie de la société, mélangeant indifféremment les indigents, les malades et les criminels : aliénés (enchaînés jusqu'à l'arrivée de Philippe Pinel en 1793), escrocs, syphilitiques, assassins, vagabonds et délinquants de toute sorte. On y plaçait notamment les homosexuels pauvres pris en flagrant délit, depuis qu'on avait renoncé à les brûler en place publique. On y fustigeait les prisonniers pour leur faire expier leurs fautes.

Sous la Revolution française, à la suite d'un rapport de Mirabeau, on remet en liberté les prisonniers détenus sans jugement. En septembre 1792, des « septembriseurs » en furie assassinent au gourdin près de deux cent détenus. Au nombre des victimes figurèrent beaucoup d'enfants ramassés dans les rues pour de petits vols, de la mendicité ou du vagabondage.

On y place ensuite les suspects de trafic de faux assignats, que leur crime relevât du droit commun ou de l’activisme politique contre-révolutionnaire. Ils furent pour la plupart inclus dans la prétendue conspiration des prisons en juin 1794 et envoyés à l’échafaud, sur la dénonciation de celui d’entre eux qui désirait le plus ardemment sauver sa peau.

C'est à Bicêtre que le tapissier Guilleret a inventé la camisole de force en 1770. C'est aussi là qu'a été effectué, le 17 avril 1792, le premier essai de la guillotine, sur des moutons vivants, puis sur les cadavres de trois vagabonds.

La prison est aussi utilisée comme zone de transit pour le bagne, de 1793 a 1836 (date à laquelle la prison cesse son activité).

Bicêtre reste célèbre pour son puits aux proportions gigantesques creusé en 1733 sous la houlette de l'architecte Boffrand (5 m de diamètre pour 60 m de profondeur). L'élévation de l'eau était alors assurée par des prisonniers et des aliénés avant d'être remplacée par une machine à vapeur en 1855.

« Bicêtre - La plus mauvaise prison d'hommes. Elle renferme des condamnés à de longues peines, qui n'ont pu obtenir de rester à Sainte Pelagie, et des condamnés aux travaux forcés en attendant qu'ils soient envoyés au bagne. Les uns et les autres sont presque tous dans un état de grand dénuement. Saint Lazare. C'est le bicêtre des femmes […]. »

Le 3 juillet 1815, à l'approche de l'ennemi, on transféra les détenus de Bicêtre à Paris.

La mortalité annuelle moyenne de 1815 a 1818 est d'un détenu sur 18,75.

220px-philippe-pinel.jpgPhilippe Pinel ( 20 avril 1745 - 25 Octobre 1826) est un alieniste français. Il fut pour l'abolition des chaînes qui liaient les malades mentaux et, plus généralement, pour l'humanisation de leur traitement. Il travailla notamment à l'hopital de Bicetre. On lui doit la première classification des maladies mentales. Il a exercé une grande influence sur la psychiatrie et le traitement des aliénés en Europe et aux Etats- Unis. Après la Révolution française, le docteur Pinel bouleverse le regard sur les fous (ou « aliénés ») en affirmant qu'ils peuvent être compris et soignés. Il préconise un traitement moral qui anticipe nos psychothérapies modernes.

En  1793, le 25 août, pendant la Commune insurrectionnelle, il est nommé par décret médecin des aliénés de Bicetre Pinel délivrent les aliénés à Bicetre en 1793

En 1795, Pinel est nommé médecin-chef de la Salpetriere où, aidé par Pussin, il applique les mêmes réformes qu'à Bicêtre. Il commence alors à réformer l’organisation de l’hôpital

Pinel délivrent les aliénés à la Salpetriere en 1795

Il est élu membre de l' Academis des sciences en 1803. En 1820, c'est Jean Etienne Esquirol qui lui succède à la Salpêtrière.

Pinel supprima les saignées et les médications inutiles qui ne faisaient qu'affaiblir les aliénés. Il pensait qu'on pouvait guérir les fous avec d450px-statue-philippe-pinel.jpges paroles encourageantes et, dans les cas de délires, un raisonnement habile devait réduire l'idée dominante.

Il demeure légitime de voir en lui le père de la médecine mentale future psychiatrie. Il préconisait un traitement moral. Selon lui, le médecin devait comprendre la logique du délire de son patient, puis s'appuyer sur le reste de raison demeurant chez tout aliéné pour le forcer peu à peu à reconnaitre ses erreurs, en usant du dialogue mais aussi, au besoin, de son autorité. On a beaucoup discuté du sens du traitement moral. Pour les uns Michel Foucault notamment, P. Pinel ne fait que remplacer une contention physique par un conditionnement moral. Une exclusion par une autre, le malade psychiatrique se trouvant livré à la toute-puissance des médecins, seuls à juger de la guérison dans leurs asiles. Pour les autres, en faisant du fou un malade que l'on pourrait soigner, réintégrer dans la cité, Pinel permet d'établir un dialogue avec la folie, certes incomplet, voire spécieux, mais un dialogue tout de même. Comme souvent, la vérité se situe probablement quelque part entre les deux.

L'Empire accorda à Pinel de grands honneurs, que la Restauration lui retira plus tard. Ses idées, reprises par Esquirol, donneront naissance à la réglementation psychiatrique de 1838

Le préfet Eugene Poubelle inaugurera une plaque commémorative apposée sur un mur de l'hôpital Bicêtre le 3 août 1878

Le Grand Enfermement

La progression de la pauvrete accrut la mendicite, le vagabondage, les agressions et la prostitution dans les grandes villes.

Au cours du XVII siecle, le pouvoir royal voulut régler ce problème en menant une politique d'enfermement systématique dans les établissements dépendant de l'hôpital général. Cette politique était avant tout l'expression d'une volonté d'ordre public sans aucun souci médical.

Ainsi, à Paris, dans les établissements de la Salpetriere, la Pitie, Bicetre, il s'agissait d'accueillir selon les termes mêmes de l'Édit de 1656 les pauvres « de tous sexes, lieux et âges, de quelques qualité et naissance, et en quelque état qu'ils puissent être, valides ou invalides, malades ou convalescents, curables ou incurables ».

De fil en aiguille, la population enfermée dans les établissements parisiens atteignit le seuil de 6 000 personnes, soit 1 % de la population de l'époque. Les provinces furent également gagnées par ce mouvement de pénalisation de la misère et, à la veille de la Révolution, on comptait 32 hôpitaux généraux dans tout le pays.

Mais ce mouvement dépasse largement la France, cette politique d'internement forcé des pauvres a affecté l'ensemble des États européens. En  Angleterre, dès 1575, un acte d'Elisabeth Ire instituait des établissements visant « la punition des vagabonds et le soulagement des pauvres ». Les « Houses of Correction » qui auraient dû être présentes dans chaque comté vont laisser la place aux workhouses qui dans la seconde moitié du  XVIII siecle trouveront leur véritable expansion. Foucault note qu'en « quelques années, c'est tout un réseau qui a été jeté sur l'Europe. » En Hollande, en Italie, en Espagne, en Allemagne se créent également des lieux d'internement de même nature.

Bicêtre est alors divisé en deux grandes sections : d’un côté, la prison, de l’autre, la partie réservée aux « bons pauvres », les vagabonds non récidivistes qui se laissent conduire sans résistance à l’hôpital général. Les autres sont incarcérés à la prison où des instruments de torture remettent les indisciplinés dans le droit chemin.
Pauvres, mendiants et vagabonds n’ont pas longtemps l’exclusivité de Bicêtre. En 1660, le Parlement de Paris décide que l’hôpital général serait « pourvu » pour accueillir les aliénés. Puis, en 1679, les malades vénériens y sont admis et, en 1729, les prisonniers sont incarcérés à la maison de Force de Bicêtre.

L'eau à Bicetre

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Véritable ville dans la ville, Bicêtre a besoin d’énormément d’eau pour fonctionner. Jusqu’en 1733, des hommes, employés à cette corvée quotidienne, vont remplir des tonneaux, amarrés sur de lourdes charrettes, dans la Bièvre, à hauteur d’Arcueil, et dans la Seine. Mais l’augmentation de la population de l’hospice oblige à des voyages quotidiens de plus en plus nombreux. On parle d’abandonner Bicêtre si une solution n’est pas trouvée.
Beaucoup de légendes et de fausses idées circulent à propos des "mystérieuses" cavités situées sous l'actuel hôpital de Bicêtre. Les choses en réalité sont forts simples. Afin de satisfaire aux besoins en eau de l'ancien hospice de Bicestre construit sous Louis XIII, un énorme puits fut foncé et aménagé entre 1733 et 1735 par Boffrand (ancien élève de Mansart) ; il plongeait 57 mètres plus bas dans les eaux de la nappe alluviale de Bièvre. Entre sa dâte de mise en fonction et son arrêt (en 1903) les systèmes utilisées afin de remonter l'eau furent : un manègede 12 chevaux qui tournent un cabestan, puis des hommes 72 pour faire fonctionner ce cabestan et remonter les "seaux" de 270 litres (en particulier des épileptiques internés) ; une machine à vapeur. Les eaux étaient ensuite dirigées vers un grand bassin réservoir tout contre ; celui-ci, de forme rectangulaire, est remarquable par la qualité des voûtes et des piliers qui le compose. Subsiste à l'intérieur du puits un système de descente (reste de paliers et d'échelles en fer plus que rouillés) ; il était destiné aux équipes en charge du currage du font de puits.

Autre élément, c'est la présence dans le secteur d'anciennes carrières souterraines de calcaire grossier. Elles sont à rattacher à toutes celles qui bordent la Bièvre entre Paris et Arcueil. Certaines ont probablement fourni les pierres de l'hospice de Bicestre. Quoiqu'il en soit, elles ne communiquent en aucune façon avec le puits à eau de Bicêtre (elles sont d'ailleurs à une profondeur moindre, une trentaine de mètres). De forme circulaire caractéristique des carrières isolées à hagues et bourrages, elles sont situées sur la bordure Ouest de l'actuel Hôpital (le secteur de la fac à d'ailleurs été injecté en 2001) ; encore partiellement accessibles elles seraient sujettent à des effondrements (je mets à ce propos mes compétences de géologue au service des responsables qui souhaiteraient le vérifier).
Autre et dernier élément, un canal d'évacuation des déjections de l'hôpital fut aménagé à la fin du 18ème siècle par Charles Viel de Saint-Maux, architecte de l'hôpital général entre 1784 et 1789 ; Cet égout collectait les déchets et les acheminaient vers 2 carrières consolidées par d'épais murs de meulière (à quelques centaines de mètres au Nord de l'hospice). Je pense qu'il s'agit de celles situées aujourd'hui sous une crèche, rue Pierre Curie ; elles sont aujourd'hui inacessibles en raison des consolidations des soubassements de l'école et du périphérique. On soupçonna cet égout d'être à l'origine des pollutions qui affectèrent en 1833 les puits à eau proximaux.

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Quelques Gravures faites par les detenus

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                  Le cabestan

L’enfer de Bicêtre

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Bicêtre devient alors un lieu de détention et reçoit toutes sortes de condamnés y compris des droits communs. Avant 1792, il existe à Bicêtre deux sortes de détenus, ceux qui paient pension et ceux qui ne paient pas. Les premiers logent dans l’un des 296 cabanons, sorte de petite chambre de 2,60m x 2,50 d’où ils ne sortent jamais. Les autres, vont à la Force où ils vivent enfermés dans des salles communes mesurant 12 mètres de long sur 10 mètres de large pouvant abriter jusqu’à 70 prisonniers.



les-cachots-blancs.jpgC’est à ses cachots que Bicêtre doit sa terrible réputation. Ils sont de deux sortes, les noirs et les blancs. Les cachots noirs, creusés à cinq mètres sous le sol, sont les plus sinistres. On y accède par un escalier étroit et raide, fermé au niveau du sol par une trappe. Sans air et sans lumière, huit cellules y reçoivent une aération aveugle par un système de percements obliques dans les piliers. Les prisonniers, enterrés vivants, sont attachés à des chaînes scellées dans les murs. Sortes d’oubliettes où les prisonniers sont nourris lorsque le geôlier y pense, ces cachots ont été comblés en 1793.
La vie dans les cachots blancs n’est pas vraiment plus enviable, mais elle y est adoucie grâce au faible rai de lumière qui descend d’un soupirail placé au ras du sol. Des prisonniers aux noms célèbres y sont passés.
C’est de Bicêtre que part la chaîne, événement auquel une foule nombreuse assiste. Le « clou » du spectacle : le ferrement. Les prisonniers qui doivent partir pour le bagne sont attachés deux à deux par un carcan de fer qui est scellé directement sur le prisonnier, la tête posée sur une enclume. La dernière chaîne pour le bagne est partie de Bicêtre en en 1836.  

                                                                                                                                                                                                                       reconstitution-d-un-cachot.jpg

Sade à « Bicêtre, la Bastille de la canaille et de la bourgeoisie »
De toute la liste des prisonniers célèbres passés par Bicêtre, les plus « populaires » demeurent le marquis de Sade et Eugène-François Vidocq, même si l’un comme l’autre, n’y restèrent que peu de temps.
Le premier, Donatien-Alphonse-François de Sade, incarcéré en 1801 à la prison Sainte-Pélagie après la publication de La Nouvelle Justine ou les Malheurs de la vertu, tente d’assouvir sa lubricité sur des jeunes gens qui y passent quelques jours. Le marquis est alors transféré à Bicêtre le 14 mars 1803. Sa famille se démène pour le sortir de cette « affreuse prison, Bastille de la canaille » et le faire interner à Charenton, maison de santé au régime incomparablement plus doux. Le 27 avril 1803, soit à peine plus d’un mois après son arrivée, le marquis de Sade quitte Bicêtre pour Charenton.
Quant à Vidocq, son premier passage à Bicêtre remonte à 1796, date à laquelle il part, avec la chaîne, pour le bagne de Brest. Il s’échappe de Brest, est repris, s’évade à nouveau. En 1810, Vidocq est à Bicêtre, attendant avec d’autres forçats le départ d’une chaîne qui doit le reconduire à Brest. Ses ennemis (forts nombreux) ont dit que c’était son angoisse de la chaîne qui l’aurait poussé à trahir et à devenir « cuisinier » (dénonciateur).
Utilisé comme mouton à La Force (prison parisienne) et à Bicêtre, il échappe ainsi à la chaîne et au bagne. Il est remis en liberté sous la condition de continuer à servir de dénonciateur, puis assura la carrière policière que nous lui connaissons

Les bagnards sont tansferés à pied dans les bagnes de Brest,Cherbourg,Rochefort et Toulon, Ils sont utilisés pour la construction des ports, fortification et bassins, plus tard pour la réparation des voiliers et aussi pour la construction de routes ou canaux En 1850 lorsque les bateaux à voile furent abandonnés au profit de la vapeur, les bagnes maritimes sont ransfés à Cayenne et à Noumea.

Victor Hugo a assité au depart des bagnards rivés à la "Chaine" en 1822, il en fait une description dans son roman "les Misérables"ainsi que dans " Le dernier jour d'un condanné à mort"

Il est possible de visité lors des "Journées du Patrimoine": Le grand puits, le manege,le grand réservoir de 1200m3, la cour du massacre ou furent tués à coup de gourdin 172 prisonniers en 1794 pendant la Terreur,Le batiments de la Force,là ou dans "Les Miserables" Jean Valjean est ferre à Bicetre pour rejoindre le bagne de Toulon

L'emplacement des cachots blancs et des cachots noirs ou le celebre Latude qui c'est echappé une fois du fort de Vincennes, 3 fois de la Bastille est resté enfermé 38 mois de 1777 à 1784, il a attrapé le scorbut et fut définitivement libéré le 24 mars 1784.

L'emplacement des "Auges à Gateux" ou l'on regroupait ceux qui faisait sous eux et qui étaient couchés dans des auges percées que l'on pouvaient nettoyées à coups de seaux d'eau


le-manege.jpg Le Manege

la-cours-des-massacre.jpg   La cour des Massacres


Nous voyons l'ancienne porte d'entrée dite Porte Nord datant de 1668

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Nous voyons la porte actuelle datant de 1757 et abiméé à la révolution


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Nous dejeunons avec le tire du sac dans le Jardin Pinel qui etait l'ancien cimetiere

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Nous repartons et nous arretons avant la porte d'Italie pour boire un cafe bien merité, certains nous quittent pendant que nous continuons vers la porte d'Italie, le pont d'austerlitz, la seine, l'Ile St Louis et enfin le metro "La Cité" sous un beau soleil. Nous avons parcouru environ 9 Km

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