Le parc de bagatelle

Le Parc de Bagatelle

Robert nous entraine au parc de Bagatelle, Ecouen Rando à pris en charge le prix de l'entrée ( très aprécié par les participants)

Histoire de la commune de Neuilly-sur-Seine

Du celte lun, forêt, ou encore de noue, plaine marécageuse. Portus Lulliaci ou Nulliaci est cité en date de 1222, qui donnera par déformation au cours des siècles : Nuly, Port-Nully, Port-Neuilly puis Neuilly-sur-Seine.

Une tradition affirme que, en 52 av. J.-C., le site aurait été le lieu d'une bataille entre les Parisii et la légion romaine. Des vestiges d'une voie romaine, des poteries, des armes et divers objets témoignent certainement du passage romain. Au haut Moyen Âge, le territoire est une plaine marécageuse recouverte par la forêt de Rouvray bientôt défrichée. Un premier village de cultivateurs, Villare, qui deviendra Villiers, est cité dès le IXe siècle. Au XIIIe siècle, l'abbaye de Saint-Denis, dont la seigneurie domine la région, installe à Lulliacum « hameau de pêcheurs en bordure de Seine » sa « Chantrerie » pour y percevoir les droits de péage des bateliers. Une chapelle est édifiée. La population du village s'accroît rapidement, au détriment de Villiers dont il dépend cependant. Port-Nully est une halte pour les mariniers et se situe sur la route vers la Normandie, établie sous le règne de Philippe le Bel. En 1606, le pont commandé par Henri IV, lequel manque de se noyer avec la reine Marie de Médicis en passant la Seine sur un bac, renforce cette identité de Neuilly. En 1727, un recensement dénombre 888 habitants. À la fin du XVIIIe siècle, Neuilly, chef-lieu de canton, devenu un lieu privilégié aux portes de la capitale, compte plus de 16 000 habitants. Les châteaux de Madrid, de Neuilly « résidence de la famille d'Orléans », aujourd'hui disparus, les Folies d'Artois et Saint-James, étendent leurs immenses parcs. Sous le second Empire, le lotissement de ces domaines contribuera à l'extension résidentielle de Neuilly. La ville, épargnée par la guerre de 1870 mais très touchée par la Commune, continue son essor, répondant au nouvel engouement des Parisiens pour les espaces verts, le canotage et les promenades sur les quais de la Seine, immortalisés par les impressionnistes. Malgré les amputations successives du quartier des Ternes, de la zone des fortifications et du bois de Boulogne, de la barrière de l'Étoile et de l'arc de Triomphe, désormais rattachés à Paris, Neuilly demeure un prolongement de la capitale, dans un cadre privilégié d'espace et de verdure. Après la Seconde Guerre mondiale, Neuilly, avantagé par l'arrivée du métro en 1937, développe une politique d'urbanisme moderne, et favorise l'accueil des bureaux et sièges sociaux de grandes sociétés, traditionnellement dans le secteur de la communication, de la banque, mais aussi de la parfumerie et du cinéma, sans pour autant perdre son caractère calme et résidentiel

Avant de nous rendre au parc de bagatelle quelques arrets

Parc de la folie st James

La Folie de Baudard de Sainte-James
 Claude Baudard de Sainte-James (1738-1787) participait de la haute finance; il était en premier lieu Trésorier général de la Marine. Il avait réuni depuis 1772 des parcelles en bordure du Bois de Boulogne et lorsque son voisin le comte d'Artois eut aménagé Bagatelle, il voulut rivaliser avec lui. Baudard confia au même architecte, François Joseph Bélanger, le soin de réaliser quelque chose d'encore plus étonnant.

L'aménagement commença en 1777 sous la direction probable de Jean-Baptiste Chaussard. Le parc s'étendait des deux côtés de l'avenue de Longchamp; les parties communiquaient par deux souterrains. Un canal aux multiples sinusosités parcourait le parc, avec une profusion de ponts, de grottes et autres fabriques, dont un pavillon chinois et un kiosque chinois sur un bac flottant dans la pièce d'eau. Le domaine comportait une extension vers la Seine. L'eau alimentant les canaux y était pompée par une "pompe à feu".

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Une partie réduite du parc est conservée, à l'arrière de la folie, bâtiment d'habitation qui dépend aujourd'hui du lycée de Neuilly.

Il subsiste également le " grand pont de pierres de taille ", enjambant une dépression allongée, reliquat de canal. Les pièces d'eau et les autres canaux ont été comblés; ils étaient devenus inutiles et malsains, lorsque les pompes de puisage tombèrent en abandon. Du temps de la splendeur du parc, l'eau jaillissait de la grotte, des deux buses visibles de part et d'autre du portique à colonnes doriques et des massifs latéraux. Bélanger avait projeté de la faire couler en éventail du sommet de la rocaille, comme le montre un de ses croquis. D'autres la montrent jaillissant en jet d'eau des massifs latéraux, mais les buses correspondantes ont disparu.

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 Au rang des restes mineurs on voit la "colonne antique", replacée dans le coin nord-ouest du parc et le long du lycée deux vases en pierre qui ornaient un des ponts. On trouve également deux groupes de blocs de pierre moussus; l'un, entre la folie et le pont de pierres, serait le reste du "pont au dessus d'une chute d'eau", sur l'emplacement d'origine.

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 Dans la Villa de Madrid, rue privée perpendiculaire à l'avenue de Madrid au nord du parc, se trouve un petit pavillon assez délabré, de plan carré, au toit en verrière conique surmonté d'une flamme en tôle. Son intérieur est splendide, c'est le cabinet d'histoire naturelle de la folie, dit " la chapelle " car il fut utilisé à cette fin lorsque la folie fut transformée en maison de repos neuro-psychiatrique. Les vieux habitants du quartier l'appellent encore ainsi car elle servit de nouveau au culte voici quelques décennies. On peut le voir de l'arrière en se rendant rue du Général Henrion Bertier. Il ne reste rien des autres fabriques, en particulier du pavillon chinois situé au milieu d'un lac.

 Le parc comprend d'autre part un temple de l'Amour qui est une addition tardive de 1925. Ses cinq colonnes ont été récupérées du souterrain de Bélanger . Avec sa calotte noirâtre et globuleuse il est bien moins réussi que le petit jardin art déco dont il orne la perspective.

  L'issue fatale

Comme la plupart de ces financiers titulaires de charges publiques, Baudard de Sainte-James menait en parallèle d'autres affaires. L'ensemble le conduisit à la faillite. En 1787 ses biens furent saisis; il mourut quelques semaines après, anéanti par sa déchéance. Le duc et la duchesse de Choiseul-Praslin achetèrent la folie à bas prix.

La suite de l'histoire de la folie est celle du déclin inéluctable d'un domaine privé trop proche de Paris pour être préservé du dépeçage. Les lotissements successifs le rognèrent par pans. Un sursaut de gloire intervint dans les années 20, quand les Lebel rénovèrent le domaine : mais ce fut aussi l'occasion de supprimer plusieurs reliquats (la glacière, le kiosque de la rue ...) qui sous d'autres auspices auraient pu être sauvés. C'est aux Lebel que l'on doit le charmant petit jardin art déco terminé par le temple de l'Amour.

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 Présentation

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Le parc à son origine abritait de nombreuses fabriques dont une petite partie est conservée de nos jours. À l'extrémité nord du parc se trouve une ancienne chapelle qui à l'origine servait comme Cabinet d'Histoire Naturelle ou encore Pavillon de Musique. Il a été édifié par  Jean Batiste Chaussard pour exposer la collection de minéraux et coquillages du baron de Sainte-James. Le pavillon prend le nom de « Chapelle » lorsque la folie Saint-James devient maison de repos en 1851. Le grand domaine de l'ancienne Folie Saint-James est partiellement loti dès 1825.

La folie est au 34 avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine,

Le Chateau de Madrid

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Blessé et fait prisonnier le 24 février 1525 à la bataille de Pavie, François I° a été détenu à Madrid en Espagne. Le 14 janvier 1526, il signe avec Charles-Quint le traité de Madrid qui lui rend la liberté en échange de la Bourgogne et de son renoncement à l'Italie. Rentré à Paris, François I°, qui trouve le Louvre très inconfortable, décide en 1528 de construire un château d'agrément au bout du bois de Boulogne, entre le port de Neuilly et l'abbaye de Longchamp. L'emplacement de ce château correspond aujourd'hui, à Neuilly, à l'angle du boulevard du Commandant Charcot et du boulevard Richard Wallace, les jardins allant jusqu'à la rue du bois de Boulogne. D'abord appelé château de Boulogne, il prendra vite le nom de château de Madrid en souvenir de la captivité de François I°.

Construit à partir de 1529 par plusieurs architectes : Jérôme della Robia puis Philibert Delorme et enfin le jeune Jacques I Androuet du Cerceau (1510-1584), père de Jacques II à qui on doit entre autres le Pont-Neuf, ce château est composé d'un grand corps de bâtiment appuyé de plusieurs pavillons et flanqué de tours. Les murs des façades sont recouverts de faïence, émaillés en relief et de couleurs vives. Il y a aussi de grandes plaques émaillées sur cuivre, exécutées à Limoges, dont neuf sont aujourd'hui au musée de Cluny. C'est à cause de ces émaux que ce château a été surnommé : le château de Faïence. Il était à l'origine entouré de fossés qui furent, peu de temps après, remplacés par des murs.

Au début Henri IV aime venir à Madrid avec Mlle d'Entragues, la belle Gabrielle d'Estrée ou autre favorite, puis il s'en lasse et fait installer une magnanerie et planter 15.000 mûriers dans le bois pour nourrir les vers à soie ; par la suite il la supprime et donne Madrid à sa première femme Marguerite de Valois qui y demeure plusieurs années avec son aumônier Saint Vincent de Paul. Si Louis XIII vient souvent y chasser pendant sa jeunesse, il y vient peu par la suite sauf en 1636 où, pour éviter une épidémie, il s'y réfugie avec Anne d'Autriche. En 1656, on installe à Madrid une manufacture de bas de soie qui comptera 79 compagnons en 1672. Louis XIV n'y vient pas mais y loge des personnes de marque notamment Fleurian d'Armenonville, capitaine des gardes de la garenne du bois puis garde des sceaux. Quant à Louis XVI, il n'aime pas Madrid et songe en 1788 à le vendre.

Vendu comme bien national le 27 mars 1793 au sieur Leroy, celui-ci fait démolir le château pour tirer profit de chaque élément ; mais Madrid était si solidement construit que les frais de démolition dépassèrent la valeur des matériaux. A cause de cet acte de vandalisme dicté par l'appât aveugle du gain, la France a perdu un des plus beaux chefs d'oeuvre de la Renaissance

Aujourd'hui, il n'en subsiste plus qu'un chapiteau de pierre et des fragments de faïence conservés aux  musees de Sevres et d'Ecouen

Maison de Jean Martin Charcot

Dissimulée parmi les arbres, cette demeure est celle de Jean-Martin Charcot (1825 -1893), illustre neurologue, précurseur de la psychopathologie et professeur de Sigmund Freud.

charcot.jpg Elle fut également la demeure de son fils Jean-Baptiste Charcot (né à Neuilly-sur-Seine en 1867 – décédé en 1936), médecin et explorateur des zones polaires où il mena des recherches océanographiques.

La maison, construite au début du XIXe siècle, est louée dès 1867, puis acquise en 1883 par Jean-Martin Charcot.

Il transforme la petite propriété en une grande et belle villa, dont le style anglo-normand témoigne du goût architectural de la bourgeoisie du XIXe siècle. L’architecte René Simonet construit un avant-corps à pan de bois sur la façade ouest.

Du mobilier et de nombreux souvenirs du professeur Charcot et de son fi ls Jean-Baptiste sont conservés à l’intérieur. La maison est inscrite au titre des Monuments Historiques en 1987

Construite en 1813, cette maison est notable pour être la maison où est né le 15 Juillet 1867 Jean Baptiste  Charcot, médecin et explorateur des zones polaires français. Il s'agit également de la maison de son père, le clinicien et neurologue Jean Martin Charcot.

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Jean-Baptiste Charcot (1867-1936), médecin, explorateur des zones polaires. Né le 15 juillet 1867 à Neuilly-sur-Seine, il est le fils du célèbre médecin Jean Martin Charcot.

De 1883 à 1887, il fait de nombreux voyages avec son père (Pays de Galles, îles Shetland, îles Hébrides, îles Féroé, en Islande, Jan Mayen, Hollande, Espagne et Maroc), et gardera une véritable phobie des pays chauds.
En 1888 il effectue son service militaire dans les chasseurs alpins en qualité de médecin auxiliaire.
En 1893, Il se fait construire son premier Pourquoi-Pas ?, un côtre de 19,50 m.
En 1896, il revend son bateau qu'il remplace par une goélette en bois de 26 m, le Pourquoi-Pas ? II.
En 1897, il change de nouveau de bateau, pour une goélette en fer de 31 m, avec moteur à vapeur, le Pourquoi-Pas ? III.
En 1898, il remonte le Nil jusqu'à Assouan en compagnie du milliardaire Vanderbilt.
En 1899, séduit par les modifications et les améliorations apportées par le propriétaire intermédiaire, il rachète son ancienne goélette, le Pourquoi-Pas ? II, et va croiser dans les eaux britanniques.
En 1902, il navigue vers l'Islande et franchit pour la première fois le cercle polaire arctique et approche les glaces. Il devient aussi officier de marine.

Les expeditions dans l'Antartique


Maquette du Pourquoi-Pas ? IV, bateau d'exploration polaire de 40 m gréé en trois-mâts barque.

En 1903, il fait construire à Saint-Malo un trois-mâts goélette de 32 m, le Français et monte la première expédition française en Antarctique qui hiverne sous le vent de l'île Wandel. En 1905, l'expédition, quitte le 4 mars, la péninsule Antarctique. L'hivernage s'est bien passé et les objectifs scientifiques sont dépassés : 1000 km de côtes nouvelles reconnues et relevées, 3 cartes marines détaillées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections destinées au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Le bateau est revendu à la marine argentine. À son retour en France, Charcot divorce de sa femme et s'installe chez sa sœur Jeanne, avec sa fille Marion. En 1907, il se remarie, le 24 janvier, avec Marguerite Cléry, peintre qui l'accompagnera souvent dans ses voyages, et ils ont une fille, Monique, née le 8 décembre.
Il lance une nouvelle expédition antarctique et débute la construction d'un nouveau Pourquoi-Pas ? IV, bateau d'exploration polaire de 40 m gréé en trois-mâts barque, équipé d'un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque. De 1908 à 1910, Charcot part, en août, hiverner à l'île Petermann pour sa deuxième expédition polaire. L'expédition est de retour en France en juin 1910 après un nouvel hivernage riche sur le plan scientifique. Le tracé de la Terre Alexandre Ier et une nouvelle terre est découverte, la Terre de Charcot. Mais Charcot a été victime du scorbut et revient considérablement affaibli. Les résultats de l'expédition sont considérables et comprennent : des mesures océanographiques (salinité, sondage), des relevés de météorologie, une étude des marées, une étude du magnétisme, des collections de zoologie et de botanique confiées au Muséum et à l'Institut Océanographique de Monaco et le relevé cartographique de 2 000 km de côtes. En 1911, naissance de Martine, sa troisième fille. En 1912 Le Pourquoi-Pas ? IV devient navire-école de la Marine.

Des missions en tant que militaire

De 1914 à 1918, durant la guerre, il est d'abord mobilisé comme médecin de marine de première classe et affecté à l'hôpital de Cherbourg. En juillet 1915, il obtient de l'Amirauté anglaise, le commandement d'un navire spécialement étudié et construit par les Anglais pour la chasse aux sous-marins. En 1916, il réussit à convaincre la Marine militaire française de construire à Nantes trois cargos-pièges pour la lutte anti-sous-marine, avec des équipages déguisés en marins de commerce. Affecté au commandement du premier construit, il bourlingue pendant deux ans le long des côtes bretonnes et normandes. Charcot termine la guerre avec les Croix de Guerre anglaise puis française et une citation à l'ordre de l'Armée pour ses actes de courage. De 1918 à 1925, Charcot, monte dans la hiérarchie des grades : enseigne de réserve, lieutenant de vaisseau, capitaine de corvette, et est nommé capitaine de frégate en 1923. Durant cette période, il effectue avec son navire le Pourquoi-Pas ? IV des missions scientifiques dans le golfe de Gascogne, en Manche, dans l'Atlantique nord, en Méditerranée et aux îles Féroé, principalement pour des études de lithologie et de géologie sous-marine au moyen de dragages, dont Charcot a mis au point le matériel et les méthodes.

Chef des missions polaires

À partir de 1925, atteint par la limite d'âge, il perd le commandement du navire, mais demeure à bord en qualité de chef des missions. Le navire va effectuer de multiples navigations vers les glaces de l'Arctique. En 1926, il est élu à l'Académie des Sciences et se voit confier une mission à la Terre de Jameson. Il explore la côte orientale du Groenland et ramène une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d'insectes et de flore. En 1928, le Pourquoi-Pas ? IV et le croiseur Strasbourg partent vainement à la recherche du gros hydravion français Latham 47 disparu avec à son bord le grand explorateur norvégien Roald Amundsen alors qu'eux-mêmes étaient à la recherche du général italien Nobile parti survoler le pôle nord à bord du dirigeable Italia et dont on est sans nouvelle. En 1929, il est reçu à l'Académie de Marine. À partir de 1930, Charcot prépare l'Année Polaire Internationale. De 1931 à 1933, il s'occupe de la définition de la mission, de l'implantation et de l'organisation de la station du Scoresby Sund avec le concours de scientifiques, des autorités danoises locales et de la main-d'œuvre du pays. En 1934, il installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagssalik pour vivre au milieu d'une population eskimo. En 1935, il revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter) et poursuit l'établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l'Islande et le bateau parvient à se réfugier dans un petit port. En septembre 1936, de retour de mission au Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor et qui vient de traverser l'inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas ? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer la chaudière du bateau. Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et se perd corps et biens sur les récifs d'Alftanes. Le naufrage fait 23 morts et 17 disparus, et un seul survivant. Jean-Baptiste Charcot, mort en mer, est enterré à Paris au cimetière Montmartre, le 12 octobre après des funérailles nationales.

L'ecole de la rue de la Ferme

Human bomb: une classe de maternelle prise en otage à Neuilly

Vers 9h, hier matin, un homme armé a pris en otages 2O enfants d'une école et leur institutrice. Il réclame 1OO millions de francs. Dans la journée, les tireurs d'élite ont pris position, des policiers et des parents ont tenté de négocier. Cette la nuit, 6 enfants étaient encore retenus...

 Paru le 14 mai 1993
      Devant la classe de la maternelle, il y a huit petits manteaux pendus aux clous avec, au-dessus de l'un, un sac à dos bariolé, au-dessus de l'autre une casquette. Dans le couloir, toutes les autres patères sont vides. Pas un bruit. Depuis ce matin où un homme en survêtement noir, cagoulé et ganté, a pris en otages les vingt élèves de la première maternelle du groupe scolaire Charcot à Neuilly, les autres classes ont été évacuées. Au fil de la journée, douze enfants ont été libérés. A 22 h 30, il en reste huit, enfermés dans la salle de classe avec leur institutrice, Laurence Dreyfus, une femme de 27 ans, mère d'un bébé de 20 mois. Ils sont au fond de la pièce, près de la fenêtre. «C'est un jeu», a dit la maîtresse. A l'autre bout de la pièce, l'homme attend, un sac à dos sur le ventre, qu'il dit chargé d'explosifs. Par des petits billets glissés sous la porte, il a demandé 100 millions de francs de rançon, «en or et en petites coupures». Il n'a jamais molesté les enfants.

Dans le Noir

     Depuis le début de la journée, il ne veut traiter qu'avec des femmes et montre un calme surprenant. L'institutrice entre et sort à sa guise. L'homme a exigé qu'une pédiatre puisse également intervenir à sa demande. De temps en temps, il la fait venir. A chaque allée et venue, les policiers du Raid, cachés devant la porte, serrent leurs armes, brandissent leurs boucliers. Mais rien. «On est formés à la patience autant qu'à l'action», dit l'un. La pédiatre ressort, stéthoscope autour du cou. Les parents des enfants aussi la guettent. Ils se sont regroupés dans le gymnase de l'école, enroulés dans des couvertures. Certains regardent la télévision qu'on a installée, d'autres se sont réfugiés dans une salle de classe où ils n'ont pas allumé la lumière. Dans le noir, certains pleurent. La pédiatre revient. Espoir. Pas d'enfant. Une femme veut se ruer dans la salle de classe, appelle son enfant. On la calme. Et l'attente reprend.
Un véritable hôpital a été installé plus loin dans l'école, près du réfectoire où s'est installé le PC des pompiers et des policiers. Une perfusion pour chaque enfant a été préparée. «Si c'étaient des adultes, nous aurions agi tout à fait autrement», a dit un policier. D'autant que le calme et la détermination de l'homme inquiètent les troupes. D'après certaines sources, il aurait préparé son plan de longue date et, sitôt entré dans la classe, aurait fait passer aux policiers un texte tapé sur informatique. Il est 23 heures. Un enfant sort. Il reste sept petits manteaux pendus dans le couloir. Et l'attente reprend.

Affolement.
    9 heures du matin : il y avait environ 900 élèves dans l'école lorsque l'homme a fait irruption juste après la rentrée du matin dans l'école maternelle Bagatelle qui appartient au groupe scolaire, dans une classe de petits âgés de 2 et 3 ans.
«C'est la classe de Madame Laurence ! Le fils de Francine et le petit Narboni, ils sont dedans !» Devant la grille fermée du groupe scolaire, des parents s'agglutinent, affolés : ils viennent d'apprendre par la radio.
Dans la cour plantée de hauts pins et de marronniers, quelques dizaines d'enfants attendent calmement. Les institutrices, les listes des effectifs en main, les appellent : Aurélie, Christophe, Jean-Charles partent avec leurs parents. Quatre tout-petits de 2 ans sont assis sur les marches du bureau de la direction, à l'entrée de l'école. Ils bavardent. «Maman ! Aléa, tu es là ! Où est passé Quitterie ? Il paraît qu'elle est partie avec une amie. Sors par la petite porte, Simon. Romain, je te ramène ?»
Un homme en noir, le visage masqué, traverse la foule. Un homme du Raid. Puis une voiture s'arrête : Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly, ministre du Budget, pénètre dans l'établissement où le préfet des Hauts-de-Seine et le commandant du Raid ont entamé, dès le matin, des négociations. Sans succès.
A 13 heures, la situation n'a pas évolué. Un couple en pleurs repart sans son enfant. Un quart d'heure après, la camionnette du service de déminage de la gendarmerie pénètre dans la cour. Les autorités en diront peu sur le dispositif mis en place tout autour du groupe scolaire, car le preneur d'otages écoute la radio. Dans l'après-midi, d'ailleurs, le ministère de l'Intérieur a prié les rédactions d'être discrètes. Charles-Noël Hardy, le préfet des Hauts-de-Seine, a fait une courte intervention, la seule de toute la journée. Il indique que l'homme est jeune, qu'il prétend disposer d'une bombe.

Négociations.

    Faute de plus d'informations, une rumeur enfle : l'homme serait un Noir. Un père d'élève, Pierre Narboni, s'est joint aux premiers négociateurs. Par les instituteurs restés dans la cour de l'école, on apprend que quelques enfants viennent d'être libérés. Ils repartent blottis dans les bras de leur mère ou de leur père, enveloppés d'imperméables ou de couvertures. Au total, le preneur d'otages, sur lequel les forces de l'ordre ne donneront aucun renseignement précis, laisse partir douze enfants au fil de l'après-midi.
La direction de l'école a tenté de joindre l'ensemble des parents. Malgré la situation, jamais l'établissement ne sera évacué, et, à l'heure de la fin des classes, les élèves du groupe scolaire sont partis comme à l'ordinaire. Puis, les instituteurs, les femmes de service ont commencé à quitter l'école par petits groupes : «Tout va bien, c'est calme», disent-ils de quelques mots brefs avant de partir de la rue de la Ferme.

Couches-culottes.
    De tous les élèves de l'école du Commandant-Charcot, il ne reste alors que neuf enfants encore pris en otages. Les va-et-vient des forces de l'ordre se poursuivent. Les pompiers dressent une haute échelle le long d'un bâtiment non loin de la classe, invisible de la rue. Des policiers se chargent de l'intendance : ils entrent dans l'école avec des couvertures, des couches-culottes, des provisions. Les enfants auraient fait la sieste, très sagement. Dehors, l'attente se prolonge.
    Puis, à 19 heures, Nicolas Sarkozy sort précipitamment dans la rue : «Il veut parler à un journaliste de TF1.» Jean-Pierre About pousse alors la barrière de sécurité et rejoint le maire de Neuilly dans l'école. Au journal de 20 heures, le reporter a raconté comment s'était passée sa «visite» : «L'homme exigeait qu'un journaliste de TF1 vienne le voir. En échange, il a libéré un enfant.» Le journaliste de TF1 a pénétré à l'intérieur de la salle de classe avec un policier du Raid. «Les enfants sont extraordinairement calmes, ils jouent, ils sont décontractés. L'institutrice leur a donné des calmants pour les faire dormir.» L'homme, raconte Jean-Pierre About, voulait le rencontrer pour lui préciser que tout ce qu'il voulait c'était «une rançon de 100 millions de francs en lingots d'or et billets usagés». Le preneur d'otages, poursuit le reporter, a une bobine à la main, qui pourrait être un détonateur, et un sac sur la poitrine, peut-être une bombe. Il porte une cagoule.

«Ce n'est pas un Noir».
    Cinq minutes après, Pierre Narboni, ce père qui s'était proposé comme négociateur, sort à son tour de l'établissement accompagné de son épouse : «Il n'y a plus que neuf enfants dans la classe, annoncent-ils, l'ambiance est très calme depuis ce matin.» Et lui qui est l'un des rares à avoir vu le preneur d'otages affirme : «Non , ce n'est pas un Noir.» A 20 heures, Charles-Noël Hardy, le préfet des Hauts-de-Seine, tente de calmer les esprits. «Le dénouement est proche», estime-t-il. Il réaffirme en outre aux journalistes et aux parents d'élèves massés devant la sortie de l'école que «les forces de l'ordre n'interviendront pas avant le dénouement».
A 1 heure du matin, un quatorzième enfant était libéré.

 Epilogue

 A 7 h 25, le 15 mai, après 46 heures de suspense, le Raid fait irruption dans la classe et abat le preneur d'otages assoupi, son détonateur à portée de main. Eric Schmitt, 42 ans, cadre au chômage, se faisait appeler «HB», pour «human bomb». Il avait réparti 21 bâtons de dynamite dans la maternelle et exigeait 100 millions de francs de rançon parce qu'il avait, selon ses propres termes «une chance sur cent millions de s'en sortir».
Les policiers avaient-ils besoin de le tuer pour le neutraliser ? La question a été posée quelques mois après l'heureuse issue de cette prise d'otages qui n'a fait aucune victime chez les enfants et leur maîtresse.
Deux membres du Syndicat de la magistrature (SM) ont affirmé que le preneur d'otages avait été descendu froidement dans son sommeil, et jugé que la décision «d'éliminer Eric Schmitt revêtait un caractère purement politique». De son côté, la famille d'Eric Schmitt a porté plainte contre X. Après enquête, le Raid a été mis hors de cause en décembre 1994.

Lire la suite si vous passez par le lien " Rando Paris" vous trouverez le parc de Bagatelle

Enfin le Parc de Bagatelle

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Histoire du Parc

Le jardin de Bagatelle

En 1777, le Comte d’Artois, frère du roi Louis XVI, fait édifier une « folie » autour de laquelle il créé un jardin « anglo-chinois » dans un domaine de 16 hectares. En 1835, Louis-Philippe vend le domaine à Lord Seymour qui le lègue à son fils adoptif Richard Wallace. Il agrandit le parc qui atteint la surface de 24 hectares entre 1855 et 1860 et le fait redessiner par le paysagiste Varé, dans le goût de l’époque. Bagatelle est mis en vente en 1904. Pour en éviter le lotissement, la ville de Paris l’acquiert en 1905. Le paysagiste Jean-Nicolas Forestier simplifie le jardin et utilise les zones de culture vivrières pour dessiner la roseraie, le jardin des présentateurs et le jardin d’iris.

 Cest Jules Graveaux, fils d’un menuisier de Vitry-sur-Seine qui va créer la roseraie du Jardin de Bagatelle. Rien ne prédisposait Jules Graveraux à devenir le rosiériste réputé que l’on connait…  Employé par Mr et Mme Boucicaut au Bon marché où il entre à 14 ans, il va faire fortune et prendre sa retraite à 48 ans… Il fait alors  l’acquisition d’une propriété à l’Haÿ-les-Roses ou il imagine un magnifique jardin de roses. En 1894, il commence une extraordinaire collection, apprend à faire des hybridations et se met en tête d’étudier la reine des fleurs… C’est lui qui va participer à la reconstitution de la collection de l’Impératrice Joséphine de Beauharnais au Château de la Malmaison. Décoré de la Légion d’honneur et proclamé Commandeur du mérite agricole pour avoir développé le goût des roseraies et le commerce des roses, il meurt à Paris le 23 mars 1916.

 On appelait aussi Bagatelle (c'est-à-dire babiole, par allusion à son coût, 3 à 4 millions) la « Folie d'Artois ». Le parc et le chateau de Bagatelle ont été construits en soixante-quatre jours seulement, à la suite d'un pari entre Marie Antoinette et le Comte d'Artois, acquéreur du domaine en 1775.

Les plans du site ont été dessinés en une seule nuit par l'architecte Bélanger ; plus de neuf cents ouvriers ont travaillé à cette réalisation.

 François Joseph Belanger a conçu le parc et Thomas Blaikie a assuré sa réalisation dans un  style anglo chinois, très en vogue à l'époque. Cette mode est liée à l'arrivée en Europe d'images de pagodes en provenance de Chine mais reflète également une réaction face au rigorisme des jardins a la francaise.

«  Bélanger mit à l’intérieur des marbres, des glaces, des bains, des jets d’eau rafraîchissants, des meubles clairs et gais ; puis, autour, un jardin semi-anglais, semi-français ; et, dans le parc, tout l’assortiment rococo, sentimental du XVIIIe siècle : temple de la philosophie, pavillon hindou, ermitage, etc., etc. ; beautés de la nature truquées : grottes, cascades, roches, lacs, ponts en bois, tout un Rousseau de clinquant, une fausse nature, en somme, contrastant, jurant avec l’ample paysage formé par le fleuve paisible - alors - qui bordait le parc à l’ouest, par le Mont Valerien, par les belles collines de Saint-Cloud, de Meudon. Mais on était près de Paris, pas loin de Versailles, bien plus artificiel encore. Et le fleuve si lent, et le Bois si calme, et les collines, et le parc, et Bagatelle pouvaient passer pour un lieu champêtre, pour une véritable Arcadie. »

Après avoir failli disparaître sous la Revolution francaise, le parc a été doté de l'orangerie, de la grille d'honneur et des écuries en 1835, puis des pavillons des gardes, du Trianon et des deux terrasses en 1870.

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L'héritier de la veuve de Sir Richard Wallace (1818-1890), née Julie Castelnau, morte à Londres en 1897, vendit le domaine à la ville de Paris en 1904.

Le 15 mars 1907, Charles Voisin y accomplit le premier vol mécanique sur un aéroplane muni d’un moteur à explosion (un V8 « Antoinette »).


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Depuis 1907, la roseraie du parc accueille un concours international. On trouve dans le parc quelque dix mille rosiers représentant mille deux cents espèces différentes.






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  L'Orangerie de Bagatelle est un lieu cher aux mélomanes et aux amoureux de jardins à la française. Conçue en 1835 pour fournir quelques bourgeois en vitamines C et en couleurs exotiques, l'Orangerie est bel et bien devenue un espace privilégié pour écouter. L'hiver, ses ouvertures laissent par transparence entrer lumière et chaleur, alors que ses murs protègent du gel et du bruit. Mais l'été arrivé, les pamplemoussiers et les mandariniers sont rendus à l'air libre. C'est aux accords de musique de prendre le relais. Autant dire que mineures et majeures y poussent comme des agrumes.

  Deux festivals classiques rythment la vie de l'orangerie. Depuis 1983, Chopin est ainsi célébré chaque été à travers diverses thématiques. Le festival de musique de chambre, « L'Octuor de France » fait aussi vibrer les plantes restées à l'ombre de l'Orangerie. A noter qu'en 2012, le lieu accueille exceptionnellement le festival voisin des Solistes aux serres d'Auteuil, pour cause de travaux. Du mois de juin au mois d'août, les concerts s'y succèdent à deux pas du parfum des roses du jardin. Arrivez en avance, le parc abrite des milliers d'espèces, et les narcisses, tulipes et arbres fruitiers font délicieusement échos aux 'Quatre saisons' de Vivaldi.

Que vous dire sur ce parc pendant notre petite promenade nous avons pu admirer

Les cascades

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  Les bassins et les ponts                           

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Les pagodes                                                                                                                                                                                                        

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Les ruines, les gloriettes, les cygnes, les canards les magnifiques paons les rosiers vu depuis le belvedere

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                                                               Suis je beau ?

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Ensuite dejeuner un peu frais pres de l'orangerie, puis la merveille apres le jardin mediteraneen surmonté du kiosque de l'imperatrice, la roseraie avec ses fleurs plus magnifiques les unes que les autres

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Enfin le jardins des iris, la bambouseraie et le potager

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Un arrêt pour se rafraichir dans une buvette champetre pres du champs d'entrainement et retour sur Ecouen

Cette randonnée est helas la derniere de la saison, il faudra attendre septembre pour de nouveau decouvrir des endroits merveilleux

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 Un petit moment de tendresse

A bagatelle les paons sont comme nos pigeons et moineaux des squares, ils n'hesite pas a quemander un bout de pain ou de gateau

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Je n'ai pu mettre toutes les photos prises a bagatelle mais je les tiens a votre disposition si vous le souhaiter

Merci a Robert pour ces merveilleuses sorties

toujours tres bien commentées et si differentes l'une de l'autre

Vivement la saison prochaine pour de nouvelles découvertes

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Bonnes Vacances a tous

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