Randos douces sur Paris

Le parc de bagatelle

Le Parc de Bagatelle

Robert nous entraine au parc de Bagatelle, Ecouen Rando à pris en charge le prix de l'entrée ( très aprécié par les participants)

Histoire de la commune de Neuilly-sur-Seine

Du celte lun, forêt, ou encore de noue, plaine marécageuse. Portus Lulliaci ou Nulliaci est cité en date de 1222, qui donnera par déformation au cours des siècles : Nuly, Port-Nully, Port-Neuilly puis Neuilly-sur-Seine.

Une tradition affirme que, en 52 av. J.-C., le site aurait été le lieu d'une bataille entre les Parisii et la légion romaine. Des vestiges d'une voie romaine, des poteries, des armes et divers objets témoignent certainement du passage romain. Au haut Moyen Âge, le territoire est une plaine marécageuse recouverte par la forêt de Rouvray bientôt défrichée. Un premier village de cultivateurs, Villare, qui deviendra Villiers, est cité dès le IXe siècle. Au XIIIe siècle, l'abbaye de Saint-Denis, dont la seigneurie domine la région, installe à Lulliacum « hameau de pêcheurs en bordure de Seine » sa « Chantrerie » pour y percevoir les droits de péage des bateliers. Une chapelle est édifiée. La population du village s'accroît rapidement, au détriment de Villiers dont il dépend cependant. Port-Nully est une halte pour les mariniers et se situe sur la route vers la Normandie, établie sous le règne de Philippe le Bel. En 1606, le pont commandé par Henri IV, lequel manque de se noyer avec la reine Marie de Médicis en passant la Seine sur un bac, renforce cette identité de Neuilly. En 1727, un recensement dénombre 888 habitants. À la fin du XVIIIe siècle, Neuilly, chef-lieu de canton, devenu un lieu privilégié aux portes de la capitale, compte plus de 16 000 habitants. Les châteaux de Madrid, de Neuilly « résidence de la famille d'Orléans », aujourd'hui disparus, les Folies d'Artois et Saint-James, étendent leurs immenses parcs. Sous le second Empire, le lotissement de ces domaines contribuera à l'extension résidentielle de Neuilly. La ville, épargnée par la guerre de 1870 mais très touchée par la Commune, continue son essor, répondant au nouvel engouement des Parisiens pour les espaces verts, le canotage et les promenades sur les quais de la Seine, immortalisés par les impressionnistes. Malgré les amputations successives du quartier des Ternes, de la zone des fortifications et du bois de Boulogne, de la barrière de l'Étoile et de l'arc de Triomphe, désormais rattachés à Paris, Neuilly demeure un prolongement de la capitale, dans un cadre privilégié d'espace et de verdure. Après la Seconde Guerre mondiale, Neuilly, avantagé par l'arrivée du métro en 1937, développe une politique d'urbanisme moderne, et favorise l'accueil des bureaux et sièges sociaux de grandes sociétés, traditionnellement dans le secteur de la communication, de la banque, mais aussi de la parfumerie et du cinéma, sans pour autant perdre son caractère calme et résidentiel

Avant de nous rendre au parc de bagatelle quelques arrets

Parc de la folie st James

La Folie de Baudard de Sainte-James
 Claude Baudard de Sainte-James (1738-1787) participait de la haute finance; il était en premier lieu Trésorier général de la Marine. Il avait réuni depuis 1772 des parcelles en bordure du Bois de Boulogne et lorsque son voisin le comte d'Artois eut aménagé Bagatelle, il voulut rivaliser avec lui. Baudard confia au même architecte, François Joseph Bélanger, le soin de réaliser quelque chose d'encore plus étonnant.

L'aménagement commença en 1777 sous la direction probable de Jean-Baptiste Chaussard. Le parc s'étendait des deux côtés de l'avenue de Longchamp; les parties communiquaient par deux souterrains. Un canal aux multiples sinusosités parcourait le parc, avec une profusion de ponts, de grottes et autres fabriques, dont un pavillon chinois et un kiosque chinois sur un bac flottant dans la pièce d'eau. Le domaine comportait une extension vers la Seine. L'eau alimentant les canaux y était pompée par une "pompe à feu".

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Une partie réduite du parc est conservée, à l'arrière de la folie, bâtiment d'habitation qui dépend aujourd'hui du lycée de Neuilly.

Il subsiste également le " grand pont de pierres de taille ", enjambant une dépression allongée, reliquat de canal. Les pièces d'eau et les autres canaux ont été comblés; ils étaient devenus inutiles et malsains, lorsque les pompes de puisage tombèrent en abandon. Du temps de la splendeur du parc, l'eau jaillissait de la grotte, des deux buses visibles de part et d'autre du portique à colonnes doriques et des massifs latéraux. Bélanger avait projeté de la faire couler en éventail du sommet de la rocaille, comme le montre un de ses croquis. D'autres la montrent jaillissant en jet d'eau des massifs latéraux, mais les buses correspondantes ont disparu.

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 Au rang des restes mineurs on voit la "colonne antique", replacée dans le coin nord-ouest du parc et le long du lycée deux vases en pierre qui ornaient un des ponts. On trouve également deux groupes de blocs de pierre moussus; l'un, entre la folie et le pont de pierres, serait le reste du "pont au dessus d'une chute d'eau", sur l'emplacement d'origine.

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 Dans la Villa de Madrid, rue privée perpendiculaire à l'avenue de Madrid au nord du parc, se trouve un petit pavillon assez délabré, de plan carré, au toit en verrière conique surmonté d'une flamme en tôle. Son intérieur est splendide, c'est le cabinet d'histoire naturelle de la folie, dit " la chapelle " car il fut utilisé à cette fin lorsque la folie fut transformée en maison de repos neuro-psychiatrique. Les vieux habitants du quartier l'appellent encore ainsi car elle servit de nouveau au culte voici quelques décennies. On peut le voir de l'arrière en se rendant rue du Général Henrion Bertier. Il ne reste rien des autres fabriques, en particulier du pavillon chinois situé au milieu d'un lac.

 Le parc comprend d'autre part un temple de l'Amour qui est une addition tardive de 1925. Ses cinq colonnes ont été récupérées du souterrain de Bélanger . Avec sa calotte noirâtre et globuleuse il est bien moins réussi que le petit jardin art déco dont il orne la perspective.

  L'issue fatale

Comme la plupart de ces financiers titulaires de charges publiques, Baudard de Sainte-James menait en parallèle d'autres affaires. L'ensemble le conduisit à la faillite. En 1787 ses biens furent saisis; il mourut quelques semaines après, anéanti par sa déchéance. Le duc et la duchesse de Choiseul-Praslin achetèrent la folie à bas prix.

La suite de l'histoire de la folie est celle du déclin inéluctable d'un domaine privé trop proche de Paris pour être préservé du dépeçage. Les lotissements successifs le rognèrent par pans. Un sursaut de gloire intervint dans les années 20, quand les Lebel rénovèrent le domaine : mais ce fut aussi l'occasion de supprimer plusieurs reliquats (la glacière, le kiosque de la rue ...) qui sous d'autres auspices auraient pu être sauvés. C'est aux Lebel que l'on doit le charmant petit jardin art déco terminé par le temple de l'Amour.

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 Présentation

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Le parc à son origine abritait de nombreuses fabriques dont une petite partie est conservée de nos jours. À l'extrémité nord du parc se trouve une ancienne chapelle qui à l'origine servait comme Cabinet d'Histoire Naturelle ou encore Pavillon de Musique. Il a été édifié par  Jean Batiste Chaussard pour exposer la collection de minéraux et coquillages du baron de Sainte-James. Le pavillon prend le nom de « Chapelle » lorsque la folie Saint-James devient maison de repos en 1851. Le grand domaine de l'ancienne Folie Saint-James est partiellement loti dès 1825.

La folie est au 34 avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine,

Le Chateau de Madrid

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Blessé et fait prisonnier le 24 février 1525 à la bataille de Pavie, François I° a été détenu à Madrid en Espagne. Le 14 janvier 1526, il signe avec Charles-Quint le traité de Madrid qui lui rend la liberté en échange de la Bourgogne et de son renoncement à l'Italie. Rentré à Paris, François I°, qui trouve le Louvre très inconfortable, décide en 1528 de construire un château d'agrément au bout du bois de Boulogne, entre le port de Neuilly et l'abbaye de Longchamp. L'emplacement de ce château correspond aujourd'hui, à Neuilly, à l'angle du boulevard du Commandant Charcot et du boulevard Richard Wallace, les jardins allant jusqu'à la rue du bois de Boulogne. D'abord appelé château de Boulogne, il prendra vite le nom de château de Madrid en souvenir de la captivité de François I°.

Construit à partir de 1529 par plusieurs architectes : Jérôme della Robia puis Philibert Delorme et enfin le jeune Jacques I Androuet du Cerceau (1510-1584), père de Jacques II à qui on doit entre autres le Pont-Neuf, ce château est composé d'un grand corps de bâtiment appuyé de plusieurs pavillons et flanqué de tours. Les murs des façades sont recouverts de faïence, émaillés en relief et de couleurs vives. Il y a aussi de grandes plaques émaillées sur cuivre, exécutées à Limoges, dont neuf sont aujourd'hui au musée de Cluny. C'est à cause de ces émaux que ce château a été surnommé : le château de Faïence. Il était à l'origine entouré de fossés qui furent, peu de temps après, remplacés par des murs.

Au début Henri IV aime venir à Madrid avec Mlle d'Entragues, la belle Gabrielle d'Estrée ou autre favorite, puis il s'en lasse et fait installer une magnanerie et planter 15.000 mûriers dans le bois pour nourrir les vers à soie ; par la suite il la supprime et donne Madrid à sa première femme Marguerite de Valois qui y demeure plusieurs années avec son aumônier Saint Vincent de Paul. Si Louis XIII vient souvent y chasser pendant sa jeunesse, il y vient peu par la suite sauf en 1636 où, pour éviter une épidémie, il s'y réfugie avec Anne d'Autriche. En 1656, on installe à Madrid une manufacture de bas de soie qui comptera 79 compagnons en 1672. Louis XIV n'y vient pas mais y loge des personnes de marque notamment Fleurian d'Armenonville, capitaine des gardes de la garenne du bois puis garde des sceaux. Quant à Louis XVI, il n'aime pas Madrid et songe en 1788 à le vendre.

Vendu comme bien national le 27 mars 1793 au sieur Leroy, celui-ci fait démolir le château pour tirer profit de chaque élément ; mais Madrid était si solidement construit que les frais de démolition dépassèrent la valeur des matériaux. A cause de cet acte de vandalisme dicté par l'appât aveugle du gain, la France a perdu un des plus beaux chefs d'oeuvre de la Renaissance

Aujourd'hui, il n'en subsiste plus qu'un chapiteau de pierre et des fragments de faïence conservés aux  musees de Sevres et d'Ecouen

Maison de Jean Martin Charcot

Dissimulée parmi les arbres, cette demeure est celle de Jean-Martin Charcot (1825 -1893), illustre neurologue, précurseur de la psychopathologie et professeur de Sigmund Freud.

charcot.jpg Elle fut également la demeure de son fils Jean-Baptiste Charcot (né à Neuilly-sur-Seine en 1867 – décédé en 1936), médecin et explorateur des zones polaires où il mena des recherches océanographiques.

La maison, construite au début du XIXe siècle, est louée dès 1867, puis acquise en 1883 par Jean-Martin Charcot.

Il transforme la petite propriété en une grande et belle villa, dont le style anglo-normand témoigne du goût architectural de la bourgeoisie du XIXe siècle. L’architecte René Simonet construit un avant-corps à pan de bois sur la façade ouest.

Du mobilier et de nombreux souvenirs du professeur Charcot et de son fi ls Jean-Baptiste sont conservés à l’intérieur. La maison est inscrite au titre des Monuments Historiques en 1987

Construite en 1813, cette maison est notable pour être la maison où est né le 15 Juillet 1867 Jean Baptiste  Charcot, médecin et explorateur des zones polaires français. Il s'agit également de la maison de son père, le clinicien et neurologue Jean Martin Charcot.

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Jean-Baptiste Charcot (1867-1936), médecin, explorateur des zones polaires. Né le 15 juillet 1867 à Neuilly-sur-Seine, il est le fils du célèbre médecin Jean Martin Charcot.

De 1883 à 1887, il fait de nombreux voyages avec son père (Pays de Galles, îles Shetland, îles Hébrides, îles Féroé, en Islande, Jan Mayen, Hollande, Espagne et Maroc), et gardera une véritable phobie des pays chauds.
En 1888 il effectue son service militaire dans les chasseurs alpins en qualité de médecin auxiliaire.
En 1893, Il se fait construire son premier Pourquoi-Pas ?, un côtre de 19,50 m.
En 1896, il revend son bateau qu'il remplace par une goélette en bois de 26 m, le Pourquoi-Pas ? II.
En 1897, il change de nouveau de bateau, pour une goélette en fer de 31 m, avec moteur à vapeur, le Pourquoi-Pas ? III.
En 1898, il remonte le Nil jusqu'à Assouan en compagnie du milliardaire Vanderbilt.
En 1899, séduit par les modifications et les améliorations apportées par le propriétaire intermédiaire, il rachète son ancienne goélette, le Pourquoi-Pas ? II, et va croiser dans les eaux britanniques.
En 1902, il navigue vers l'Islande et franchit pour la première fois le cercle polaire arctique et approche les glaces. Il devient aussi officier de marine.

Les expeditions dans l'Antartique


Maquette du Pourquoi-Pas ? IV, bateau d'exploration polaire de 40 m gréé en trois-mâts barque.

En 1903, il fait construire à Saint-Malo un trois-mâts goélette de 32 m, le Français et monte la première expédition française en Antarctique qui hiverne sous le vent de l'île Wandel. En 1905, l'expédition, quitte le 4 mars, la péninsule Antarctique. L'hivernage s'est bien passé et les objectifs scientifiques sont dépassés : 1000 km de côtes nouvelles reconnues et relevées, 3 cartes marines détaillées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections destinées au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Le bateau est revendu à la marine argentine. À son retour en France, Charcot divorce de sa femme et s'installe chez sa sœur Jeanne, avec sa fille Marion. En 1907, il se remarie, le 24 janvier, avec Marguerite Cléry, peintre qui l'accompagnera souvent dans ses voyages, et ils ont une fille, Monique, née le 8 décembre.
Il lance une nouvelle expédition antarctique et débute la construction d'un nouveau Pourquoi-Pas ? IV, bateau d'exploration polaire de 40 m gréé en trois-mâts barque, équipé d'un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque. De 1908 à 1910, Charcot part, en août, hiverner à l'île Petermann pour sa deuxième expédition polaire. L'expédition est de retour en France en juin 1910 après un nouvel hivernage riche sur le plan scientifique. Le tracé de la Terre Alexandre Ier et une nouvelle terre est découverte, la Terre de Charcot. Mais Charcot a été victime du scorbut et revient considérablement affaibli. Les résultats de l'expédition sont considérables et comprennent : des mesures océanographiques (salinité, sondage), des relevés de météorologie, une étude des marées, une étude du magnétisme, des collections de zoologie et de botanique confiées au Muséum et à l'Institut Océanographique de Monaco et le relevé cartographique de 2 000 km de côtes. En 1911, naissance de Martine, sa troisième fille. En 1912 Le Pourquoi-Pas ? IV devient navire-école de la Marine.

Des missions en tant que militaire

De 1914 à 1918, durant la guerre, il est d'abord mobilisé comme médecin de marine de première classe et affecté à l'hôpital de Cherbourg. En juillet 1915, il obtient de l'Amirauté anglaise, le commandement d'un navire spécialement étudié et construit par les Anglais pour la chasse aux sous-marins. En 1916, il réussit à convaincre la Marine militaire française de construire à Nantes trois cargos-pièges pour la lutte anti-sous-marine, avec des équipages déguisés en marins de commerce. Affecté au commandement du premier construit, il bourlingue pendant deux ans le long des côtes bretonnes et normandes. Charcot termine la guerre avec les Croix de Guerre anglaise puis française et une citation à l'ordre de l'Armée pour ses actes de courage. De 1918 à 1925, Charcot, monte dans la hiérarchie des grades : enseigne de réserve, lieutenant de vaisseau, capitaine de corvette, et est nommé capitaine de frégate en 1923. Durant cette période, il effectue avec son navire le Pourquoi-Pas ? IV des missions scientifiques dans le golfe de Gascogne, en Manche, dans l'Atlantique nord, en Méditerranée et aux îles Féroé, principalement pour des études de lithologie et de géologie sous-marine au moyen de dragages, dont Charcot a mis au point le matériel et les méthodes.

Chef des missions polaires

À partir de 1925, atteint par la limite d'âge, il perd le commandement du navire, mais demeure à bord en qualité de chef des missions. Le navire va effectuer de multiples navigations vers les glaces de l'Arctique. En 1926, il est élu à l'Académie des Sciences et se voit confier une mission à la Terre de Jameson. Il explore la côte orientale du Groenland et ramène une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d'insectes et de flore. En 1928, le Pourquoi-Pas ? IV et le croiseur Strasbourg partent vainement à la recherche du gros hydravion français Latham 47 disparu avec à son bord le grand explorateur norvégien Roald Amundsen alors qu'eux-mêmes étaient à la recherche du général italien Nobile parti survoler le pôle nord à bord du dirigeable Italia et dont on est sans nouvelle. En 1929, il est reçu à l'Académie de Marine. À partir de 1930, Charcot prépare l'Année Polaire Internationale. De 1931 à 1933, il s'occupe de la définition de la mission, de l'implantation et de l'organisation de la station du Scoresby Sund avec le concours de scientifiques, des autorités danoises locales et de la main-d'œuvre du pays. En 1934, il installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagssalik pour vivre au milieu d'une population eskimo. En 1935, il revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter) et poursuit l'établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l'Islande et le bateau parvient à se réfugier dans un petit port. En septembre 1936, de retour de mission au Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor et qui vient de traverser l'inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas ? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer la chaudière du bateau. Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et se perd corps et biens sur les récifs d'Alftanes. Le naufrage fait 23 morts et 17 disparus, et un seul survivant. Jean-Baptiste Charcot, mort en mer, est enterré à Paris au cimetière Montmartre, le 12 octobre après des funérailles nationales.

L'ecole de la rue de la Ferme

Human bomb: une classe de maternelle prise en otage à Neuilly

Vers 9h, hier matin, un homme armé a pris en otages 2O enfants d'une école et leur institutrice. Il réclame 1OO millions de francs. Dans la journée, les tireurs d'élite ont pris position, des policiers et des parents ont tenté de négocier. Cette la nuit, 6 enfants étaient encore retenus...

 Paru le 14 mai 1993
      Devant la classe de la maternelle, il y a huit petits manteaux pendus aux clous avec, au-dessus de l'un, un sac à dos bariolé, au-dessus de l'autre une casquette. Dans le couloir, toutes les autres patères sont vides. Pas un bruit. Depuis ce matin où un homme en survêtement noir, cagoulé et ganté, a pris en otages les vingt élèves de la première maternelle du groupe scolaire Charcot à Neuilly, les autres classes ont été évacuées. Au fil de la journée, douze enfants ont été libérés. A 22 h 30, il en reste huit, enfermés dans la salle de classe avec leur institutrice, Laurence Dreyfus, une femme de 27 ans, mère d'un bébé de 20 mois. Ils sont au fond de la pièce, près de la fenêtre. «C'est un jeu», a dit la maîtresse. A l'autre bout de la pièce, l'homme attend, un sac à dos sur le ventre, qu'il dit chargé d'explosifs. Par des petits billets glissés sous la porte, il a demandé 100 millions de francs de rançon, «en or et en petites coupures». Il n'a jamais molesté les enfants.

Dans le Noir

     Depuis le début de la journée, il ne veut traiter qu'avec des femmes et montre un calme surprenant. L'institutrice entre et sort à sa guise. L'homme a exigé qu'une pédiatre puisse également intervenir à sa demande. De temps en temps, il la fait venir. A chaque allée et venue, les policiers du Raid, cachés devant la porte, serrent leurs armes, brandissent leurs boucliers. Mais rien. «On est formés à la patience autant qu'à l'action», dit l'un. La pédiatre ressort, stéthoscope autour du cou. Les parents des enfants aussi la guettent. Ils se sont regroupés dans le gymnase de l'école, enroulés dans des couvertures. Certains regardent la télévision qu'on a installée, d'autres se sont réfugiés dans une salle de classe où ils n'ont pas allumé la lumière. Dans le noir, certains pleurent. La pédiatre revient. Espoir. Pas d'enfant. Une femme veut se ruer dans la salle de classe, appelle son enfant. On la calme. Et l'attente reprend.
Un véritable hôpital a été installé plus loin dans l'école, près du réfectoire où s'est installé le PC des pompiers et des policiers. Une perfusion pour chaque enfant a été préparée. «Si c'étaient des adultes, nous aurions agi tout à fait autrement», a dit un policier. D'autant que le calme et la détermination de l'homme inquiètent les troupes. D'après certaines sources, il aurait préparé son plan de longue date et, sitôt entré dans la classe, aurait fait passer aux policiers un texte tapé sur informatique. Il est 23 heures. Un enfant sort. Il reste sept petits manteaux pendus dans le couloir. Et l'attente reprend.

Affolement.
    9 heures du matin : il y avait environ 900 élèves dans l'école lorsque l'homme a fait irruption juste après la rentrée du matin dans l'école maternelle Bagatelle qui appartient au groupe scolaire, dans une classe de petits âgés de 2 et 3 ans.
«C'est la classe de Madame Laurence ! Le fils de Francine et le petit Narboni, ils sont dedans !» Devant la grille fermée du groupe scolaire, des parents s'agglutinent, affolés : ils viennent d'apprendre par la radio.
Dans la cour plantée de hauts pins et de marronniers, quelques dizaines d'enfants attendent calmement. Les institutrices, les listes des effectifs en main, les appellent : Aurélie, Christophe, Jean-Charles partent avec leurs parents. Quatre tout-petits de 2 ans sont assis sur les marches du bureau de la direction, à l'entrée de l'école. Ils bavardent. «Maman ! Aléa, tu es là ! Où est passé Quitterie ? Il paraît qu'elle est partie avec une amie. Sors par la petite porte, Simon. Romain, je te ramène ?»
Un homme en noir, le visage masqué, traverse la foule. Un homme du Raid. Puis une voiture s'arrête : Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly, ministre du Budget, pénètre dans l'établissement où le préfet des Hauts-de-Seine et le commandant du Raid ont entamé, dès le matin, des négociations. Sans succès.
A 13 heures, la situation n'a pas évolué. Un couple en pleurs repart sans son enfant. Un quart d'heure après, la camionnette du service de déminage de la gendarmerie pénètre dans la cour. Les autorités en diront peu sur le dispositif mis en place tout autour du groupe scolaire, car le preneur d'otages écoute la radio. Dans l'après-midi, d'ailleurs, le ministère de l'Intérieur a prié les rédactions d'être discrètes. Charles-Noël Hardy, le préfet des Hauts-de-Seine, a fait une courte intervention, la seule de toute la journée. Il indique que l'homme est jeune, qu'il prétend disposer d'une bombe.

Négociations.

    Faute de plus d'informations, une rumeur enfle : l'homme serait un Noir. Un père d'élève, Pierre Narboni, s'est joint aux premiers négociateurs. Par les instituteurs restés dans la cour de l'école, on apprend que quelques enfants viennent d'être libérés. Ils repartent blottis dans les bras de leur mère ou de leur père, enveloppés d'imperméables ou de couvertures. Au total, le preneur d'otages, sur lequel les forces de l'ordre ne donneront aucun renseignement précis, laisse partir douze enfants au fil de l'après-midi.
La direction de l'école a tenté de joindre l'ensemble des parents. Malgré la situation, jamais l'établissement ne sera évacué, et, à l'heure de la fin des classes, les élèves du groupe scolaire sont partis comme à l'ordinaire. Puis, les instituteurs, les femmes de service ont commencé à quitter l'école par petits groupes : «Tout va bien, c'est calme», disent-ils de quelques mots brefs avant de partir de la rue de la Ferme.

Couches-culottes.
    De tous les élèves de l'école du Commandant-Charcot, il ne reste alors que neuf enfants encore pris en otages. Les va-et-vient des forces de l'ordre se poursuivent. Les pompiers dressent une haute échelle le long d'un bâtiment non loin de la classe, invisible de la rue. Des policiers se chargent de l'intendance : ils entrent dans l'école avec des couvertures, des couches-culottes, des provisions. Les enfants auraient fait la sieste, très sagement. Dehors, l'attente se prolonge.
    Puis, à 19 heures, Nicolas Sarkozy sort précipitamment dans la rue : «Il veut parler à un journaliste de TF1.» Jean-Pierre About pousse alors la barrière de sécurité et rejoint le maire de Neuilly dans l'école. Au journal de 20 heures, le reporter a raconté comment s'était passée sa «visite» : «L'homme exigeait qu'un journaliste de TF1 vienne le voir. En échange, il a libéré un enfant.» Le journaliste de TF1 a pénétré à l'intérieur de la salle de classe avec un policier du Raid. «Les enfants sont extraordinairement calmes, ils jouent, ils sont décontractés. L'institutrice leur a donné des calmants pour les faire dormir.» L'homme, raconte Jean-Pierre About, voulait le rencontrer pour lui préciser que tout ce qu'il voulait c'était «une rançon de 100 millions de francs en lingots d'or et billets usagés». Le preneur d'otages, poursuit le reporter, a une bobine à la main, qui pourrait être un détonateur, et un sac sur la poitrine, peut-être une bombe. Il porte une cagoule.

«Ce n'est pas un Noir».
    Cinq minutes après, Pierre Narboni, ce père qui s'était proposé comme négociateur, sort à son tour de l'établissement accompagné de son épouse : «Il n'y a plus que neuf enfants dans la classe, annoncent-ils, l'ambiance est très calme depuis ce matin.» Et lui qui est l'un des rares à avoir vu le preneur d'otages affirme : «Non , ce n'est pas un Noir.» A 20 heures, Charles-Noël Hardy, le préfet des Hauts-de-Seine, tente de calmer les esprits. «Le dénouement est proche», estime-t-il. Il réaffirme en outre aux journalistes et aux parents d'élèves massés devant la sortie de l'école que «les forces de l'ordre n'interviendront pas avant le dénouement».
A 1 heure du matin, un quatorzième enfant était libéré.

 Epilogue

 A 7 h 25, le 15 mai, après 46 heures de suspense, le Raid fait irruption dans la classe et abat le preneur d'otages assoupi, son détonateur à portée de main. Eric Schmitt, 42 ans, cadre au chômage, se faisait appeler «HB», pour «human bomb». Il avait réparti 21 bâtons de dynamite dans la maternelle et exigeait 100 millions de francs de rançon parce qu'il avait, selon ses propres termes «une chance sur cent millions de s'en sortir».
Les policiers avaient-ils besoin de le tuer pour le neutraliser ? La question a été posée quelques mois après l'heureuse issue de cette prise d'otages qui n'a fait aucune victime chez les enfants et leur maîtresse.
Deux membres du Syndicat de la magistrature (SM) ont affirmé que le preneur d'otages avait été descendu froidement dans son sommeil, et jugé que la décision «d'éliminer Eric Schmitt revêtait un caractère purement politique». De son côté, la famille d'Eric Schmitt a porté plainte contre X. Après enquête, le Raid a été mis hors de cause en décembre 1994.

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Une histoire de fous 1ere Partie

Samedi 4 /05/2013

Aujourd'hui Robert nous propose " Une Histoire de fous "

18 participants, temps couvert et frais. A notre arrivee à l'hopital de Bicetre, le temps commence à se dégager et le soleil bientôt fait son apparition.

 Après un rapide survol de la medecine de la préhistoire jusqu'à nos jours avec l'implantation par greffe en 1982 dans la meme operation d'un coeur et des poumons réalisé par le professeur Cabrol ( première mondiale)

Dans l'antiquité on pense que les troubles psychologiques proviennet d'une intervention divine

Au moyen age on traite cela par l'exorcisme avec dans les cas graves, la mise en cause du diable avec un traitement qui se termine souvent sur le bucher

A la renaissance on admet la folie comme une maladie,

Au XVII siecle dans les hopitaux qui forme l 'Hopital General on arrete et on place les mendiants, les vagabonds, les indigents, les malades, les criminels, les escrocs, le homosexuels, et les alienés

L' Histoire de l' hopital de Bicetre

Le Moyen Âge
Vers 1250: Louis IX (Saint Louis) fait don à une colonie de Chartreux du domaine de la "Grange aux Queues" situé sur le territoire de Gentilly.
1290: construction d'une forteresse sur des terrains appartenant à l'évêque de Winchester, Jean de Pontys (ou de Pontoise), ambassadeur du roi d'Angleterre Édouard 1er à la Cour de France.
1301: Jean de Pontoise rachète la forteresse que Philippe le Bel avait confisquée.
1304: la forteresse est vendue à Amédée IV, comte de Savoie.
1371: les Anglais brûlent la forteresse.

Le duc de Berry (1340-1416)
1400-1410: édification par le duc Jean de Berry d'un château à l'emplacement de l'ancienne forteresse.
1410: paix de Winchester à la suite de la querelle entre les Armagnacs et les Bourguignons.
1411: le château de Bicêtre est incendié au cours d'une émeute populaire (le duc était le chef des Armagnacs, faction détestée par les Parisiens!).
1416: le duc de Berry cède le château de Bicêtre au chapitre de Notre-Dame de Paris.

François 1er (1515-1547)
1520: Le château de Bicêtre revient au domaine royal. François 1er envisage la construction d'un hôpital pour pestiférés sur son emplacement.

Louis XIII (1610-1643)
1632: Richelieu fait raser les ruines du château de Bicêtre.
1633: le roi fait construire à Bicêtre des locaux pour une Commanderie de Saint Louis à l'intention des "soldats estropiés, vieux et caducs" sur des plans attribués à Lemercier. La construction sera interrompue à la mort du roi.

Louis XIV (1643-1715)
1647-1648: Anne d'Autriche autorise Vincent-de-Paul à loger à Bicêtre des enfants trouvés. La reine fondera la ferme Sainte-Anne, un établissement hospitalier proche de Bicêtre, où l'on emploiera des déments à divers travaux agricoles).
1656: création de l'Hôpital Général destiné l'enfermement des vagabonds; Mazarin y rattache Bicêtre; les hommes iront là et les femmes à la Salpétrière. Les vénériens en sont théoriquement exclus.
7 mai 1657: ouverture de Bicêtre aux vagabonds. L'établissement s'avère vite insuffisant: des travaux de rénovation et d'agrandissement sont entrepris.
1661: malgré les interdictions règlementaires, Bicêtre compte 250 gâtés (atteints par des maladies vénériennes).
1668: construction de la Porterie Nord.
1670: construction des Invalides.
1670-1680: édification de la chapelle de Bicêtre.
Début du 18ème siècle: Bicêtre devient une prison.
1713: construction de La Force et des Cabanons.

Louis XV (1715-1774)
1720: les mendiants valides ne sont plus enfermés à Bicêtre mais envoyés dans les colonies.
1733-1735: creusement du Grand-Puits et construction de la citerne par Germain Boffrand, élève de Mansart sous Louis XV.
1757: édification de la Porte des Champs ou Porterie de l'Est.
1760: construction du logis de l'aumônier.
1770: invention à Bicêtre de la camisole de force par Guilleret. Malesherbes dénonce au roi la barbarie des cachots noirs.

Louis XVI (1774-1792)
1777-1784: Jean Henry de Latude est incarcéré à Bicêtre.
1781: 72 détenus remplacent les 12 chevaux pour mouvoir le cabestan du Grand-Puits.
1785: Jean-Baptiste Pussin, autodidacte, ancien malade, devient "gouverneur de l'emploi de Saint-Prix" autrement dit responsable du service réservé aux fous. Il s'attachera à humaniser les soins qui leur sont donnés.
1787: l'architecte Ch. F. Viel agrandi le quartier des prisonniers.
1789: la direction de Bicêtre est confiée à l'économe tandis que la supérieure des officières (infirmière générale) prend la haute main sur les pauvres et le personnel féminin. Les ateliers qui occupaient les pauvres sont progressivement fermés l'achat des objets à l'extérieur s'avérant moins coûteux.
1791: Mirabeau obtient l'élargissement des prisonniers de Bicêtre incarcérés sans jugement.
1792: destruction des cachots noirs. Suppression de l'Hôpital Général qui aura pour conséquence la disparition progressive de Bicêtre des prisonniers, des fous et des vénériens pour devenir un lieu de traitement et un asile au sens moderne du terme en n'accueillant plus que des vieillards et des enfants malheureux.
17 avril 1792: essai de la guillotine à Bicêtre.

La République et l'empire (1792-1815)
2 au 7 septembre 1792: massacres dans les prisons de Paris, dont Bicêtre.
1793: le personnel médical comprend un chirurgien en chef, un chirurgien en second et cinq élèves de chirurgie; le premier médecin permanent sera Philippe Pinel.
25 août 1793: Philippe Pinel est nommé médecin des aliénés de Bicêtre. Il observe le traitement moral de ces derniers mis en oeuvre par Pussin, lequel prend en compte la part intacte de la raison des déments. Pussin, bienveillant à l'égard de ses patients, a déjà supprimé les chaînes à Bicêtre.
10 septembre 1793: départ de Bicêtre de la première chaîne de 150 forçats pour Brest.
Sous le Consulat: restauration et aménagement des bâtiments pour les rendre conforme aux nouvelles fonctions de l'établissement suite à la suppression de l'Hôpital Général.
1801: l'administration de Bicêtre est confiée au Conseil Général de la Seine.
15 décembre 1801 (13 vendémaire an X): l'hospice de Bicêtre est réservé aux indigents.
1802: des buvettes et cabarets sont installés un peu partout dans les cours fréquentées par des marchands ambulants à l'intention des pensionnaires de l'hospice Bicêtre. Mais le règlement interdit la présence d'animaux, de filles de mauvaise vie, les jeux d'argent et l'abus de boisson. Les contrevenants sont privés de sortie (deux ou trois fois par mois) ou condamnés à deux ou trois jours de salle de discipline.

Le 19ème siècle
1817: l'hôpital de Bicêtre compte 2120 lits répartis en deux catégories: les bons pauvres et les infirmes; les paralytiques et les cancéreux sont admis sur demande adressée au Préfet de Police. L'aménagement intérieur des bâtiments est pratiquement achevé.
1er quart du 19ème siècle: constructions des loges pour aliénés. Ils n'y seront pas enfermés et les curieux viendront même les voir déambuler comme des bêtes curieuses!
1833: les enfants, jusqu'alors mêlés aux adultes dans les sections réservées aux fous, sont regroupés dans un local particulier.
1836: La Force est désaffectée. Ses détenus sont transférés à la Roquette. Les déments et épileptiques remplacent les prisonniers pour mouvoir le cabestan du Grand-Puits.
19 octobre 1836: départ de la dernière chaîne de forçats de Bicêtre.
1837: disparition des auges à gâteux, couchettes de pierre complétées d'un bac en zinc au fond muni d'un entonnoir et d'un robinet avec un tuyau adapté pour conduire dans une gouttière les déjections des malades à l'air libre. Un infirmier jette de temps à autres de l'eau pour entraîner les excréments. Le gâteux est placé au-dessus de l'auge sur un matelas percé garni d'une toile cirée.
1841: les pensionnaires de Bicêtre, logés en dortoirs de 20 à 100 lits de fer, vêtus d'un uniforme de drap bleu en hiver, de toile grise en été, mangent dans un réfectoire commun géré par l'administration. Les marchands ambulants sont interdits. Des fanfares et orphéons distraient les pensionnaires.
1845: construction du quartier circulaire de la Sûreté destiné aux aliénés criminels (malgré son nom, certains parviendront à s'en échapper).
1846: les fous cessent d'être utilisés à divers travaux à la ferme Saint-Anne fondée par Anne d'Autriche
1847: démolition du vieux château.
Sous la seconde République: l'administration de Bicêtre est confiée à l'Assistance Publique de Paris qui vient d'être créée. la-renovation-au-19-eme-siecle.jpg
1847-1858: campagne de travaux d'agrandissement et de rehaussement des bâtiments.
1858: introduction timide de l'éclairage au gaz. Les lampes à l'huile demeurent le principal moyen d'éclairage.
1879: Desire Bourneville devient le médecin-chef de la section des enfants arriérés créée pendant l'année. On s'emploie à leur inculquer des notions de propreté, de gymnastique ainsi que des rudiments d'enseignement primaire et professionnel.
1880: des services de médecine et de chirurgie ont vu le jour et se développent à Bicêtre. Les pensionnaires de l'hospice jouissent d'une permission de sortie permanente et les visites sont autorisées les jeudis et dimanches.
1883-1886: construction d'un ensemble pavillonnaire en briques avec soubassement de meulière de deux à trois étages conçu par l'architecte Jean Rochet.
1886-1889: construction du quartier des enfants idiots par l'architecte Imard.
1890: l'hospice de Bicêtre compte 1800 pensionnaires. Les ateliers ayant été réintroduits, plus de 400 pensionnaires travaillent aux bâtiments ainsi qu'à d'autres professions (tapissier, tailleur, imprimeur...)
13 décembre 1896: le Kremlin-Bicêtre est séparé de Gentilly.
Fin du 19 ème siècle: les indigents et incurables sont répartis en quatre quartiers ou divisions, la cinquième étant consacrée aux aliénés jusqu'en 1922.

Le 20ème siècle
1900: un rapport souligne l'absence d'hygiène (manque de lavabos, de serviettes, latrines infectes, pas de tout à l'égout...) la salubrité était assurée par quatre salles de bains dans lesquelles se côtoyaient 7 à 21 baignoires capables de fournir des bains alcalins, sulfureux ou d'amidon; une salle de pédiluve complétait cet ensemble. Bicêtre est toujours qualifié d'hospice, non évocateur. Il compte 2953 lits dont 1750 lits d'hospice, c'est-à-dire de long séjour; il rassemble 3000 malades, vieillards, infirmes, épileptiques chroniques, aliénés, enfants arriérés; nombre de ces pensionnaires se livrent à de menues tâches (épluchage des légumes, travaux de vannerie...). Il vit quasiment en autarcie ce qui justifie la présence de plusieurs corps de métiers (charrons, menuisiers, serruriers, cordonniers...). Le personnel administratif se limite à un directeur, un économe et huit commis. Le personnel médical comprend six médecins (dont cinq aliénistes); le personnel paramédical comprenait 363 personnes (dont un maître de chant!) et le personnel technique 141 personnes (dont 1 jardinier et 656 buandières secondées par des aliénés pour laver 200000 pièces par mois). On note la présence d'une ébauche d'école d'infirmières. Le service de médecine ne compte que 115 lits; à ce service sont rattachées 8 salles de grands infirmes et 5 salles de gâteux et aveugles.
1903: le Grand-Puits cesse d'être utilisé.
1904: pose de canalisations d'eau.
1924: création d'un service d'électrocardiologie.
1914: mise en place progressive de l'éclairage électrique.
1919: édification de constructions légères pour augmenter les capacités de Bicêtre.
1927: démolition de la chapelle édifiée sous Louis XIV suivie de la disparition progressive de 4000 volumes de la bibliothèque et de la perte d'anciens dossiers médicaux, alors que M. Le Brigand est directeur (sic).
1932: construction d'une salle des fêtes à l'emplacement de l'ancienne chapelle. anciene-chapelle.jpg
1944: soins des blessés des bombardements et des combats de la Libération. La population de base de Bicêtre s'élève alors à 1200 malades et 1500 aliénés.
Mai 1945: ouverture de 316 lits pour l'accueil des prisonniers et déportés malades; 772 les occuperont et 50 y mourront. Les épidémies consécutives à la guerre entraînent l'ouverture de 54 lits d'oreillons, 48 lits de scarlatine et 50 lits de rougeole sans augmentation de personnel, à l'exception de 10 éplucheuses de légumes supplémentaires. De la première guerre mondiale à la fin de la seconde, le service de médecine a été détriplé, un des services étant affecté aux tuberculeux.
1950: départ programmé des pensionnaires d'hospice. La vocation médicale de Bicêtre s'affirme. De nouvelles constructions légères s'ajoutent à celles de 1919, les pavillons de secours ou pavillons légers.
1952: ouverture de l'hôpital d'enfants, dans des bâtiments construits en 1882, pour abriter les aliénés dans des conditions décentes.
1957: ouverture à Bicêtre du premier service de cardiologie infantile en France dans un bâtiment préfabriqué; une aile est réservée à l'angiographie cardiaque.
Au début des années soixante: dédoublement du service de chirurgie en un service de chirurgie vasculaire et un service de chirurgie générale.
1962: Bicêtre devient la quatrième section du C.H.U. de Paris.
1964: création de la première unité européenne d'hépatologie infantile.
1966: création d'une école d'infirmières et projet de construction d'un nouvel hôpital.
1968: Bicêtre devient le siège de l'U.E.R. de médecine du Kremlin-Bicêtre, dans le cadre de la sectorisation de la Faculté de Médecine de Paris.
La même année, création d'une unité de réanimation médicale, puis d'un service de psychiatrie à côté du service de neurologie. Le nombre de lits est voisin des 2000.
Dédoublement du service de pharmacie par la création d'un service de biochimie.
1969: consultation de stérilité masculine.
1970: démolition du quartier de la Sûreté pour céder la place aux cuisines et au restaurant.
1970-1971: construction d'un bâtiment regroupant 8 unités de recherche de l'I.N.S.E.R.M.
1971: étude d'un programme de restructuration de l'établissement comportant la constitution d'un nouveau bâtiment étape importante dans le processus de médicalisation de Bicêtre.
1973: création de la première banque française de sperme.
1974: création d'un service de médecine nucléaire, puis d'un service de virologie et de parasitologie.
1980: le nombre de lits est réduit à 1035.
1981: construction d'un hôpital moderne de type polybloc, avec des bâtiments à 7 étages à structure en béton armé, par les architectes Bourdon et Deguest, sur d'anciens potagers.
Dans les annéesles-batiments-anciens.jpg 80: Pour ce qui concerne pédiatrie: transfert dans les nouveaux bâtiments du service de réanimation infantile et ouverture d'in hôpital d'enfants de 200 lits. Création de services de neuropédiatrie, de médecine des adolescents et de chirurgie viscérale. Pour ce qui concerne la médecine pour adultes, les lits sont contractés dans un service de moins de 100 lits orienté vers les disciplines manquantes (diabétologie, hématologie, sida), ce service étant maintenus dans les anciens bâtiments  Dans les nouveaux voient le jour un service de cardiologie complété par un laboratoire d'hémodynamique et de coronarographie, un étage de pathologie osseuse avec son centre de polytraumatisés géré par un département d'anesthésie-réanimation, un service de gastro-entérologie appuyé sur un service de chirurgie viscérale, un service de néphrologie associé à un service d'urologie, un service d'endocrinologie associé à un service d'hormonologie et un laboratoire central d'hématologie.
1985: ouverture d'une maison de l'enfant et d'une maison des parents.
Dans les années 90: création d'un centre de gérontologie pourvu de 200 lits..

L'Hopital General (1656-1790)

Louis XIV scelle le 27 avril 1656 un édit confirmant la création d'une institution vouée à l'assistance des pauvres appelée l'Hôpital Général

Destinée à œuvrer en faveur de la suppression de la mendicité à Paris et dans ses faubourgs, l'institution s'apparente à une direction exerçant à la tête d'un groupe hospitalier. En effet, l'édit de 1656 prévoit la centralisation de l'administration de l'ensemble des maisons de secours pour agir en faveur de l'enfermement des pauvres.

Elle regroupe à son origine cinq maisons : la Salpêtrière, Bicêtre, la Pitié, la maison Scipion et la savonnerie de Chaillot. Bientôt elle s'agrandit et administre plus de dix maisons hospitalières parisiennes déjà en activité : aux établissements déjà cités s'ajoutent le Saint-Esprit, le refuge de Sainte Pélagie, les Enfants Rouges, le Mont de Piété et les trois maisons des Enfants Trouvés c'est-à-dire les Enfants Trouvés du faubourg Saint-Antoine, ceux de la rue Notre-Dame et ceux de l'hospice de Vaugirard.

L'Hôpital Général de fondation royale, doit son autorité au gouvernement civil et à l'Église. Sa direction revient à plusieurs administrateurs. Parmi eux figurent quatre chefs supérieurs: l'archevêque de Paris, le procureur général du Parlement, le lieutenant de Police et le prévôt des marchands. Ces dirigeants s'assemblent en un bureau chargé de l'administration des maisons de secours gouvernées selon les règlements de l'édit de 1656. Quant à ses ressources, il les assure grâce aux dons et legs, à ses revenus issus de la gestion de son domaine, à ses droits provenus des privilèges et au travail fourni par les administrés. Conformément aux articles énoncés dans l'édit portant établissement de l'Hôpital Général, l'institution ordonne l'enfermement des mendiants valides et invalides hommes et femmes dans un hôpital pour être employés à divers travaux pour le service intérieur de la maison. Autrement dit, sous la protection du roi et grâce à l'action des archers chargés de maintenir la police intérieure, elle devient un lieu où les pauvres mendiants perdent leur liberté. Voilà toute l'ambiguïté d'une institution qui au nom de l'extinction de la mendicité se manifeste au moyen d'actes répressifs. Au lendemain de la Révolution,l'Hôpital Général disparaît au profit d'une nouvelle administration hospitalière : le conseil général des hôpitaux et hospices civils. Cependant, les établissements qui le composent dès 1656 continuent leur activité et survivent à leur administration. La presque totalité du fonds de l'institution a disparu lors de l'incendie de 1871

Le fonctionnement de l'Hôpital général

Le personnel était entièrement laïc, bien que les noms des officières (appelées les « sœurs ») prête à confusion. Dès sa fondation, l'Hôpital général fut dirigé par des magistrats du Parlement de Paris qui en avaient rédigé les statuts, à l'origine tous membres de la Compagnie du st Sacrement . Lors de la disparition de la compagnie en 1660, les directeurs, sauf ceux qui étaient membre de droit, comme le Lieutenant general de Police, furent souvent recrutés, par cooptation, parmi les jansenistes. Pour tenter de combattre leur emprise, en 1673, le roi voulut que l'archevêque de Paris siège également. Mais il ne put jamais contrer leur influence, qui resta prépondérante jusqu'à la Révolution. Les directeurs étaient tous bénévoles.

Un édit de 1662 ordonna la généralisation de l'institution à toutes les grandes villes de France. L'Hôpital général fut la seule destination autorisée non seulement pour l’accueil des pauvres mais également pour toutes donations et legs, excluant de ce fait l’Église de sa vocation à l'assistance. La guerre qui éclata entre les directeurs et l'archevêque de Paris fut victorieuse pour les premiers.

L'Hôpital Général bénéficiait de l'exemption des droits d'entrée sur les denrées qu'il utilisait et perçut rapidement une partie de tout ce que le roi taxait sur les produits de consommation courante.

Le caractère médical de l’Hôpital général

Bien que l'Hôpital Général comptât dès sa création un médecin, un chirurgien et un apothicaire, il n'était pas un établissement médical. En revanche, il comportait, comme plus tard l'Hôtel des Invalides, un service de santé minimal pour les pensionnaires. Il semble qu'une infirmerie ait été construite à partir de 1658, en revanche les malades sérieux devaient être envoyés à l'Hôtel-Dieu, dont la destination proprement médicale s'affirma progressivement à partir de 1656.

L'affaire de l'Hôpital général

Lieu de toutes les exactions contre les pauvres sans défense et de la corruption la plus effrénée, l’Hôpital général fut au cœur d'un scandale qui ébranla le trône. Pour mettre fin à des disputes et violences qui opposaient à Bicêtre le personnel laïc aux prêtres chargés des enfants de chœur, le roi demanda en 1747 à l'archevêque de Paris nouvellement nommé, Christophe de Beaumont, d'aller y mettre de l'ordre. Les tentatives du prélat de regarder ce qui s'y passait déclenchèrent une fronde parlementaire qui vit même en novembre 1751 le Parlement de Paris se mettre en grève.

L'affaire de l'Hôpital général, qui avait débuté lors de la nomination de Madame de Moysan, une amie de l'archevêque, au poste de supérieure de la Salpêtrière en 1749, ne prit fin qu'après une totale reculade du roi qui accepta de rendre aux magistrats leurs prérogatives originales, exilant l'archevêque à l'autre bout de la France.

Il semble que les magistrats ont été soupçonnés de vouloir cacher que des abus sexuels répétés sur les enfants et même un véritable trafic d'enfants auraient eu lieu dans l'institution, ce que la présence de l'archevêque n'aurait pu que perturber.

L'Hôpital et la Révolution

Nommé par l'assemblée nationale pour faire l'état des lieux et proposer des solutions à la mendicité, le duc de La Rochefoucauld-Liancourt rendit en 1790 un rapport qui entretint pendant longtemps la confusion entre hôpital général et soins aux malades.

De plus, son rapport, repris par divers auteurs, fait totalement l'impasse sur le pouvoir dictatorial des magistrats laïcs et laisse entendre que l'Église y avait le pouvoir, ce qui fut repris par les historiens anti-cléricaux, Michelet notamment.

Hôpital et prison

Louis XIV, après avoir bâti l'hôtel des Invalides à Paris, destina l'hôpital de Bicêtre à l'usage qu'il a aujourd'hui.

Ce fut d'abord un hospice pour soldats estropiés, vieux et caducs, augmenté en 1647, grâce à Saint Vincent de Paul, de « l'œuvre nouvelle des Enfants Trouvés ».

Sous Louis XIV, à partir de 1656, l'établissement fait partie de l' hôpital General et est affecté à l'enfermement des mendiants et de tous les « indésirables ».

En 1735, l'arrivée dans l'établissement d'un clerc janséniste, Fuzier, qui demanda à se charger des enfants de chœur, marqua le début d'un conflit qui éclatera dix ans plus tard et qu'on appellera l'affaire de l' Hôpital général. Il semble que ce conflit, considéré comme religieux, masqua des abus sexuels commis contre les enfants de l'établissement .

L'endroit accueillait alors la lie de la société, mélangeant indifféremment les indigents, les malades et les criminels : aliénés (enchaînés jusqu'à l'arrivée de Philippe Pinel en 1793), escrocs, syphilitiques, assassins, vagabonds et délinquants de toute sorte. On y plaçait notamment les homosexuels pauvres pris en flagrant délit, depuis qu'on avait renoncé à les brûler en place publique. On y fustigeait les prisonniers pour leur faire expier leurs fautes.

Sous la Revolution française, à la suite d'un rapport de Mirabeau, on remet en liberté les prisonniers détenus sans jugement. En septembre 1792, des « septembriseurs » en furie assassinent au gourdin près de deux cent détenus. Au nombre des victimes figurèrent beaucoup d'enfants ramassés dans les rues pour de petits vols, de la mendicité ou du vagabondage.

On y place ensuite les suspects de trafic de faux assignats, que leur crime relevât du droit commun ou de l’activisme politique contre-révolutionnaire. Ils furent pour la plupart inclus dans la prétendue conspiration des prisons en juin 1794 et envoyés à l’échafaud, sur la dénonciation de celui d’entre eux qui désirait le plus ardemment sauver sa peau.

C'est à Bicêtre que le tapissier Guilleret a inventé la camisole de force en 1770. C'est aussi là qu'a été effectué, le 17 avril 1792, le premier essai de la guillotine, sur des moutons vivants, puis sur les cadavres de trois vagabonds.

La prison est aussi utilisée comme zone de transit pour le bagne, de 1793 a 1836 (date à laquelle la prison cesse son activité).

Bicêtre reste célèbre pour son puits aux proportions gigantesques creusé en 1733 sous la houlette de l'architecte Boffrand (5 m de diamètre pour 60 m de profondeur). L'élévation de l'eau était alors assurée par des prisonniers et des aliénés avant d'être remplacée par une machine à vapeur en 1855.

« Bicêtre - La plus mauvaise prison d'hommes. Elle renferme des condamnés à de longues peines, qui n'ont pu obtenir de rester à Sainte Pelagie, et des condamnés aux travaux forcés en attendant qu'ils soient envoyés au bagne. Les uns et les autres sont presque tous dans un état de grand dénuement. Saint Lazare. C'est le bicêtre des femmes […]. »

Le 3 juillet 1815, à l'approche de l'ennemi, on transféra les détenus de Bicêtre à Paris.

La mortalité annuelle moyenne de 1815 a 1818 est d'un détenu sur 18,75.

220px-philippe-pinel.jpgPhilippe Pinel ( 20 avril 1745 - 25 Octobre 1826) est un alieniste français. Il fut pour l'abolition des chaînes qui liaient les malades mentaux et, plus généralement, pour l'humanisation de leur traitement. Il travailla notamment à l'hopital de Bicetre. On lui doit la première classification des maladies mentales. Il a exercé une grande influence sur la psychiatrie et le traitement des aliénés en Europe et aux Etats- Unis. Après la Révolution française, le docteur Pinel bouleverse le regard sur les fous (ou « aliénés ») en affirmant qu'ils peuvent être compris et soignés. Il préconise un traitement moral qui anticipe nos psychothérapies modernes.

En  1793, le 25 août, pendant la Commune insurrectionnelle, il est nommé par décret médecin des aliénés de Bicetre Pinel délivrent les aliénés à Bicetre en 1793

En 1795, Pinel est nommé médecin-chef de la Salpetriere où, aidé par Pussin, il applique les mêmes réformes qu'à Bicêtre. Il commence alors à réformer l’organisation de l’hôpital

Pinel délivrent les aliénés à la Salpetriere en 1795

Il est élu membre de l' Academis des sciences en 1803. En 1820, c'est Jean Etienne Esquirol qui lui succède à la Salpêtrière.

Pinel supprima les saignées et les médications inutiles qui ne faisaient qu'affaiblir les aliénés. Il pensait qu'on pouvait guérir les fous avec d450px-statue-philippe-pinel.jpges paroles encourageantes et, dans les cas de délires, un raisonnement habile devait réduire l'idée dominante.

Il demeure légitime de voir en lui le père de la médecine mentale future psychiatrie. Il préconisait un traitement moral. Selon lui, le médecin devait comprendre la logique du délire de son patient, puis s'appuyer sur le reste de raison demeurant chez tout aliéné pour le forcer peu à peu à reconnaitre ses erreurs, en usant du dialogue mais aussi, au besoin, de son autorité. On a beaucoup discuté du sens du traitement moral. Pour les uns Michel Foucault notamment, P. Pinel ne fait que remplacer une contention physique par un conditionnement moral. Une exclusion par une autre, le malade psychiatrique se trouvant livré à la toute-puissance des médecins, seuls à juger de la guérison dans leurs asiles. Pour les autres, en faisant du fou un malade que l'on pourrait soigner, réintégrer dans la cité, Pinel permet d'établir un dialogue avec la folie, certes incomplet, voire spécieux, mais un dialogue tout de même. Comme souvent, la vérité se situe probablement quelque part entre les deux.

L'Empire accorda à Pinel de grands honneurs, que la Restauration lui retira plus tard. Ses idées, reprises par Esquirol, donneront naissance à la réglementation psychiatrique de 1838

Le préfet Eugene Poubelle inaugurera une plaque commémorative apposée sur un mur de l'hôpital Bicêtre le 3 août 1878

Le Grand Enfermement

La progression de la pauvrete accrut la mendicite, le vagabondage, les agressions et la prostitution dans les grandes villes.

Au cours du XVII siecle, le pouvoir royal voulut régler ce problème en menant une politique d'enfermement systématique dans les établissements dépendant de l'hôpital général. Cette politique était avant tout l'expression d'une volonté d'ordre public sans aucun souci médical.

Ainsi, à Paris, dans les établissements de la Salpetriere, la Pitie, Bicetre, il s'agissait d'accueillir selon les termes mêmes de l'Édit de 1656 les pauvres « de tous sexes, lieux et âges, de quelques qualité et naissance, et en quelque état qu'ils puissent être, valides ou invalides, malades ou convalescents, curables ou incurables ».

De fil en aiguille, la population enfermée dans les établissements parisiens atteignit le seuil de 6 000 personnes, soit 1 % de la population de l'époque. Les provinces furent également gagnées par ce mouvement de pénalisation de la misère et, à la veille de la Révolution, on comptait 32 hôpitaux généraux dans tout le pays.

Mais ce mouvement dépasse largement la France, cette politique d'internement forcé des pauvres a affecté l'ensemble des États européens. En  Angleterre, dès 1575, un acte d'Elisabeth Ire instituait des établissements visant « la punition des vagabonds et le soulagement des pauvres ». Les « Houses of Correction » qui auraient dû être présentes dans chaque comté vont laisser la place aux workhouses qui dans la seconde moitié du  XVIII siecle trouveront leur véritable expansion. Foucault note qu'en « quelques années, c'est tout un réseau qui a été jeté sur l'Europe. » En Hollande, en Italie, en Espagne, en Allemagne se créent également des lieux d'internement de même nature.

Bicêtre est alors divisé en deux grandes sections : d’un côté, la prison, de l’autre, la partie réservée aux « bons pauvres », les vagabonds non récidivistes qui se laissent conduire sans résistance à l’hôpital général. Les autres sont incarcérés à la prison où des instruments de torture remettent les indisciplinés dans le droit chemin.
Pauvres, mendiants et vagabonds n’ont pas longtemps l’exclusivité de Bicêtre. En 1660, le Parlement de Paris décide que l’hôpital général serait « pourvu » pour accueillir les aliénés. Puis, en 1679, les malades vénériens y sont admis et, en 1729, les prisonniers sont incarcérés à la maison de Force de Bicêtre.

L'eau à Bicetre

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Véritable ville dans la ville, Bicêtre a besoin d’énormément d’eau pour fonctionner. Jusqu’en 1733, des hommes, employés à cette corvée quotidienne, vont remplir des tonneaux, amarrés sur de lourdes charrettes, dans la Bièvre, à hauteur d’Arcueil, et dans la Seine. Mais l’augmentation de la population de l’hospice oblige à des voyages quotidiens de plus en plus nombreux. On parle d’abandonner Bicêtre si une solution n’est pas trouvée.
Beaucoup de légendes et de fausses idées circulent à propos des "mystérieuses" cavités situées sous l'actuel hôpital de Bicêtre. Les choses en réalité sont forts simples. Afin de satisfaire aux besoins en eau de l'ancien hospice de Bicestre construit sous Louis XIII, un énorme puits fut foncé et aménagé entre 1733 et 1735 par Boffrand (ancien élève de Mansart) ; il plongeait 57 mètres plus bas dans les eaux de la nappe alluviale de Bièvre. Entre sa dâte de mise en fonction et son arrêt (en 1903) les systèmes utilisées afin de remonter l'eau furent : un manègede 12 chevaux qui tournent un cabestan, puis des hommes 72 pour faire fonctionner ce cabestan et remonter les "seaux" de 270 litres (en particulier des épileptiques internés) ; une machine à vapeur. Les eaux étaient ensuite dirigées vers un grand bassin réservoir tout contre ; celui-ci, de forme rectangulaire, est remarquable par la qualité des voûtes et des piliers qui le compose. Subsiste à l'intérieur du puits un système de descente (reste de paliers et d'échelles en fer plus que rouillés) ; il était destiné aux équipes en charge du currage du font de puits.

Autre élément, c'est la présence dans le secteur d'anciennes carrières souterraines de calcaire grossier. Elles sont à rattacher à toutes celles qui bordent la Bièvre entre Paris et Arcueil. Certaines ont probablement fourni les pierres de l'hospice de Bicestre. Quoiqu'il en soit, elles ne communiquent en aucune façon avec le puits à eau de Bicêtre (elles sont d'ailleurs à une profondeur moindre, une trentaine de mètres). De forme circulaire caractéristique des carrières isolées à hagues et bourrages, elles sont situées sur la bordure Ouest de l'actuel Hôpital (le secteur de la fac à d'ailleurs été injecté en 2001) ; encore partiellement accessibles elles seraient sujettent à des effondrements (je mets à ce propos mes compétences de géologue au service des responsables qui souhaiteraient le vérifier).
Autre et dernier élément, un canal d'évacuation des déjections de l'hôpital fut aménagé à la fin du 18ème siècle par Charles Viel de Saint-Maux, architecte de l'hôpital général entre 1784 et 1789 ; Cet égout collectait les déchets et les acheminaient vers 2 carrières consolidées par d'épais murs de meulière (à quelques centaines de mètres au Nord de l'hospice). Je pense qu'il s'agit de celles situées aujourd'hui sous une crèche, rue Pierre Curie ; elles sont aujourd'hui inacessibles en raison des consolidations des soubassements de l'école et du périphérique. On soupçonna cet égout d'être à l'origine des pollutions qui affectèrent en 1833 les puits à eau proximaux.

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Quelques Gravures faites par les detenus

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                  Le cabestan

L’enfer de Bicêtre

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Bicêtre devient alors un lieu de détention et reçoit toutes sortes de condamnés y compris des droits communs. Avant 1792, il existe à Bicêtre deux sortes de détenus, ceux qui paient pension et ceux qui ne paient pas. Les premiers logent dans l’un des 296 cabanons, sorte de petite chambre de 2,60m x 2,50 d’où ils ne sortent jamais. Les autres, vont à la Force où ils vivent enfermés dans des salles communes mesurant 12 mètres de long sur 10 mètres de large pouvant abriter jusqu’à 70 prisonniers.



les-cachots-blancs.jpgC’est à ses cachots que Bicêtre doit sa terrible réputation. Ils sont de deux sortes, les noirs et les blancs. Les cachots noirs, creusés à cinq mètres sous le sol, sont les plus sinistres. On y accède par un escalier étroit et raide, fermé au niveau du sol par une trappe. Sans air et sans lumière, huit cellules y reçoivent une aération aveugle par un système de percements obliques dans les piliers. Les prisonniers, enterrés vivants, sont attachés à des chaînes scellées dans les murs. Sortes d’oubliettes où les prisonniers sont nourris lorsque le geôlier y pense, ces cachots ont été comblés en 1793.
La vie dans les cachots blancs n’est pas vraiment plus enviable, mais elle y est adoucie grâce au faible rai de lumière qui descend d’un soupirail placé au ras du sol. Des prisonniers aux noms célèbres y sont passés.
C’est de Bicêtre que part la chaîne, événement auquel une foule nombreuse assiste. Le « clou » du spectacle : le ferrement. Les prisonniers qui doivent partir pour le bagne sont attachés deux à deux par un carcan de fer qui est scellé directement sur le prisonnier, la tête posée sur une enclume. La dernière chaîne pour le bagne est partie de Bicêtre en en 1836.  

                                                                                                                                                                                                                       reconstitution-d-un-cachot.jpg

Sade à « Bicêtre, la Bastille de la canaille et de la bourgeoisie »
De toute la liste des prisonniers célèbres passés par Bicêtre, les plus « populaires » demeurent le marquis de Sade et Eugène-François Vidocq, même si l’un comme l’autre, n’y restèrent que peu de temps.
Le premier, Donatien-Alphonse-François de Sade, incarcéré en 1801 à la prison Sainte-Pélagie après la publication de La Nouvelle Justine ou les Malheurs de la vertu, tente d’assouvir sa lubricité sur des jeunes gens qui y passent quelques jours. Le marquis est alors transféré à Bicêtre le 14 mars 1803. Sa famille se démène pour le sortir de cette « affreuse prison, Bastille de la canaille » et le faire interner à Charenton, maison de santé au régime incomparablement plus doux. Le 27 avril 1803, soit à peine plus d’un mois après son arrivée, le marquis de Sade quitte Bicêtre pour Charenton.
Quant à Vidocq, son premier passage à Bicêtre remonte à 1796, date à laquelle il part, avec la chaîne, pour le bagne de Brest. Il s’échappe de Brest, est repris, s’évade à nouveau. En 1810, Vidocq est à Bicêtre, attendant avec d’autres forçats le départ d’une chaîne qui doit le reconduire à Brest. Ses ennemis (forts nombreux) ont dit que c’était son angoisse de la chaîne qui l’aurait poussé à trahir et à devenir « cuisinier » (dénonciateur).
Utilisé comme mouton à La Force (prison parisienne) et à Bicêtre, il échappe ainsi à la chaîne et au bagne. Il est remis en liberté sous la condition de continuer à servir de dénonciateur, puis assura la carrière policière que nous lui connaissons

Les bagnards sont tansferés à pied dans les bagnes de Brest,Cherbourg,Rochefort et Toulon, Ils sont utilisés pour la construction des ports, fortification et bassins, plus tard pour la réparation des voiliers et aussi pour la construction de routes ou canaux En 1850 lorsque les bateaux à voile furent abandonnés au profit de la vapeur, les bagnes maritimes sont ransfés à Cayenne et à Noumea.

Victor Hugo a assité au depart des bagnards rivés à la "Chaine" en 1822, il en fait une description dans son roman "les Misérables"ainsi que dans " Le dernier jour d'un condanné à mort"

Il est possible de visité lors des "Journées du Patrimoine": Le grand puits, le manege,le grand réservoir de 1200m3, la cour du massacre ou furent tués à coup de gourdin 172 prisonniers en 1794 pendant la Terreur,Le batiments de la Force,là ou dans "Les Miserables" Jean Valjean est ferre à Bicetre pour rejoindre le bagne de Toulon

L'emplacement des cachots blancs et des cachots noirs ou le celebre Latude qui c'est echappé une fois du fort de Vincennes, 3 fois de la Bastille est resté enfermé 38 mois de 1777 à 1784, il a attrapé le scorbut et fut définitivement libéré le 24 mars 1784.

L'emplacement des "Auges à Gateux" ou l'on regroupait ceux qui faisait sous eux et qui étaient couchés dans des auges percées que l'on pouvaient nettoyées à coups de seaux d'eau


le-manege.jpg Le Manege

la-cours-des-massacre.jpg   La cour des Massacres


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Samedi 6/4/2013

Samedi 6/4/2013

Aujourd'hui Robert nous emmene du Parc Monceau au Palais Royal. 21 personnes sont présentes, le temps est frais mais avec un peu de soleil

Le Pivot de cette randonnee est Louis Philippe Joseph d'Orleans Pere de Louis Philippe 1er roi de France de 1830 à 1848 ( poussé sur le trone par Lafayette et le banquier Lafitte)

La petite Histoire de Louis Philippe Joseph d'Orleans  aussi connu sous le nom de Philippe Egalite

Louis Philippe Joseph d’Orléans, duc de Chartres, puis duc d'Orleans (1785-1793), ayant changé son nom en Philippe Égalitéaprès 1792, est né au chateau de St Cloud le 13 Avril 1747 et mort guillotiné à Paris le 6 Novembre 1793. Celui ci descendait en ligne masculine de Bourbons et donc du régent Philippe d'Orleans et du roi Louis XIII, son père etant le frère cadet de Louis XIV et fonde la branche d'Orleans

Fils de Louis Philippe Ier d'Orleans, duc d’Orléans, dit « le Gros », et de Louise Henriette de Conti (morte en 1759), il fut titré duc de Montpensier à sa naissance (1747-1752), puis porta le titre de duc de Chartres à la mort de son grand-père. À celle de son père, il devint alors duc d'Orleans et premier prince de sang.

Le père de Philippe d’Orléans avait d’abord envisagé de le marier à la princesse Cunégonde de Saxe, fille d’Auguste III de Saxe roi de Pologne et sœur de la Dauphine de France Marie-Josephe, mais cette dernière insista auprès de Louis XV pour qu’il s’oppose à ce projet, considérant que Chartres, n'étant pas "Fils de France" était de trop petite naissance pour prétendre épouser une princesse du sang de la Maison de Saxe.

Sur ces entrefaites mourut le jeune prince de Lamballe, héritier des biens des bâtards de Louis XIV. Celui-ci avait une sœur, qui par sa mort, devenait à 15 ans la plus riche héritière de France. Au grand dam de la cour, négligeant la bâtardise, les Orléans se ruèrent sur l'héritière.

L’ abbé de Breteuil, chancelier de la maison d’Orléans, fut donc chargé de négocier, en substitution, un mariage avec Marie Adelaide de Bourbon dite « Mlle de Penthièvre », petite-fille du comte de Toulouse, bâtard légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan, qui amenait dans la maison d’Orléans, avec encore un peu plus du sang des bâtards de Louis XIV, l’héritage fabuleux du duc de Penthievre.

En effet, Philippe d’Orléans descendait, par sa mère, d’une bâtarde de Louis XIV et de la marquise de Montespan dite Mlle de Nantes et, d’autre part, une des arrière-grand-mères paternelles de Philippe d’Orléans était également une bâtarde de Louis XIV et de la marquise de Montespan (la seconde Mlle de Blois).

La consanguinité n'était pas génante pour regner. Philippe d'Orleans decendant d'une batarde de Louis XIV et Marie Adelaide de Bourbon descendante d'un batard de Louis XIV

Le mariage eut lieu à Versailles le 5 Avril 1769.

Il réalisa une spéculation immobilière restée célèbre au Palais-Royal. Depuis son remariage morganatique avec Madame de Montesson, son père le duc d’Orléans avait cessé d’habiter le Palais Royal. Il en fit concession à son fils en 1776, et le lui abandonna en toute propriété en 1780. Peu après, en juin 1781, la salle de théâtre dite du Palais-Royal, qui se trouvait du côté de l’actuelle rue de Valois, brûla une nouvelle fois. Le duc de Chartres la fit reconstruire de l’autre côté par l’architecte Victor Louis (c’est l’actuelle salle de la Comedie Française) et en profita pour réaliser une vaste opération immobilière autour des jardins du Palais-Royal : il fit édifier des immeubles uniformes, comportant des galeries marchandes au rez-de-chaussée surmontées d’appartements d’habitation. Les rues bordant l’ensemble furent baptisées des noms des fils du duc : Valois,Montpensier et Beaujolais.

Cette opération fut vivement critiquée. Le public, qui avait toujours été admis librement dans les jardins du Palais-Royal, critiqua leur rétrécissement. On jugea l’architecture mesquine. Louis XVI se serait moqué du duc de Chartres en lui lançant : « Eh bien, mon cousin ! Il paraît que vous ouvrez boutique ? On ne vous verra plus que le dimanche ? ». Authentique ou non, le mot courut Paris, avec des dizaines d’épigrammes et de chansons. Mais l’affaire ne fut pas excellente et tarda à s’équilibrer, le duc ayant dû emprunter 4 millions pour financer les constructions, qui s’avérèrent difficiles à vendre et à louer.

La spéculation des arcades du Palais-Royal entraîna des procès nombreux de la part des riches riverains qui se trouvèrent privés de la vue sur les jardins. Elle ne fut pas aussi rentable qu’il l’escomptait, tandis que le nombre des pensions qu'il accordait à ses protégés ne faisait qu'augmenter avec le temps (une association des créanciers du duc d'Orléans réunissant ces pensionnaires viagers fut d'ailleurs créée en 1792).

Il est élu à la Convention nationale en 1792 par le département de la Seine sous le nom de Philippe Égalité. C'est Manuel, le procureur de la commune et proche de Danton qui lui suggère d'adopter ce nom, les titres princiers étant proscrits. Une lettre écrite en 1793 de prison à son avoué Jean-Baptiste Lemaire, montre qu'il n'a jamais signé autrement :

« Pourquoi m'appelez vous « Orléans » nom que vous savez que je n'ai pas signé depuis le début de l'assemblée constituante qui défendait de porter aucun titre ni nom de terre ? Est-ce qu'il y a un décret qui m'ordonne de m'appeler « Orléans » ? J'ai déjà fait cette question aux citoyens Gérard et Voidel, mais je n'y ai reçu aucune réponse ; peut-être serai-je plus heureux en m'adressant à vous. Je désire le savoir car s'il y en a un, il est trop ridicule à moi de continuer à signer « Égalité ». Cependant ce ridicule serait bien involontaire puisque je n'ai aucune connaissance que je doive signer autrement ».

Il siégea toujours avec les Cordeliers, au milieu de la Montagne.

Il vota la mort du roi Louis XVI, et sans appel. Le rejet de l'appel au peuple pouvant sauver Louis XVI se joua à très peu de voix. Cette action dégoûta jusqu’à Robespierre qui, selon une rumeur, aurait dit de lui : « il était le seul membre [de l’Assemblée] qui pût se récuser ».

L'arrestation

Quand son fils aîné le duc de Chartres suit le général Charles François Dumouriez dans son aventure personnelle, il devient suspect aux yeux des Montagnards. Tous les membres de la famille des Bourbons sont alors arrêtés le 7 avril 1793. La mesure concerne le duc d'Orléans, ses deux autres fils le duc de Montpensier et le comte de Beaujolais et sa sœur Louise Bathilde. La Convention décide d'éloigner toute la famille de Paris et opère leur transfert immédiat au fort Saint Jean à Marseille. Seule sa fille Marie Adelaide bénéficie d'une clémence et est assignée à résidence au château de Bizy.

La condamnation et l'exécution

Décrété d'accusation, Philippe-Égalité est ramené à Paris et envoyé à la Conciergerie le 2 novembre. Il est jugé par le Tribunal revolutionnaire, présidé par Herman, le 6 Novembre 1793. Il n'y a pas de preuves contre lui, mais durant cette période, la simple suspicion suffit. Malgré la plaidoirie de Voidel, il est condamné à mort et guillotine le jour même, avec pour compagnons d'infortune Pierre Coustard de Massi, représentant de la Loire-Inférieure à la Convention et chef de la Garde nationale de Nantes, et trois inconnus

Il fut enterre comme les membres de la famille royale au cimetiere de la Madeleine à l'emplacement duquel à été edifiee la Chapelle expiatoire

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La chapelle expiatoire  située au 29 rue Pasquier, construite dans le square Louis XVI, à l’emplacement de l’ancien cimetiere de la Madeleine où avaient été inhumés les corps de Louis XVI et de Marie Antoinette avant leur transfert à la  basilique de St Denis le 21 Janvier 1815. Certains gardes suisses tués lors de la prise du palais des tuileries , le 10 Aout 1792 y sont aussi inhumés.

Cette chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 22 Juillet 1914

Philippe Egalite acheta des terrains qui devinrent un très beau parc arboré

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Limité au nord par le boulevard de Courcelles, le parc Monceau est entouré de plusieurs rues ou avenues créées par Pereire et bordées de luxueux hôtels dont certains donnent directement sur le parc. La plupart de ces voies portent des noms de grands peintres du XVII siècle: Avenue Velasquez, Avenue Ruysdael, Avenue Van-Dyck, rue Rembrandt, rue Murillo.

Le parc comprend une rotonde, ancien pavillon du mur des Fermiers Généraux réalisé par Claude Nicolas Ledoux. Au détour des bosquets se trouvent des statues en marbre d'écrivains et de musiciens comme Guy de Maupassant créée par Verlet,  Fréderic Chopin créée par Jacques Froment Meurice,  Charles Gounot et Alfred de Musset créées par Antonin Mercié, Amboise Thomas créée par Alexandre Falguière ou Edouard Pailleron créée par Léopold Bernstamm. Le parc est entouré d'immeubles de luxe et d'hôtels particuliers.

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Le parc fait 1 km de circonférence et 8,2 ha. Un tour complet de parc mesure exactement 1 107 mètres (en contournant l'aire de jeu pour enfants, sinon il faut compter 990 mètres).

Histoire

Le duc de Chartres, qui fait dessiner, par Carmontelle, un « pays d'illusions » avec des fabrique de jardin : ferme suisse, moulins hollandais, pagode, pyramide, ruines féodales, temple romain disséminés le long de sentiers accidentés, de bouquets d'arbres et d'îles. Ce parc fut aussi appele "la folie de Chartres" Ces ruines, tombeaux pyramides sont quelques symboles "Francs Maçons dont Philippe Egalite devient meme en 1771 "Grand Maitre du Grand Orient de France"


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Lors de la Revolution, le jardin est confisqué et devient bien national en 1793 ; puis, il redevient propriété de la famille d'Orléans sous la Restauration.

En 1860, la ville de Paris achète le jardin : une partie est revendue aux financiers Pereire en vue d’un lotissement, tandis que l’autre sera aménagée par Jean Charles Alphand. Les grilles sont de Gabriel Davioud.

Sur partie amputée pendant la transformation de Paris sous Napoleon III par le Baron Hausmamm ont été réalisées des riches hotels particuliers ( Pereire, Roschild, Meunier )

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Nous filons ensuite vers la place St Augustin pour admirer l'eglise du meme nom

L’église Saint-Augustin a été construite entre 1860 et 1871, dans le quartier de la Petite Pologne, actuellement place Saint-Augustin dans le 8e arrondissement de Paris. Au moment du Second Empire ce quartier change : afflux démographique et construction d’immeubles. Le préfet Haussmann va faire tracer de larges avenues rectilignes. Les carrefours appellent des édifices prestigieux. Construite par Victor Baltard (même architecte que les Halles de Paris), cette église trouve son originalité dans sa structure plus que dans son style éclectique inspiré des arts roman et byzantin. En effet, elle est le premier édifice d’une telle ampleur à ossature métallique. Elle mesure près de 100 mètres de long et la hauteur de sa coupole s'élève à 80 mètres. À l'intérieur, on remarque que les colonnes en fonte qui soutiennent la voûte et la coupole sont également des éléments décoratifs avec leurs anges polychromes. Les vitraux de la nef alignent évêques et martyrs des premiers siècles.

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Construite par Victor Baltard (architecte des Halles de Paris), cette église trouve son originalité dans sa structure plus que dans son style eclectique inspiré des arts roman et byzantin. En effet, elle est le premier édifice d’une telle ampleur à ossature métallique. Elle mesure près de 100 mètres de long et la hauteur de sa coupole s'élève à plus de 60 mètres. Grâce à la structure métallique, les contreforts habituels n'existent pas. Le terrain n'étant pas rectangulaire, le plan est original : façade étroite, chœur très vaste. À mesure que l'on s'approche de celui-ci, les chapelles adjacentes deviennent de plus en plus imposantes.

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 Ornant la façade, les symboles des quatre Evangelistes au-dessus des arcades et, sous la rosace, les douze apotres.

Et la statue de Jeanne d'Arc face a cette eglise

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Nous descendons ensuite vers la Madeleine

L'église de la Madeleine se situe sur la place de la Madeleine dans le VIIIe arrondissement de Paris. Elle constitue une parfaite illustration du style architectural néoclassique. Sa construction s'est étalée sur 85 ans (1763-1842) en raison des troubles politiques en France à la fin du XVIIIe siècle, et au début du XIXe siècle. Les changements politiques de l'époque en firent modifier à plusieurs reprises la destination et les plans Conçu par Napoléon Ier comme un temple à la gloire de sa Grande Armée en 1806, le bâtiment faillit être transformé en en bibliotheque en Opera et meme en 1837 en gare ferroviaire la première de Paris, avant de devenir une église en 1845 consacrée sous le regne de Louis Philippe (fils de Philippe egalite)

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Rue St Honore nous passons devant une maison toujours existante ou sejourna Robespierre

La rue Saint-Honoré est une voie très ancienne de Paris, prolongement vers l'Ouest du decumanus maximus gallo-romain de Lutece. À l’origine, la rue était un chemin qui allait à St Ouen, Argenteuil et Neuilly. Elle s'est développée à la fin du XIIe siècle, sous le règne de Philippe Auguste, elle faisait partie de la croisée avec la rue St Denis et la rue St Jacques. Elle prolongeait la rue de la Ferronnerie. Elle porta les noms suivants :

 no 398 : Demeure du menuisier Simon Duplay (alors 366, rue Saint-Honoré), qui hébergea Maximilien Robespierre (2 dernières fenêtres à gauche dans la cour, au1er étage) de 1791 à 1794. Dandon appelait cette maison "Le temple du rabot et des ragots"  Duplay participa par la suite à la Conjuration des Egaux.
C’est là que Robespierre prépara avec Pierre Gaspard Chaumette et Claude Fournier l'Heritier, la journée du 10 aout 1792.
C’est là aussi qu'il fut victime d'une tentative d’assassinat le 4 prairial an II (23 mai 1794).

C'est d'ici que Robespiere partt pour une seance de la convention nationale qui se tenait dans la "salle des machines" au chateau des Tuileries. La ses adversaires l'empecherent de s'exprimer et il fut decrete d'accusation. Emmene à l'hotel de Ville et malgré l'intervention des sections de Communards, il y resta détenu avec son frere et d'autre au 1er etage et fut blesse à la machoire par le gendarme Merda ou tenta t il de se suicider ?

La charrette qui menait l’Incorruptible à la guillotine avec 17 de ses amis, le 28 juillet 1794, s'arrêta devant cette maison qui avait été badigeonnée de sang.

Quelques jours plus tard 80 de ses amis suivirent le meme chemin

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Nous passons ensuite devant l'EgliseSt Roch ou la 1ere pierre fut posée par Louis XIV en 1653 et ou un jeune general le 5 Octobre 1795 fit tire au canon contre un groupe d'insurgés royaliste. Ce jeune Géneral s'appelait Bonaparte






Ensuite nous arrivons au Palais Royal, a l'origine batit par le Cardinal Richelieu qui 6ans avant sa mort en fit don au roi Louis XIII.

A sa mort la regente Anne d'autriche vint y habiter 9 ans avec ses 2 fils le futur Louis XIV et son frere Philippe de France duc d'Anjou et futur duc d'Orleans fondateur de cette branche.

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Louis XIV donna cette propriété à son frere dont herita Philippe d'Orleans (Egalité) Affairiste celui ci fit construire 3 galerie que nous connaissons aujourd'hui du non de ses trois fils

800px-palais-royal-montpensier.jpgGalerie Montpensier

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Galerie du Beaujolais



391px-galerie-de-valois-february-29-2012.jpgGalerie de Valois ( futur Louis philippe 1er)

Il loua ces immeubles et s'installerent des cafés, restaurants, hotels salles de jeux et autres commerces.

Les jardins etaient un lieu de promenades mais dès le soir tombés les arcades, hotels et jardins devenaient un lieu de debauche ( prostituées et autres.) En 183 le raccolage fut interdit et les salles de jeux fermées

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Toujours a court d'argent, il fit edifier une 4eme galerie en bois et vitres appelée aussi camp des tartares qui fut détruite par un incendie en 1826 et dont Balzac à fait une riche description dans ses romans.

Le Palais-Royal est la victime de la Revolution de 1848 qui renverse Louis-Philippe. Le palais est pillé, les tableaux brulés ou lacérés, les meubles et objets d’art jetés par les fenêtres. À nouveau remis dans le domaine de l’État, il devient le Palais National.Un Incendie le détruit partiellement en 1871,il fut restauré en 1874

S'y installeront la Comedie Française, le Conseil d'etat, le Conseil constitutionnel le theatre du palais royal et le minister de la Culture

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Le theatre ephemere pendant la restauration de la comedie francaise sur le site du camps des tartares

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Seule partie datant du Cardinal de Richelieu ,  Elle doit son nom aux proues de bateaux qui ornaient le palais de résidence du Cardinal de Richelieu en raison de sa fonction de charge de surintendant de la Navigation , alors appelé « Palais-Cardinal » dont elle constitue l'unique vestige d'origine après l'incendie de 1763.

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Nous finissons cette petite randonnee en degustant un Kir et dejeunons pour la plupart d'entre nous d'une salade tiede de gesiers de canard suivi d'un lapin en gibelote et d'une patisserie dont un tres bon clafoutisle tout arrose d'un tres bon cotes du rhone et d'un cafe. Nous reprenons ensuite notre route vers la Gare du Nord

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Samedi 2/03/2013

Samedi 2/03/2013

15 inscrits, 14 présents la personne inscrite qui n'était pas a cette randonnée n'a pas pris le temps de s'excuser.

Le temps est frais renforcé par une petite bise venant parait il de Sibérie

Nous commençons par le monument de la mission Congo-Nil qui devait explorer un itinéraire entre l'embouchure du Congo jusqu'à Dlibouti en vue d'établir une ligne de chemin de fer entre l'Océan Atlantique et la Mer Rouge

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C'est une épopé de 4500 Km accomplie en 2 ans dans la Jungle, les marais, à pied ,en pirogue et en bateua à vapeur par quelques officiers français sous le commandement du commandant Marchand avec 150 tirailleurs africains.

Cela se passait à la fin du XIX siècle et se termina à Fachoda mettant face à face l'unité française aux anglais commandés par Lord Kitchener

Finalement l'aventure se termina diplomatiquement, les français laissant la place aux Anglais.

Eux avaient bravés Hippopotames, crocodiles, moustiques et tribus antropophages, démonté un bateau en pièces détachés,construit des pistes,des ponts et des fortins d'appuis. Au bout du compte les français se sont inclinés devant un ordre ministériel. De cette formidable histoire, il ne reste dans la grande Histoire que ce que l'on a appelé "1898 l'incident de Fachota.

L’incident de Fachoda est donc indéniablement un échec d'une diplomatie française impuissante qui pensait faire céder un régime britannique décidé à garantir ses intérêts en Égypte. En somme, l’expédition Marchand, en plus d’être mal préparée, n’était appuyée que par un régime républicain isolé en Europe, affaibli par l’affaire Dreyfus, qui n’avait pas les moyens de sa politique coloniale incarnée par un Gabriel Hanotaux peu au fait des réalités du terrain, aveuglé par son rêve d’expansion et encouragé en cela par le Comité de l’Afrique française et les militaires. Le manque de concertation franco-britannique sur la question égyptienne est bien réel, et c’est cette absence de dialogue qui conduit à la crise. Le gouvernement britannique, conscient de sa supériorité, rechignait également à discuter des questions importantes avec une France dont l’instabilité gouvernementale déroutait les dirigeants britanniques et influait sur la cohérence de sa politique extérieure.

La France sort malgré tout relativement gagnante en obtenant immédiatement, en guise de contrepartie, des territoires sahariens du Soudan Occidental. Plus tard, elle confirma cet avantage en troquant ce qu’elle ne possédait pas au Soudan contre son hégémonie sur le Maroc.

Toutefois, l’incident de Fachoda est un choc salutaire qui permet aux deux ennemis irréductibles de sortir de cette logique d’affrontement en recadrant leurs politiques étrangères respectives, dorénavant tournées contre l'Empire Allemand.

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Couverture de livre et page de journaux de l'époque

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Lord Kitchener

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Le Commandant Marchand et ses officiers

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A la porte Dorée, une fontaine toujours en place marquait l'entrée de l'exposition coloniale de 1931 qui comprenait ce que l'on appelait "Le musé des Colonies" et qui maintenant se nomme la "Cité nationale de l'histoire de l'Immigration". Toutes les Collections ont été déménagées Quai Branly au musé "des Arts Premiers" cher au président Jacques Chirac












Nous admirons les detalis de la fresque de 1000m2 representant dans le plus pur style "Art Deco tous les pays de l'empire Coloniale Français dans le monde

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Ensuite nous vistons le cimetiere Sud de St Mandé dans lequel un monument commemore l'accident de chemin de fer survenu en 1891 ou deux trains qui se suivaient se sont téléscopés en gare de St Mandé faisant 45 morts et 200 blessés

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Cet accident malheureux inspira un magistrat facétieux qui s'était déjà illustré sous le nom de Lemice Terrieux par entre autre des livres comme: 

                    L'immortalité de lâme des violons

                    La vie des principaux peintres aveugles

et envoya un memoire à l'académie des Sciences en proposant  pour éviter ce genre d'accident de mettre en place des " trains éperons"

Il suffirait de prevoir à l'avant comme à l'arriere des trains des rampes inclinées rejoignant la voie de chemin de fer. Une plateforme etant posée sur le toit des wagons et de la locomotive. La plate forme ainsi que les deux rampes étant équipées de rail de chemin de fer.

Ainsi un train lancé arrivant brusquement sur un train immobilisé équipé de cette façon permettrais de monter par l'arrière sur celui ci et redescendre par l'avant du train immobilise

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Ensuite nous empruntons la promenade plantée qui est l'ancienne ligne de chemin de fer de Vincennes qui allait de la Bastille à Verneui l'étang

La gare a été fermée en 1969 et remplacé en 1984 par l'Opera Bastille

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Il subsiste le long de l'Avenue Daumesnil le viaduc supportant l'ancienne voie feree. Les arches sont occupées par de luxueuses boutiques. L'ensemble est surnommé "Le viaduc des Arts"

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Au Jardin de Reuilly nous aurions pu nous désalterer à la fontaine d'eau pétillante ( aujourd'hui un vin chaud aurait été plus indiqué) et puis plus loin surplombant un commissariat de police, les fameux "esclaves" inspirés par les esclaves de Michel Ange du Chateau d'Ecouen.

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Au Restaurant à la Bastille, nous avons repris forces et calories avec un bon coq au vin.

Regonflés les randonneurs sont remontés jusqu'à la gare du Nord

Nous avons eu le droit à un petit interview de journalistes de TF1 qui faisait un reportage sur la gare de Lyon

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Nos courtes randos 1er semestre

Samedi 22/09/2012

   Premiere rando douce sur Paris

Arrivée Metro Cite

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      Le circuit est simple le tour des deux iles par les berges. le Marché aux Fleurs ,la tour de l'horloge la Conciergerie descente sur la pointe du Vert-Galant,Pont Neuf,remontée sur le Parvis de N-D de Paris.

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   Repas tiré du sac au soleil sur les bancs du square de l'Ile de France.

dscf1170.jpg Ils sont attendrissants nos randonneurs

     Visite du Mémorial de la Déportation,Pont St Louis et ses musiciens de jazz ,quai d'Orleans,square Barye et les berges de la pointe Est de l'ile,Quais d'Anjou et de Bourbon enfin retour à la Cité.

 

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 Par le Pont au Change nous allons boire un pot sur une terrasse Place St André des Arts.

   

 

 

 

 

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Tout au long du parcours  historique sur la formation des iles ,l'habitat ,les enceintes et defenses,

 les accès ,les ponts successifs,la circulation fluviale,les moulins sur la Seine et au Moyen-Age les différents ports spécialisés.

 

    

 

 Meme les oiseaux ecoutent

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Quelques photos de l'Hotel Dieu qui va être rehabilité

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     Beau temps,bonne ambiance,allure très modérée
     17 personnes,pas de chutes ni de tentatives de suicide dans le fleuve!

 

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Samedi 13/10/2012

 Malgré les problèmes de transport et la météo caprisieuse, 9 randonneurs sont présents pour la Rando " Père Lachaise "

  Savants,artistes,militaires,musiciens,ecrivains ou hommes politiques ont jalonnés le parcours un peu humide sur la fin.

  Excellente ambiance et pour terminer un très bon déjeuner.

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Voici quelques Tombes remarquables


paris-20e-arrondissement-16731-tombe-d-edith-piaf-au-cimetiere-du-pere.jpgPersonnages célèbres enterrés au Père Lachaise :

 Maréchal Ney - Louis Blanc -

 Edith Piaf Alfred de Musset -

 Balzac - Colette -

Alphonse Daudet Gérard de Nerval -

Proust - Oscar Wilde Frédéric Chopin -

 Bizet Héloise et Abélard -

 Haussmann - Ferdinand de Lesseps

Richard Wallace -Nadar -

 Sarah Bernardt - Simone Signoret - Jim Morrisson

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Description :

    Tous les styles de l'art funéraire sont représentés : tombe gothique, caveau haussmannien, mausolée à l'antique ou simple pierre tombale.

    Le Cimetière du Père Lachaise est le plus célèbre et le plus grand cimetière de la capitale. Situé dans le 20e arrondissement, il s’étend aujourd’hui sur une surface de 44 hectares.... A l’origine, le domaine avait été acheté par les Jésuites au XVIIe siècle afin d’en faire un lieu de convalescence. Il fut notamment occupé par François d’Aix de La Chaise, dit «Le Père La Chaise», confesseur du Roi Soleil. Le frère du Père La Chaise fit par la suite agrandir le domaine, avant de devoir le céder afin de payer une dette. D’abord abandonnés, les jardins furent ensuite achetés par le Préfet de la Seine au XVIIIe siècle.
Au XIXe siècle, sous l’impulsion du Consul Napoléon Bonaparte, plusieurs nouveaux cimetières furent créés afin de palier le manque de sépultures intra-muros : les cimetières de Montmartre et de Montparnasse virent ainsi le jour hors la ville. En 1803, c’est le Préfet de Paris qui demanda à l’architecte Brongniart de transformer le domaine qui allait devenir le cimetière de l’Est de la ville. L’ouverture du cimetière eu officiellement lieu le 21 mai 1804 avec la première inhumation.
   Au cœur du site, le célèbre Mur des Fédérés, marqué par les 147 combattants de la Commune fusillés en 1871 eu pied du mur, incarne le symbole de la lutte pour leurs idées et pour la liberté.
   Au fil des chemins verdoyants, vous croiserez les sépultures d’hommes et femmes célèbres reposant au sein du cimetière. En voici quelques noms : Honoré de Balzac, Guillaume Apollinaire, Frédéric Chopin, Colette, Jean-François Champollion, Jean de La Fontaine, Molière, Yves Montand, Simone Signoret, Jim Morrison, Alfred de Musset, Edith Piaf, Camille Pissarro, Oscar Wilde.

    Ville de Paris

    Il fallut attendre le début de l'empire pour que le premier Préfet de la Seine, Frochot, parvienne à mettre en place une nouvelle politique d'inhumation. Le décret du 12 Juin 1804 institue la création de 3 grands cimetières alors extra-muros :Père Lachaise (cimetière de l'Est) Montparnasse (cimetière du sud)
Montmartre (cimetière du nord).
   Le cimetière du Père Lachaise est la nécropole la plus prestigieuse et la plus visitée de Paris. D'une surface de 44 hectares, elle totalise 70 000 concessions environ. C'est aujourd'hui le plus grand des espaces verts paysagers de la capitale.
   En 1626, les Jésuites de la rue St-Antoine acquièrent la propriété d'un riche négociant. Celle-ci était alors un lieu planté de vignes. C'est là qu'en 1652, Louis XIV assiste aux combats de la Fronde.
   Plus tard, le père François d'Aix de la Chaise, confesseur de Louis XIV vient s'y reposer et contribue, grâce aux libéralités du roi, à l'embellissement et à l'agrandissement du domaine auquel son nom reste attaché. Puis, après avoir été revendu, le domaine est cédé en 1803 à laVille de Paris. C'est à Brongniart que Nicolas Frochot, Préfet de la Seine sous l'Empire, confie les plans de la future nécropole. Il conçoit alors un nouveau type de cimetière mêlant parc à l'anglaise et lieu de recueillement.
    
   

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Samedi 10/11/2012

Aujourd'hui Robert nous emmene dans Montmartre et les environs sur le thème de l'art Nouveau. 14 participants, 11 personnes au restaurant le midi pour déguster un très bon boeuf bourguignon avec un cote du Rhone très sympathique

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 Boris Vian et Jacques Prévert ont habités ici et prenaient souvent l'apero ensemble

 

Un petit historique sur Montmartre


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Les premiers documents mentionnant les plantations viticoles à Montmartre datent de la fin du X° siècle dans les annales du Chanoine Flodoard.
Mais c'est surtout sous l'impulsion des "Dames de Montmartre" que les vignes connurent leur essor. C'est en effet la reine Adélaïde (femme de Louis VI le Gros) qui décida d'installer à Montmartre à mi-hauteur sur le flanc sud un monastère de femmes en 1133. On lui doit le premier plant de vigne.
Le vin de Montmartre va alors connaître un essor considérable sur la colline. Il faut dire que les Dames de l'abbaye de Montmartre ne vont céder leur terre en fermage qu'à une seule condition : planter des vignes sur le terrain. Un moyen comme un autre pour les abesses alors en difficulté financière de renflouer leur caisse puisqu'elles percevaient ainsi la redevance de pressoir situé à côté de leur bâtiment.

Le vin du Clos de l'Abbaye (pinot noir) avait très bonne réputation.

Au XVII° et XVIII° siècle, la butte montmartre se présente comme une colline verdoyante avec de nombreux moulins et plantée au trois quart de vignes. Les vignobles situés sur le versant qui regardaient Paris ont pour nom le clos Berthaud, la Sauvageonne, la Sacalie et... la Goutte d'Or. Comme son l'indique son vin était issu des meilleurs vignes de la Butte.
Il existe encore quelques noms de rues liés à ce passé viticole de la Butte comme la rue des Cloys qui était l'ancienne Sente des Cloys, du nom d'un lieu dit planté en vignes.

Le vin de Montmartre est alors connu pour ses qualités diurétiques. Un dicton populaire du XVII° siècle affirmait "c'est du vin de Montmartre, qui en boit pinte en pisse quarte " (à noter qu'une pinte faisait 93cl, et une quarte 67 litres ! ). Des qualités diurétiques évidentes qui venaient concurrencer certainement la douzaine de sources d'eau. Ces "pleurs de montagne" avait dit une Abesse qui alimentaient entre autres le hameau de Clignancourt et Châteaurouge

 



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Le moulin de la galette est en réalité constitué de deux moulins : le « Blute-fin » et le « Radet ». Le nom de « moulin de la galette » est mentionné pour la première fois en 1622 sous le nom de « moulin du palais ».La famille Debray acquiert les deux moulins en 1809 et y produit de la farine. Il ne servait pas uniquement à moudre le blé : il était utilisé pour presser les vendanges ou concasser les matériaux nécessaires aux manufactures.

Le nom de « Blute-fin » vient du verbe « bluter » qui signifie tamiser la farine pour la séparer du son. Le moulin construit en 1622, a souvent été retapé. Il se trouve actuellement au sein d'une propriété privée. En le visitant, on a l'agréable surprise de constater qu'il n'est pas en trop mauvais état et que les pièces importantes du mécanisme, dont les meules existent toujours. En 1870, Nicolas-Charles Debray, propriétaire du moulin Blute-Fin, y ajouta une  guinguette et un bal et baptisa le tout « Moulin de la Galette » en 1885. La Galette était ce petit pain de seigle que les meuniers Debray débitaient, accompagné d'un verre de lait, aux amateurs de pittoresque.

 

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 L'Eglise visible aujourd'hui au n°2 rue du Mont-Cenis semble être le seul vestige subsistant de l’ancienne abbaye dédiée à Saint-Pierre et Saint-Denis. Raconter l’histoire de cette abbaye nous ramène aux origines de Montmartre.

Grâce à la découverte de cercueils mérovingiens dans le cimetière, on date du VIe siècle l’existence d’un hameau en haut de la butte, développé autour d’une chapelle. A l’origine, Montmartre se serait nommée mons Mercore (montagne de Mercure, avec la présence probable d’un temple romain), puis mons Martyrium , pour commémorer le martyr de Saint-Denis et de ses deux compagnons (en réalité, on admet aujourd’hui que ce martyre eut lieu à Saint-Denis...).

En 1134, le roi Louis VI le Gros et son épouse Adélaïde de Savoie fondent sur cette colline une abbaye bénédictine de femmes. Ce sont d’ailleurs les religieuses de Montmartre qui vont encourager la culture de la vigne qui, dès le XIVe siècle, couvre la quasi-totalité de la butte, et qui va en faire la renommée (pas pour la qualité de son vin, cela va de soi, mais par la présence de nombreuses tavernes, notamment rue des Martyrs). Les religieuses avaient d’ailleurs droit de pressoir et les vignerons devaient donc verser une partie de leur récolte à l’abbaye.

En 1794, on plaça sur le clocher de l’église Saint-Pierre le télégraphe optique de Chappe. Endommagé par un incendie en 1844, ses ruines subsistèrent jusqu’en 1866.

L’église Saint-Pierre de Montmartre, telle qu’elle se présente aujourd’hui, fut sauvée de la destruction et restaurée par l’architecte Sauvageot de 1899 à 1905. C’est pourtant une des plus anciennes églises parisiennes, comportant des parties romanes et des parties gothiques. La façade principale a été refaite en 1775 et ses trois portes sont dotées de magnifiques bronzes exécutés en 1980 par Tommaso Gismondi : ils représentent Saint-Pierre au centre, Notre-Dame à droite et Saint-Denis à gauche.

Les carrieres de Gypse.

Un chemin descend vers le Sud de Paris, les tombereaux qui descendent de la carriere saupoudrent le chemin de Gypse d'ou le nom de la rue Blanche

Clignancourt

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A l'intersection de l'axe Nord Sud un axe venant du Nord St Denis  rue du mont Cenis, Le Sud Paris St Jacques de Compostelle et un axe Est Ouest, l'ex chemin des Boeufs maintemant rue Marcadet.

Sur cette intersection le hameau de Clignancourt qui deviendra un quartier de Paris appelé " Les grandes Carrieres"

Le quartier des Grandes-Carrières est le 69e quartier administratif  de Paris situé dans l'ouest du 18eme Arrondissement.   

Il tient son nom des anciennes carrières de gypse, élément de base pour la fabrication du plâtre, que l'on trouvait depuis le Moyen Age au pied de la butte Montmartre.

Le cimetière de Montmartre en est le principal vestige d'une des principales carrière de gypse de Paris. Le sous sol friable qui en résulte dans certaines zones a longtemps été à l'origine d'effondrements de la chaussée.

Le quartier des Grandes-Carrières s'étend au nord de la place de Clichy, bordé à l'ouest par le quartier des Epinettes, et à l'est par la butte Montmartre et le quartier de Clignancourt.

 

 

 

 Art Nouveau

En reaction aux constructions d'Hausmann (lignes droites, alignements, balcons filants, rigidité bourgeoise ,règlementation) de jeunes architectes 5 hector Guimard, Jules Lavirotte, le céramiste Alexandre Bigot vont rompre avec la ligne droite pour les courbes, la tige de fleurs, la stylisation des feuillages, décoration agrémentée d'animaux de coquillages etc.

Quelques réalisations

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  Hector Guimard                Jules Lavirotte       

 

                                       

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 Alexandre Bigot
 

Les mauvaises langues disaient c'est le "style nouille". Mais c'est un mouvement international : Horta en Belgique, Galdi en Espagne,Majorelle decorateur ebeniste à Nancy, Gallé, Daum, lalique ( vases,bibelots même céramique).Ce développement ce fait par la vitrerie ( les verrières, les vitraux) par l'utilisation du fer , de la fonte mais aussi de la brique, du beton, de la mosaique et de l'email.

Cette période couvre les années 1880 à 1914.

Comme les paysans, les artisans, les artiste et les excellents ouvriers vont être mobilisés lors de la guerre de 1914 à 1918. beaucoup vont être mutilés ou tués, le bel ouvrage, le savoir faire va disparaitre dans la boue des tranchées.

Cette guerre s'est déroulée essentiellement sur le quart Nord Est du territoire français. De nombreux monuments vont être détruits , il faudra reconstruire.

Art Deco 1918 1939

 Ce nom vient de l'exposition des arts décoratifs de Paris en 1925

La guerre  a accéléré les procèdés industielles et changé les mentalités, de nouveaux courants naissent:

 Le Cubisme

 Le Nudisme

 Le Communisme

 Le Pacisfisme

 Le développement de l'Hygiene

Le moulin de la Galette, la place Marcel Aimé et son célèbre "Passe Muraille

montmartre-le-moulin-de-la-galette-france-ile-de-france-96681.jpg   Le moulin de la galette est en réalité constitué de deux moulins : le « Blute-fin » et le « Radet ». Le nom de « moulin de la galette » est mentionné pour la première fois en 1622 sous le nom de « moulin du palais ».La famille Debray acquiert les deux moulins en 1809 et y produit de la farine. Il ne servait pas uniquement à moudre le blé : il était utilisé pour presser les vendanges ou concasser les matériaux nécessaires aux manufactures.

Le nom de « Blute-fin » vient du verbe « bluter » qui signifie tamiser la farine pour la séparer du son. Le moulin construit en 1622, a souvent été retapé. Il se trouve actuellement au sein d'une propriété privée. En le visitant, on a l'agréable surprise de constater qu'il n'est pas en trop mauvais état et que les pièces importantes du mécanisme, dont les meules existent toujours. En 1870, Nicolas-Charles Debray, propriétaire du moulin Blute-Fin, y ajouta une  guinguette et un bal et baptisa le tout « Moulin de la Galette » en 1885. La Galette était ce petit pain de seigle que les meuniers Debray débitaient, accompagné d'un verre de lait, aux amateurs de pittoresque.

  brouillards7blog.jpgIl y avait à Montmartre, au troisième étage du 75bis de la rue d'Orchampt, un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire et il était employé de troisième classe au ministère de l'Enregistrement. En hiver, il se rendait à son bureau par l'autobus, et, à la belle saison, il faisait le trajet à pied, sous son chapeau melon.
Dutilleul venait d'entrer dans sa quarante-troisième année lorsqu'il eut la révélation de son pouvoir. Un soir, une courte panne d'électricité l'ayant surpris dans le vestibule de son petit appartement de célibataire, il tâtonna un moment dans les ténèbres et, le courant revenu, se trouva sur le palier du troisième étage. 

 Les souvenirs de Maurice Utrillo, Poulbot, Tristan Tzara, la maison de Claude Nougaro et la délicieuse petite impasse baptisée Villa Leandre Avec ces pavillons blancs ou en briques

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  La Villa Léandre est un endroit à part dans le 18e arrondissement de Paris. Située entre le 23 et le 27, avenue Junot, le calme de cette impasse, bordée de petites maisons au style anglo-saxon, étonne.


 

 

      Le square Suzanne Buisson, résistante morte en déportation  

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   Ouvert en 1951, ce square de 2484m2 est aménagé en terrasses et propose un terrain de boules, plusieurs aires de jeux et un bac à sable. Côté végétation, il est planté de platanes, de peupliers et de rosiers mais également d’arbres fruitiers aux belles floraisons, pommiers et cerisiers. Un statue de Saint Denis trône au centre du jardin car on raconte qu’à cet emplacement était une fontaine dans laquelle le Saint décapité aurait lavé sa tête avant de marcher jusqu'à St Denis ou il se serait écroulé.

 

 

 Le Chateau des brouillards ou vécu le Poète Gérard de Nerval, c'est aussi l'ancienne demeure de l'acteur et comédien Jean Pierre Haumont

chateau-des-brouillards-a-montmartre.jpg L’allée des Brouillards, ainsi que le "château" éponyme qui le bordure, sont des lieux montmartrois à la fois poétiques et romantiques, restés miraculeusement à l’écart des grands spots touristiques (le Sacré Coeur ou la place du Tertre,). Nous vous emmenons les découvrir...

Remontons au XVIIIe siècle. La butte Montmartre est plantée de vignes et de cultures vivrières, et l’on aperçoit de loin la vingtaine de moulins à vents qui font sa richesse. Le lieu qui nous intéresse est alors lui-même occupé par un moulin à vent, et se situe à côté de l’abreuvoir (une rue porte d’ailleurs ce nom) où l’on y baigne chiens et chevaux. En 1722, un avocat au Parlement de Paris, M. Legrand-Ducampjean, achète la propriété, qui représente 7.000 m2, et se fait construire un petit château, une "folie" comme on aimait alors à appeler ces résidences situées dans les faubourgs de la ville.

En 1850, les communs du château sont rasés. Petit à petit, des pavillons vont les remplacer, séparés du château par l’allée des Brouillards. Tombant à l’abandon, la propriété est occupée - on pourrait même dire "squattée" - dans les années 1890 par des artistes sans argent ayant élu domicile à Montmartre : Steinlein, Poulbot, Duchamp-Villon, Van Dongen. En face, dans un des pavillons, au n° 8 de l’allée s’installe en 1890 la famille Renoir. Auguste y a son atelier ; Jean, son fils, y voit le jour en 1894. Ce quartier de la butte est si misérable qu’on l’a surnommé le "maquis". Outre cette folie qui tombe en ruine, ce n’est qu’un paysage de cabanes de fortune ; Modigliani amènage dans l’une d’elles en 1906.

En 1928, le château des Brouillard est racheté par Marius Casadesus (1892-1981) qui est à la fois violoniste, compositeur, luthier ; 5 générations de Casadesus vont se succéder ici... Il vient d’ailleurs d’être restauré. Ses façades blanches et son joli fronton triangulaire évoquent encore un coin de province française imaginaire du XVIIIe siècle.

L’allée des Brouillards accueillera encore au XXe siècle d’autres artistes : une plaque sur un mur rappelle que Jean-Pierre Aumont vécut ici, tandis qu’à l’entrée de l’allée trône aujourd’hui un buste de Dalida, qui fut elle aussi un personnage incontournable de la butte (sa maison, rue d’Orchamps, vient d’être restaurée, une plaque la signale).

Tous ces fantômes d’artistes hantent sans doute l’allée des Brouillards, et elle dégage encore aujourd’hui un charme particulier, laissant la part belle à la végétation et au calme . Il n’est pas rare d’y voir des couples s’embrasser, assis sur la balustrade qui longe l’allée. L’allée des Brouillards a un tel pouvoir évocateur qu’elle inspira plusieurs écrivains, notamment deux des résidents de la Butte, Francis Carco et Roland Dorgelès. Ce dernier en fit même le titre d’un de ses ouvrages, "le château des Brouillards".

L’origine du nom "allée des Brouillards" reste inconnue. Peut-être les vapeurs d’eau qui se dégageaient de l’abreuvoir y sont-elles pour quelque chose.

Nous continuons notre petite randonnée par la rue Caulaincourt du nom de ce général, ambassadeur de France à Moscou, ministre des affaires étrangères, dévoué mais parlant sans détour à Napoléon 1er.

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La rue Lamarck, naturaliste et botaniste, un immeuble aux bow-widows démontables 

   Cette façade nous amène au cœur de la polémique qui existait entre des architectes progressistes désireux de multiplier les formes et les volumes sur rue et une administration frileuse souhaitant limiter l’emprise des constructions sur le domaine public. Dans un premier temps (sous Louis XV), les balcons sont autorisés puis en toute fin du 19ème siècle il est possible de fermer des « jardins d’hiver » sous réserve de mettre en œuvre une structure démontable. C’est ainsi que sur cette façade les deux balcons latéraux sont traités comme le grand balcon central avec la même pierre et la même forme de consoles mais qu’au-dessus les bow-windows sont fait en structure bois, réputée plus facilement démontable qu’un appareillage de pierre. La qualité de mise en œuvre des décors montre tout de même une volonté de pérenniser l’ouvrage.  

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La rue Francoeur avec les anciens studios de Pathé Cinema

 

. Tandis que les bâtiments sur cour font réellement référence à des espaces de travail, la façade sur rue est traitée comme un décor de théâtre… ou plus précisément de cinéma en l’occurrence. La petite façade sur rue est composée comme une loge où les acteurs apparaissent bien cadrés entre deux colonnes.  

 

 

 

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La rue du Baigneur avec son immeuble à grosses stalactites sous les balcons

Cet immeuble est signé Veber et Michau. Ce couple qui a énormément construit  signe en 1906 un façade une peu lourde comme ils en ont l’habitude. La composition repose sur les deux bow-windows massifs qui montent soutenir la saillie du 5ème étage. Et comme souvent chez ces architectes le décor possède des éléments pendants, parfois discrets mais de temps à autre impressionnants comme c’est le cas ici avec ces gigantesques stalactites qui semblent menacer le passant.  

 

 

 Le boulevard Ornano percé par Hausmann, arret à l"Eglise Orthodoxe Serbe Saint SAVA ou le pope nous invite à la célébration d'un Bapteme

 La paroisse est fondée en 1947                220px-eglise-saint-sava-1.jpg

En 1952, elle loue une chapelle à l'église roumaine située rue Jean de Bauvais dans le 5em arrondissement 

Ce lieu de culte étant trop petit, la paroisse loue en 1965 un ancien temple protestant, rue du Simplon. Elle s'en rend propriétaire en 1984.

Profitant de l'arrivée d'ouvriers yougoslaves en Europe occidentale due à l'ouverture des frontières par le regime communiste de Tito, l'Église orthodoxe serbe crée un diocèse pour l'Europe occidentale pour les accueillir en 1969

En 1984, l'ancien temple protestant néo-roman devient une église orthodoxe. Sur le tympande l'église a été placé l'icone de Saint Sava, premier archevêque de l'Église orthodoxe serbe, devenueautocephale en 1219.

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Le celebre immeuble de l'architecte Sauvage rue Vavin  

 

 

 

 


Les artistes, artisans, ouvriers spécialisés vont influencés les architectes et les décorateurs les bases seront:

La géométrie

La simplicité

Les nouveau matériaux :

Le béton armé

Le beton moulé

La fonte moulé

Mais la fabrication mécanisée qui manque de bons spécialises va pousser à une architecture simple, poteaux, poutres, fenetres larges, hublots pouvant être facilement executés par des ouvriers. ( Le Corbusier, Robert Mallet Stevens en tant qu'architecte et Ruhlman comme ebeniste)

La meme chose mais enjolivée, décorée par des moulules ou coffrage executés par des artisans ayant quelques compétence ( utilisation de creux et de reliefs a l'aide de baguettes ( fabrication de consoles, colonnes, sultures, bas reliefs, gradins)

enfin des motifs plus raffinés executés par des artisans confirmés et des survivants de la grande guerre

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Notre itineraire nous a permis de découvrir l'immeuble de la rue coustou 

Ce n’est plus la proue d’un navire qui arrive mais une véritable flottille ! La façade est traitée comme une grande vague fendue par de multiples étraves. Comme sur les paquebots, la richesse du décor donne le sentiment d’embarquer dans un entourage luxueux. Bizarrement, l’angle arrondi avec ses coursives traitées comme des passerelles successives fait plus directement penser à la poupe du navire.

 

 

 La rue Lepic avec un arret pour écouter des musiciens Jazz New- Orleans

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La place Dalila avec son buste

 

 

 

 

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L'immeuble a gradins qui abrite la "Piscine des Amiraux "  

L'immeuble compte 7 étages et 78 logements. Il est construit en béton armé. Sauvage y emploie une forme en gradin déjà utilisée dans son immeuble de la rue Vavin (1909) afin de donner un balcon à chacun des logements. Son projet a été fortement mis en cause, essentiellement en raison de la perte de place (et donc du moindre nombre de logements réalisés) impliqué par cette décision.

Toujours pour des raisons d'hygiène, les façades sont recouvertes de carreaux de faïence blanche achetés aux établissements Boulenger de Choisy le roi. Les caves des habitants sont paradoxalement situées au 3e étage.

La cour centrale est remplacée par une piscine, aujourd'hui municipale et ouverte au public, dont le bassin mesure 33 × 10 m3. Cette piscine a la particularité d'avoir un système de vestiaires sans casiers : l'usager est invité à laisser ses affaires dans la cabine numérotée où il s'est changé dont il claque la porte en sortant pour la verrouiller. Après sa baignade il demande à un employé d'ouvrir sa cabine pour récupérer ses affaires. Les cabines se trouvent aux premier et second étages autour du bassin. C'est le même système qu'on trouve par exemple à la Piscine Pontoise

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    Notre periple aurait du s'arreter là mais quelques courageux decident de continuer vers la Gare du nord à pied, nous pourrons voir l'ancien cimema " le Louxor" en restauration.

Le temps clement nous a permis de decouvrir grace a Robert des immeubles que nous connaissions sans y faire attention

 

 

 

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