Le 2 mars 2014

Aujourd'hui Olivier nous emmene dans la Forêt de St Germain et ses environs

 7 personnes au départ d'Ecouen

Sur place au parking prévu 1 personne, 4 autres bien entendu n'ont pas suivi les indications données.

Nous nous retrouvons donc a 12  sur cette rando, temps agréable, un peu froid le matin mais nous sommes tres rapidement rechauffer

Notre circuit nous entraine vers Maison Laffite, Le Mesnil le Roi,Carrieres sur Seine St Germain et bien sur la forêt

Je ne sait pas si cela est voulu mais la derniere fois que nous sommes veun avec Olivier sur St Germain, il avait le meme probleme à l'autre main et bien sur il falllait que Catherine lui mette et enleve ses chaussures (il est vrai que St Germain fut longtemps un domaine royal mais de la à se faire servir comme un roi )

Certains ont oublié le pain pour le midi, nous en trouverons en route

Un peu d'histoire sur toutes ces villes

545px blason maisons laffitte01Maison Laffitte

 Les origines

« En décembre 2001, les fouilles archéologiques menées dans le quartier de l'Entrée de Maisons, à l'emplacement de la nouvelle Résidence Hôtelière, ont permis de mettre au jour des débris de poteries gallo-romaines datant des IIe et IIIe siècles siècles : cette découverte atteste pour la première fois des origines gallo-romaines de Mansionis. »

La première mention du village date de 820 environ, dans le polyptyque d'Irminon. Ce document, rédigé à l'instigation de l'abbé Irminon, était destiné à recenser les biens de l'abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés, fondée en 543 par Childebert Ier, fils de Clovis. Mais des incertitudes demeurent à savoir si le Mansionis Villa du polyptyque correspond bien à Maisons-Laffitte. L'inventaire mentionne des cultures céréalières et des vignes. Malgré la présence du fleuve, il semble bien que le village n'ait jamais connu d'activités liées à la pêche. Le village s'est longtemps appelé « Maisons-sur–Seine »

L'histoire de Maisons-Laffitte se précise vers le XIe siècle. C'est à partir de cette période qu'il est possible de dresser une généalogie des seigneurs de Maisons. Le premier châtelain fut certainement Nivard de Septeuil. Son fils Geoffroy Ier accorda à l'abbaye de Saint-Wandrille le libre passage devant le port de Maisons vers 1060-1066. Il donna également vers 1087 l'église de Maisons à l'abbaye de Coulombs (proche de Nogent-le-Roi), avec des terres, des vignes, des dîmes et une part du péage.

 Le village d'alors était réuni autour de l'église, à son emplacement actuel, entourée du cimetière, du presbytère, de l'ancien prieuré (où se trouve le Centre Ianchelevici) et le château situé alors vers les parterres ouest de nos jardins. De là, les maisons s'élevaient autour de la rue principale, devenue l'actuelle rue du Mesnil.

 Le fief de Maisons-Laffitte reste aux mains des descendants de Nivard de Septeuil (familles de Gaucourt puis de Poissy), jusqu'à ce qu'il tombe en quenouille, aux mains de deux nièces de Jean II de Gaucourt. La famille d'Avesne conserva ses terres, qui passèrent rapidement à la famille de Marseille. Les Fouilleuse cédèrent leur bien dès 1460 à Jean IV de Longueil, juge au Parlement de Paris. L'unité de la seigneurie sera retrouvée en 1602, lorsque Jean VIII de Longueil rachète la part des Marseille.

Le 27 mai et le 24 juin 1944, le pont ferroviaire reliant Maisons-Laffitte à Sartrouville est bombardé à plusieurs reprises par les alliés.

 Les temps modernes : château, princes et village

 Les Longueil

Le réunificateur de la seigneurie, Jean VIII de Longueil, meurt en 1629. Lui succède son fils René, qui sera Président au Parlement de Paris et Surintendant des Finances en 1650-1651. Le château est construit à sa demande par François Mansart, oncle de Jules Hardouin-Mansart qui bâtira Versailles quelques années plus tard... Ce nouveau bâtiment vient prendre la place des précédentes constructions édifiées par les deux lignées de seigneurs de Maisons. Le château sera grand, pour recevoir le Roi lors des chasses en forêt de Saint-Germain. C'est pour cette raison que l'entrée du monument est dos à la Seine, précédée par une large avenue venant de la forêt. La construction commence aux alentours de 1642, pour s'achever vers 1650.

 L'alimentation en eau est assurée par le moulin placé sur le petit bras de Seine de l'île de la Commune, dont on peut encore voir les piles à proximité du palais omnisports Pierre-Duprés. Cette machine hydraulique, pourvue de deux roues à aubes, servait pour moudre le grain et pour pomper l'eau de Seine et l'envoyer jusqu'à un réservoir situé près de l'église. Victime d'un incendie en 1859, le moulin est détruit en 1887.

 La terre de Maisons-sur-Seine fut érigée en marquisat en 1658.

Le parc du château, à la mesure de l'édifice, est clos en 1659, de par l'autorisation donnée par lettres patentes de Louis XIV au marquis de Longueil. Le marquis procède alors à de nombreux échanges de parcelles avec les habitants de Maisons afin d'agrandir son parc et d'en faire un ensemble homogène : les avenues Longueil et de Saint-Germain par exemple sont dessinées à cette période.

 Louis XIV y logea en 1671 le jour de la mort de Philippe François de France, duc d'Anjou.

Les premières allées du Parc, les avenues Albine et Églé, sont contemporaines du château. Les autres allées seront créées au cours du XVIIIe siècle. Une carte de 1740 le montre tel que nous le connaissons. C'est également au XVIIIe siècle que les parcelles entre le château et la Seine sont aménagées : fossés comblés, plantations de rangées d'arbres...

Pour ce qui est du village, il s'organise entre l'église et la place publique dite « Le Champ », autour de laquelle s'ordonnent les bâtiments communs : pressoir, école, maison commune. Cette place porte aujourd'hui l'école primaire du Prieuré, rue du Mesnil. De nombreux noms de rues renvoient à cette période de l'histoire agricole du village : Chemin Vert, Derrière les Clos, Bois-Bonnet, Bois-Prieurs pour les lieux-dits les plus proches du centre du village. Mais nous pouvons également citer les rues du Renard, des Plantes, du Gros Murger (amoncellement de pierres retirées des champs), des Cordonnières (déformation de « cardonnières », provenant de chardon)...

 Le centre du village se ramifiait autour de petites sentes tortueuses, que l'on peut imaginer en se promenant dans la ruelle du Château, impasse de la Huchette ou bien passage du Tripot.

Le curé Chalines entreprend en 1759 de dénombrer la population, il compte alors 822 âmes. Parmi elles, une majorité de familles vivent de la vigne, qui occupe alors 40 % des terres cultivées. Comptons aussi des artisans : bâtiment, travail du cuir, du bois, du fer ; deux pêcheurs, un boucher, un boulanger, un meunier... Sans oublier neuf servantes, le maître d'école, un « chirurgien » (médecin), un huissier, un grand valet de pied du Roi dont la famille habite Maisons, le capitaine et le concierge du château, trois gardes de la forêt, deux gardes suisses, un soldat et le bedeau de la paroisse.

 Parmi les descendants de René de Longueil, figure Jean-René (1700-1731) qui reçoit savants et écrivains au château, parmi lesquels Voltaire. Celui-ci raconte dans sa correspondance l'incendie qui endommage le bâtiment en 1724, alors qu'il le quittait après y avoir été soigné de la petite vérole. Le marquis Jean-René de Longueil s'intéresse de près aux sciences, et en plus de sa charge héréditaire de président du Parlement, il sera également nommé président de l'académie des Sciences. Il meurt sans descendance.

 Le domaine passe aux mains d'une cousine, la marquise de Seiglière, née de Belleforière ; puis à son petit-fils le marquis Armand de Soyécourt. À court d'argent, celui-ci cherche à vendre Maisons. En commençant par le Roi, pour plaire à Madame de Pompadour en 1747, puis à Madame du Barry en 1770. Mais Louis XV ne se laisse pas engager dans ces opérations et Soyécourt finit par vendre Maisons en 1777 au comte d'Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X de France, qui en compléta les embellissements.

 Comtes et maréchaux

Le prince confie à François-Joseph Bélanger, architecte, le soin de procéder aux améliorations, restaurations et aménagements qu'il souhaite : construction d'une orangerie, remise en état des écuries et du moulin, restructuration des cuisines... Le comte d'Artois amène également à Maisons son « écurie anglaise », qui lui permet de développer sa passion des courses de chevaux, origine de l'implantation du sport hippique à Maisons-Laffitte.

Mais l'édifice continue de menacer ruine en plusieurs endroits, et, les caisses vides, les travaux sont arrêtés. Le dernier passage du comte d'Artois à Maisons date de 1784. Il tente même de le revendre au roi son frère, qui lui aussi doit faire face à la pénurie de liquidités dans le trésor royal. La Révolution vient finalement mettre un terme à ces tergiversations. Artois fuit en Angleterre, et le domaine est mis sous séquestre en 1792.

 Mis en vente en 1797, l'ensemble est attribué à Jean Lanchère (1727-1805), fournisseur aux armées, pour la somme de 853 853 francs. Intéressé par les profits qu'il peut faire des bâtiments, Lanchère détruit certains pavillons, vend des sculptures... pour finalement revendre le tout en 1804 au Maréchal Lannes, pour la somme de 450 000 francs.

 Peu attiré par les fastes de la cour de Napoléon Ier, le maréchal préfère venir à Maisons entre deux campagnes militaires. Le château bénéficie alors de nouveaux travaux d'embellissement et une bergerie est installée dans les jardins.

 Après sa mort en 1809 à la bataille d'Essling, son épouse, la duchesse de Montebello, reçoit parfois l'Empereur. C'est d'ailleurs ce dernier qui ordonne en 1810 la construction du 1er pont entre Sartrouville et Maisons. En 1813, la duchesse reçoit de même l'impératrice Marie-Louise, dont elle est dame d'honneur depuis trois ans. Cinq ans plus tard, elle se défait du domaine de Maisons pour la somme d'un million cinquante mille francs, au profit de Jacques Laffitte.

 La naissance de la ville et du parc

Jacques Laffitte naît le 24 octobre 1767 à Bayonne. Fils de charpentier, il se rend à Paris pour tenter sa chance et entre en 1788 dans le monde de la banque et y connaît une ascension rapide. Le 24 avril 1814, il devient, dans des conditions difficiles, gouverneur de la Banque de France. Pendant les Cent-Jours (1815), il avance des sommes considérables à l'État et à la ville de Paris pour répondre aux exigences de l'occupant.

 Adversaire de Charles X (l'ancien propriétaire du château, entre 1777 et 1789, alors qu'il était comte d'Artois), Jacques Laffitte accueille à Maisons de nombreux membres de l'opposition politique. C'est donc logiquement qu'il exerce une influence décisive lors de la Révolution de 1830.

 Le 3 août de la même année, la Chambre des Députés le choisit d'ailleurs comme président. Après l'ascension au trône de Louis-Philippe Ier, il est nommé président du Conseil et ministre des Finances du Roi. Débordé par l'agitation politique, il laisse la place le 13 mars 1831, et sort à peu près ruiné de l'aventure. À la suite de ces événements, il décide donc de morceler le domaine de Maisons pour réaliser une fructueuse opération immobilière. En 1833, les écuries et d'autres dépendances sont détruites afin de fournir des matériaux de construction pour les acheteurs des lots du Parc. Le 16 février 1834 est déposé devant notaire le cahier des charges de ce lotissement, dont une copie est, encore aujourd'hui, remise à chaque acquéreur dans le Parc. L'idée de ce cahier des charges est de poser les principes de construction de cette « ville à la campagne ».

Pour assurer la desserte des propriétés, Jacques Laffitte est amené à ouvrir de nouvelles voies dans le Parc. Partant des épines dorsales déjà existantes (avenues Églé, Albine...), il trace des figures géométriques. Il dessine aussi une croix de la Légion d'Honneur autour de la place Napoléon et du Cercle de la Gloire, d'où partent des avenues qui porteront les noms des batailles de l'Empereur.

 En 1838, alors qu'une centaine de maisons sont d'ores et déjà édifiées, paraît un album de gravures « Vues pittoresques de Maisons-Laffitte », recueil quasiment publicitaire. Il montre plusieurs exemples de maisons dans le Parc. La grande majorité sont de modestes édifices correspondant à l'idéal social d'accession à la propriété pour les classes moyennes, que Laffitte et ses associés ont souhaité dans les premières années de l'opération.

Le développement de la Colonie sera bientôt favorisé par l'arrivée du chemin de fer, et le Parc devient davantage résidentiel, et se parera de maisons plus cossues.

Jacques Laffitte meurt le 26 mai 1844, emporté à Paris par une maladie pulmonaire. Le conseil municipal de Maisons-Laffitte fait célébrer un office funèbre en l'église de la ville. Le domaine passe aux mains de sa fille Albine, qui procède dès 1846 à une vente aux enchères des lots restants et qui finira par vendre le domaine en 1850, y compris les 33 hectares comprenant le château.

La famille Laffitte, après le lotissement du Parc, sera à l'origine de plusieurs autres changements. Le neveu de Jacques, Charles, est un des promoteurs de la construction du chemin de fer Paris-Rouen entre 1841 et 1843. Il participe aussi à la création du réseau d'adduction d'eau de la commune à partir de 1859. Personnalité parisienne, Charles Laffitte, grand amateur de sport hippique, est un des membres fondateurs du Jockey-Club, au sein duquel sera créée la Société d'Encouragement. Il possédait dans le Parc la propriété « Le Val-Fleuri » où se situe actuellement la salle Malesherbes, quoique la propriété était alors beaucoup plus vaste. Il fut conseiller municipal jusqu'à sa mort en 1875.

 545px blason le mesnil le roi01Le Mesnil le Roi

 Le Mesnil-le-Roi est une ville d'environ 6 400 habitants, situé dans le département des Yvelines. Coincé entre la Seine et la forêt de Saint-Germain-en-Laye, Le Mesnil-le-Roi est limitrophe de Le Pecq, Maisons-Laffitte et Montesson

 Pourquoi Le Mesnil-le-Roi ?

Le Mesnil-le-Roi tient son nom du terme latin « mansio » qui signifie lieu de séjour. Cette appellation daterait de Hugues Capet qui s'est approprié les biens de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Il n'en conservera finalement que la forêt du Mesnil. La légende veut que l'extension « le roi » fasse référence à François Ier qui aurait passé son enfance au château de Vaulx. Il est en fait plus probable que le château de Vaux ait servi d'accueil pour les enfants adultérins de la cour royale

 L'histoire du Mesnil-le-Roi

Jusqu'au XVe siècle, les terres du Mesnil-le-Roi sont la propriété de plusieurs abbayes. Celles-ci finissent par les vendre à des bourgeois ou à des officiers royaux qui travaillent à la cour. Terre de culture, Le Mesnil-le-Roi est connu, jusqu'au début du XXe siècle pour ses prunes et le vin. Les vignes seront cependant supprimées après la Seconde Guerre mondiale. L'arrivée du chemin de fer attire les bourgeois parisiens. De grands domaines se forment, comme celui des Flageaux qui correspond à l'actuelle maison de retraite de Champsfleur. L'urbanisation du _Mesnil-le-Roi explose après la Première Guerre mondiale

_Le patrimoine de Le Mesnil-le-Roi _

A Le Mesnil-le-Roi, l'édifice le plus ancien est l'église Saint-Vincent. De style gothique flamboyant, elle a été consacrée en 1587. La construction de l'église a été entreprise par le contrôleur du trésor, Antoine Le Moyne , et achevée par Denis, son fils. Dessiné par l'architecte Jules Hardouin-Mansart, le château du Val date du XVIIe siècle. Il se trouve au bord de la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Du château du Mesnil, il ne reste que l'Orangerie, placée en plein cœur d'une zone boisée protégée. Les anciennes glacières, les plans d'eau et une grotte artificielle situés à proximité sont aujourd'hui à l'abandon _

 Le Mesnil-le-Roi et les célébrités

Le cimetière de Mesnil-le-Roi accueille de nombreuses dépouilles célèbres. C'est le cas notamment de la romancière Jeanne Bourin, du journaliste Louis Pauwels et de l'horloger du XIXe siècle Augustin Henry-Lepaute. Le comte d'Artois, frère de Louis VI, Emile Littré et le ministre du Travail Louis Loucheur ont, quant à eux, été propriétaires à Le Mesnil-le-Roi. L'un des chanteurs français les plus célèbres, Serge Gainsbourg a également vécu à Le Mesnil-le-Roi. Portant encore le nom de Lucien Ginsburg, il travaillait à la Maison Champsfleur qui accueillait alors des jeunes enfants israélites victimes de la Shoah. Son premier mariage, avec Elisabeth Levitsky, a d'ailleurs été célébré dans la commune.

545px blason carri Carrières-sur-Seine

 La région parisienne se trouve au centre du plus vaste ensemble sédimentaire de France. L'enfoncement des couches, au centre du bassin, a déterminé la confluence de trois cours d'eau navigables importants : la Seine, la Marne et l'Oise.

 A leur point de jonction se créa la capitale des Parisii, peuple adonné à la navigation, Lutèce

Pendant la période quaternaire (- 4 millions d'années), caractérisée par les glaciations et les transgressions marines, le fleuve qui devait devenir la Seine débouchait du Massif Central pour se jeter dans la mer dans la région du Havre. Il était d'une grande largeur et ses eaux recouvraient la plaine de Gennevilliers. Les falaises de Bougival et de Saint-Germain formaient un plateau qui émergeaient des eaux. Les collines d'Argenteuil, de Carrières-sur-Seine, de Cormeilles en Parisis et le plateau de Fin d'Oise (Conflans) obligeaient le fleuve à venir butter contre les hauteurs de l'Hautie (l'Hautil - Triel-sur-Seine).

 Au cours des siècles les variations de climat, d'altitude et de terrains amenèrent la Seine a un état d'équilibre. Ce dernier permis à la presqu'île située entre les collines d'Argenteuil, de Carrières-sur-Seine et de Chatou d'un côté et celles du Mont-Valérien, Marly et Le Pecq de l'autre, de sortir de leur état marécageux qui les caractérisa pendant longtemps. Dans notre région, aux temps préhistoriques, les marécages et forêts formaient effectivement le seul environnement existant

Carrières-sur-Seine est située en région parisienne, dans le département des Yvelines, anciennement département de Seine-et-Oise.

 De Quadraria à Carrières-sur-Seine, en passant par Carrières-Saint-Denis, cette plaisante commune traversa les époques en se forgeant une identité propre, un passé, une histoire.

Une histoire locale fort riche dont les témoins (maisons troglodytes, carrières, noms de famille, monuments) sont encore nombreux de nos jours.

Carrières-Saint-Denis est à l'aube du XXe siècle un village de la « vieille France ».

Carrières-sur-Seine, avec le XXe siècle entrera dans un siècle différent marqué par les guerres et de grandes révolutions

Le site de Carrières-sur-Seine est nommé Quadraria à l'époque romaine et il est d'occupation ancienne.

Il a certainement été victime de l'incursion des Vikings qui ont remonté la Seine jusqu'à Paris en 845.

Mais c'est en 1137 que le hameau fut officiellement fondé par Suger, abbé de Saint-Denis au XIIe siècle, pour accroître les terres et les revenus de l'Abbaye. Le parchemin sur lequel figure l'acte qui donne à l'Office du trésorier de Saint-Denis la Prévôté de Berneval-en-Caux ainsi que le village de « Carrières-Saint-Denis » est conservé aux Archives nationales. Ainsi, comme trésorier de l'office claustral, Étienne est le premier seigneur du village, puis Christian lui succède deux ans plus tard.

Située sur les flancs de la vallée de la Seine, Carrières-Saint-Denis offrait de bonnes terres d'alluvions, très fertiles, ainsi qu'une pierre calcaire de bonne qualité : le liais. Le hameau prit d'ailleurs le nom de « Carrières-Saint-Denis » en raison des multiples carrières de calcaire qui y furent exploitées jusqu'au XIXe siècle.

De 1250 date l'édification de la grange dîmeresse.

Philippe le Bel et Philippe de Valois y avaient un manoir.

Le moulin est mentionné dans les registres de l'abbaye de Saint-Denis en 1425 pour la première fois, même si sa construction est bien antérieure.

En 1453, à la fin de la guerre de Cent Ans, le village compte trente feux ou maisons. En 1470, seuls huit feux sont signalés. Il est probable que bien des habitants venus chercher refuge autour de l'abbaye sont retournés dans leur région d'origine.

Toujours sous la tutelle de l'Abbaye de Saint-Denis, le village gagna cependant en autonomie vis-à-vis de ses voisines comme Houilles ou Montesson et vit son territoire affirmé par les procès-verbaux de 1479, 1633 et 1728.

 Époque moderne

Carrières-Saint-Denis fut lieu de chasse des rois Henri II et Henri IV. Le plus ancien registre paroissial conservé date de juillet 1618 et l'état civil mentionne des noms de famille encore traditionnellement connus : Bresnu, Ballagny, Dreux, Louet, Sarazin, Daubin, Nicolle, …

En 1629 le pont de Chatou est achevé sur toute sa longueur et offre une alternative au bac pour traverser le Seine, moyennant un péage. Par contre un droit est perçu pour le passage sous le pont, ce qui déplaît fortement aux mariniers de Carrières-Saint-Denis qui commercent très régulièrement entre Le Pecq et Paris. Il brûla trois ans plus tard et à nouveau sous la Fronde des Princes, vingt ans plus tard. Pendant les Frondes, Carrières-Saint-Denis subit des pillages et les horreurs de la guerre comme tout le Nord-Ouest de Paris. Au XVIIIe siècle, Carrières-Saint-Denis est le lieu supposé de résidence de Louise de la Vallière, favorite de Louis XIV, d'après une tradition orale persistante.

Un édit de juin 1787 érigea la paroisse de Carrières-Saint-Denis en municipalité et finalement, la loi du 10 juin 1791 prescrivant l'aliénation des biens communaux de l'Église, acheva de séparer le village de l'Abbaye de Saint-Denis. Pour la première fois, Carrières-Saint-Denis prit le nom de Carrières-sur-Seine (elle n'acquit définitivement ce nom qu'au début du XXe siècle).

 Époque contemporaine

La commune connut jusqu'aux années 1960 une croissance assez lente de sa population, à l'inverse de Chatou ou de Houilles. La raison principale est qu'elle est située hors des voies d'accès vers Paris, et donc à l'écart des courants principaux d'urbanisation. Si ce retard à l'urbanisation se comble très rapidement aujourd'hui, la ville offre encore en son centre historique une atmosphère campagnarde de vieux village qui en fait un lieu assez unique à petite distance de la capitale.

 545px blason saint germain en layeSt germain en Laye

 Histoire

Des origines au Moyen Âge

Peu de vestiges archéologiques ont été retrouvés dans le territoire de la commune, longtemps occupé par la vaste forêt d'Yveline. Néanmoins on peut voir, reconstituées dans les fossés du château, des sépultures néolithiques découvertes dans les environs, dont l'allée couverte venant de la commune limitrophe de Conflans-Sainte-Honorine.

Dès les temps les plus reculés, la région est habitée, car les conditions de vie y sont favorables : sol fertile, forêt giboyeuse, poissons abondants dans la Seine...

Les siècles passent : Gallo-romains et Mérovingiens se succèdent, en particulier dans la petite vallée du Ru de Buzot, située à l'ouest de la ville. La famille de Saint-Erembert y vit au VIIe siècle, et Saint-Léger y subit son martyre en 678. C'est pour expier ce dernier crime que Clotaire III fait édifier un modeste sanctuaire autour duquel se groupent quelques maisons. L'endroit s'appelle aujourd'hui "les fonds-Saint-Léger".

Au VIIe siècle, les Francs s'installent dans le vallon du ru de Buzot, où apparaît le domaine de Feuillancourt. Saint Érembert, futur évêque de Toulouse, né à Feuillancourt (Filiacum Curtis), participe à la christianisation de la région. et Saint-Léger y subit son martyre en 678. C'est pour expier ce dernier crime que Clotaire III fait édifier un modeste sanctuaire autour duquel se groupent quelques maisons. L'endroit s'appelle aujourd'hui "les fonds-Saint-Léger".site confirmé par la découverte en 1925 d'un cimetière mérovingien. Selon la tradition hagiographique, saint Érembert mit fin, miraculeusement, à un incendie en dressant sa houlette devant les flammes

En 1025, le roi Robert le Pieux fonde un petit monastère, dédié à saint Vincent et à saint Germain, sur le rebord du plateau, avec une église abbatiale consacrée à saint Vincent. Ce monastère est rattaché à l'abbaye bénédictine Notre-Dame de Coulombs (près de Nogent-le-Roi).

En 1040, Henri Ier de France en donna le gouvernement temporel au chapitre de la cathédrale.

Vers 1124, le roi Louis VI le Gros (1081-1137), qui veut imposer son autorité aux seigneurs de l'Île-de-France, fait construire le premier château fort sur l'emplacement du château actuel, face au prieuré Saint-Germain. Le village commence à se développer au XIIe siècle, sous la tutelle du seigneur local qui est le prieur du monastère. Le premier maire est nommé par le prieur vers 1130.

En 1223, le roi Philippe-Auguste fait construire une première chapelle dédiée à Notre-Dame. Blanche de Castille, qui gouverne comme régente de 1226 à 1236, fait aménager la route entre Saint-Germain et Poissy à travers la forêt. Saint Louis agrandit le château et fait construire la Sainte Chapelle achevée en 1238. Cet édifice encore visible actuellement est parfois attribuée, sans preuve, à l'architecte Pierre de Montreuil, auteur de la Sainte-Chapelle de Paris.

En 1286, sous Philippe IV Le Bel, le village devient une prévôté, premier degré de la justice royale. Par une Charte du mois de novembre 1305, Robert de Meudon se voit donner par le Roi un mas à Saint-Germain-en-Laye. Il y est dit panetier du Roi Philippe le Bel Dans une autre Charte de l'an 1307, outre la qualité de Panetier, Robert de Meudon est dit Concierge de Saint-Germain-en-Laye.

Le 15 août 1346, lors de la chevauchée d’Édouard III, pendant la guerre de Cent Ans, le « Prince Noir », fils du roi d'Angleterre Édouard III qui occupe alors Poissy, prend la ville, la pille et la brûle et incendie le château de Saint-Germain-en-Laye qui est détruit à l'exception de la Sainte Chapelle. Vingt ans plus tard, sous Charles V, il sera reconstruit et transformé en forteresse par l'architecte Raymond du Temple.

De 1417 à 1440, le château est occupé par les Anglais.

 De la Renaissance au XVIIIe siècle

Avec François Ier, qui épouse Claude de France dans la chapelle le 18 mai 1514, le château de Saint-Germain-en-Laye devient la résidence favorite du roi. En 1539, il confie à l'architecte Pierre Chambiges la transformation du château et sa reconstruction dans le style Renaissance tel qu'on le connaît actuellement depuis sa restauration au XIXe siècle. Pierre Chambiges édifie également le château de la Muette dans la forêt. Le village, encore très rural, profitant du développement du commerce lié à la cour, s'agrandit et atteint environ 3500 habitants.

Henri II, né à Saint-Germain-en-Laye, devient roi en 1547. C'est cette même année que se situe l'épisode du coup de Jarnac au cours d'un duel qui se déroule sur l’esplanade du château, le 10 juillet 1547. Le nouveau roi entreprend la construction du « château neuf », dont il charge l'architecte Philibert de l'Orme. les travaux sont commencés en 1559, mais la construction ne sera terminée que sous le règne d'Henri IV, vers 1600.

Charles IX, en 1561, y établit une manufacture de glaces.

En 1599, Henri IV exempta les habitants de toutes charges, privilège qui dura jusqu'en 1789.

Le roi Louis XIII passe son enfance au Château-Vieux de Saint-Germain. Plus tard, c'est au cours d'une partie de chasse, le 23 septembre 1617, qu'il découvre le site de Versailles où il se fait construire rapidement un rendez-vous de chasse.

Le dimanche 5 septembre 1638, c'est la naissance très attendue de Louis Dieudonné, futur Louis XIV. Louis XIII s'éteint au Château-Vieux le 14 mai 1643.

Lors de la Fronde, dans la nuit du 5 au 6 janvier 1649, la reine-mère, Anne d'Autriche, régente et le jeune Louis XIV qui n'a qu'onze ans se réfugient précipitamment au Château-Vieux de Saint-Germain. Cet épisode a sans doute marqué Louis XIV et l'a probablement influencé dans sa décision de transférer la Cour à Versailles.

De 1661 à 1682, le roi Louis XIV passe une partie importante de son temps à Saint-Germain-en-Laye. Il fait aménager par Le Notre des jardins à la française et la Grande Terrasse entre 1663 et 1680. Il fit également remodeler ses appartements dans le Château-Vieux par Le Brun et Le Vau. En 1680 commencent les travaux d'agrandissement du château, menés par Jules Hardouin-Mansart, par la construction de cinq pavillons d'angle qui lui donnent, selon certains historiens, un « aspect bizarre et déplaisant». Le bourg se développe à cette époque et sa population atteint 12 000 habitants en 1680. Madame de Montespan y fait construire l'« hôpital général royal » ainsi que le couvent des Ursulines. Les nobles font bâtir de nombreux hôtels particuliers dont beaucoup existent encore de nos jours.

L'église, brûlée en 1346, rebâtie depuis, réparée par Charles IX, en 1562, agrandie en 1677, s'écroula en 1681. Louis XIV ordonna d'en rebâtir une nouvelle, qui fut achevée en 1683.

Le 20 avril 1682, avant même que les travaux d'agrandissement du château de Saint-Germain soient terminés, la Cour part définitivement pour Versailles. Saint-Germain-en-Laye connaît alors une phase de déclin prolongé malgré le séjour du roi de Grande-Bretagne Jacques II, cousin germain de Louis XIV, qui vit en exil au château, de 1689 à sa mort en 1701.

XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, les ducs de Noailles tiennent le haut du pavé à Saint-Germain-en-Laye. Leur demeure, l'hôtel de Noailles, œuvre de Jules Hardouin-Mansart, avec son parc de 42 hectares, est somptueux. De 1701 à 1793, successivement, Annes-Jules, puis Adrien-Morice, son fils et Louis, duc d'Ayen son petit-fils, sont gouverneurs de Saint-Germain

Chateau

En 1777, le roi Louis XVI fait don du Château neuf, en mauvais état, à son frère Charles, comte d'Artois, le futur Charles X. Celui-ci le fait démolir avec l'intention de le reconstruire entièrement.

En mars 1787, un édit de Louis XVI crée les municipalités, dirigées par un syndic. L'élection de Paris est scindée en deux départements ayant pour chefs-lieux Corbeil et Saint-Germain-en-Laye, qui est aussi le siège d'un arrondissement

En janvier 1790, c'est la création des 83 départements. Versailles, qui offre l'avantage de disposer de vastes bâtiments inoccupés, est choisie comme chef-lieu de la Seine-et-Oise nouvellement créée. Malgré les prétentions de la municipalité qui se prévaut de la longue tradition de ville royale de la ville, Saint-Germain n'est plus que le chef-lieu d'un « district » composé de sept cantons et 265 communes et le siège d'un tribunal de première instance (loi du 26 février 1791). Les districts sont supprimés en 1795 et lors de la création des arrondissements (loi du 28 pluviôse an VIII), Saint-Germain est ramenée au rôle d'un chef-lieu de canton, ce qu'elle restera jusqu'en 1962.

En février 1790, le premier maire, Georges Laurent Caillet, est élu avec 599 voix sur 891 votantsLe onze brumaire an II (1er novembre 1793), un décret de la Convention rebaptise la ville Montagne-du-Bon-Air ; Le 18 nivôse an II (7 janvier 1794), la commune de Saint-Léger-en-Laye, qui s'étend dans la vallée du ru de Buzot, au sud de la ville, est absorbée par celle de Saint-Germain-en-Laye1795 :

 Ouverture par Madame Campan de l'Institut National de Saint-Germain, maison d'éducation pour jeunes filles.

Sous la Révolution, la ville connaît un net déclin démographique, perdant un tiers de sa population, tant du fait d'un solde naturel négatif que du départ de nombreux habitants. Au recensement de 1800 la ville ne compte plus que 8954 habitants.

 XIXe siècle

Sous l'Empire, le Château-Vieux est réparé pour y former une école de cavalerie. Il accueille l'« école spéciale militaire de cavalerie » qui est ouverte le 15 octobre 1809 et fusionnée en 1914 avec l'école spéciale militaire de Saint-Cyr. En 1811, c'est la création de la Maison d'éducation de la Légion d'honneur des Loges voulue par Napoléon.

 La ville est occupée en 1814 et 1815 par les troupes alliées (russes, prussiennes et britanniques) qui ont vaincu Napoléon. Elle est soumise à des réquisitions et des contributions de guerre et doit loger près de dix mille soldats.

Le 24 août 1837, première circulation sur la ligne de chemin de fer Paris - Saint-Germain, première ligne ouverte au service des voyageurs en France, qui est en fait limitée au débarcadère du Pecq près du pont sur la Seine. Son prolongement jusqu'à Saint-Germain-en-Laye n'est réalisé qu'en avril 1847  Pour vaincre la dénivellation entre Le Pecq et Saint-Germain, qui impose une rampe atteignant de 35 mm/m, on fait appel au chemin de fer atmosphérique. Le vide est fait dans un tube dans lequel se déplace un piston solidaire du wagon directeur, ce qui permet littéralement d'aspirer le train en haut de la côte. La descente se fait par gravité. L'implantation de la gare sur la place du château bouleverse le jardin créé par Le Notre.

De 1836 à 1855, le château est transformé en pénitencier militaire.

Le 8 mars 1862 un décret impérial acte la création dans le château d'un « Musée des antiquités celtiques et gallo-romaines » (renommé plus tard « Musée des antiquités nationales », puis récemment « Musée d'archéologie nationale »). À cet effet, le château est classé monument historique le 8 avril 1863 et les premiers travaux de rénovation sont engagés par l’architecte Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc. Les premières salles du musée sont inaugurées par Napoléon III le 18 mai 1867. La restauration entreprise par Millet, outre une profonde restructuration des espaces intérieurs, restitue le château dans son état Renaissance, en détruisant les pavillons ajoutés par Mansart à la fin du XVIIe siècle. Les travaux ne s'achèvent qu'au début du XXe siècle.

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, la ville de Saint-Germain-en-Laye est occupée par l'armée prussienne durant 175 jours, du 20 septembre 1870 au 12 mars 1871. La ville et la population sont à nouveau soumises à de lourde réquisitions. Saint-Germain a son martyr : le facteur Armand Brare, pris par les Prussiens alors qu'il transportait des dépêches à travers leurs lignes, supplicié à coups de fouet dans la forêt de Saint-Germain, incarcéré à Versailles, il s'évade et est fusillé en février 1871 alors qu'il tentait de traverser la Seine à la nage

 Le tramway au début du XXe siècle, alors qu'il était tracté par de petites locomotives à vapeur.

En 1871, lors de la Commune de Paris, de nombreux Parisiens viennent se réfugier à Saint-Germain dont la population augmente sensiblement.

En 1877, Adolphe Thiers, premier président de la Troisième République, dont la santé déclinait et qui avait l'habitude de fréquenter Saint-Germain-en-Laye, s'installe à l'hôtel du Pavillon Henri IV le 22 août pour se reposer. Son état de santé s'aggrave brusquement le 3 septembre et il meurt le jour même. Une statue de Thiers est érigée en 1880 sur la place du château. Elle sera détruite sous l'Occupation en 1941.

Le 16 mai 1890, la ligne du tramway Paris - Saint-Germain (PSG) est mise en service. Cette ligne de 18,7 kilomètres, à traction à vapeur, relie le château à la place de l'Étoile via Rueil-Malmaison et le pont de Neuilly en 1 h 30 environ. La ligne est électrifiée en 1912, avant d'être incorporée en 1921 dans le réseau des STCRP (Société des transports en commun de la région parisienne) dont elle devient la ligne no 58. Ce tramway sera finalement remplacé par des autobus à partir du 21 janvier 1935

En 1896 une nouvelle ligne de tramway relie Saint-Germain à Poissy (5,7 km), ligne transférée en 1911 à la Compagnie des chemins de fer de grande banlieue (CGB), puis affermée en 1927 à la SRCRP. Cédée à la Société générale des chemins de fer économiques le 1er janvier 1933, la ligne est finalement fermée à l'exploitation le 31 décembre de la même année.

 XXe siècle

En 1904 est fondé le Stade Saint-Germain, club omnisports dont la section football sera à l'origine en 1970 du Paris Saint-Germain Football Club. Le 1er janvier 1912, est mise en service la ligne de la CGB entre Saint-Germain et Meulan. Cette ligne à écartement de 1,44 m a fonctionné jusqu'au 30 juin 1948.

, Saint-Germain-en-Laye, bien qu'incluse dans le périmètre du camp retranché de Paris, n'est pas affectée directement par les combats. Quelques bombes, lancées par des Zeppelins, visant le viaduc de la ligne de Grande ceinture tombent sans provoquer de victimes.

Dès 1914, des trains militaires venant directement du front sont reçus en gare de Saint-Germain-Grande-Ceinture. En 1917, la gare de triage d'Achères est agrandie pour recevoir les trains de permissionnaires ou de blessés

La ville est très affectée par la guerre comme la plupart de communes françaises. Elle perd 720 soldats dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts, soit 3,9 % de sa population de 1914. Le monument aux morts, œuvre de l'architecte saint-germanois Jacques Carlu, est inauguré le 24 septembre 1922. Financé grâce à une souscription publique, il remplace un premier cénotaphe érigé en 1919.

Le 10 septembre 1919, le Traité de Saint-Germain (pendant du traité de Versailles avec l'Allemagne) est signé dans une salle du château. Ce traité établit la paix entre les alliés et l'Autriche et consacre l'effondrement de la monarchie austro-hongroise.

Dans l'Entre-deux-Guerres, de 1923 à 1939, Saint-Germain-en-Laye accueille la course automobile et motocycliste du « Bol d'or » sur le circuit des Loges, en forêt. En 1926, un accident provoque deux morts. L'année suivante l'épreuve est transférée à Fontainebleau avant de revenir en 1928 sur le circuit dit "de la ville".

Dans les années 1930, la ville est frappée par la crise économique, le nombre de chômeurs s'accroît sensiblement passant d'une centaine à cinq cents environ en 1932. Cette crise se produit dans un contexte de crise démographique. Le solde naturel est négatif pendant la première moitié du XXe siècle et la population stagne, autour de 20/22 000 habitants de 1920 à 1940.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville est à nouveau occupée par l'armée allemande du 14 juin 1940 au 25 août 1944. Au début du mois de juin 1940, c'est l'exode qui vide littéralement la ville : le 15 juin il ne restait plus que 5000 habitants Cependant la plupart des fuyards reviennent au cours de l'été. L'état-major du Grand Quartier général allemand pour la Zone Occupée s'installe au Pavillon Henri IV tandis que de nombreux autres services de l'armée d'occupation s'installent en ville. Mission confiée à son état-major par le colonel général von Rundstedt : préparer l'opération Seeloewe, c'est-à-dire le débarquement allemand en Grande-Bretagne. Saint-Germain-en-Laye devient ensuite le siège de l'Ob West, commandement des forces allemandes de la Norvège à Biarritz. De nombreux bunkers sont construits à partir de 1943 par des ouvriers réquisitionnés pour l'Organisation Todt, en particulier des bunkers enterrés destinés au commandement et situés près de la rue Félicien-David.

En mai et juin 1944, la commune subit de nombreux bombardements alliés qui préparent le débarquement en Normandie. Sont particulièrement visées les infrastructures de transport, le pont du Pecq, tout proche, le viaduc Saint-Léger sur la Grande Ceinture, la gare de Saint-Germain-Grande-Ceinture et surtout les installations du triage d'Achères dans la forêt.

Le 13 septembre 1947, le bol d'Or s'est couru pour la première fois depuis 1939. Durant 24h voitures et motos ont tourné sur un circuit de 5 790 m.

En mai 1954, le Grand quartier général des forces américaines en Europe (United States European Command, USEUCOM) s'installe au Camp des Loges. À cette occasion, un ensemble de 261 logements appelé « village SHAPE » est construit dans le domaine du château d'Hennemont par l'architecte Prix de Rome Jean Dubuisson. Le grand quartier général quitte Saint-Germain le 5 février 1967 lorsque le général de Gaulle décide de quitter l'organisation intégrée de l'OTAN

Dans les années 1950, la route nationale 13 reliant Paris à la Normandie, qui traversait le centre ville, est déviée par le sud dans le vallon du ru de Buzot. Cette déviation, qui soulève beaucoup de critiques car elle est accusée de couper la ville en deux, est achevée en 1959.

Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye qui regroupe 45 communes pour 341 km2, soit environ 15 % de la superficie du département et 528 000 habitants (1999), soit 42 % de sa population.

Dans les années 1960, le musée des Antiquité nationales est totalement rénové à l'initiative d'André Malraux, ministre de la culture. Le 25 mars 1965, Malraux fait visiter les nouvelles salles au général de Gaulle au cours d'une visite privée, mais la rénovation complète ne sera achevée qu'en 1984

Le 1er octobre 1972, c'est la mise en service du RER qui relie directement Saint-Germain-en-Laye au centre de Paris et au-delà à la banlieue sud-est en court-circuitant la gare Saint-Lazare, et en même temps donne un accès direct et rapide, moins de vingt minutes, au pôle d'emplois de La Défense. Ce nouveau service induit une forte augmentation du trafic au cours des années suivantes ainsi que le début d'une mutation sociologique de la ville, assortie d'une augmentation des prix de l'immobilier.

L'autoroute A14, inaugurée le 6 novembre 1996, traverse la commune en souterrain grâce à un tunnel long de 2 810 mètres (long de 1 855 mètres, le tunnel est complété par des tranchées couvertes de près d'un kilomètre) passant sous la Terrasse et la forêt. Ce tracé, qui respecte l'environnement naturel et culturel, est le résultat d'un long combat du maire, Michel Péricard, qui convainc le président de la république, François Mitterrand. Celui-ci décide à l'occasion d'un déplacement sur les lieux le 2 mai 1990 de supprimer l'échangeur prévu initialement dans la forêt, et en juillet 1993, le tracé est abaissé pour éloigner de la Terrasse le débouché du tunnel.

Le 4 août 2007, un accident de manège à la Fête des Loges, faisant deux morts et deux blessés graves, endeuille la commune

 LeTerrasse Le Nôtre

 De 1668 à 1675, Le Nôtre créa un ensemble de jardins auprès des deux châteaux de Saint-Germain-en-Laye : le Château-Vieux de François Ier et le Château-Neuf d’Henri IV (ce dernier fut démoli à la fin du XVIIIe siècle, ainsi que ses jardins en terrasses).

Le Nôtre compléta son œuvre par la construction d’une terrasse de 30 mètres de large sur 2400 mètres de long. La balustrade en fer forgé fut posée entre 1857 et 1871.

Cet espace continue aujourd’hui d’être un lieu de promenade d’une très grande renommée, d’où l’on embrasse une vue magnifique sur l’Ouest

Dès les temps les plus reculés, la région est habitée, car les conditions de vie y sont favorables : sol fertile, forêt giboyeuse, poissons abondants dans la Seine...

Les siècles passent : Gallo-romains et Mérovingiens se succèdent, en particulier dans la petite vallée du Ru de Buzot, située à l'ouest de la ville. La famille de Saint-Erembert y vit au VIIe siècle, et Saint-Léger y subit son martyre en 678. C'est pour expier ce dernier crime que Clotaire III fait édifier un modeste sanctuaire autour duquel se groupent quelques maisons. L'endroit s'appelle aujourd'hui "les fonds-Saint-Léger".

Une modeste bourgade se développe, qui deviendra cité..

 Foret de St Germain en Laye

La forêt de Saint-Germain-en-Laye est une forêt domaniale de 3 500 hectares qui occupe une boucle de la Seine à vingt kilomètres environ à l'ouest de Paris. Cette ancienne forêt de chasses royale se trouve en totalité dans le territoire de la commune de Saint-Germain-en-Laye et est limitrophe des communes de Maisons-Laffitte, Le Mesnil-le-Roi, Achères et Poissy. Peuplée essentiellement de chênes rouvres (53 %) et de hêtres (18 %), c'est une forêt désormais entourée par des zones urbanisées et très morcelée par des voies de communication : routes importantes, autoroute A14 en partie enterrée, voies ferrées (y compris l'ancien triage d'Achères). Cette forêt accueille chaque été une importante fête foraine, la fête des Loges.

  Histoire

Cette forêt (forêt de Laye) est une relique de l'antique forêt d'Yveline. Elle fit très tôt partie du domaine royal et terrain de chasse pour les rois qui résidaient au château de Saint-Germain-en-Laye. Henri IV, puis Louis XIII y vinrent souvent pratiquer la chasse à courre. Louis XIV également, qui agrandit le domaine et fit aménager, sur une partie de la forêt, par Le Nôtre le parterre devant le château (en 1663), puis la Grande Terrasse qui domine la Seine en 1673. Il fit également clôturer la forêt d'un haut mur (qui sera terminé sous Napoléon) pour éviter les incursions du gibier dans les cultures avoisinantes. En 1682, le roi soleil abandonna définitivement Saint-Germain pour Versailles. Cette tradition cynégétique de la forêt reprendra sous l'Empire, puis à la Restauration sous Charles X. Napoléon III fit acheter des terres au sud, dites « plaine de la jonction » pour réunir la forêt de Saint-Germain avec celle de Marly, pour permettre le passage du grand gibier. L'arrivée du chemin de fer à Saint-Germain en 1835, puis plus tard le développement de l'automobile, vont augmenter la fréquentation de la forêt qui devient un véritable bois urbain.

 Depuis le milieu du XIXe siècle, la forêt a été fortement écornée, perdant près de 800 hectares.

 En 1811 furent construits au cœur de la forêt les bâtiments de la Maison d'éducation de la Légion d'honneur.

 En 1856, Napoléon III fit implanter un champ de tir sur 25 ha.

 En 1871, l'armée y installe un camp militaire qui s'étendra jusqu'à occuper 60 ha supplémentaires. Actuellement le « camp des Loges » occupe une cinquantaine d'hectares.

En 1889, la ville de Paris acquiert 430 ha au nord du massif (Achères) pour l'épandage des eaux d'égout. C'est le site actuel de la plus grande station d'épuration en région parisienne.

 En 1882, c'est l'installation du triage d'Achères, et d'un dépôt de locomotives, en pleine forêt. Celle-ci était déjà traversée par plusieurs lignes, dont celle qui relie Paris à Rouen via Poissy. La ligne dite de grande ceinture est l'objet d'un projet de réactivation, avec réouverture de la gare de Saint-Germain-en-Laye - Grande-Ceinture. Cette gare est ouverte depuis décembre 2004 en direction du sud 

D'autres installations eurent lieu par la suite : cimetières de Saint-Germain et d'Achères, installations sportives (on trouve dans la forêt le stade d'entraînement du club de football du Paris Saint-Germain).

 Le dernier épisode qui souleva force polémique fut la traversée du massif par l'autoroute A14 La Défense-Orgeval, mise en service en 1996. Il fut décidé sur intervention de François Mitterrand de l'enterrer sur 1500 m (tranchée couverte) et de supprimer l'échangeur destiné à desservir la ville de Saint-Germain pour ne pas augmenter la circulation automobile dans la forêt. L'autoroute passe par un tunnel de 1855 mètres sous la Terrasse et la forêt au nord de la ville.

 Centre d'entraînement Ooredoo

 Le Camp des Loges - Centre d'entraînement Ooredoo est le centre d'entraînement de l'équipe de football du Paris Saint-Germain Football Club. Il est situé à Saint-Germain-en-Laye à proximité du camp militaire homonyme.

Le Centre d'entraînement Ooredoo accueille également le centre de formation du PSG inauguré le 4 novembre 1975. Pierre Alonzo en fut le premier directeur, Bertrand Reuzeau en est le directeur actuel. Ce centre a pour vocation d'assurer la formation des jeunes joueurs du club (plus de 16 ans). Le PSG possède également un centre de préformation (moins de 14 ans), situé à Verneuil-sur-Seine.

 Histoire

Les installations sportives du Camp des Loges sont inaugurées le 21 juin 1904, date marquant également les débuts du Stade Saint-Germain.

Longtemps pièce maitresse de cet ensemble omnisports, le stade Georges-Lefèvre fut, de 1904 à 1974, le stade principal du Stade Saint-Germain puis du Paris Saint-Germain. Il est désormais utilisé par les équipes réserves du PSG. Ce stade fut baptisé ainsi en 1945, du nom d'un joueur du Stade Saint-Germain mort au front en 1940.

Coincé entre la forêt classée de Saint-Germain-en-Laye et les installations militaires, le centre d'entraînement du Paris Saint-Germain est sujet à débats depuis plus d'un quart de siècle.

En mars 2006, le club renonce provisoirement à déménager son centre d'entraînement à Achères, projet à l'étude depuis six ans, et annonce le début de travaux au Camp des loges afin de le doter d'un confort minimum. Commencé en janvier 2008, les travaux s'achèvent le 24 octobre 2008, pour un coût de 5 millions d'euros. Le nouveau Camp des Loges, situé à 400 mètres de l'ancien, est inauguré le 4 novembre 2008. D'une surface de 28 888 m2, dont 1 761 pour le bâtiment de deux étages et 24 446 de pelouses, il comporte tous les équipements nécessaires à un club de haut niveau : espace de balnéothérapie, de massages, salle de soins, de musculation, espace détente, bureaux pour le staff et le président, zone presse, etc

En septembre 2013, le Camp des Loges fait l'objet d'un naming : il est rebaptisé « Centre d'entraînement Ooredoo » suite à un partenariat avec Ooredoo, la société d'État de télécom quatarienne.

Les installations sportives du Camp des Loges sont inaugurées le 21 juin 1904, date marquant également les débuts du Stade Saint-Germain.

Longtemps pièce maitresse de cet ensemble omnisports, le stade Georges-Lefèvre fut, de 1904 à 1974, le stade principal du Stade Saint-Germain puis du Paris Saint-Germain. Il est désormais utilisé par les équipes réserves du PSG. Ce stade fut rebaptisé « Stade Georges-Lefèvre » en 1945, du nom d’un joueur du Stade Saint-Germain mort au front en 1940.

A l’origine, le Camp des Loges était un espace réservé aux militaires de l’Armée de Terre ; mais dans les années 1970, le PSG apparut ; né de l’association de Paris et de Saint-Germain-en-Laye en termes d’équipes de football, il a pu profiter de ces installations et de ce camp d’entrainement implanté dans les Yvelines. Aujourd’hui, les joueurs du PSG s’entrainent encore et toujours quotidiennement au Camp des Loges.

 Ils y côtoient l’Etat-major du commandement militaire d’Ile-de-France; c’est pourquoi par exemple on a pu entendre parler parfois de matches amicaux contre des équipes de militaires. Une bonne entente entre voisins, en somme !

J'ai voulu coupé etant fatigue, helas le chemin n'etait pas entretenu et donc arbustes, branches, ronces pendant 600m. J'avais coupé je ne faisais q'un kilometre et les autres deux mais je suis arrivé en meme temps qu'eux (dommage)


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St

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