Lundi 4/03/2013

Lundi 4/03/2013

Aujourd'hui Aimé nous propose Chamant (petit village en bordure de la forêt d'Halatte). Nous somme 26 au départ ( il a fallu attendre deux randonneuses qui se sont perdues en venant) Le depart a eu lieu assez tard mais l'après midi s'annonce agréable, enfin du Soleil malgré quelques portions encore bien humides.

Dés le départ certains commencent à se découvrir.

L'origine du village

"... Humble commune d'un millier d'habitants, Chamant occupe une portion de la plaine du Valois, dans ce bassin géologique dont Paris est le centre et, en même temps, presque le point le plus bas. 52 kilomètres séparent la mairie de Chamant de Notre Dame de Paris, au sud-sud-ouest ..."

Chamant se trouve donc implanté dans un sol où les dépôts marins ont constitué des couches calcaires à peu près horizontales, que séparent des horizons sableux ou argileux, mêlés de silex, et que recouvre sur une épaisseur variable une terre végétale fertile. Le seul vallonnement existant dans la commune est créé par l'Aunette. Cette charmante rivière, longue de 11 700 mètres, reçoit l'eau de nombreuses sources, notamment sur le territoire de Chamant qu'elle traverse de l'est à l'ouest avant de rejoindre la Nonette à la Gatelière, faubourg de Senlis. Du pont de Chamant sur l'Aunette à la ferme de Balagny, l'altitude varie entre 57 et 86.7 mètres

Située au sud de la forêt d'Halatte et au nord-est de la ville de Senlis, dont elle n'est éloignée que de deux kilomètres, la commune de Chamant est limitée, à l'ouest, par l'ancienne route royale de Flandre, actuellement route nationale n° 17 de Paris à Lille et, au sud, par la route de Chantilly à Villers-Cotterêts. La route de Paris à Compiègne et à Saint-Quentin la traverse en direction du nord-est, à peu près parallèlement au cours de l'Aunette, ainsi que, depuis 1965, l'autoroute A1

Sur ce territoire de 1.122 hectares, quatre agglomérations, correspondant à quatre fiefs, ont existé indépendamment les unes des autres avant d’être rassemblées pendant la Révolution, ou aussitôt après, pour constituer la commune de Chamant. La plus ancienne, Balagny sur Aunette, s’est probablement formée à l’époque gallo-romaine. Malgenest date de la fin de l’époque carolingienne. Le village de Chamant est connu depuis la fin du XIème siècle et Le Plessis depuis les dernières années du XIIIème siècle.

De ces quatre agglomérations, aucune n’est distante de Senlis de plus d’une lieue. Elles appartenaient toutes les quatre au comté de Senlis (et non au duché de Valois) et, de nos jours, leurs territoires – qui constituent depuis 1789 celui de la commune de Chamant – sont englobés dans le canton de Senlis. Un voisinage si proche, des liens administratifs si étroits, une disparité si grande entre la puissance de la ville et la fragilité du village rural auraient pu placer Chamant dans une complète dépendance de Senlis.

Vestiges préhistoriques et antiques

Chamant possède une allée couverte néolithique ou celtique, fouillée au XIXe siècle (propriété privée). Restes d'enceinte du 2ème apr.J.-C, datant de l'occupation gallo-romaine.

Le château du Plessis-Chamant, reconstruit au 15ème, rasé au début 17ème, reconstruit et acquis par Lucien Bonaparte qui dut l'abandonner en 1816. Des écuries de course importantes en dépendent. Il est aujourd’hui détruit

Autres personnalités natives ou ayant vécu à Chamant

  •  Eugene Odent, maire de Senlis exécuté en compagnie de plusieurs otages par les Allemands. Dans Chamant, à la limite des lotissements modernes, un petit monument, à l’emplacement de l’exécution du maire remémore leur souvenir.
  • Alain de Rothschild, président du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juive de France) de 1976 à 1982, décédé en 1982, habita à Chamant. Sa propriété appartient aujourd'hui à ses descendants.
  •  Georges Emile Lebacq est un peintre belge né à Jemappes (Hainaut) le 26 septembre 1876 et mort à Bruges le 4 août 1950.

Le Chateau d'eau dans la forêt

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C’est un collaborateur de Gustave Eiffel qui l’a construit à la fin du XVIIIème siècle.

C’est sans doute le plus ancien de la région et il est toujours en activité : il fournit l’eau à Chamant et au plessis-chamant (Balagny a un autre château d’eau). A l’origine, il a été construit pour les besoins non seulement des hommes mais aussi et surtout des chevaux

Albert Menier (de la famille du chocolat) avait acquis le domaine de chamant dans lequel étaient entrainés les chevaux de son écurie de courses. C’est pour les abreuver qu’il fit construire dans la forêt d’Halatte ce château d’eau de 30 mètres de haut qui puise l’eau dans la nappe du soissonnais. L’ouvrage se trouve dans le bois de l’Evêché, près de la route du dindon. Cette route dont le nom évoque la chasse prend au poteau d’Halatte, à droit de la N 17 quand on vient de Senlis.

L’eau courante à chamant date de 1955.

Fait exceptionnel, des canalisations publiques ont alors été raccordées à un château d’eau privé (non sans de nombreuses démarches administratives

C’est le propriétaire qui a la charge de l’entretien de ce véritable monument historique, déjà restauré plusieurs fois. Comme la Tour Eiffel, le château d’eau doit être repeint régulièrement (tous les huit ans). Il a fallu installer une deuxième pompe, car la consommation d’eau a beaucoup augmenté (notamment à cause des piscines privées

Vous pouvez imaginer la vue superbe que le garde découvrait tout en haut de l’escalier en spirale ….

Sa situation

Adresse :
Dindon (route forestière du)
60300 Chamant - France

Latitude : 49.2336
Longitude : 2.5908


Et bien entendu notre petite carte du circuit



Afficher Chamant sur une carte plus grande

Dans  quelques jours si le soleil est de la partie certaines portions de ce circuit seront couvertes de jonquilles

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