Lundi 18/03/2013

Lundi 18/03/2013

Aujourd'hui 12 courageux pour la randonnée organisée par Francine Vilaines sous bois, St Martin du tertre, Belloy en France et retour environ 11 Km

Un peu d'histoire sur ces communes

Vilaines sous bois

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Le fanion d’azur à la fasce d’or, accompagnée en chef d’un clou de la Passion d’argent accosté de deux fleurs de lys d’or et en pointe d’une rose d’argent

Le chef rappelle que le village devint propriété de l’abbaye de Saint Denis en 1294, par acte de cession de Mathieu de Montmorency, chambellan de France.

La fasce d’or et la rose sont empruntées aux armes des Leboulanger, seigneurs de Villaines au XVIIe siècle, depuis que Macé Leboulanger, prévôt des marchands de Paris, en fit l’acquisition (1641) à titre d’échange contre 750 livres de rentes versés à André de Verthamont, ancien propriétaire des terres.

La commune de Villaines-sous-bois s'étend sur 189 ha, dans la partie sud du canton de Viarmes, dans le Val d'Oise.

Sa population à peine supérieure à 600 habitants et sa superficie en font, avec Seugy et Noisy-sur-Oise, une des communes les plus petites du canton. Son altitude moyenne est de 120 mètres.

Un petit peu d’histoire...

Grâce au manuscrit de l’abbé Colin, écrit au milieu du 19e siècle, on connait bien l’histoire de Villaines sous bois depuis le 18e siècle. Le nom de Villaines apparaît pour la première fois sur un acte de 1294, par lequel Mathieu de Montmorency, Chambellan de France, cède l’abbaye de St Denis, en échange du fief de Berneval en Caux, six villages dont Villaines.


Quatre dynasties vont alors posséder Villaines :
- de 1368 à 1476 les "Villaines"
- de 1477 à 1597 les "Guyard"
- de 1598 à 1640 les "Verthamont"
- de 1641 à 1786 les "Leboulanger"

A partir de 1710, l’histoire de Villaines est très liée à celle de Maffliers dont Auguste Macé-Leboulanger avait acquis la baronnie en 1656.
En 1804, Villaines était un petit bourg comptant 145 habitants dont le territoire était à peu de chose près ce qu’il est aujourd’hui.
Depuis le 18e siècle, Villaines s’appelait Villaines-en-France ; en 1922, pour se distinguer d’autres communes, le village prend le nom de Villaines-sous-Bois

St Martin du Tertre

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D’azur au lion d’or, mantelé du même, la pointe sommée d’un télégraphe de Chappe de sable accosté de deux quintefeuilles de sinople, au chef d’azur chargé d’un clou de la Passion d’argent accosté de deux fleurs de lys d’or



Au fil du temps 

Sur le tertre s’élevait un lieu culte païen qui fut christianisé, chapelle Saint Martin. Au cours des invasions barbares, les habitants de la Cavée (en bas du tertre) abandonnent leurs maisons détruites pour se réfugier sur la colline, auprès de la motte féodale. L’abbaye de Saint-Denis qui possédait d’importants domaines dans le pagus du Chambliois les accrut encore quand elle reçut de Charlemagne la villa (domaine) de Luzarches et ses dépendances où figure Franconville-au-Bois, mentionné dans une charte datée de 775 à Luzarches.

Sancti Martini in Colle et Francorumvilla sont dans la meme abbatiale. En 832, l’abbé Hilduin partage les biens de l’abbaye entre lui et ses religieux, pour subvenir à leur entretien, à cette occasion apparaît Franconville-au-Bois. En 1153, Mathieu 11, comte de Beaumont, passe un accord avec Eudes de Deuil, abbé de Saint-Denis, pour établir un moulin à Béhu, des étangs et élever à Saint-Martin une villa sur un lieu inculte appartenant à l’abbaye. L’abbé et le comte percevraient la moitié de toutes les redevances ainsi que sur les " hôtes " (habitants) qui viendraient s’y établir. Seule, la première partie de l’accord se concrétisa. Jean de Beaumont étant mort sans descendant direct, Philippe Auguste profita du désaccord entre les cohéritiers pour faire main basse sur le comté. Il est donné par Philippe le Hardi en apanage à son fils Louis.

La prisée de 1331 signale 38 feux à Franconville, environ 160 habitants. Un chevalier nommé Gui d’Anglure en était seigneur. En 1377, Hutin Le Baveux reçoit l’usufruit des seigneuries de Baillet et de Franconville de Louis Il de Bourbon, pour les bons services qu’il lui a rendus. Par la suite en 1382, Louis Il lui donne la pleine propriété des deux seigneuries. Sa fille, Jeanne Le Baveux, épouse Robert VI d’O, capitaine de la ville d’Exmes (Orne) et sénéchal du comté d’Eu. Par ce mariage, elle fait entrer les seigneuries de Baillet Franconville et de Maillebois dans la maison d’O.
La seigneurie de Franconville fut élevée au rang de marquisat par lettres patentes de Louis XIII en 1619. Jacques 11, par une négligence inexplicable, omit de les faire enregistrer. À cette période va commencer un long procès entre l’abbaye de Saint-Denis et les seigneurs d’O sur la détention de Saint-Martin. Procès fomenter par un avocat jaloux, dont les seigneurs d’O sortiront victorieux. Le comte de Lauraguais, héritier d’Adélaïde Geneviève Félicité d’O, sa mère, pour payer ses dettes, vendra Baillet au prince de Conti. En 1769, il récidive, Franconville sera cédé à M. Gerbier, avocat. Ce dernier relèvera le domaine, fera construire un nouveau château en 1775. Un banquier suisse, Paul Louis de Thellusson sera acquéreur en 1782 du domaine. Il e cédera à Louis Aspais Amiot en 1788. La baronne Roger héritera de son père, André-jean Leroux. Elle le léguera au duc de Massa, son fils aîné. Amateur des arts, il fera rebâtir, à la place du château de M. Gerbier, une copie de Maisons-Laffitte. Son cousin le vendra en 1924 au département de la Seine qui en fera un sanatorium. Désaffecté depuis 1992, il est à l’abandon plus ou moins. Le théâtre Renaissance se dégrade et l’Orangerie menace de s’effondrer. À quand un mécène ?
M. Jean-Jacques Ollier, curé de Saint-Sulpice, créateur des sulpiciens, était le seigneur du fief de Fontenelle. Son ami, Vincent de Paul y vint.
Louis Sulpice Varé fut commandité par Napoléon III pour créer le bois de Boulogne. Haussmann le remplaça par Alphand, un ingénieur.

Le livre de Daniel Baduel, consacré à Saint Martin et préfacé par François Scellier, président du Conseil Général du Val-d’Oiseest édité. Ce livre vous conduira de la préhistoire à l’an 2000 en passant par la Pierre Turquaise, le mégalithe le plus ancien de l’Ile-de-France, puis la ferme de Fontenelle . Il vous parlera également des célébrités de notre village, Benjamin Constant, Louis Sulpice Varé, créateur du bois de Boulogne, Jules Moignez sculpteur; animalier, Louis Diémer ami de Cortot, Saint Saëns...

C’est sur le territoire de la commune de Saint Martin du Tertre que se trouve, en forêt de Carnelle, un des mégalithes les plus importants de la région parisienne : le dolmen de la pierre turquaise, nom qui ne paraît pas remonter au-delà du XVIème siècle.
Au spirituel, la paroisse de Saint Martin du Tertre relevait de l’abbaye de Saint Denis dont les armes ont été rappelées dans le chef de l’écu

La principale seigneurie était celle de Franconville qui, du XVème au XVIIème siècle, appartint à la famille d’O. Surintendant des finances, Jacques d’O fut un des meilleurs amis d’Henri III. Cette seigneurie rendait hommage au comté de Beaumont sur Oise dont le lion du blason actuel concrétise le souvenir.


Le Chateau de Franconvile

Fondé par les Mérovingiens, Franconville aux-Bois à l’époque féodale était devenu une seigneurie, peu importante puisqu’au dénombrement de 1331 elle ne comptait que 38 feux.

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En 1381, cette seigneurie avait été donnée par Louis l’ à son chambellan Louis le Baveux.
Elle revint ensuite à Hutin le Baveux, puis à sa mort à sa fille Jeanne qui en épousant Robert VI, seigneur d’O apporta les terres et la seigneurie de Franconville à la Maison d’O, la famille d’O y fut propriétaire du 14’ au 18"

M. Alfred REGNIER Duc de Massa à été le dernier propriétaire des terres de Franconville. Il chargeât l’architecte Hyppolite DESTAILLEUR pour la construction d’un nouveau château

Construit en 1880, son architecture est une copie du château de Maisons-Laffitte dont l’architecte fut MANSARD. Son parc de 90 hectares possède des variétés d’arborescences remarquables cèdres, chênes, hêtres, châtaigniers, marronniers du Japon, charmes, érables, bouleaux, ormes et tilleuls, etc., rien ne manque à la beauté du cadre auquel s’ajoutent le théâtre de style renaissance, sa rotonde et son orangerie de Versailles.

Le tertre est symbolisé par le mantelé. En effet, un des points le plus élevé du département se trouve dans cette commune et c’est pourquoi il fut choisi par Chappe pour y effectuer en 1793 des essais de télégraphe optique, ce que rappelle également le blason de la commune.

Village rural, paisible, bénéficiant d’un cadre de vie apprécié par ses habitants surnommé "balcon de l’île de France" altitude 210m

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Belloy en France

belloy.gifLes armoiries nées au Moyen-Age pour reconnaître les Croisés qui les portaient sur leurs boucliers, servent à distinguer, par leurs symboles et leurs émaux une Communauté et à traduire son esprit et son histoire.

Dans celle de Belloy-en-France, a été adopté en premier quartier du parti le blason des Morangle, illustre famille d'ancienne chevalerie connue depuis 1138, dont la filiation prouvée remonte à Jacques de Belloy, Chevalier, Seigneur de Belloy et dont les descendants divisés en plusieurs branches eurent une claire renommée jusqu'a la Révolution. On retrouve par ailleurs ces armes sculptées dans 1'église de la Paroisse dédiée a Saint-Georges, Patron de la Ville, dont le symbole <<terrassant le dragon>> puisé dans 1'Art chrétien, a été choisi par le Conseil Municipal pour le deuxième quartier du blason de la Commune.

Ce Saint légendaire appelé communément le Grand Martyr, jouit d'un culte très ancien et très répandu et des artistes comme Raphaël, Donatello, Carpaccio le représentent terrassant le dragon d'après la légende qui veut que ce jeune prince de Capadoce réussit à libérer une ville de Libye du joug d'un dragon. Par ailleurs il est toujours représenté portant sur son bouclier la Croix des Croisés car on lui doit la conquête de Jérusalem lors de laquelle son apparition aux Chrétiens, qui assiégeaient la Ville, permit sa prise, tout en étant moindre en nombre par rapport aux Sarrasins.

Dans le << deuxième parti >>, du blason, on retrouve un semis de fleurs de Lys, armes parlantes, qui confirment à Belloy-en-France le droit de porter ces symboles qui remontent à Philippe Auguste.

belloy-2.jpgPour ce qui est de la symbolique des couleurs appliquée à une Collectivité comme la Commune de Belloy-en-France, nous remarquons que << le gueules >>, représentent le Principe de Vie et est incitation à l'action jetant un éclat sur toutes les choses, avec une immense et irréductible puissance; I'or, le plus précieux des métaux, est le métal parfait et il est signe de lumière et de richesse; I'azur nous ramène à l'infini par sa profondeur illimitée, sa couleur immatérielle est symbole de pureté.

La couronne murale est actuellement la seule forme de couronne que le Conseil Historique et Héraldique de France est en mesure d'amplier en chancellerie. Aussi, considérant que Belloy-en-France ait eu ou non par le passé le privilège de timbrer ses armes de la sorte, le seul fait de se constituer en qualité de collectivité enracinée dans la tradition, en prouvant son désir de se conformer aux lois du blason, lui confère l'autorisation, de jure comme de facto, opposable aux tiers, de timbrer ses armes d'une couronne murale

Aujourd'hui commune du canton de Viarmes, le village de Belloy dépendait, avant la Révolution, de l'élection de Paris. Il était rattache au diocèse de Paris, doyenne de Montmorency.

Le village est cite pour la première fois a l'époque du roi Dagobert (vers 775) dans une charte de donation signée a Luzarches. Puis il apparaît à nouveau dans une charte de 829 où il est question d'un échange de biens entre un des nobles du royaume et l'abbaye de Saint- Denis. Cette dernière jouissait d’une d'une partie des terres au IXème siècle. A partir de cette date et jusqu'à la fin du règne de Philippe Auguste les autres propriétaires de la terre de Belloy demeurent inconnus. C'est au milieu du XlIlème siècle que l'on voit apparaître pour la première fois l'appellation "chevalier" de Belloy portée par un certain Guillaume, premier seigneur d'une longue lignée. Cette famille posséda la terre jusqu'en 1694, date à laquelle Hercule de Belloy la vendit aux chanoines de Paris.

Village de plaine, Belloy était au XlXème siècle très productif en céréales, colza, plantes fourragères. Il existait également plusieurs clos fruitiers entoures de haies ou de murs de pierre. L'industrie était représentée par la passementerie, encore en activité de nos jours, et par la distillerie la grande ferme qui contenait la distillerie à l'entrée du village a cesse ses activités en 1951~.

La fin du XlXème siècle vit le développement du village grâce a la création d'une ligne de chemin de fer de Montsoult-Maffliers à Luzarches. La construction de l'aéroport de Roissy-en-France eut une grande répercussion sur l'extension de Belloy: alors que les habitants étaient jusque là groupés autour de l'église, un important lotissement fut construit à la périphérie du village, faisant quasiment doubler la population.

Les Briqueteries

briqueterie.jpgCette cheminée située sur le territoire de Belloy-en-France a longtemps fait partie de notre paysage. Au pied de la colline de Saint-Martin-du-Tertre, elle était le dernier signe de l'implantation de tout un monde industrieux tirant sa matière première de la terre, dans notre région ; avec sa destruction en 1998 et la fermeture de la briqueterie ROCA, c'est tout le milieu des briquetiers dans notre département qui disparaissait, une histoire de plus d'un siècle. Pour prévenir son effacement total de nos mémoires, Daniel Baduel cherche à le faire revivre dans Briqueteries et tuileries disparues du Val-d'Oise.

Pour ce faire, il est remonté à l'origine de l'utilisation de la terre comme matériau de construction, pour se fixer au XIXe-XXe siècle. Il a décrit ensuite les différents procédés de fabrication et leur amélioration dans le temps.
Voulant bien rendre l'importance de cette " industrie " pour notre région, méthodiquement, il a consulté les archives départementales ayant trait aux demandes de création de briqueteries ou de tuileries et en a extrait les principaux renseignements pour chaque ville, de la plus ancienne installation à la plus récente, le nom de l'industriel, la date de création, la production, le lieu-dit.

Ainsi à travers le Val-d'Oise, il nous fait cheminer à la rencontre d'environ 70 villages ou villes qui ont abrité sur leur territoire au moins un établissement, parfois ce fut une véritable " zone industrielle " avant la lettre (comme à Domont où le territoire de la commune est envahi par les briquetiers), générant de véritables dynasties.
Il a repéré aussi les problèmes que souleva à l'époque l'implantation d'une telle industrie, notamment à travers les registres mis à disposition du public pour les enquêtes de commodo et incommodo où figurent déjà des propos que nous qualifierions aujourd'hui d'écologiques.

Enfin, dans un dernier travail portant sur les relations du monde ouvrier et patronal à travers deux registres de procès-verbaux du syndicat des patrons céramistes, alors nouvellement créé, il a pointé les mouvements ouvriers (grèves, revendications salariales, retraite, travail des enfants.), les réactions des patrons face à des actions revendicatives nouvelles et unies du monde ouvrier et les difficultés de l'après-guerre pour tous.
Quelques entretiens témoignent et nous plongent au coeur de cette activité, nous faisant bien sentir non sans une certaine nostalgie tout cet univers disparu.


Notre circuit



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