Jeudi 7/03/2013

Jeudi 7Mars 2013

Aujourd'hui Bruno nous emmene sur Baillet en France,Malgré un petit crachin 5 courageux sont près à braver les éléments.

Nous partons donc de Baillet à travers champs pour rejoindre Bouffemeont, Le crachin est là par intermittence mais nous avançons d'un bon pas, Les traces de la pluie que nous avons eu pendnat quelque temps est encore visible dans les champs et chemins.

De Bouffemont nous rejoignons le Chateau de la Chasse dans la forêt de Montmorency, quelques endroit sont encore bien humides.

Nous passons à proximité de l'ancien restaurant  "Le faisan doré " et rejoignons la "route du faite " par une partie du GR jusqu'au carrefour "des six chiens".

A parking de la route du faite après 3h00 de marche et environ 12 km nous nous arretons pour déjeuner.

NOus repartons par la "route du faite " jusqu'au "carrefour de la pointe" pour rejoindre "la route des fievres" vers Bouffemont jusqu'au croisement de la "foutue route" que nous prenons pour nous diriger vers Chauvry ( ou nous nous arretons pour acheter du fromage de chevre) ensuite nous repartons vers Baillet.


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Quelques photos


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La Foutue Route à deux endrois differents

Un peu d'histoire sur Baillet en France

Le nom de Baillet provient probablement du latin baliolum, peut-être dérivé du celte bali, allée d'ombre.

Le site est occupé dès le V siecle avant J C comme l'atteste la découverte d'un habitat rural sur son territoire. Le village est pour première fois mentionné en 832 dans un inventaire de  l'abbaye de St Denis que fit Hilduin.

Baillet passa ensuite à la maison de Courtenay, puis à une famille désignée par un sobriquet. Un des membres de cette dernière, Jean Hutin, surnommé le Baveux, était chambellan du duc de Bourgogne en 1379.
Jehanne La Baveuse, fille de Jean, dame de Baillet en 1446, rendait hommage au duc de Bourgogne, à cause de son fief, qui relevait du comté de Clermont.
Son fils Jacques prit le nom d'une seigneurie d'O, qu'il possédait entre Sees et Argentan. Il était chambellan du duc de Bourgogne. Ses deux héritiers, Charles et Jacques, morts, l'un en 1584 et l'autre en 1613, furent inhumés dans l'église de Baillet, qui est dédiée à saint Martin. Au XVII siecle, le village de Baillet avait passé en diverses mains mais le duc de Lauraguais en possédait la plus grande partie.

Le fief, possession des comtes d'O au Moyen Age, se développe autour de son château féodal, avant de devenir une possession des Guise qui plongent la région dans les guerres de religion. Le duc de Choiseul-Praslin acquiert le village au XIX siecle et en devient le bienfaiteur; il fait passer la commune dans l'ère moderne. Le village est pillé durant la guerre de 1870. Le château est acheté en 1937 par l'Union fraternelle des métallurgistes CGT de la région parisienne qui le transforme ainsi que son parc en parc de loisirs après l'instauration des congés payés en 1936. Il fonctionnera jusqu'en 1972, date à laquelle il est vendu au C.N.P.O (Caisse Nationale de Prévoyance des Ouvriers du Bâtiment). Des fouilles archéologiques ont eu lieu en 2004 qui réactivent l'histoire du parc Henri-Gautier à Baillet

Notre Dame de France

44252575.jpgL’histoire de cette statue de la Vierge "portant haut l'Enfant les bras ouverts sur le monde" commence à Jérusalem, lorsque les Assomptionistes construisent un très grand bâtiment dominant la ville au début du XX° siècle.

 En 1937, Roger de Villers s’inspirera de la statue de la Vierge au sommet de l’édifice en réalisant une autre «Notre-Dame de France» de 7 m de haut pour couronner le Pavillon Pontifical de l’Exposition universelle de Paris de 1937, qui deviendra Pavillon Marial l’année suivante en souvenir du 300° anniversaire de la consécration de la France à Marie par Louis XIII.

 Lors de la démolition du pavillon, le 2 novembre 1938, le journal La Croix rapporte que le Cardinal Verdier, archevêque de Paris, formula le vœu "que la statue lumineuse, de "Notre-Dame de France", qui a si magnifiquement couronné le Pavillon Pontifical devenu Pavillon Marial, ne disparaisse pas, mais qu'elle soit érigée sur une colline proche de Paris ... pour faire pendant au Sacré-Cœur de Montmartre ! ".

 Le Cardinal prend son vœu au sérieux et lance une souscription pour cela, mais la guerre de 1939, et sa mort en 1940, font tomber ce projet dans l’oubli.

50 ans plus tard cependant, au terme d’une aventure étonnante et assez providentielle, Edmond Fricoteaux, notaire à Saint Denis, parviendra à installer la statue à Baillet-en France, à 18 km au nord de Paris.

 Le 15 octobre 1988, la bénédiction de la statue rassemblera 52.000 personnes, 25.000 souscripteurs, 7 évêques, le Nonce et le Cardinal Lustiger. 50 ans presque jour pour jour après le voeu du Cardinal Verdier.

Les statues Sovietiques

670x510-1857-vignette-dsc5481.jpgEn 2004, François Gentili, archéologue à l'Inrap et spécialiste de l'habitat seigneurial, explore les glacières du XVIIe siècle du château, aujourd'hui disparu, de Baillet-en-France. Au sein de l'une d'elles, il découvre un amoncellement impressionnant d'éléments sculptés en béton : grandes statues brisées (de 2,5 à 3 mètres de hauteur), têtes, membres, troncs, reliefs et médaillons. L'ensemble (marteau, faucille, tracteur…) semble appartenir à un monument de grandes dimensions, indiscutablement soviétique, et postérieur à 1936. Des recherches ultérieures confirmeront qu'ils appartiennent au seul exemple comparable bâti sur le territoire français : le pavillon soviétique de l'exposition internationale des Arts et Techniques de la Vie moderne, présentée au Trocadéro à Paris en 1937.

Œuvres de Joseph Tchaïkov, ce sont ces reliefs, représentant fileuses, tankistes, musiciens, enfant… que l'on redécouvre à Baillet-en-France en 2004.
En effet, alors que L'Agriculture et l'Industrie rejoignent Moscou, les reliefs de Tchaïkov sont offerts par l'URSS à la Confédération générale du travail. En plein Front populaire, les sculptures sont accueillies par l'Union fraternelle de la Métallurgie dans le parc du château de Baillet-en-France, acquis en 1937 par le syndicat pour devenir un lieu de vacances fréquenté par les métallos lors des premiers congés payés. 397572626-640.jpg
Saisi en 1939, après l'interdiction du PCF et de la CGT, le château devient en novembre 1940 un centre des jeunesses pétainistes, après avoir servi de camp d'internement pour prisonniers politiques. Au printemps 1941, les sculptures y sont détruites. À la Libération, un temps exposées au sol, elles sont reléguées et oubliées dans une glacière… jusqu'à ce que l'archéologie permette aujourd'hui de les redécouvrir.

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Le pavillon soviétique de l’exposition de 1937

Face au pavillon de l'Allemagne nazie de l'architecte Albert Speer, massif et coiffé d'un aigle, le pavillon soviétique, long de 160 m, est surmonté de L'Agriculture et l'Industrie, une gigantesque sculpture en acier de Véra Moukhina figurant un ouvrier et une kolkhozienne brandissant faucille et marteau. A leurs pieds, les allégories des onze républiques soviétiques ornent deux massifs latéraux. 
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