Mars 2013

Lundi 18/03/2013

Lundi 18/03/2013

Aujourd'hui 12 courageux pour la randonnée organisée par Francine Vilaines sous bois, St Martin du tertre, Belloy en France et retour environ 11 Km

Un peu d'histoire sur ces communes

Vilaines sous bois

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Le fanion d’azur à la fasce d’or, accompagnée en chef d’un clou de la Passion d’argent accosté de deux fleurs de lys d’or et en pointe d’une rose d’argent

Le chef rappelle que le village devint propriété de l’abbaye de Saint Denis en 1294, par acte de cession de Mathieu de Montmorency, chambellan de France.

La fasce d’or et la rose sont empruntées aux armes des Leboulanger, seigneurs de Villaines au XVIIe siècle, depuis que Macé Leboulanger, prévôt des marchands de Paris, en fit l’acquisition (1641) à titre d’échange contre 750 livres de rentes versés à André de Verthamont, ancien propriétaire des terres.

La commune de Villaines-sous-bois s'étend sur 189 ha, dans la partie sud du canton de Viarmes, dans le Val d'Oise.

Sa population à peine supérieure à 600 habitants et sa superficie en font, avec Seugy et Noisy-sur-Oise, une des communes les plus petites du canton. Son altitude moyenne est de 120 mètres.

Un petit peu d’histoire...

Grâce au manuscrit de l’abbé Colin, écrit au milieu du 19e siècle, on connait bien l’histoire de Villaines sous bois depuis le 18e siècle. Le nom de Villaines apparaît pour la première fois sur un acte de 1294, par lequel Mathieu de Montmorency, Chambellan de France, cède l’abbaye de St Denis, en échange du fief de Berneval en Caux, six villages dont Villaines.


Quatre dynasties vont alors posséder Villaines :
- de 1368 à 1476 les "Villaines"
- de 1477 à 1597 les "Guyard"
- de 1598 à 1640 les "Verthamont"
- de 1641 à 1786 les "Leboulanger"

A partir de 1710, l’histoire de Villaines est très liée à celle de Maffliers dont Auguste Macé-Leboulanger avait acquis la baronnie en 1656.
En 1804, Villaines était un petit bourg comptant 145 habitants dont le territoire était à peu de chose près ce qu’il est aujourd’hui.
Depuis le 18e siècle, Villaines s’appelait Villaines-en-France ; en 1922, pour se distinguer d’autres communes, le village prend le nom de Villaines-sous-Bois

St Martin du Tertre

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D’azur au lion d’or, mantelé du même, la pointe sommée d’un télégraphe de Chappe de sable accosté de deux quintefeuilles de sinople, au chef d’azur chargé d’un clou de la Passion d’argent accosté de deux fleurs de lys d’or



Au fil du temps 

Sur le tertre s’élevait un lieu culte païen qui fut christianisé, chapelle Saint Martin. Au cours des invasions barbares, les habitants de la Cavée (en bas du tertre) abandonnent leurs maisons détruites pour se réfugier sur la colline, auprès de la motte féodale. L’abbaye de Saint-Denis qui possédait d’importants domaines dans le pagus du Chambliois les accrut encore quand elle reçut de Charlemagne la villa (domaine) de Luzarches et ses dépendances où figure Franconville-au-Bois, mentionné dans une charte datée de 775 à Luzarches.

Sancti Martini in Colle et Francorumvilla sont dans la meme abbatiale. En 832, l’abbé Hilduin partage les biens de l’abbaye entre lui et ses religieux, pour subvenir à leur entretien, à cette occasion apparaît Franconville-au-Bois. En 1153, Mathieu 11, comte de Beaumont, passe un accord avec Eudes de Deuil, abbé de Saint-Denis, pour établir un moulin à Béhu, des étangs et élever à Saint-Martin une villa sur un lieu inculte appartenant à l’abbaye. L’abbé et le comte percevraient la moitié de toutes les redevances ainsi que sur les " hôtes " (habitants) qui viendraient s’y établir. Seule, la première partie de l’accord se concrétisa. Jean de Beaumont étant mort sans descendant direct, Philippe Auguste profita du désaccord entre les cohéritiers pour faire main basse sur le comté. Il est donné par Philippe le Hardi en apanage à son fils Louis.

La prisée de 1331 signale 38 feux à Franconville, environ 160 habitants. Un chevalier nommé Gui d’Anglure en était seigneur. En 1377, Hutin Le Baveux reçoit l’usufruit des seigneuries de Baillet et de Franconville de Louis Il de Bourbon, pour les bons services qu’il lui a rendus. Par la suite en 1382, Louis Il lui donne la pleine propriété des deux seigneuries. Sa fille, Jeanne Le Baveux, épouse Robert VI d’O, capitaine de la ville d’Exmes (Orne) et sénéchal du comté d’Eu. Par ce mariage, elle fait entrer les seigneuries de Baillet Franconville et de Maillebois dans la maison d’O.
La seigneurie de Franconville fut élevée au rang de marquisat par lettres patentes de Louis XIII en 1619. Jacques 11, par une négligence inexplicable, omit de les faire enregistrer. À cette période va commencer un long procès entre l’abbaye de Saint-Denis et les seigneurs d’O sur la détention de Saint-Martin. Procès fomenter par un avocat jaloux, dont les seigneurs d’O sortiront victorieux. Le comte de Lauraguais, héritier d’Adélaïde Geneviève Félicité d’O, sa mère, pour payer ses dettes, vendra Baillet au prince de Conti. En 1769, il récidive, Franconville sera cédé à M. Gerbier, avocat. Ce dernier relèvera le domaine, fera construire un nouveau château en 1775. Un banquier suisse, Paul Louis de Thellusson sera acquéreur en 1782 du domaine. Il e cédera à Louis Aspais Amiot en 1788. La baronne Roger héritera de son père, André-jean Leroux. Elle le léguera au duc de Massa, son fils aîné. Amateur des arts, il fera rebâtir, à la place du château de M. Gerbier, une copie de Maisons-Laffitte. Son cousin le vendra en 1924 au département de la Seine qui en fera un sanatorium. Désaffecté depuis 1992, il est à l’abandon plus ou moins. Le théâtre Renaissance se dégrade et l’Orangerie menace de s’effondrer. À quand un mécène ?
M. Jean-Jacques Ollier, curé de Saint-Sulpice, créateur des sulpiciens, était le seigneur du fief de Fontenelle. Son ami, Vincent de Paul y vint.
Louis Sulpice Varé fut commandité par Napoléon III pour créer le bois de Boulogne. Haussmann le remplaça par Alphand, un ingénieur.

Le livre de Daniel Baduel, consacré à Saint Martin et préfacé par François Scellier, président du Conseil Général du Val-d’Oiseest édité. Ce livre vous conduira de la préhistoire à l’an 2000 en passant par la Pierre Turquaise, le mégalithe le plus ancien de l’Ile-de-France, puis la ferme de Fontenelle . Il vous parlera également des célébrités de notre village, Benjamin Constant, Louis Sulpice Varé, créateur du bois de Boulogne, Jules Moignez sculpteur; animalier, Louis Diémer ami de Cortot, Saint Saëns...

C’est sur le territoire de la commune de Saint Martin du Tertre que se trouve, en forêt de Carnelle, un des mégalithes les plus importants de la région parisienne : le dolmen de la pierre turquaise, nom qui ne paraît pas remonter au-delà du XVIème siècle.
Au spirituel, la paroisse de Saint Martin du Tertre relevait de l’abbaye de Saint Denis dont les armes ont été rappelées dans le chef de l’écu

La principale seigneurie était celle de Franconville qui, du XVème au XVIIème siècle, appartint à la famille d’O. Surintendant des finances, Jacques d’O fut un des meilleurs amis d’Henri III. Cette seigneurie rendait hommage au comté de Beaumont sur Oise dont le lion du blason actuel concrétise le souvenir.


Le Chateau de Franconvile

Fondé par les Mérovingiens, Franconville aux-Bois à l’époque féodale était devenu une seigneurie, peu importante puisqu’au dénombrement de 1331 elle ne comptait que 38 feux.

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En 1381, cette seigneurie avait été donnée par Louis l’ à son chambellan Louis le Baveux.
Elle revint ensuite à Hutin le Baveux, puis à sa mort à sa fille Jeanne qui en épousant Robert VI, seigneur d’O apporta les terres et la seigneurie de Franconville à la Maison d’O, la famille d’O y fut propriétaire du 14’ au 18"

M. Alfred REGNIER Duc de Massa à été le dernier propriétaire des terres de Franconville. Il chargeât l’architecte Hyppolite DESTAILLEUR pour la construction d’un nouveau château

Construit en 1880, son architecture est une copie du château de Maisons-Laffitte dont l’architecte fut MANSARD. Son parc de 90 hectares possède des variétés d’arborescences remarquables cèdres, chênes, hêtres, châtaigniers, marronniers du Japon, charmes, érables, bouleaux, ormes et tilleuls, etc., rien ne manque à la beauté du cadre auquel s’ajoutent le théâtre de style renaissance, sa rotonde et son orangerie de Versailles.

Le tertre est symbolisé par le mantelé. En effet, un des points le plus élevé du département se trouve dans cette commune et c’est pourquoi il fut choisi par Chappe pour y effectuer en 1793 des essais de télégraphe optique, ce que rappelle également le blason de la commune.

Village rural, paisible, bénéficiant d’un cadre de vie apprécié par ses habitants surnommé "balcon de l’île de France" altitude 210m

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Belloy en France

belloy.gifLes armoiries nées au Moyen-Age pour reconnaître les Croisés qui les portaient sur leurs boucliers, servent à distinguer, par leurs symboles et leurs émaux une Communauté et à traduire son esprit et son histoire.

Dans celle de Belloy-en-France, a été adopté en premier quartier du parti le blason des Morangle, illustre famille d'ancienne chevalerie connue depuis 1138, dont la filiation prouvée remonte à Jacques de Belloy, Chevalier, Seigneur de Belloy et dont les descendants divisés en plusieurs branches eurent une claire renommée jusqu'a la Révolution. On retrouve par ailleurs ces armes sculptées dans 1'église de la Paroisse dédiée a Saint-Georges, Patron de la Ville, dont le symbole <<terrassant le dragon>> puisé dans 1'Art chrétien, a été choisi par le Conseil Municipal pour le deuxième quartier du blason de la Commune.

Ce Saint légendaire appelé communément le Grand Martyr, jouit d'un culte très ancien et très répandu et des artistes comme Raphaël, Donatello, Carpaccio le représentent terrassant le dragon d'après la légende qui veut que ce jeune prince de Capadoce réussit à libérer une ville de Libye du joug d'un dragon. Par ailleurs il est toujours représenté portant sur son bouclier la Croix des Croisés car on lui doit la conquête de Jérusalem lors de laquelle son apparition aux Chrétiens, qui assiégeaient la Ville, permit sa prise, tout en étant moindre en nombre par rapport aux Sarrasins.

Dans le << deuxième parti >>, du blason, on retrouve un semis de fleurs de Lys, armes parlantes, qui confirment à Belloy-en-France le droit de porter ces symboles qui remontent à Philippe Auguste.

belloy-2.jpgPour ce qui est de la symbolique des couleurs appliquée à une Collectivité comme la Commune de Belloy-en-France, nous remarquons que << le gueules >>, représentent le Principe de Vie et est incitation à l'action jetant un éclat sur toutes les choses, avec une immense et irréductible puissance; I'or, le plus précieux des métaux, est le métal parfait et il est signe de lumière et de richesse; I'azur nous ramène à l'infini par sa profondeur illimitée, sa couleur immatérielle est symbole de pureté.

La couronne murale est actuellement la seule forme de couronne que le Conseil Historique et Héraldique de France est en mesure d'amplier en chancellerie. Aussi, considérant que Belloy-en-France ait eu ou non par le passé le privilège de timbrer ses armes de la sorte, le seul fait de se constituer en qualité de collectivité enracinée dans la tradition, en prouvant son désir de se conformer aux lois du blason, lui confère l'autorisation, de jure comme de facto, opposable aux tiers, de timbrer ses armes d'une couronne murale

Aujourd'hui commune du canton de Viarmes, le village de Belloy dépendait, avant la Révolution, de l'élection de Paris. Il était rattache au diocèse de Paris, doyenne de Montmorency.

Le village est cite pour la première fois a l'époque du roi Dagobert (vers 775) dans une charte de donation signée a Luzarches. Puis il apparaît à nouveau dans une charte de 829 où il est question d'un échange de biens entre un des nobles du royaume et l'abbaye de Saint- Denis. Cette dernière jouissait d’une d'une partie des terres au IXème siècle. A partir de cette date et jusqu'à la fin du règne de Philippe Auguste les autres propriétaires de la terre de Belloy demeurent inconnus. C'est au milieu du XlIlème siècle que l'on voit apparaître pour la première fois l'appellation "chevalier" de Belloy portée par un certain Guillaume, premier seigneur d'une longue lignée. Cette famille posséda la terre jusqu'en 1694, date à laquelle Hercule de Belloy la vendit aux chanoines de Paris.

Village de plaine, Belloy était au XlXème siècle très productif en céréales, colza, plantes fourragères. Il existait également plusieurs clos fruitiers entoures de haies ou de murs de pierre. L'industrie était représentée par la passementerie, encore en activité de nos jours, et par la distillerie la grande ferme qui contenait la distillerie à l'entrée du village a cesse ses activités en 1951~.

La fin du XlXème siècle vit le développement du village grâce a la création d'une ligne de chemin de fer de Montsoult-Maffliers à Luzarches. La construction de l'aéroport de Roissy-en-France eut une grande répercussion sur l'extension de Belloy: alors que les habitants étaient jusque là groupés autour de l'église, un important lotissement fut construit à la périphérie du village, faisant quasiment doubler la population.

Les Briqueteries

briqueterie.jpgCette cheminée située sur le territoire de Belloy-en-France a longtemps fait partie de notre paysage. Au pied de la colline de Saint-Martin-du-Tertre, elle était le dernier signe de l'implantation de tout un monde industrieux tirant sa matière première de la terre, dans notre région ; avec sa destruction en 1998 et la fermeture de la briqueterie ROCA, c'est tout le milieu des briquetiers dans notre département qui disparaissait, une histoire de plus d'un siècle. Pour prévenir son effacement total de nos mémoires, Daniel Baduel cherche à le faire revivre dans Briqueteries et tuileries disparues du Val-d'Oise.

Pour ce faire, il est remonté à l'origine de l'utilisation de la terre comme matériau de construction, pour se fixer au XIXe-XXe siècle. Il a décrit ensuite les différents procédés de fabrication et leur amélioration dans le temps.
Voulant bien rendre l'importance de cette " industrie " pour notre région, méthodiquement, il a consulté les archives départementales ayant trait aux demandes de création de briqueteries ou de tuileries et en a extrait les principaux renseignements pour chaque ville, de la plus ancienne installation à la plus récente, le nom de l'industriel, la date de création, la production, le lieu-dit.

Ainsi à travers le Val-d'Oise, il nous fait cheminer à la rencontre d'environ 70 villages ou villes qui ont abrité sur leur territoire au moins un établissement, parfois ce fut une véritable " zone industrielle " avant la lettre (comme à Domont où le territoire de la commune est envahi par les briquetiers), générant de véritables dynasties.
Il a repéré aussi les problèmes que souleva à l'époque l'implantation d'une telle industrie, notamment à travers les registres mis à disposition du public pour les enquêtes de commodo et incommodo où figurent déjà des propos que nous qualifierions aujourd'hui d'écologiques.

Enfin, dans un dernier travail portant sur les relations du monde ouvrier et patronal à travers deux registres de procès-verbaux du syndicat des patrons céramistes, alors nouvellement créé, il a pointé les mouvements ouvriers (grèves, revendications salariales, retraite, travail des enfants.), les réactions des patrons face à des actions revendicatives nouvelles et unies du monde ouvrier et les difficultés de l'après-guerre pour tous.
Quelques entretiens témoignent et nous plongent au coeur de cette activité, nous faisant bien sentir non sans une certaine nostalgie tout cet univers disparu.


Notre circuit



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Dimanche 17/3/2013

Dimanche 17/03/2013

Aujourd'hui, le temps est gris, la pluie annoncée après une semaine fatiguante pour tous. Olivier nous propose une randonnée en 8 à Auvers sur Oise.

Nous sommes 12 courageux à partir sur les chemins boueux qui nous emmenent vers Butry, Valmondois avant de revenir vers Auvers.

Nous passons bien entendu près du cimetière ou repose Van Gogh ainsi que d'autres artistes plus ou moins bien connus

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Le suicide de Vincent Van Gogh à Auvers Sur Oise.

 Vers la fin de l'après-midi du 27 juillet 1890, Vincent Van Gogh arrivé depuis quelques temps à Auvers-sur-Oise après son départ de Saint-Paul de Mausole, souffrant toujours se tire une balle en pleine poitrine dans un champ de blé derrière le château d'Auvers-sur-Oise, mais la balle ne le blesse que gravement. Dans un premier temps Vincent arrive à rentrer à l'Auberge Ravoux qui est situé en face de la mairie, Mme Ravoux, voyant du sang sur ses vêtements, courut appeler le docteur Gachet et le docteur Mazery. Théo accourut il passa la journée du 28 juillet à réconforter son frère, à parler de toute leur famille; et, le 29 juillet, à une heure et demie du matin, exactement, n'ayant pu s'acquitter envers Théo et envers la vie, Vincent rendit l'âme, comme il l'avais promis!.

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Nous déjeunons dans le parc face à la Statue de Van gogh

Cette statue représentant Van Gogh a été sculptée par Zadkine (1961). Elle se dresse dans le Parc Van Gogh entre la gare et la mairie.
Monument à  la mémoire du peintre, la statue a été inaugurée le 8 juillet 1961 à Auvers-sur-Oise

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Ce buste de Daubigny  a été réalisé par Fagel en 1906 et se tient au pied de la terrasse de l'église Notre-Dame d'Auvers.

L'après midi petite promenade digestive dans Auvers et ses rues si surprenantes. Nous découvrons souvent une representation d'un tableau de Van Gogh,Pissaro ou Daubigny dont le buste est au pied de la terrasse de l'Eglise d'Auvers ou bien encore Cezanne.

Un peu d'histoire sur Auvers sur Oise

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D'argent au pont de pierre de deux arches d’or, maçonné de sable, posé sur une mer d'azur, surmonté de deux écussons, à dextre d'azur semé de fleurs de lis d'or et à senestre de gueules au sautoir d'or.

 Ce blason évoque l'Oise et son pont de pierre.
L'écusson de dextre rappelle qu'Auvers faisait partie du domaine royal au XIIe siècle et celui de senestre est le blason de Guillaume de Vernon, seigneur du lieu.




Portrait de la ville

Située à 30 km de Paris, notre longue localité suit la rive droite de l'Oise, de Pontoise à Butry. Toute la partie habitée se serre entre les revers du plateau de l'Oise, mais la plus grande superficie de la commune s'étend vers le Nord, sur le plateau du Vexin, en vastes espaces agricoles. (superficie : 1 200 hectares ; 7082 habitants).

 Auvers appartient au canton de la vallée du Sausseron et fait partie de la Communauté de Communes de la Vallée de l’Oise et des Impressionnistes. Proche de Cergy-Pontoise, Auvers est cependant un village caractéristique du Parc Naturel Régional du Vexin Français.

Auvers aujourd’hui, n’est plus la petite commune rurale d’avant 1940, mais elle n’est pas non plus devenue, heureusement, une banlieue banale. Il suffit de porter ses pas le long de la "vieille route" au pied de la falaise pour retrouver les maisons anciennes et leur charme très "XIXe" qui ont inspiré tant d’oeuvres célèbres.

En effet, Auvers fut le berceau des peintres impressionnistes : Daubigny, précurseur du mouvement ; Cézanne qui se convertit à l’Impressionnisme à Auvers ; Pissarro ; ou encore Van Gogh qui n’y passa que 70 jours, en 1890, mais réalisa une véritable fièvre de peinture (70 toiles dont quelques unes sont parmi les plus célèbres au monde). Van Gogh a logé dans l’auberge Ravoux (Maison de Van Gogh) en face de la mairie et est enterré avec son frère Théo au cimetière d’Auvers.

Bien d’autres artistes ont vécu ou ont fréquenté Auvers dont le frère de J. F. Millet et le graveur Rajon. Parmi les peintres : Goeneutte, Vignon, Beauverie, Maximilien Luce, le douanier Rousseau, Vlaminck de 1920 à 1925, les américains Sprague-Pearce et Wickenden, le vénézuélien Emile Boggio, plusieurs japonais et l’allemand Otto Freundlich.
    
De nombreux artistes travaillent aujourd’hui à Auvers et y animent galeries et expositions ; tandis que l’église est devenue le lieu d’un festival de musique annuel (mai-juin), et le château d’Auvers celui des concerts mensuels de "Auvers’Jazz".

Des origines à la fin du XIIIème siècle

En ce qui concerne l’étymologie du nom même d’Auvers, il existe deux interprétations

  • "Alvers", d’origine celtique
  • "Adversus", mot latin qui signifie "tourné vers (le soleil)"

Le passé d’Auvers plonge dans la nuit des temps. Des vestiges de l’âge de bronze nous le rappellent : sarcophages mérovingiens, objets divers datant du IIème siècle après Jésus-Christ.

A l’époque gallo-romaine un chemin faisait communiquer Pontoise avec la région de Beaumont. Un pont sur l’Oise existait depuis une époque très reculée. Il fut remis en état par Charles le Chauve, en 865, pour s’opposer aux invasions des "Normans". Vingt ans plus tard ces envahisseurs s’emparèrent de Pontoise et saccagèrent les environs. Le pont fut détruit et le pays abandonné par ses habitants.

En 1131 le fils aîné du roi Louis VI, nommé Philippe, fut tué par sa monture qui s’emballa, effrayée par un pourceau. En commémoration de l’accident le roi fonda un petit oratoire (il s’agit de la chapelle romaine de l’actuelle église). L’église elle-même fut à peu près achevée en 1237 (Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, y administra la confirmation).

A la fin du XIIIème il existait à Auvers deux chapelles :

  • Saint-Martin : l’emplacement est marqué par une croix.
  • Saint-Nicolas : il n’en reste que des vestiges (classés).

De la fin du XIIIème à la Révolution

Pendant la guerre de Cent ans, les Anglais firent leur apparition dans la région d’Auvers en 1356. A partir de cette époque et jusqu’à la reprise de Pontoise par Charles VII en 1441, le pays fut ravagé par les soldats, mercenaires et aventuriers. Les habitants avaient émigrés en grand nombre, dans l’impossibilité qu’ils étaient de cultiver leur terre. La vie redevint plus normale avec le retour de la paix.

 François Villon naquit probablement à Auvers en 1431, comme le dit son poème fameux :

Je suis Françoys, ce dont me poyse,
Nommé Corbueil an mon surnom,

Natif d’Auvers emprès Ponthoise,

Et du commun nommé Villon.


La seconde moitié du XVIème fut une période aussi désastreuse que la guerre de Cent ans. La révolte des Ligueurs apporta dans la région des mercenaires allemands qui pillèrent et dévastèrent le pays environnant Pontoise. En outre, les passages continuels de troupes entre Pontoise et l’Isle-Adam ruinèrent totalement la région. Ainsi au début du règne de Henri IV, la population d’Auvers avait diminué des deux tiers. Il fallut quarante ans pour qu’elle revint à son chiffre initial.

En 1633 un banquier italien du nom de Lioni fit l’acquisition de terre à Auvers. Il se fit construire un pavillon qui est à l’origine du château actuel. La plus grosse cloche encore en service dans l’église, fut inaugurée le 1733. Elle fut nommée Madeleine-Louise.

Il n’y avait plus de pont sur l’Oise. Le bac qui permettait de traverser la rivière se situait au niveau de Cordeville. Les inondations de 1648, 1651,1658, 1757, l’hiver très rigoureux de 1709 et les guerres de la fin du règne de Louis XIV ainsi que les ruineuses opérations financières de la régence avaient réduit les malheureuses populations à toute extrémité. Pour comble de malheur, la récolte de 1788, qui s’annonçait comme exceptionnellement bonne, fut détruite en juillet par un ouragan de grêle. Il y avait alors 1550 habitants.

De la révolution à nos jours

Auvers sous la Révolution

En 1792 tous les biens des émigrés furent mis en vente. A Auvers ce furent le fief de Fours et celui de Montmort qui furent divisés par lots et vendus. Le 16 Novembre, les registres de la paroisse furent transférés à la municipalité. L'exercice du culte catholique fut interdit et l'église devint "Temple de la raison" jusqu'en 1795. L'église était alors dans un état de délabrement avancé. Ce sont les habitants qui s'imposèrent des sacrifices pour parer au plus pressé.

Entrée dans le XIXème siècle

En 1814 et 1815 Auvers dut subir l'occupation de troupes russes puis prussiennes qui exigèrent des réquisitions successives.
En 1822 alors que des travaux de restauration de l'église étaient en cours, un orage violent détruisit la moitié des vitres et la toiture du clocher qui venait d'être terminé.
En 1825 le bac de Cordeville fut transféré au pied de l'église en face de la route de Paris qui venait d'être réalisée. Mais un pont suspendu fut construit en 1828 et le bac disparut.
La municipalité eut fort à faire entre 1815 et 1830 pour améliorer l'état de la commune sans trop charger son budget. Mais une grande partie des travaux, comme l'empierrement des chemins, était pris en charge par les habitants eux-même.
A cette époque on cultivait le chanvre et l'on extrayait le sable et les moellons. En outre il existait une importante production de vin.

Les routes et la voie ferrée

En 1831 il y eut une première étude d'un tracé de voie ferrée destinée à relier Paris à la Belgique et à la Manche. L'inauguration eut lieu le 14 Juin 1846.
En même temps furent construites les routes départementales N°7 (Pont d'Auvers-Hérouville) et N°4 (Auvers-Pontoise). Le chemin de l'Ile était alors large de 7 mètres et servait aux échanges entre Pontoise et l'Isle-Adam.

Aménagements dans le village

Le cimetière étant alors situé autour de l'église, un nouveau cimetière sur le plateau fut inauguré le 8 décembre 1859.
La nouvelle mairie - celle que nous connaissons actuellement - fut inaugurée le 16 Novembre 1862. Elle servait en même temps d'école. Les habitants s'étaient eux-même chargés des travaux de terrassement afin de pouvoir réaliser le clocher de la mairie. Un marché put se tenir sur la nouvelle place communale.

Les ponts successifs

Le 14 Septembre 1870 on fit sauter les deux ponts d'Auvers (routier et chemin de fer) afin de tenter de freiner l'avance des troupes allemandes. L'occupation du pays par les troupes allemandes causa des charges supplémentaires à la population.
Dès 1871, après le départ des troupes d'occupation, un nouveau pont fut rétabli pour le passage des trains. En revanche, le pont routier suspendu ne fut rendu à la circulation qu'en 1873. Mais celui-ci s'écroula spontanément dans la nuit du 26 au 27 décembre 1887. Un nouveau pont monumental fut donc mis en chantier et inauguré le 22 Décembre 1889.

Arrivée d'un peintre inconnu...

En 1890 arriva à Auvers un peintre inconnu. Il se nommait Vincent Van Gogh... Mais il avait été précédé par de nombreux artistes : Bernardin de Saint-Pierre, Lamartine, C.F. Daubigny, N. Goeneutte, Rajon... En 1901 fut construite une nouvelle école à Chaponval

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L'église Notre-Dame d'Auvers  

eglise-auvers-ext2.jpgConstruite en pierre du pays, l'église n'était à l'origine qu'une humble chapelle, édifiée vers la fin du XIe siècle sur les terres du roi Philippe Ier. En 1131, la volonté du roi Louis VI le Gros, son fils, attribua la chapelle à une abbaye dont elle dépendra jusqu'à la Révolution. Cette abbaye n'est autre que celle de Saint-Vincent de Senlis. Par ce don, un lien de près de sept siècles se trouve donc tissé par Louis VI entre la petite ville du Valois (Senlis) et le bourg du Vexin (Auvers). Ce sera un religieux de Saint-Vincent de Senlis qui assurera la charge de prieur-curé d'Auvers. Une confrérie en l'honneur du saint martyr, marquera encore l'influence spirituelle de l'abbaye.

 L’abside et le clocher furent érigés vers 1170 ; la nef entre 1190 et 1220. Tous les travaux reflètent l’influence de Notre-Dame de Paris, notamment dans la variété des éléments des chapiteaux, la flore "simple et large", les figures humaines et les animaux bizarres. C’est dans la première moitié du XIIIe siècle, que Notre-Dame d’Auvers aurait reçu le titre d’église paroissiale.

La dévotion à Marie, qui se manifeste à Auvers comme dans tout le reste de la France, va prendre une ampleur extraordinaire au début du XVIIe siècle, époque des processions et des indulgences. Le pape Paul V, le 10 avril 1607, à la requête de Charles de Berbisy, accordait à tous les fidèles qui auront visité dévotement l’église paroissiale d’Auvers, le jour du Saint-Sacrement, une indulgence plénière et la rémission de tous leurs péchés. La vitalité de la paroisse est grande. Le nombre des vicaires passe de cinq au début du siècle, à sept quelques années plus tard. Une confrérie du Rosaire est créée en 1617. C’est probablement à cette même époque, que fut installé l’autel de bois très enluminé, devenu aujourd’hui l’autel de Saint-Joseph. Parmi les dévôts de Notre-Dame d’Auvers : Jean-François de Berbisy et son fils Etienne.

Après l’apogée, voici le temps de l’épreuve. Peu à peu, la prospérité de l’église s’est dégradée et sa situation financière est devenue précaire. Plus qu’un seul vicaire en 1779. Six mois avant que l’église soit fermée par la Révolution, on mettait en adjudication les bancs et les plans pour payer les créanciers. En janvier 1791, le curé et son vicaire prêtent le serment constitutionnel. Il continua à vivre dignement se gardant de tous les excès (certains allèrent jusqu’à livrer leurs lettres de prêtrise pour être brûlées) et en bonne intelligence avec tous. Voici pourtant la fin de l’épreuve. La vie religieuse reprend peu à peu, les anciennes confréries sont rétablies.

Van Gogh projeta dans l’immortalité cette église profondément insérée dans la durée des siècles. Et la vieille église trapue, perchée sur la partie haute du village, reprend vie devant l’afflux des visiteurs venus de tous les points du monde.

La tour-clocher renferme trois cloches, l’une Madeleine-Marie, datant de 1733, donne le Mi et les deux autres de 1891, juste après la mort de Van Gogh, donnant le Ré et le Fa dièze. Du sol montent quatre contreforts portant les arcs-boutants qui soutiennent la nef centrale. Entre le troisième et le quatrième s’ouvre le portail où, jusqu’à la Révolution, fut placée la statue de Notre-Dame d’Auvers.

  • A l’Est : dominée par le haut clocher, l’élégante abside gothique du XIIe siècle.
  • A l’Ouest : la façade offre d’abord son immense rosace entièrement refaite en 1876. Le grand portail remonte à 1225.

L’intérieur de l’église, de style gothique classique, est formé d’une nef de tombes des prêtres, seigneurs et grands fermiers enterrés dans l’église. Le transept date, comme le choeur, de 1170. Sur la gauche, la chapelle Saint-Joseph avec un beau tabernacle en bois doré du XVIIe siècle, à droite, la chapelle de la Vierge avec sa statue.

L'église Notre-Dame d'Auvers vu par Van gogh

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L’Église d’Auvers-sur-Oise est une peinture à l'huile sur une toile de 74 sur 94,5 cm. Elle a été réalisée par le peintre Vincent Van Gogh  en 1890  et est exposée au Musee d'Orsay , à Paris. Elle fait partie du courant post impressionniste

Cette toile a été composée par Van Gogh alors que ce dernier avait quitté l'asile de St Rémy de Provence  le 16 Mai 1890  pour remonter vers le nord. Après avoir rendu visite à son frère Théodore à Paris , il s'installa à Auvers sur Oise pour être soigné par le Dr Paul Gachel, où il passa les dix dernières semaines de sa vie et composa, outre ce tableau, une centaine de toiles.

Cette œuvre et d'autres du même genre illustrent l'influence artistique de Van Gogh sur les peintres expressionnistes : ici la déformation de la réalité est flagrante, et on note aisément ce refus de la perspective qui caractérisera les œuvres expressionnistes.

On nous présente une église dont l'architecture est à domination gothique avec certains aspect roman tel que l'absidiole. Le point de fuite est bouché par le bâtiment religieux, de plus si l'église est présenté en contre-plongé, le personnage lui est réalisé en plongé. Du point de vue de la lumière la toile présente de nombreux paradoxes, un ciel à l'apparence nocturne se confronte à une terre à l'éclairage de jour. De plus si l'église possède une ombre projeté la femme elle n'en possède pas. Nous sommes donc en présence de multiple temporalité, le bas du tableau semble avoir été peint a midi, l'église et son ombre en fin de journée et le ciel de nuit. Si le paysage est représenté de façon mouvante par la touche, la femme est peinte dans un traitement esquissé, rapide qui lui confère un fort caractère statique. Nous pouvons ajouter que les tourbillons présent en haut à gauche peut être évocateur du soleil noir symbole de la mélancolie au XIXème siècle.




Quelques tableaux celebres d'autres peintres d'Auvers

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                                                Paul Cezanne Auvers 1837

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Pissaro Paysage

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Les bords de l'oise Daubigny    1862                                      



Encore un endroit typique d'Auvers

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Un café reconstitué pour vous replonger à l’époque où les impressionnistes avaient pour muse la mythique " fée verte ", avant qu’elle ne soit prohibée en 1915. Objets du rite, tableaux et gravures vous montreront à quel point l’absinthe reste liée à la vie artistique au temps des impressionnistes.

L'Absinthe

Au goût légèrement anisé, cette liqueur de couleur verte est une boisson à la mode à la fin du 19ème siècle. Dans une maison de campagne décorée façon début du 20ème siècle, s'étalent depuis 1994 des objets, des affiches, et des gravures rappelant le souvenir de cette boisson illicite depuis 1915 et son influence dans la vie artistique de l'époque

Les circuits

Matin


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Apres Midi


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Jeudi 7/03/2013

Jeudi 7Mars 2013

Aujourd'hui Bruno nous emmene sur Baillet en France,Malgré un petit crachin 5 courageux sont près à braver les éléments.

Nous partons donc de Baillet à travers champs pour rejoindre Bouffemeont, Le crachin est là par intermittence mais nous avançons d'un bon pas, Les traces de la pluie que nous avons eu pendnat quelque temps est encore visible dans les champs et chemins.

De Bouffemont nous rejoignons le Chateau de la Chasse dans la forêt de Montmorency, quelques endroit sont encore bien humides.

Nous passons à proximité de l'ancien restaurant  "Le faisan doré " et rejoignons la "route du faite " par une partie du GR jusqu'au carrefour "des six chiens".

A parking de la route du faite après 3h00 de marche et environ 12 km nous nous arretons pour déjeuner.

NOus repartons par la "route du faite " jusqu'au "carrefour de la pointe" pour rejoindre "la route des fievres" vers Bouffemont jusqu'au croisement de la "foutue route" que nous prenons pour nous diriger vers Chauvry ( ou nous nous arretons pour acheter du fromage de chevre) ensuite nous repartons vers Baillet.


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Quelques photos


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La Foutue Route à deux endrois differents

Un peu d'histoire sur Baillet en France

Le nom de Baillet provient probablement du latin baliolum, peut-être dérivé du celte bali, allée d'ombre.

Le site est occupé dès le V siecle avant J C comme l'atteste la découverte d'un habitat rural sur son territoire. Le village est pour première fois mentionné en 832 dans un inventaire de  l'abbaye de St Denis que fit Hilduin.

Baillet passa ensuite à la maison de Courtenay, puis à une famille désignée par un sobriquet. Un des membres de cette dernière, Jean Hutin, surnommé le Baveux, était chambellan du duc de Bourgogne en 1379.
Jehanne La Baveuse, fille de Jean, dame de Baillet en 1446, rendait hommage au duc de Bourgogne, à cause de son fief, qui relevait du comté de Clermont.
Son fils Jacques prit le nom d'une seigneurie d'O, qu'il possédait entre Sees et Argentan. Il était chambellan du duc de Bourgogne. Ses deux héritiers, Charles et Jacques, morts, l'un en 1584 et l'autre en 1613, furent inhumés dans l'église de Baillet, qui est dédiée à saint Martin. Au XVII siecle, le village de Baillet avait passé en diverses mains mais le duc de Lauraguais en possédait la plus grande partie.

Le fief, possession des comtes d'O au Moyen Age, se développe autour de son château féodal, avant de devenir une possession des Guise qui plongent la région dans les guerres de religion. Le duc de Choiseul-Praslin acquiert le village au XIX siecle et en devient le bienfaiteur; il fait passer la commune dans l'ère moderne. Le village est pillé durant la guerre de 1870. Le château est acheté en 1937 par l'Union fraternelle des métallurgistes CGT de la région parisienne qui le transforme ainsi que son parc en parc de loisirs après l'instauration des congés payés en 1936. Il fonctionnera jusqu'en 1972, date à laquelle il est vendu au C.N.P.O (Caisse Nationale de Prévoyance des Ouvriers du Bâtiment). Des fouilles archéologiques ont eu lieu en 2004 qui réactivent l'histoire du parc Henri-Gautier à Baillet

Notre Dame de France

44252575.jpgL’histoire de cette statue de la Vierge "portant haut l'Enfant les bras ouverts sur le monde" commence à Jérusalem, lorsque les Assomptionistes construisent un très grand bâtiment dominant la ville au début du XX° siècle.

 En 1937, Roger de Villers s’inspirera de la statue de la Vierge au sommet de l’édifice en réalisant une autre «Notre-Dame de France» de 7 m de haut pour couronner le Pavillon Pontifical de l’Exposition universelle de Paris de 1937, qui deviendra Pavillon Marial l’année suivante en souvenir du 300° anniversaire de la consécration de la France à Marie par Louis XIII.

 Lors de la démolition du pavillon, le 2 novembre 1938, le journal La Croix rapporte que le Cardinal Verdier, archevêque de Paris, formula le vœu "que la statue lumineuse, de "Notre-Dame de France", qui a si magnifiquement couronné le Pavillon Pontifical devenu Pavillon Marial, ne disparaisse pas, mais qu'elle soit érigée sur une colline proche de Paris ... pour faire pendant au Sacré-Cœur de Montmartre ! ".

 Le Cardinal prend son vœu au sérieux et lance une souscription pour cela, mais la guerre de 1939, et sa mort en 1940, font tomber ce projet dans l’oubli.

50 ans plus tard cependant, au terme d’une aventure étonnante et assez providentielle, Edmond Fricoteaux, notaire à Saint Denis, parviendra à installer la statue à Baillet-en France, à 18 km au nord de Paris.

 Le 15 octobre 1988, la bénédiction de la statue rassemblera 52.000 personnes, 25.000 souscripteurs, 7 évêques, le Nonce et le Cardinal Lustiger. 50 ans presque jour pour jour après le voeu du Cardinal Verdier.

Les statues Sovietiques

670x510-1857-vignette-dsc5481.jpgEn 2004, François Gentili, archéologue à l'Inrap et spécialiste de l'habitat seigneurial, explore les glacières du XVIIe siècle du château, aujourd'hui disparu, de Baillet-en-France. Au sein de l'une d'elles, il découvre un amoncellement impressionnant d'éléments sculptés en béton : grandes statues brisées (de 2,5 à 3 mètres de hauteur), têtes, membres, troncs, reliefs et médaillons. L'ensemble (marteau, faucille, tracteur…) semble appartenir à un monument de grandes dimensions, indiscutablement soviétique, et postérieur à 1936. Des recherches ultérieures confirmeront qu'ils appartiennent au seul exemple comparable bâti sur le territoire français : le pavillon soviétique de l'exposition internationale des Arts et Techniques de la Vie moderne, présentée au Trocadéro à Paris en 1937.

Œuvres de Joseph Tchaïkov, ce sont ces reliefs, représentant fileuses, tankistes, musiciens, enfant… que l'on redécouvre à Baillet-en-France en 2004.
En effet, alors que L'Agriculture et l'Industrie rejoignent Moscou, les reliefs de Tchaïkov sont offerts par l'URSS à la Confédération générale du travail. En plein Front populaire, les sculptures sont accueillies par l'Union fraternelle de la Métallurgie dans le parc du château de Baillet-en-France, acquis en 1937 par le syndicat pour devenir un lieu de vacances fréquenté par les métallos lors des premiers congés payés. 397572626-640.jpg
Saisi en 1939, après l'interdiction du PCF et de la CGT, le château devient en novembre 1940 un centre des jeunesses pétainistes, après avoir servi de camp d'internement pour prisonniers politiques. Au printemps 1941, les sculptures y sont détruites. À la Libération, un temps exposées au sol, elles sont reléguées et oubliées dans une glacière… jusqu'à ce que l'archéologie permette aujourd'hui de les redécouvrir.

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Le pavillon soviétique de l’exposition de 1937

Face au pavillon de l'Allemagne nazie de l'architecte Albert Speer, massif et coiffé d'un aigle, le pavillon soviétique, long de 160 m, est surmonté de L'Agriculture et l'Industrie, une gigantesque sculpture en acier de Véra Moukhina figurant un ouvrier et une kolkhozienne brandissant faucille et marteau. A leurs pieds, les allégories des onze républiques soviétiques ornent deux massifs latéraux. 
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Lundi 4/03/2013

Lundi 4/03/2013

Aujourd'hui Aimé nous propose Chamant (petit village en bordure de la forêt d'Halatte). Nous somme 26 au départ ( il a fallu attendre deux randonneuses qui se sont perdues en venant) Le depart a eu lieu assez tard mais l'après midi s'annonce agréable, enfin du Soleil malgré quelques portions encore bien humides.

Dés le départ certains commencent à se découvrir.

L'origine du village

"... Humble commune d'un millier d'habitants, Chamant occupe une portion de la plaine du Valois, dans ce bassin géologique dont Paris est le centre et, en même temps, presque le point le plus bas. 52 kilomètres séparent la mairie de Chamant de Notre Dame de Paris, au sud-sud-ouest ..."

Chamant se trouve donc implanté dans un sol où les dépôts marins ont constitué des couches calcaires à peu près horizontales, que séparent des horizons sableux ou argileux, mêlés de silex, et que recouvre sur une épaisseur variable une terre végétale fertile. Le seul vallonnement existant dans la commune est créé par l'Aunette. Cette charmante rivière, longue de 11 700 mètres, reçoit l'eau de nombreuses sources, notamment sur le territoire de Chamant qu'elle traverse de l'est à l'ouest avant de rejoindre la Nonette à la Gatelière, faubourg de Senlis. Du pont de Chamant sur l'Aunette à la ferme de Balagny, l'altitude varie entre 57 et 86.7 mètres

Située au sud de la forêt d'Halatte et au nord-est de la ville de Senlis, dont elle n'est éloignée que de deux kilomètres, la commune de Chamant est limitée, à l'ouest, par l'ancienne route royale de Flandre, actuellement route nationale n° 17 de Paris à Lille et, au sud, par la route de Chantilly à Villers-Cotterêts. La route de Paris à Compiègne et à Saint-Quentin la traverse en direction du nord-est, à peu près parallèlement au cours de l'Aunette, ainsi que, depuis 1965, l'autoroute A1

Sur ce territoire de 1.122 hectares, quatre agglomérations, correspondant à quatre fiefs, ont existé indépendamment les unes des autres avant d’être rassemblées pendant la Révolution, ou aussitôt après, pour constituer la commune de Chamant. La plus ancienne, Balagny sur Aunette, s’est probablement formée à l’époque gallo-romaine. Malgenest date de la fin de l’époque carolingienne. Le village de Chamant est connu depuis la fin du XIème siècle et Le Plessis depuis les dernières années du XIIIème siècle.

De ces quatre agglomérations, aucune n’est distante de Senlis de plus d’une lieue. Elles appartenaient toutes les quatre au comté de Senlis (et non au duché de Valois) et, de nos jours, leurs territoires – qui constituent depuis 1789 celui de la commune de Chamant – sont englobés dans le canton de Senlis. Un voisinage si proche, des liens administratifs si étroits, une disparité si grande entre la puissance de la ville et la fragilité du village rural auraient pu placer Chamant dans une complète dépendance de Senlis.

Vestiges préhistoriques et antiques

Chamant possède une allée couverte néolithique ou celtique, fouillée au XIXe siècle (propriété privée). Restes d'enceinte du 2ème apr.J.-C, datant de l'occupation gallo-romaine.

Le château du Plessis-Chamant, reconstruit au 15ème, rasé au début 17ème, reconstruit et acquis par Lucien Bonaparte qui dut l'abandonner en 1816. Des écuries de course importantes en dépendent. Il est aujourd’hui détruit

Autres personnalités natives ou ayant vécu à Chamant

  •  Eugene Odent, maire de Senlis exécuté en compagnie de plusieurs otages par les Allemands. Dans Chamant, à la limite des lotissements modernes, un petit monument, à l’emplacement de l’exécution du maire remémore leur souvenir.
  • Alain de Rothschild, président du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juive de France) de 1976 à 1982, décédé en 1982, habita à Chamant. Sa propriété appartient aujourd'hui à ses descendants.
  •  Georges Emile Lebacq est un peintre belge né à Jemappes (Hainaut) le 26 septembre 1876 et mort à Bruges le 4 août 1950.

Le Chateau d'eau dans la forêt

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C’est un collaborateur de Gustave Eiffel qui l’a construit à la fin du XVIIIème siècle.

C’est sans doute le plus ancien de la région et il est toujours en activité : il fournit l’eau à Chamant et au plessis-chamant (Balagny a un autre château d’eau). A l’origine, il a été construit pour les besoins non seulement des hommes mais aussi et surtout des chevaux

Albert Menier (de la famille du chocolat) avait acquis le domaine de chamant dans lequel étaient entrainés les chevaux de son écurie de courses. C’est pour les abreuver qu’il fit construire dans la forêt d’Halatte ce château d’eau de 30 mètres de haut qui puise l’eau dans la nappe du soissonnais. L’ouvrage se trouve dans le bois de l’Evêché, près de la route du dindon. Cette route dont le nom évoque la chasse prend au poteau d’Halatte, à droit de la N 17 quand on vient de Senlis.

L’eau courante à chamant date de 1955.

Fait exceptionnel, des canalisations publiques ont alors été raccordées à un château d’eau privé (non sans de nombreuses démarches administratives

C’est le propriétaire qui a la charge de l’entretien de ce véritable monument historique, déjà restauré plusieurs fois. Comme la Tour Eiffel, le château d’eau doit être repeint régulièrement (tous les huit ans). Il a fallu installer une deuxième pompe, car la consommation d’eau a beaucoup augmenté (notamment à cause des piscines privées

Vous pouvez imaginer la vue superbe que le garde découvrait tout en haut de l’escalier en spirale ….

Sa situation

Adresse :
Dindon (route forestière du)
60300 Chamant - France

Latitude : 49.2336
Longitude : 2.5908


Et bien entendu notre petite carte du circuit



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Dans  quelques jours si le soleil est de la partie certaines portions de ce circuit seront couvertes de jonquilles

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