Jeudi 16/05

Jeudi 16/05

Aujourd'hui Christiane nous emmene dans le Parc regional du Vexin Français à Vigny ( ayant reçu le circuit je peux faire une petite description des villages traversés)

VIGNY

Les origines du village de Vigny sont assez mal définies. La plus ancienne citation connue est celle qui figure dans une charte d’Hugues II de Rouen en 960 à propos d’une chapelle Saint-Gildart, sise à Vigny.

Vigny est une commune française située dans le département du Val d'Oise. Ses habitants sont appelés les Vignois(es).

Le village est baigné par l'Aubette et situé dans le parc naturel régional du Vexin français.

Vigny se situe dans la vallée de l' Aubette de Meulan, à 40 kilomètres au nord-ouest de Paris. Le village s’étage à flanc de coteau orienté au sud. Son principal écart est le Bord'Haut, situé sur le plateau et contourné par la route départementale 14 ; son nom provient de Bordeau, la ferme isolée ou mauvaise maison.

Le nom de Vigny provient soit de l’anthroponyme latin Vinius suivi du suffixe -acum« domaine de », soit de la vigne, qui y était autrefois plantée en abondance.

L’origine du village remonte probablement à l’Antiquite, mais son existence n’est attestée qu’en 960 par une charte de l’archevêque de Rouen, Hughes II. La seigneurie de Vigny fut acquise par le Cardinal Georges d'Amboise, ministre de Louis XII, en 1504. Il y construisit un château. En 1550 ,Anne de Montmorency acheta la seigneurie à son neveu, le cardinal Georges II d'Amboise. La famille Rohan en prend possession en 1694, par héritage, et la conserve jusqu’à 1844. La ville était connue pour son exploitation de pierre calcaire

Un peu d'histoire

Situé sur un des gisements de fossiles les plus célèbres du Tertiaire parisien, les premières heures de Vigny abritent la plus riche faune de mollusques du Danien en Europe.

Antiquité.

L’origine du village remonte probablement à l’Antiquité, mais il n’est présent dans les registres qu’à partir de 960, par le biais d’une charte d’Hugues II, archevêque de Rouen.

Moyen-Âge.

Du Moyen-Âge jusqu’au siècle dernier, Vigny est un village rural dépourvu de tout équipement. Une demi-douzaine d’auberges et de grandes écuries composent la commune, qui peut alors héberger jusqu’à 200 chevaux. Les métiers présents sur place sont alors logiquement ceux de charron, forgeron, maréchal-ferrant ou bourrelier.
Les choses évoluent en 1504, date de l’acquisition de la seigneurie de Vigny par le Cardinal Georges d’Amboise, ministre de Louis XII, en 1504. Il décide alors de transformer ce qui est alors un simple manoir seigneurial en château, le château de Vigny.
Pendant cette époque, Vigny est avant tout un gros bourg céréalier, et il le restera jusqu’à la fin du XIXe siècle. 

Temps Modernes.

La commune va alors commencer très lentement sa modernisation, dans la foulée de l’industrialisation générale du pays, et grâce notamment à son exploitation de pierre calcaire. La carrière de Vigny est aujourd’hui classée en Espace Naturel Sensible Départemental.

Les années 1950 vont permettre un première vague d’urbanisation, avec la construction de maisons autour du bourg, suivie dans les années 1970 d’une deuxième vague, plus pavillonnaire, comme en atteste le lotissement "paysager" de la Gaudière.

 Etymologie.

 La linguistique orienterait vers le latin Vinius, d’un nom d’un général Romain de l’antiquité suivi du suffixe -acum, qui signifie "domaine de". Une approche plus pragmatique définit l’origine de Vigny par une dérivation du mot "vigne", qui était autrefois plantée en abondance sur le territoire de la commune. Cette piste est soutenue par la présence de vigne sur le blason.

Blason.

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"D’argent au lion contourné et lampassé de gueule tenant dans l’antérieure dextre un rameau de vigne, le tout au naturel, au franc-canton de gueules chargé d’une épée aussi d’or en pal"
La fierté, le combat, et le vin seraient donc les particularismes de la commune.

Ce blason est celui de la famille Vitali. il a été concédé aux Vitali par le Roi d’Italie Umberto 1 en 1887. Auparavant, la famille avait un autre blason, mais déjà, au XVIème siècle, le lion et le rameau de vigne y figuraient.

Le conseil municipal de Vigny adopta le blason de la famille Vitali, le 26 janvier 1971, pour services rendus et à l’occasion de l’inauguration de la rue Vitali. Le blason et les portraits des membres de la famille Vitali figurent sur les vitraux de l’église de Vigny et de celle de Frémainville.

Le château de Vigny

chateau-de-vigny.jpgL’Historique du château commence sans risque d’erreur en 1504, avec Georges 1er, Cardinal d’Amboise, aumônier de Louis XI et premier ministre de Louis XII, qui aimait ce lieu tranquille et reposant. Il mourut en 1510, léguant Vigny à son neveu Georges II d’Amboise, archevêque de Rouen, qui l’habita fréquemment et agrandit le domaine par de nouvelles acquisitions sur le territoire environnant.
C’est en 1550, à Vigny, que mourut Georges II, laissant ce fief à sa parente, Madame Renée d’Amboise, qui le garda jusqu’en 1555, date à laquelle elle le vendit au connétable Anne de Montmorency. La devise de cette illustre maison « Alpanos » qui signifie : «  sans errer ni varier », figure encore, taillée dans la pierre, au dessus de l’entrée principale du château. En 1563, le connétable lègue par testament le domaine à son troisième fils, Charles de Montmorency. A sa mort, en 1567, sa veuve Madeleine de Savoie prend le titre de Dame et Baronne de Vigny, qu’elle conserva jusqu’à sa mort en 1583. Après la mort de sa mère, Charles de Montmorency entra en jouissance de cette propriété, et y fit de nombreux travaux d’embellissement. Il mourut en 1612, sans héritier direct. Le domaine revint à son neveu Henri II, Duc de Montmorency, Amiral de France et filleul d’Henri IV.
Le château revint ensuite à sa sœur Marguerite de Montmorency, veuve du Duc de Ventadour. Elle mourut en 1660, léguant le domaine à Louis-Charles de Lévis, Duc de Ventadour, dont la fille unique, veuve en première noces du Prince de Turenne, fut remariée en 1694 au prince de Rohan. Elle mourut en 1727, laissant Vigny à son petit-fils Charles de Rohan, Prince de Soubise, Maréchal de France et ami inséparable du roi Louis XV dont il partageait tous les plaisirs. Ruiné, Charles de Rohan meurt en 1787. Auparavant, il avait été obligé, bien avant la révolution, de céder l’usufruit de Vigny à son fils adoptif, J-B Yvel, qui le garda jusqu’en 1788. Cet usufruit fut repris alors par Pierre-Nicolas Cominet. A sa mort en 1817, la terre de Vigny revint aux héritiers du Maréchal de Soubise.

C’est ainsi que le château de Vigny, depuis le début du XVI siècle, a appartenu pendant :
45 ans (1510-1555) à la famille d’Amboise.

139 ans (1555-1694) à la famille de Montmorency.

150 ans (1694-1844) à la famille de Rohan (sauf de 1822 à 1829, il appartint alors à M. Declercq).

 La plus grande partie du château a été construite par le Cardinal d’Amboise et son neveu. La façade principale présente une analogie frappante avec le style du château de Chaumont sur Loire. Il est certain que les mêmes artistes ont travaillé à l’édification de ces deux monuments.

Le château se composait de trois ailes, reliées au fond par des constructions de peu d’importance. Elles étaient affectées aux dépendances et aux cuisines adossées à un rempart, formant ainsi une cour presque carrée comportant 6 grosses tours à mâchicoulis et deux autres tours carrées. Il semble que cet édifice ait été conçu et commencé tout au moins avant l’acquisition qu’en fit le Cardinal en 1504.

En examinant l’aspect extérieur du château - abstraction faite des ajouts ultérieurs - on constate qu’il se compose de deux ailes formant équerre et que les matériaux employés dans chacune d’elles diffèrent entièrement, comme nature, et comme utilisation. La façade principale est construite en pierre de taille, tandis que la façade Est est bâtie en moellons d’appareil irrégulier. Cette partie Est (côté église) est peut-être ce qui reste du manoir dont il est fait mention au XIV siècle.

Les Ducs de Montmorency contribuèrent pour une large part à l’embellissement du château et de ses dépendances. Mais nous ne savons pas quand la sixième tour a été détruite, ainsi que toute l’aile droite (coté Ouest), le rempart et tous les bâtiments des dépendances qui formaient une cour presque carrée.

 En 1867, le château est acheté par le Comte Philippe Vitali, qui y fait faire des travaux de restauration et d’augmentation par l’architecte Charles-Henri Cazaux. Celui-ci construit le gros donjon carré et la chapelle, qui viennent se placer aux extrémités des deux corps en équerre.

 Après la grande guerre, le domaine fut acheté le 13 juin 1922 par le Comte Robert Le Coat de Kerveguen. Cette famille l’habita jusqu’en 1992, date à laquelle il fut vendu à M. et Mme Dewavrin, qui le revendirent fin 2001 à une société japonaise.

Le château reçut de nombreux hôtes célèbres :

En 1441, Charles VII et le dauphin, le f450px-vigny-95-pavillon-de-garde-du-chateau-et-statue-rue-de-la-comte.jpgutur Louis XI ; Henri II, une nuit en 1555 ; Louis XIII à plusieurs reprises, entre 1634 et 1636. Richelieu s’y rendait aussi pour rejoindre le roi de France.

En 1804, le général chouan, Georges Cadoudal s’y réfugia ; en 1813, Aimée de Coigny (la jeune captive d’André Chénier). Adolphe Thiers y séjourna plusieurs fois. En 1957, le président du sénat, Gaston Monnerville, fut accueilli au château, ainsi que l’abbé Fulbert Youlou, qui deviendra le Président de la République du Congo en 1960.

Vigny compte une seule inscription au titre monument historique sur son territoire. L'arrêté d'inscription 28 décembre 1984 porte par contre sur l'ensemble des bâtiments du domaine du château, à savoir le château proprement dit ; les deux ponts sur les douves ; les deux pavillons d'entrée face au village ; pavillons d'entrée sud-est et nord-ouest ; le manoir dit La Comté ; la ferme du château ; les communs ; les écuries ; l'orangerie ; et deux serres7. Une partie de ces bâtiments est visible depuis le domaine public. Les communs et les écuries ainsi que les autres bâtiments près de la rue Beaudoin au nord menacent aujourd'hui ruine, et la restauration du manoir de la Comté s'est interrompu il y a de nombreuses années. Le parc du château n'est plus entretenu qu'aux abords immédiats du château ; les allées visibles depuis les différentes grilles d'accès sont en voie de disparaître sous la végétation. 

Seul le château et la ferme (à l'extérieur du domaine) bénéficient d'un entretien r795px-vigny-95-ferme-avec-logis-renaissance-rue-de-la-comte.jpgégulier.

Chateau de Vigny, rue Beaudoin : Le château fut édifié en 1504 par le Cardinal Georges d'Amboise à l’emplacement de l’ancien manoir seigneurial. Cerné par des douves transformées en pièce d’eau plus large au XIXe siècle, il présente une façade nord d’une composition remarquable avec son pavillon d’entrée cantonné par deux tours flanquantes répondant elles-mêmes à deux autres tours d’angle. Les courtines reliant ces tours sont largement ouvertes par des baies à meneaux. Des machicoulis ceinturent le tout et viennent en support des toitures en tabatière et croupes. Ce souci de symétrie et d’ordonnancement est typique de la première Renaissance française. La bâtisse menaçait de ruine, elle fut rachetée le 8 novembre 1867 par le comte Philippe Spiridion Vitali, Prince de Sant'Eusebio, qui la fit restaurer et agrandir l’aile sud par l’architecte Charles Cazot dans un style neogothique cher au XIX siecle

Église Saint-Médard, place d'Amboise :

Elle fut bâtie en 1894 par l’architecte Tubeuf dans un style néo-gothique porté au pinacle dans son Dictionnaire de l’architecture par le célèbre architecte Viollet Le Duc. Cet édifice a remplacé un édifice du XII siecle menaçant ruine. Contrairement à l'usage, l'église est orientée nord-sud. De plan cruciforme, elle présente la particularité de posséder un transept aux absides à pans coupés, et la nef est particulièrement haute et étroite. L'on y accède par la tour-porche qui précède la nef au nord.

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Cette église, construite dans le style néo-gothique ogival a été dédiée par le comte Vitali à «Notre Dame du Perpétuel Secours» à laquelle la famille voue un culte particulier. Dans la nef, l’on remarquera les huit vitraux, dus à Charles Champigneule, qui représentent la famille Vitali de Sant’Eusebio. L’on y reconnaît Philippe comte Vitali (Saint Philippe). En face de lui, son épouse : Marie-Hortense (Sainte Hortense). Aux côtés de celle-ci, son fils : Georges, arborant la bannière aux armes familiales (Saint Georges). Faisant face à Georges, son épouse : Marguerite de Cholet (Sainte Marguerite). A la droite de Georges, sa sœur : Marthe (Sainte Marthe). En face de cette dernière, son époux : Adrien de la Motte Ango, vicomte de Flers (Saint Adrien). Enfin, la deuxième fille du comte : Thérèse (Sainte Thérèse) faisant face à son époux Raymond Robert, comte de Beauchamp (Saint Raymond). Sur la droite, l’on remarquera encore un chemin de croix en pierre du au sculpteur marseillais Clovis Paganomie dont les 12° et 13° stations représentent la famille Vitali. Les trois cloches offertes avec l’église par le comte Vitali ont été baptisées du nom de ses enfants et petits enfants.

Les comtes Vitali, princes de sant’Eusebio feront également reconstruire à leurs frais l’église de Frémainville dans le style néo-gothique et restaureront l’église de Jambville. Dans le même temps, ils financeront - entre autres oeuvres de charités - des lits d’hôpitaux à Paris et la construction, pour les sœurs de l’Assomption, d’un hospice à Rome dans le quartier déshérité du Testaccio. Chaque successeur aura à cœur de poursuivre l’œuvre entreprise à la mesure de ses moyens. Ainsi, le prince actuel préside encore, ou est à l’origine, de nombreuses institutions ou associations. Cette action charitable continue, a valu à cette Maison princière de multiples distinctions, tellle cette décision du 26 janvier 1971 de la municipalité de Vigny (Val d’Oise) créant une rue «Vitali» et adoptant à titre d’armoiries municipales, les armes des comtes Vitali.

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Chemin de croix representant la famille Vitali    


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Vigny possède un orgue exceptionnel, construit en 1896 par Louis Debierre, de Nantes, immédiatement après l’édification de l’église. Il comprend 2 claviers manuels, un pédalier, 14 jeux et environ 1000 tuyaux.

 Grâce au Père Pierre Cazes, curé de Vigny et Longuesse pendant 50 ans et, à son excellente initiative de créer, le 22 mars 1986, l’ association «Les Amis de l’orgue de Vigny», celui-ci a pu être entièrement restauré. De nombreux dons ont permis de programmer des travaux importants et coûteux qui ont duré 14 mois de septembre 1987 à décembre 1988.

 Depuis 1988, la municipalité a pris le relais. Il est accordé régulièrement et la dernière révision a été effectuée le 13 mars 2009. Suite à l’affaissement de 4 tuyaux parmi les plus volumineux, le plus long mesurant 2 mètres, une réparation exceptionnelle a été réalisée récemment par notre facteur d’orgue qui connaît et révise notre instrument depuis de longues années. Cette remise en état a duré 6 mois et s’est donc achevée le 20 octobre 2009. Ces tuyaux, fabriqués à partir d’un alliage relativement mou, à base d’étain, avaient été déformés en s’affaissant. Ce genre d’incident n’est pas rare mais il faut l’oreille d’un professionnel et les soins attentifs du titulaire de l’orgue pour les déceler.

Fontaine d'Amboise, place d'Amboise :

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Elle se présente comme une petite tour cylindrique entièrement fermée, coiffée d'un toit en poivriere. Les colonnes semi-engagées flanquant l'édicule, en partie torsadées, proviennent de l'édicule initial du  XVI siecle. Bien qu'il s'agisse officiellement d'une fontaine, de l'eau jaillit nulle part, mais une borne-fontaine en fonte de fabrication industrielle du XIXe siècle est placée devant la face nord







Lavoir et Abreuvoir

800px-vigny-95-lavoir-et-abreuvoir-rue-de-la-comte.jpgAbreuvoir, rue de la Comté : Il se présente comme un gue unilatéral parallèle à la rue, et est alimenté en eau par le surplus en eau du bassin du lavoir adjacent. À gauche de la rue en venant du bourg, un même garde-corps protège à la fois le « gué », le pont sur l' Aubette de Meulan et le lavoir.

 Lavoir couvert, rue de la Comté : La plate-forme destinée aux lavandières est protégé par un abri en pierre, couvert d'un toit en appentis. L'eau est fournie par un bief depuis l'Aubette de Meulan. De ce fait, l'eau du bassin se renouvelle en permanence. Elle s'écoule d'abord dans l'abreuvoir adjacent, puis tombe en cascade dans l'Aubette qui passe en dessous.

 Le lavoir

Avant que l’eau courante ne se généralise à domicile vers 1950, le lavoir a été un des endroits les plus vivants du village.
Depuis quand existe-t-il des lavoirs ?
Ce n’est qu’à partir des années 1820-1830 qu’une véritable politique de construction de lavoirs a été mené par les autorités. D’abord dans les villes, les gros bourgs puis les villages. La fin 19ème vit apparaître les bateaux lavoirs dont quelques uns possédaient une machine pour chauffer l’eau.

Architecture type :
Les lavoirs construits près d’une source permettaient des variations architecturales plus intéressantes que les lavoirs de bord de cours d’eau. Ils se composaient le plus souvent d’un bassin est deux parties, en maçonnerie, munie de vannes placées sur deux côtés opposés, l’une destinée à l’entrée de l’eau, l’autre à la sortie. Ce bassin est entouré d’une aire pavée, ses rebords sont formés par des dalles de pierres dures inclinées légèrement vers l’eau afin que l’on puisse frotter et battre le linge. Un toit protège les lavandières du soleil et de la pluie, les plus confortables sont fermés sur un ou plusieurs côtés pour former coupe-vent.

La toiture est portée par une ossature en bois ou par des poteaux en fonte. Elle est recouverte le plus souvent de tuiles mécaniques, nouveau matériaux pour l’époque et fort employé, car plus léger que la tuile plate, il permettait de faire des économies de charpente.

A Vigny, il existait avant guerre trois lavoirs :

* Le lavoir de "Crève Coeur", le plus ancien, se situait sur l’Aubette à l’opposé du lavoir de la Comté. Pour aller à ce lavoir, il fallait prendre le chemin qui part devant la caserne des pompiers. C’était le plus bucolique. Il fut progressivement abandonné, victime des inondations et des dégradations. Il en restait encore, après la guerre, quelques vestiges qui disparurent ensuite totalement.

* Le lavoir du « Bord’Haut » à 500 mètres du hameau. Il était, en réalité, construit sur la commune deThéméricourt, il fallait pour s'y rendre, prendre le chemin rural n°10 dit de Rueil au Bord'Haut, passer le lieu dit "les murets"  (aujourd’hui la D14), puis celui de « l’abreuvoir », continuer jusqu’au chemin de Vernon, descendre ensuite par le clos « Beaupré » en empruntant un magnifique chemin creux. En chemin, on passait d’abord devant un petit lavoir pour atteindre à l’orée du bois le lavoir principal : chemin magnifique mais retour difficile pour les lavandières avec leur brouette chargée de linge car la pente était rude. Le chemin rural n°10 n'existe plus,  entre la D14 et le clos « Beaupré ». Seul subsiste 150 mètres de chemin et le lavoir. Ce lieu fait désormais partie d’une propriété privée.

* Et enfin le lavoir de la Comté qui fut totalement détruit pendant la guerre de 14 -18, puis reconstruit. Il est divisé en deux parties : la première, couverte, servait aux lavandières, dans l’autre, non couverte, les bêtes venaient se désaltérer

Les personnages celebres

Sébastien Vaillant

Dans la rue qui porte son nom, naquit Sébastien Vaillant (1669-1722).
Membre de l’académie des sciences, chirurgien et botaniste, il étudie le système sexuel des plantes. Il fut nommé directeur du jardin du roi dans lequel il fit installé les premières serres chauffées de France.
Auteur de travaux sur les fonctions des étamines et du pistil, il a laissé derrière lui le plus bel herbier du monde.

  Vaillant (Sébastien), botaniste né à Vigny (Val-d’Oise) le 26 mai 1669, mort à Paris le 26 mai 1722 (La botanique au XVIIe siècle). il étudia la chirurgie à l’hôpital de Pontoise et en 1688 pratiqua à Evreux. En 1694, il vint suivre l’enseignement de Tournefort au jardin du roi, puis fut nommé directeur du jardin, grâce à Fagon. Nommé professeur de botanique en 1708, il devint en 1716 membre de l’Académie des sciences. Son Botanicon parisien se fut publié par Boerhaave à Leyde et Amsterdam (1727, in-fol.). Il a laissé d’autres ouvrages de botanique; Linné l’a beaucoup estimé

La famille Vitali

Les Princes de Sant'Eusebio ont, toujours et en tous lieux, entretenus de nombreuses oeuvres sociales. Ainsi, dès son installation à Vigny, dans le Val d'Oise, en 1867, Philippe comte Vitali engage un médecin, le docteur Euvrard, pour lequel il fait construire une grande maison toujours existante (11 rue de la Tortue et 4 rue aux Moines) et qui sera logé, chauffé et éclairé gratuitement jusqu’en 1918. Il lui offre également : jardinier, voiture et chevaux. L’épouse du comte, Marie-Hortense, veille pour sa part, à ce que le docteur Euvrard -qui est également pharmacien et qui prépare lui-même ses médicaments- dispense gratuitement tous les soins nécessaires aux villageois (à la mort de la comtesse, la municipalité de Vigny, la qualifiera de "bienfaitrice des pauvres" ). Le comte s’attaquera également à l’illettrisme. En effet, les enfants étaient, alors, envoyés au travail à partir de 5 ou 6 ans et pouvaient être exploités jusqu’à 15 heures par jour pour 35 centimes ! D’ailleurs, en son temps, le décret de 1841 voulu par le Roi, qui rendait l’école obligatoire à partir de 12 ans et interdisait d’employer plus de 8 heures par jour les enfants de 8 à 12 ans, et plus de 12 heures par jour ceux de 12 à 16 ans, avait été fort mal reçu par l’opinion. Et nombreux avaient été les parents qui étaient allés jusqu’à signer des pétitions contre ce texte pour exiger que leurs enfants soient employés en dessous de l’âge légal. De toutes les manières, dans la plupart des communes et jusqu‘aux lois des 16 juin 1881 et 20 mars 1882, l’école gratuite et obligatoire, restera un vœu pieux faute de moyens fournis par l’état. Ainsi, la plupart du temps, l’instituteur loge dans la classe même. Une pièce qui est à la fois sa cuisine et sa chambre conjugale. C’est pourquoi, le comte Vitali hébergera l’école communale de Vigny dans un immeuble lui appartenant, situé au coin de la place d’Amboise. Il se consacrera également à l’enseignement privé et rétablira, à ses frais, l’institution des soeurs de Vigny. Il les installera rue Baudoin dans une école qu’il fera construire à cet effet. Il fondera même deux autres écoles qu’il fera bâtir, toujours sur sa cassette, à Frémainville et à Longuesse (Val d‘Oise). Ces écoles privées, gérées par les sœurs, seront entièrement financées par le comte (immeubles, meubles et personnels) et offriront un enseignement gratuit aux enfants de ces communes. Le comte y adjoindra même un refuge pour les petits enfants.

Comme si cela ne suffisait pas, en 1891, le comte financera la quasi-totalité des bornes fontaines du village, paiera les adductions d’eau communale, offrira les terrains permettant le percement de nouvelles rues (rue Baudoin, rue de la Gendarmerie, rue Vaillant, etc...). Il refera ou fera empierrer à ses frais les chemins communaux (n°17 d’Avernes, n°18 de Meulan, rue du Crèvecoeur...), créera places et cimetières. Il ira même jusqu’à construire, sur ses propres deniers, les bâtiments nécessaires à l’établissement des fonctionnaires de l’état... Telle la maison de l’allée du Bois-Ribot destinée à l’ingénieur des Ponts et Chaussées, ou celle destinée à héberger le bureau de poste, ou encore la gendarmerie de Vigny, à laquelle il offrira une caserne de 4000 m2 comprenant cinq logements, un bureau, une salle de sûreté et diverses dépendances (buanderies, écuries, etc...). Bâtiments qui existent, d’ailleurs, toujours. Le comte Vitali interviendra également dans le domaine spirituel et dès 1890, proposera à la mairie la destruction de l’église et du presbytère de Vigny qui menacent de s’effondrer sur les paroissiens, suivit de la réédification - à ses frais - d’une nouvelle église . Le comte s’acquittera intégralement et d’avance du montant des travaux qui débuteront en septembre 1895 et dureront deux ans. Cependant, l’édification d’un tel monument, conduit à d’importantes restructurations des abords que, là encore pour l’essentiel, il assumera. Il fera donation à la commune d’un presbytère (9 rue des Saules), refera le pavage au droit de l’église, rectifiera les voies adjacentes, dotera les abords de la place d’un système d’égouts, empierrera la place, reconstruira le cimetière à l’emplacement qu’il a aujourd’hui, meublera l’église ! Il ira même jusqu’à payer la construction d’un orgue de 13 jeux et 1016 tuyaux et à faire don du linge de messe.

Condecourt

La commune de Condécourt, limitrophe des Yvelines, se trouve dans le périmètre du naturel régional du Vexin français, à 6 km environ au nord-est de Meulan. Essentiellement rurale, son espace urbain représente 5 % de son territoire qui est irrigué par l'Aubette de Meulan, petite rivière affluent de rive droite de la Seine.

L'habitat est groupé dans le bourg implanté le long de celle-ci, ainsi que dans le hameau de Villette situé plus au sud, à mi-chemin entre Condécourt et Tessancourt-sur-Aubette.

Le château de Villette se trouve sur la commune de Condécourt, dans le Val d’Oise. Le Château de Villette a été construit sur les plans de l’architecte François Mansart.
La construction du château de Condecourt sera achevée par son petit-neveu Jules Hardouin-Mansart, pour le compte de Mr Jean DYEL, Premier Président de la Cour des Aydes de Normandie et Ambassadeur de France, à Venise.

Le château de Villette remplace une ancienne forteresse.

95-condecourt-chateau-de-villette.jpgLes bâtiments des communs, ordonnés de part et d'autre d'une grande cour pavée, comprennent une chapelle où, le 28 décembre 1786, Sophie de Grouchy, qui était la fille du propriétaire et du futur Maréchal d'Empire, épousera le Marquis de Condorcet, en présence du Marquis de La Fayette, témoin de ce mariage.

 Est-ce que ce chateau ne vous rappelle rien ? Je vais vous aiguiller. En effet, c'est dans ce chateau que fut tourné le film Da Vinci Code de Dan Brown.

Le tournage dura 15 jours avec les acteurs Tom Hanck et Audrey Toutou.

Le château de Villette est devenu une propriété privée. Il a été racheté par une riche californienne Olivia Hsu Decker qui le loue.

 Petit château bâti à la fin du XVIIe siècle sur les fondations d'une ancienne maison forte. Il a été conçu par   l'architecte François Mansart qui en a dessiné les plans. Il fut achevé en 1669 par Jules Hardouin Mansart pour   Jean Dyel, Comte d'Aufflay et  Ambassadeur de Louis XIV à Venise. Le marquis de Condorcet y épousa Sophie de Grouchy  en 1786. Il appartient  depuis 1999 à une riche américaine, Olivia Hsu Decker. Elle souhaitait faire de ce Château un hôtel de Grand Luxe, mais les évènements  du 11 Septembre l'en ont dissuadée. L'intérieur a été très modifié et seules restent quelques belles boiseries d'époque

SAGY

Sagy, un patrimoine sous haute protection

La commune de Sagy, située en bordure de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, est située dans le Vexin français.

Territoire en Site inscrit du Vexin français

C'est par arrêté du 19 juin 1972, pris en application de la loi du 2 mai 1930 (article L 341-1 et suivants du code de l’environnement), que la quasi totalité du territoire communal de Sagy a été intégré dans le "Site inscrit du Vexin français", pour son caractère pittoresque, la préservation de ses paysages et de son patrimoine.

Les sites inscrits font l’objet d’une surveillance attentive par l’administration, représentée par l’Architecte des Bâtiments de France (A.B.F) du Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine (S.D.A.P). Il est amené à émettre un avis simple au moins quatre mois avant le commencement des travaux qui relèvent d’un régime d’autorisation au titre du code de l’urbanisme (permis de construire, permis d’aménager et déclaration préalable). L’A.B.F. émet en revanche un avis conforme sur les permis de démolir afin d’éviter la disparition d’éléments d’intérêt patrimonial. L’inspecteur des sites de la Diren peut, le cas échéant, instruire les dossiers aux côtés de l’A.B.F.
Le site inscrit du Vexin français (43 000 ha), le plus grand de France, auquel s’ajoutent les sites de la Corne nord-est du Vexin français (9.900 ha), des Boucles de la Seine de Moisson à Guernes (4.600 ha) et de la Partie de la vallée de l’Epte (140 ha). Ces quatre sites sont en grande partie inclus dans le périmètre du Parc Naturel Régional (P.N.R.) du Vexin français. S’y ajoutent, entre autres, le Massif des trois forêts et la Plaine de France qui forment un très vaste ensemble inscrit : 56% de la surface du département du Val-d’Oise sont ainsi protégés.

Commune du Parc naturel régional du Vexin français

Situé au nord-ouest de l’Ile-de-France, le Parc naturel régional du Vexin français s’étend sur 66 000 hectares. Entité naturelle et historique fortement marquée, le Vexin français est l’un des plus caractéristiques et des mieux conservés des trois cents pays qui font la France.

Vaste plateau calcaire, ceinturé de rivières et parcouru d’ondulations, le Vexin français présente une variété de milieux naturels : coteaux et pelouses calcaires, bois, zones humides de fond de vallée, marais.
Ouvertes aux influences à la fois maritimes et continentales, les conditions locales du plateau du Vexin français offre une grande variété d’espèces et d’associations végétales. Cette combinaison de milieux diversifiés, résultant d’un accord entre la nature et le travail millénaire de l’homme, repose sur un équilibre fragile. Sa sauvegarde est un des enjeux du Parc naturel régional.

545px-blason-ville-fr-sagy-val-d-oise-svg.pngLes armes de Sagy se blasonnent ainsi :

Parti : au premier d'azur au clou de la Passion d'argent surmonté d'une couronne royale fermée d'or et soutenu de trois fleurs de lys du même ordonnées 2 et 1, au second de gueules à Saint Sulpice évêque d'or bénissant de sa dextre et tenant dans sa senestre une crosse contournée du même

Devise : sagiacensis civis semper sagit (le citoyen de Sagy a toujours l'esprit subtil)

Il recèle également un patrimoine bâti et culturel d’une richesse exceptionnelle.

 Sagy est un village français, situé dans le departement du Val d'Oise. Ses habitants sont appelés les Sasiens et les Sasiennes.
La commune s'étend sur 10,5 km² et compte 1 188 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2006. Avec une densité de 112,8 habitants par km², Sagy a connu une hausse de 5,4% de sa population par rapport à 1999.
 Sagy est situé à 6 km au Nord-Ouest de  Vaureal la plus grande ville aux alentours.
Situé à 50 mètres d'altitude, La riviere L'Aubette, le Ruisseau de Sire Fontaine sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Sagy.
Sagy est une commune du naturel régional du Vexin français.

Le nom provient de l'anthroponyme latin Sabius ou plutôt du nom gaulois Sagius avec le suffixe gallo-romain - acum, d'origine celtique *-āko, le domaine de.

Le territoire de la commune est occupé depuis la période neolithique. Le fief dépend de  l' abbaye de Saint Denis depuis 1071, date à laquelle il fut cédé par Jean de Bayeux, évêque de Rouen.

Au XV siecle, le village eut comme maître d'école Guillaume Postel (1510-1581), qui enseignait à l'âge de 14 ans et qui devint professeur au College de France, titulaire des chaires de mathématiques et de langues orientales sous le règne de François I. Pendant la Revolution, les villages de Chardronville, Condecourt, La Maresche, Le Grand-Mesnil et Le Petit-Mesnil sont réunis à Sagy pour former une seule et même commune.

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Eglise Saint-Sulpice, rue du Moulin et rue de l'Église : Elle remplace un édifice précédent du XII siecle endommagé par un incendie, et est bâtie dans un seul jet en 1740. C'est la seule église du Vexin français construite exclusivement dans le style clasique, avec celle de Saint-Cyr en Arthies. L'église se compose simplement d'une nef unique non voûtée aboutissant à un chevet à trois pans. L'avant-nef est surmontée d'un clocher porche carré assez trapu, dépassant à peine en hauteur le faitage du toit de la nef, et coiffé d'une toiture d'ardoise. Le portail occidental est flanqué de pilastres a peine saillants et surmonté d'un fronton triangulaire très sobre, sans aucune décoration. Toutes les baies sont en plein cintre et sans remplage, et les contreforts sont plats, à l'exception de la première travée de la nef supportant le clocher. À l'instar des façades, l'intérieur est également d'une grande simplicité et complètement dépourvu d'ornementation


Lavoir couvert de Saillancourt, rue de la Vallée (RD 81) :

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C'est l'un des rares lavoirs à se situer en plein centre d'un village, au milieu d'une place publique.






  Pompe à godets de marque « Dragor » :

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Cette pompe en fonte date de la seconde moitié du XIX siecle et correspond à un modèle particulièrement répandu dans le Vexin français







Le musée de la Moisson 

800px-musee-sagy-2.jpgDepuis des millénaires, la culture des céréales domine la production agricole du Vexin français. Situé au cœur du grenier à blé du bassin parisien, le musée de la Moisson présente dans un ancien corps de ferme, les grandes mutations techniques et sociales qui accompagnèrent cette épopée céréalière tout au long du XXe siècle.

Le musée abrite une remarquable collection d’outils et de machines agricoles constituée par l’Association des Moissonneurs de Sagy. Faucheuses, batteuses, locomobile, trépigneuse… tous les engins sont encore en état de fonctionnement, le plus ancien datant de 1880. Des photographies et témoignages d’agriculteurs du Vexin français agrémentent la visite, complétant une projection sur l’évolution de la société agricole.

Le musée consacre une large place à l’animation pédagogique destinée au jeune public et aux scolaires, par exemple sur la reconnaissance des céréales ou par le biais des modules « de la ferme à l'assiette ». Ces animations sont également proposées dans le cadre de la "Route du Blé" qui permet de coupler la découverte du musée de la Moisson avec la visite de la maison du Pain lors d’un programme sur mesure.

Tous les deux ans, le 2ème dimanche de septembre, la Fête de la Moisson est l’occasion de remettre en marche les machines les plus spectaculaires de la collection. Et pour marquer l’arrivée du printemps, le musée organise la Fête de l’Epouvantail, dont les étonnants personnages restent exposés jusqu'à la fin juin.


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 La javeleuse sert à rabattre les tiges des céréales pour en faciliter le fauchage, et à faire glisser la javelle, poignée de céréales coupées, hors de l'appareil.




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La trépigneuse est un manège utilisé pour l'agriculture. Inventée par Émeric Lesix en 1859, elle est destinée à mettre en mouvement des machines comme les batteuses. Elle consiste en un plan incliné qui se déroule sous les pieds du cheval et transmet la force nécessaire au fonctionnement de la machine.

 


 


Ainsi se termine ma petite description des villages traversés lors de la rando de Christianne dont vous pouvez voir le circuit ci dessous


Afficher Vigny sur une carte plus grande

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